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 BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux

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MessageSujet: BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux   BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux EmptyMar 21 Fév - 15:31


Méfie toi de l'eau, elle ne dort jamais.

An 298 lune 10 fin semaine 1
Les clapotis de l’eau fouettaient la coque boisée de ce boutre depuis maintenant plusieurs jours. Alliant nœuds et lieux, certains rivages s’étaient dessinés et pourtant aucun ordre quant à un rapprochement des côtes n’avait été donné. Rentrer au bercail était devenu une nécessité. Les contrées vertes ne disposaient de rien qui parvenait à la garder sur leurs terres. Le manque quant aux paysages qu’elle connaissait pour ainsi dire sur le bout des doigts était tel que la jeune femme n’avait pu que désirer ardemment les retrouver. Aux paradoxes en raison de cette liberté qu’elle voulait avant tout trouver, Gysella devait bien admettre que les ressacs houleux, les parois brunes forgées de l’érosion du Dieu Noyé constituaient les fondements même de son âme. Telle l’écume, les remous l’entraînaient jusque vers cette terre natale à mi promise qui savait l’apaiser dans ses instants de troubles les plus présents. La mer agitée n’avait que faire de la tempête interne qui subissait ses rages les plus précoces, elle la conduisait docilement. La ramenant nœud après nœud vers cet horizon qu’elle reconnaîtrait entre mille. Les îles s’approchaient et le cœur de la fer-née n’en devenait que plus vivant. L’absence permettait d’accroître le manque, favorisant par ce biais, des sentiments dont on devait apprendre à accepter : ceux d’une réelle identité.  Sa place s’avançait un peu plus à mesure que les rives de Shatterstone prouvaient aux résidents du ponton de cette place forte et droite à l’image du lord des lieux. La Bonfrère s’impatientait déjà du retour de son oncle. Leurs routes s’étaient séparées, il y avait plusieurs lunes de cela, dévoilant ainsi des ambitions différentes. Peut être n’était-il même pas rentré encore ? Si tel était le cas, Gysella veillerait à repartir aussitôt pour ainsi affronter ce démon du passé qui l’avait hanté. Peut être même que son départ vers ces raids n’avait été qu’un prétexte pour éloigner plus encore ce moment ? Surement même. Néanmoins l’avouer lui était impossible, surtout lorsqu’elle se retournait vers cette éducation qu’elle avait reçu et qui lui avait instigué cette force intérieure qu’elle se devait de garder. Son regard n’en devenait que plus fier à mesure que le port se rapprochait. Nulle voile indiquant les couleurs de son oncle. Elle était la première. Et lorsque son pied toucha les premiers matériaux de l’avant-port, la Bonfrère déposa son bouclier sur le sol avant de couver du regard l’ensemble de l’espace qui s’étendait devant ses yeux. Sa demeure n’avait pas changé, les odeurs restaient intactes alors que les son émanant de-ci de-là de sa silhouette lui rappelaient ce dialecte bien de chez elle. Ses lèvres s’étiraient fièrement dans ce rictus de plaisance qu’on lui reconnaissait dès lors qu’elle était satisfaite de quelques évènements. Mais bien vite, les râles de certains de son équipage lui apprirent que le temps des réjouissances était terminé. « V’là qu’ils sont toujours en train de s’chamailler ces deux là. » Ses yeux roulèrent dans une expression de lassitude constante, la même que celle qui avait tenu son visage pendant qu’ils naviguaient encore. « Allez donc vous charger d’sortir le butin des cales. On n’a pas qu’ça à faire, je repars dans deux jours. » ordonna t-elle de son ton arrogant avant de se mettre à la besogne à son tour. Son corps portait pourtant les stigmates de cette condition difficile dont ils avaient eu à faire face au cours de leur périple. Sales, emplis de crasses, la sueur perlait sur chacun de leur visage et emplissait d’effluves nauséabondes les environs, pourtant ils ne faiblissaient pas. Ils connaissaient tous leurs rôles et tenaient à le remplir au mieux afin de participer à cette fierté qui animait toujours les Fer-Nés après de nouvelles trouvailles. Le Dieu Noyé avait été clément avec eux et leur avait offert tumultes et aventures sous les augures d’un fer-prix bien payé. Voilà qu’on commençait à entendre le chant des guerriers de Shatterstone, celui là même qui décrivait comment la mer était clémente alors que la tempête était espiègle. Et au milieu de ce brouhaha gisait la Bonfrère qui suivait chacun des mouvements.

Le soir même tous avaient festoyé dignement, désireux de conter un à un les fracas connus au cours de ce raid. Bien entendu, nombreux étaient ceux qui, soucieux de vanter leur mérite, inventaient des passage qui suscitaient à la fois railleries et moqueries de part et d’autre dans la taverne. Gysella y participait volontiers, riant de ce rire guttural qu’on leur connaissait si bien, moqueuse dès lors qu’on lui demandait son avis sur telle ou telle histoire. Les Fer-Nés n’étaient pas si inhumains que ce que le monde extérieur voulait le faire croire. Ils étaient différents et tenaient à le rester voilà tout. La fidélité se lisait dans chacun de leur regard, comme si elle faisait partie d’eux, comme si ils étaient nés de cette dernière. Gysella était prête à remettre sa vie entre les mains de chacun des siens, tant elle savait qu’ils la respecteraient avec honneur. Voilà donc tout ce que ces contrées vertes n’auraient jamais des siens : l’honneur. Le temps s’écoula d’une manière bien rapide et déjà la jeune femme quittait l’établissement pour retrouver les hauteurs de la maisonnée. Norne, absent, voilà qu’elle se retrouvait face à ce rang qu’elle fuyait comme la peste. Chef d’un domaine, maître de la vie de terriens, Gysella ne vivait que pour la navigation et se tenait pour responsable de son équipage, mais là… Autant l’avouer, ce rôle ne lui plaisait pas et elle préférait de loin le laisser entre les mains des intendants que son oncle avait désigné. Ils étaient plus à même de savoir répondre aux attentes des autres, voire même de les conseiller. Elle n’était qu’une femme t déjà ses veines bouillonnaient rien qu’à l’évocation de cette idée. Bien sûr, ses pas la guidèrent jusque vers le promontoire qui lui avait servi au cours de ses entraînements. Il s’élançait tel le boutre dédaigneux en direction de l’horizon. Il se représentait tel l’ennemi naturel de ce berceau qui l’avait façonné. L’eau contre la pierre donnait l’impression d’un combat immuable et à jamais inscrit dans les mœurs de chacun. Et la brise qui s’y faisait ressentir l’appelait telle une mère accueillait son nourrisson en son sein. Gysella appréciait cette place tant cette dernière lui rappelait ses rêves d’aventure. Son regard se perdait au loin, désireux de chercher les lumières d’une lune absente, seules les étoiles se reflétaient sur la vaste étendue. Et c’est en prenant son élan, qu’elle s’y lança aveuglément afin de rejoindre les préceptes dans lequel sa vie entière baignait et continuerait à le faire jusqu’à son dernier souffle. La nuit mêla aussi bien songes que souvenirs. Agitée, la Bonfrère s’éveilla une première fois en sursaut alors que l’image du visage de son ancien ami s’évaporait tout juste au devant de son regard. Un soupir vint à accompagner cette disparition avant que les troubles n’en viennent à guetter son esprit. Avait-elle envie de le revoir ? Ou au contraire devrait-elle laisser cette opportunité se gérer seule grâce au hasard ? Pour tout avouer, Gysella désirait seulement laisser tout ceci de côté afin de se rendormir, cependant son esprit en avait décidé autrement. Les souffles d’agacement s’enchaînèrent les uns après les autres jusqu’à ce que la colère ne finisse par trouver un recueil présent dans son comportement. L’impatience se dévoilait de plus en plus, l’obligeant à se relever afin de faire les cent pas dans sa chambre. Un objet qui traînait là fut une première victime, alors qu’elle l’avait saisi pour le lancer contre le mur. L’impression d’essoufflement s’intensifiait à mesure que les doutes veillaient à lui rappeler des douleurs du passé. La haine activait déjà ses muscles tant et si bien qu’elle finit par franchir le seuil de sa porte pour se rendre dans la salle d’armurerie. Là bas, elle s’enquit de se charger de son épée et retrouva son bouclier avant de sortir de l’enceinte de la maisonnée pour se rendre jusque dans les ruelles qui jouxtaient le port. « Qu’est-ce tu fous là Bonfrère ? » Une voix venait tout juste de percer dans l’obscurité, alors que le pas de la jeune femme ne décélérait en rien de son intention première. « Rentre chez toi Lobs, ç’te concerne pas. » Osa t-elle le prévenir alors qu’elle tournait dans un nouvelle rue perpendiculaire. « Hey les gars, y la Bonfrère qu’veut partir sans nous. » Bien évidemment, il avait fallut que quatre hommes de plus se joignent à sa petite expédition nocturne. Gysella se mit à rouler des yeux avant de finalement les accepter sur le navire. De toute les manières plus ils seraient mieux ce serait dans le maniement des tâches à effectuer. « On va ou ? » Tous la fixaient sur le pont, comme si elle n’était que pure vérité. La Bonfrère se mit à inspirer fortement tut en les fixant un par un avant de finalement leur lancer avec un ton bien décidé. « On met l’cap vers Noirmarées et pas de commentaire ! » Venait-elle d’instiguer avant de se retourner pour commencer sa besogne dans les nœuds des cordages.

Le trajet n’en fut pas long, car il lui avait parut que le soleil se levait à peine au dessus des nuages que déjà les briques noires de la forteresse gisaient là telle une évidence à jamais graver dans sa mémoire. Silencieuse, la Bonfrère gardait ses mains fermes sur ses biceps alors que ses yeux n’en devenaient que plus sévères. L’on aurait pu croire à une statue si il n’y avait pas eu quelques unes de ses mèches blondes qui virevoltaient de ci de là de son visage. Sa respiration donnait l’impression d’être calme, pourtant elle ressentait une extrême colère l’envahir petit à petit, à moins qu’elle ne l’avait pas quitté ? Quoi qu’il en soit, vagues après vagues, la distance arrivait à la rapprocher de ce seigneur qu’elle ne pensait jamais revoir, de cet ami qu’elle croyait perdu à tout jamais, de cette absence qui se marquait de plus en plus dans son cœur. Peut être qu’elle aurait du faire demi-tour ? Pourtant elle était certaine qu’il regardait de l’une des fenêtres les bannières de sa maison. Il savait qu’elle approchait et peut être qu’il serait celui qui la fuirait maintenant ? Ils ne se connaissaient plus, et l’ami d’antan l’aurait déjà dépêché par un de ses navires. L’inconnu d’aujourd’hui, lui, prenait bien plus de recul et faisait preuve de patience. « T’sais combien de temps on va rester là ? » Immobile, le mouvement de Lobs n’avait pas daigné faire ciller la blonde qui restait fixe sur ses deux jambes. « Moins longtemps qu’ce que tu crois. » répondit t-elle avant de détourner son regard pour le diriger vers son équipage. « Prenez pas racine, on s’ra peut-être pas les bienvenus. » Les prévint-elle avant de descendre jusque vers la cabine. Quelques minutes plus tard, ils jeté l’ancre et descendaient deux chaloupes afin de se rendre sur le rivage. La main sur le pommeau de son épée, la Bonfrère serrait de plus en plus la dureté de cet élément à mesure que son impatience augmentait. Les mètres les séparaient et pourtant elle avait l’impression qu’ils étaient à des miles l’un de l’autre. Ceux qu’ils ne pourront jamais plus rapprochaient tant la distance était trop importante. Les pieds joints, la jeune femme sauta de la barque et trouva une once de repos alors que le bas de ses chausses s’imbibait de cette eau si apaisante pour elle. Son regard se dégagea pour oser affronter l’immense architecture devant eux. « Passez d’vant je vous rejoindrai. » Intima t’elle au reste du groupe alors qu’elle songeait aux premières paroles qu’elle devrait prononcer. Figée une nouvelle fois, Gysella inspira une bonne dizaine de fois avant de finalement se mettre à longer la rive. Après tout, il n’était pas venu la voir, elle faisait un effort en faisant le premier pas, il pouvait bien attendre un peu plus longtemps. Sa démarche se voulait incertaine, s’arrêtant à quelques pas pour reprendre d’une allure décidée. Elle contourna une énième roche au moment où son arrêt fut net. Son échine se redressa, donnant l’impression d’un mât fier bien tenu sur ses deux jambes. L’inconnu se tenait devant elle, lui faisant recouvrir d’un regard surpris et empli d’une incertitude bien particulière. « J’croyais que tu recevais mes hommes dans ta salle de seigneur. » Elle tuait le silence, l’affublant de sa première tranchée dans le même temps qu’elle se mettait à dévisager le jeune homme bien plus vieux que dans ses souvenirs de petites filles. Pourtant, hormis, les traits qui témoignaient des années passées, rien n’avait changé. « Tu m’excuseras mais une vieille blessure m’empêche d’me baisser. » continua t-elle sur sa même lancée tout en tapotant doucement sa cuisse en guise de preuve. Bien sûr, Gysella était en train de se moquer de son ancien meilleur ami, elle ne désirait simplement pas être réduite à devoir lui témoigner de son respect alors qu’il n’avait pas eu le tact de venir jusque Shatterstone pour la voir. « Alors comment on t’appelle maint’nant ? Le Balafré ? Le Religieux ? L’Oublié peut être ? Ouais c’nom là m’plaît bien, même si c’est toi qui a tendance à oublier les autres. » Sa main serrait à nouveau le pommeau de sa lame alors que la douleur de son cœur veillait à raviver la haine de ses veines. Son regard toisait celui de Baelor, comme si il désirait passer aux travers de son regard ou plutôt le rendre coupable de toute sa peine. A cet instant précis, la Bonfrère ne savait plus dans quel état elle se trouvait, car la seule chose qui comptait était cette interaction.


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MessageSujet: Re: BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux   BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux EmptyDim 5 Mar - 12:20


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An 298 lune 10 fin semaine 1
Un enfant endormi entre le creux de son bras, le seigneur des lieux attendait la respiration apaisée de son fils tout en regardant les briques noires face à lui. C'était les pleurs de bébé qui l'avait réveillé dans la nuit, la nourrice n'arrivant pas à le calmer, Baeloravait pris la décision de le prendre avec lui et voici ce qui expliquait que Garett dormait dans les bras de son père et que celui-ci n'osait bouger par peur de tourmenter ces rêves. Âgé de dix mois, le petit était un enfant déjà très actif, même s'il ne marchait pas encore, les traits de son visage ainsi que l'intensité de son regard se retrouvaient à être semblables à ceux de son père. Son parfait petit modèle. Baelor ne s'en occupait pas autant qu'il le voulait, mais il souhaitait être un père à l'image du sien, Garett n'aurait jamais la chance de grandir auprès de sa mère, il lui fallait donc un père à la hauteur, un père qui lui permettrait de survivre à la vie sur les îles de fer, mais surtout à être plus fort que les remarques qui suivraient ses pas dus à sa mère Biefoise et la religion qui serait surement sienne. Après, Baelor était prêt à le laisser choisir les dieux qu'il voudrait prier, lui-même, enfant, à l'inverse de son père s'était tourné vers le dieu noyé, même si à présent, il suivait les traces des Sept.

Finalement, alors que les premiers rayons du soleil vinrent picoter son visage, Baelor bougea doucement pour s'extirper de son lit sans réveiller son fils et se retrouva assis près de lui. Lui caressant le front, il vint à placer deux coussins auprès de lui pour lui éviter qu'en bougeant, il tombe du lit. Garett était le futur de Noirmarées, son héritier et tout simplement un cadeau de l'ultime sacrifice de son épouse. Sa défunte femme n'était surement pas d'une beauté renversante, mais il avait trouvé en elle une beauté intérieure, celle-ci l'avait épaulé durant son retour de Noirmarées, lui avait permis de ne pas s'énerver durant des moments ou son autorité était remise en doute. Oui, grâce à elle, il avait agi en qualité de seigneur ou non de sale gosse qui faisait une crise de nerfs. Elle l'avait fait grandir, donner un héritier et l'avait quitté. À jamais, il porterait Aylin dans son coeur, l'aimant bien plus que quand elle était en vie, car il en portait le souvenir de sa femme douce et prévenante et dans ces moments où il observait leurs fils, sa présence lui manquait. Son seul réconfort était qu'Aylin avait pu connaitre son enfant, malgré la douleur qu'elle avait ressentie durant des semaines. Une Mort si difficile qui avait prouvé son courage à Baelor, car elle n'avait abandonné que quand elle s'était retrouvée à bout de forces. Aylin ne ressemblait en rien aux femmes des îles de fer, mais elle avait été à la hauteur, et même Brym Noirmarées pouvait le reconnaitre.

Quittant sa chambre, il se rendit dans la salle où sa mère l'attendait pour se restaurer. Là, il l'embrassa sur le front, attrapa un simple bout de pain et décida d'aller se promener sur les rives de Noirmarées, partant à la conquête du regard de l'Océan. Le capitaine de l'oiseau de nuit aimait se retrouver seul et avoir pour simple compagnie les bruits des vagues. Durant toutes ses années dans le Bief, il n'avait souhaité qu'une seule chose, retrouver son île, mais à son retour, le combat des convictions avait été rude. Baelor avait dû prouver sa légitimité à la tête de l'île, mais de plus faire accepter sa religion au regard de ses hommes, d'ailleurs, certains n'admettait pas encore qu'il prie les sept et ne soit plus un adepte du dieu noyé, mais il le faisait dans le silence, car si Baelor avait bien prouvé une chose s'est qu'il savait s'imposer en tant que leader. Par contre, une seule faute pourrait lui faire perdre leur estime. Là, en se baladant, il était simplement en paix, loin de tous regards, en tout cas jusqu'au moment où il vint à revoir une image qui lui paraissait, au premier abord, irréelle.

« J’croyais que tu recevais mes hommes dans ta salle de seigneur. »

C'était bien elle, Gysella Bonfrère, une amie d'un ancien temps qu'il n'avait jamais oublié, mais qu'il lui avait été impossible de recontacter, simplement par peur de lire de la déception dans son regard en voyant ce qu'il était devenue, mais aussi sans vraiment se l'avouer ne pouvant lui présenter l'épouse qui était sienne, comme-ci il n'avait pas voulu lui imposer l'image d'un homme marié à une autre. Puis ensuite après la mort d'Aylin, d'autres évènements s'étaient produits, comme la tentative d'assassinat à son égard.

« Tu m’excuseras mais une vieille blessure m’empêche d’me baisser. »

Il était encore sous le choc de la revoir, ne réalisant pas encore la scène qui s'offrait à lui, ni même de la boutade qu'elle venait de lui faire. De toute façon, jamais il lui aurait demandé de se baisser, elle était Gysella, celle pour qui le jeune Baelor aurait été capable de traverser une tornade rien que pour aller s'entraîner avec elle.

« Alors comment on t’appelle maint’nant ? Le Balafré ? Le Religieux ? L’Oublié peut être ? Ouais c’nom là m’plaît bien, même si c’est toi qui a tendance à oublier les autres. »

Il pouvait voir sa main posée sur le pommeau de sa lame, son regard qui semblait vouloir le traverser et surtout ses dernières paroles qui prouvaient qu'elle lui en voulait. S'approchant d'un pas, il ne pouvait qu'admettre la beauté sauvage de son ancienne meilleure amie. L'intensité de son regard obscur se fit plus fort, les termes employés pour le qualifier ne lui plaisaient guère, enfin, il en avait l'habitude avec Malvina, car ce n'était qu'un jeu entre eux, mais là cela ne ressemblait en rien à un amusement. Il ouvrit enfin la bouche pour ajouter d'un ton sévère :

- On ne m'appelle pas, on me craint...même si tes propositions pourraient plaire à certains de mes hommes.

Finalement, tandis qu'il s'était davantage approché se retrouvant à quelques mètres d'elle. Une proximité qui beaucoup fuyait, mais que lui ne craignait pas. Le temps semblait s'être stoppé autour d'eux, Baelor contemplait la créature du dieu noyé, il était si étrange de la revoir, de ressentir ces sentiments contradictoires à son égard.

- Gysella Bonfrère, la guerrière de l'océan ! J'observe que l'enfant de mon souvenir est devenue une vraie beauté.

Les mots étaient naturels à sa bouche, cela ne le gênait pas de lui dire qu'elle était belle, car il n'y aurait qu'un aveugle pour ne pas l'admettre. Un sourire sincère s'afficha enfin sur son visage alors qu'il demanda en pointant du regard la lame de du fer-nés.

- Quelle raison te mène à Noirmarées ? Tu viens me punir de n'être pas venue te voir !
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MessageSujet: Re: BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux   BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux EmptyMer 15 Mar - 10:11


Méfie toi de l'eau, elle ne dort jamais.

An 298 lune 10 fin semaine 1
Le ressac rejetait les remous salés sur le sable rugueux d’une plage pour longtemps délaissée. Ses allures lui accordaient une ambiance morose amenée par une force puissante qui se déversait à chaque rouleau. La mélodie se voulait doucereuse, mais pourtant encline à des irrégularités bien propres à cette imprévisibilité qui l’habitai. L’Océan gardait son attrait et laissait nettement présager de son dédale lorsque le Dieu Noyé l’aurait décidé. Indomptable, chacune des vagues qu’il refoulait s’imageaient telles des souvenirs renvoyés en plein visage. Tantôt doux, tantôt plus violents, ces derniers disparaissaient à chaque fois que la mer se retirait pour ainsi répéter encore et encore le même manège. L’eau ne dormait jamais, telle la boite à musique remontée, elle laissait entendre des chants intrigants, ravivant des douleurs, ramenant un temps révolu mais pourtant enclin à se répéter. Les tourments des rouleaux se mêlaient à ceux connus de la jeune fille, lui laissant ainsi supposer de cette rencontre à venir, de ce face à face qu’elle aurait peut être du éviter plus longtemps encore mais qui pourtant l’appelait à maintes reprises. Piégée dans ses sentiments, enfermée entre un mur de rancœur et un autre d’apaisement, Gysella était incapable de distinguer le vrai du faux, le clair de l’obscur, et enfin l’amitié de la trahison. Ses allures de guerrière ne l’avaient jamais confrontées à un tel tourment tant est si bien que cette découverte éveillait un peu plus la rage de son cœur et osait poser des images sur les raisons de cette dernière. Une disparition, un abandon, de la solitude, de la douleur. Les mirages de son passé s’imposaient à elle de manière brutale, lui laissant même croire en cet appel qu’elle avait cru entendre alors qu’elle continuait sa marche le long de la plage. Son esprit lui jouait des tours. Cette voix n’était qu’un fantôme du passé, le cri d’une mouette confondue à la jetée d’une vague contre la falaise, il n’en était rien de plus. Pourtant, plus elle avançait et plus la distinction des images ne faisait qu’augmenter. La ramenant à Shatterstone à cet instant précis de leur séparation. Les hommes criaient une énième fois, ordonnant à l’enfant de les rejoindre au plus vite pour retourner à Noirmarées. La noirceur de ses iris avait défié les reflets éclairés des siens pour un simple au revoir, innocents de ce que serait le lendemain, inconscients que leurs destins n’avaient plus de raison de se partager ensemble. Cette simple pensée émit une hypothèse dans l’esprit de la tête blonde, celle selon laquelle le Dieu Noyé avait décidé, pour eux, de cette épreuve et qu’ils n’avaient qu’à en ressortir plus grands et fiers. Néanmoins la douleur avait été réelle et bien déterminée à prouver à la Bonfrère de la sévérité de sa pièté. Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Pourquoi eux ? Les réponses ne lui vinrent jamais et ce même si elle se plaisait à affronter la houle pour la trouver. Son aveuglement finit par prendre le dessus sur tout le reste tant est si bien que de cette douleur naquit sa rage. Cette colère qui l’habitait depuis de nombreuses années et qui avait su forger ce caractère bien déterminé qu’on lui connaissait. Sa force se puisait à l’intérieur de ce pêché et elle ancrait davantage ses aspirations à chaque vie qu’elle ôtait. Gysella avait su prendre sa revanche sur le Dieu Noyé et elle comptait bien lui prouver qu’il avait raison de placer en elle une certaine confiance. Elle était devenue une véritable fer-née, encline à se faire respecter mais surtout avide de liberté et d’assouvissement. Pourtant ce sentiment persistait, cette faiblesse lui rappelait combien le manque de sa présence lui était difficile. Elle le maudissait autant qu’elle désirait l’apercevoir. Elle le détestait autant qu’elle avait pu l’apprécier, peut-être même continuait-elle à le faire aujourd’hui ? Et la main serrée sur le pommeau de sa lame reflétait la preuve de cette incompréhension.

Le temps prenait des allures de suspension, créant par ce biais une bulle dans laquelle se déversait milles et unes interrogations. La noyade n’en serait que plus douloureuse, à moins que cette rencontre ne débouche sur une renaissance propre à leur religion ? Les yeux de la Bonfrère ne parvenaient plus à se détacher de ceux du jeune homme. Colérique, rageurs, ils exprimaient toute cette injustice qu’elle avait mêlé à l’incompréhension durant toutes ces années. Il restait stoïque, laissait croire en sa surprise alors qu’il avait probablement dû voir le pavillon de son boutre. La fer-née continuait à le toiser du regard, déversant sa hargne, lançant les premières pierres sur la silhouette élancée et vieillie de son ancien meilleur ami. Et pourtant, il paraissait impassible. Où était son meilleur ami qui l’avait laissé ? Ou était le petit garçon aussi impétueux qu’elle, qui ne pouvait s’empêcher de bouger ? Visiblement, ce garçon n’était plus, victime de mœurs et coutumes qui l’avaient tué dans cette région étrangère. Ainsi donc, voilà ce qu’ils avaient fait de Baelor Noirmarées. Un homme calme, silencieux, capable d’exprimer ses sentiments douteux par le biais de son regard, mais nullement guerrier comme ils rêvaient de le devenir tous les deux. Du moins l’avait-elle envisagé jusqu’à l’instant où le déversoir de ses paroles finirent par s’extirper de son antre pour se répercuter sur sa propre silhouette. Cela eut un effet instantané, permettant ainsi à Gysella d’étirer doucement ses lèvres dans un rictus moqueur et propre à son arrogance. Cette réponse eut l’attrait qu’elle recherchait, l’assurance que tout n’était peut être pas perdu et ce même si sa rancune restait bien là. « Tu es bien le fils de ton père Noirmarées. » Son commentaire portait à croire qu’elle appréciait la remarque, néanmoins sa méfiance restait intacte quant à un jeu de manipulation dont elle pourrait être victime. Avoir été élevé par un oncle animé par le pouvoir avait au moins le mérite d’avoir su développer le scepticisme de la Bonfrère, si bien qu’elle assimilait chaque parole à des possibles désirs la concernant. Son meilleur ami n’aurait jamais eut une pensée telle que celle-ci à son encontre, mais cet homme face à elle lui était inconnu. Resserrant un peu plus l’emprise de sa main, la Bonfrère recula d’un pas, puis de deux dans le même temps qu’il se rapprochait d’elle. La proximité était de rigueur et elle tendait bien à la préserver entre eux tant qu’elle ne se serait pas fait ses propres idées le concernant. Etait-il le véritable fer-né dont il se vantait ou plutôt l’étranger désireux de devenir le fer-né kidnappé ? Ce doute persistait même si finalement, elle arrêta son recul afin de lui laisser l’occasion de prendre l’avantage sur elle. Gysella en profita à son tour pour le détailler, juger de cette silhouette dont la musculature portait à croire qu’il ne ressemblait en rien à ces corps élancés des contrées vertes. « Beauté ? » Elle arquait déjà un sourcil en guise de défi, ce n’était pas en l’assignant de ce terme qu’il parviendrait à l’atteindre. Etre belle n’était pas une qualité mais bien le signe d’une soumission en devenir, chose qu’elle affrontait quotidiennement de part sa condition. « Garde tes bonnes manières d’p’tit noble des contrées vertes pour les pucelles du continent. » Elle remarquait son sourire et déjà il parvenait à la projeter à des années en arrière, lorsqu’ils étaient insouciants et lorsqu’ils étaient encore réunis. De son côté, la fer-née se contenta de serrer un peu plus sa mâchoire, provoquant un grincement dû à l’entrechoc de ses dents. Pourquoi était-elle venue ici ? Elle se maudissait intérieurement. Si bien que lorsque la question finit par devenir réelle, son étonnement se laissa transparaître sur son visage pour se refléter dans le souvenir qui lui faisait face. Parvenait-il encore de lire en elle comme lorsqu’ils étaient enfants ? Les muscles de la Bonfrère se crispèrent légèrement. « J’suis venue pour… » Sa première intention se suspendait dans l’espace, donnant l’impression de se perdre dans les remous bruyants alentours. « J’sais même pas pourquoi j’suis là. A la base c’tait pour te voir et main’tenant j’en sais trop rien. » C’était la première fois qu’elle baissait son regard et qu’elle le détournait pour ainsi lui tourner complètement le dos. La jeune femme était véritablement perdue et sa colère ne l’aidait en rien pour déterminer les raisons pour lesquelles elle était là. Son poing libre se serrait à son tour révélant partiellement sa musculature dorsale avant qu’elle ne se mette à inspirer fortement dans l’espoir de déverser sa rage dans le souffle à venir. « Pourquoi toi t’es pas v’nu  à Shatterstone ? » Finalement son souffle lui avait instigué cette question aussi simple qu’imprévisible alors qu’elle restait dans cette position les poings serrés. « T’as pensé que tu s’rais trop bien pour moi ? Tu t’vois déjà en train de faire de moi ton esclave ? C’est d’ta faute si j’suis là ! » Sa colère reprenait de ses droits et l’aveuglait de manière à lui assigner des images qu’elle désirait ne jamais voir, celle selon lesquelles elle devrait répondre à son appel et qui l’assujettirait à lui comme une vulgaire femme lambda. Elle parvint à se retourner et brava du regard et de sa prestance le visage émacié de son ancien meilleur ami. Elle était en colère et ne parvenait plus à la contenir, prouvant ainsi de la tempête qui faisait rage à l’intérieur de son être. « J’suis venue te dire que tu n’m’auras jamais Noirmarées. Que jamais plus t’me rendras faible et qu’je te pardonnerai jamais de m’avoir oublié. » Ses yeux se fronçaient de plus belle, révélant une noirceur victime de sa rage alors que son visage grimaçait sous la douleur qu’elle ressentait encore et qui lui donnait l’impression de l’étouffer.
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MessageSujet: Re: BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux   BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux EmptyLun 3 Avr - 19:22


Méfie toi de l'eau, elle ne dort jamais.
 
An 298 lune 10 fin semaine 1
Nombre de fois, il avait pensé à ces retrouvailles, elle était celle qui lui avait plus manqué dans le Bief, celle qu'il avait perdue le jour ou la rébellion avait commencé. L'enfant du passé était son meilleur ami, mais l'homme d'aujourd'hui ne représentait qu'un inconnu dans son regard. Baelor avait eu la naïveté de penser qu'après son retour dans le Bief, il n'aurait plus besoin de lutter contre lui-même, il serait enfin en sûreté, mais au final, le danger se trouvait en son propre fief. La main de son plus vieil ami d'enfance avait failli lui ôter la vie, Flint avait eu sa confiance et ce n'est que par le mépris qui lui répondit. Pour positionner son statut et prouver sa force, il avait dû le condamner à mort. La scène lui restait à l'esprit, tout comme la colère qui bouillonnait en lui, tout comme l'incompréhension quand il reçut le coup de couteau. L'incompréhension et la trahison, rien de pire comme sentiment. Donner sa confiance ne serait plus si simple, il ne pouvait plus se permettre d'établir ces relations par rapport à leur passé, surtout avec ceux où il pouvait lire de la déception dans le regard. Tout lien était à reprendre au début et il n'y avait rien de plus fatigant. Certes, il n'aurait surement pas dû repousser l'échéance, mais affronter le regard de Gysella fut au-dessus de ses forces, elle était la seule qui pourrait le blesser si elle doutait de lui. Pourtant, là, il était heureux de la revoir et surtout de constater qu'elle avait réussi à devenir une guerrière. Parfaite, comme son esprit se l'était imaginé, oui, elle était très loin de le décevoir, mais en vue de ses paroles, c'était lui qui l'avait déçu.

Bien sûr, emporté par leur ancienne relation, il se laissa aller à la taquinerie, allant même juste à lui sourire, mais cela n'eut pas l'effet escompté. L'entendre le comparer au noble du continent eut le don de l'énerver, mais étant habitué à ce genre de remarque, il put garder son calme et lui demanda la raison de sa présence en ce lieu. Étonnamment, il semblait, à travers l'expression de son visage, qu'elle-même ne savait pas pourquoi elle était venue.

« J’suis venue pour…J’sais même pas pourquoi j’suis là. A la base c’tait pour te voir et main’tenant j’en sais trop rien. »

La voir baisser le regard, mais surtout lui tourner le dos, ne fit pas agréable. Baelor ne voulait pas qu'elle se mette dans cet état et pourtant, il ne pouvait la rassurer, cela serait montré sa faiblesse actuelle, une très mauvaise idée, étant bien capable de répondre par violence face à la douceur dont été capable le Fer-né. Alors, il ne fit rien et observa son corps se crisper par la colère. Allait-il se ramasser une baffe sans n'avoir rien dit ? La situation était véritablement étrange.

« Pourquoi toi t’es pas v’nu  à Shatterstone ? T’as pensé que tu s’rais trop bien pour moi ? Tu t’vois déjà en train de faire de moi ton esclave ? C’est d’ta faute si j’suis là ! »

Ses blessures se ressentaient et le capitaine de l'oiseau de nuit en était vraiment désolé. Jamais, elle n'avait été trop bien pour lui et encore moins, il souhaitait en faire son esclave. C'était bien une femme à s'imaginer des choses. Sa voix prit un ton empli de compassion quand il prononça :

- Gysella...

Il avait été prêt à lui expliquer qu'elle se leurrait, mais la guerrière se retourna face à lui, le regard empli de colère, le coupant dans sa phrase. La patience n'était pas son fort et il voulait bien se montrer compatissant par rapport à leur passif, mais il ne fallait pas exagérer. La voir dans cet état de rage ne fit que de le rendre dans le même état surtout avec ce qu'elle allait dire.

« J’suis venue te dire que tu n’m’auras jamais Noirmarées. Que jamais plus t’me rendras faible et qu’je te pardonnerai jamais de m’avoir oublié. »

Baelor en avait marre de toujours subir, pourquoi était-ce toujours à lui de se taire ? Pourquoi les autres avaient-ils le droit d'être plus en colère que lui ? S'ils étaient déçus par sa personne, bah, il pouvait leu/ rendre la pareille. Ce n'était pas un pantin sur qui déverser toute sa haine, pourtant malgré son regard qui devenait de plus en plus sombre, Baelor luttait contre la colère et arriva à formuler d'un ton modéré :

- De t'avoir oublié ? Comment aurais-je pu ? Mes souvenirs étaient tout ce qui me restait dans le Bief.

Rien qu'en pensant à sa vie dans le Bief, à ce qu'il avait vécu, il ne put se contenir plus longtemps et décida de ne plus faire d'effort et de balancer tout ce qu'il avait à dire du même ton qu'elle employait pour lui cracher sa colère :

- Tu sais quoi, j'ai imaginé nos retrouvailles un nombre incalculable de fois et je ne m'étais pas trompé, tu es bien comme les autres. Au moment où je suis revenu, je n'ai été que jugé, mise à l'épreuve, mon plus vieil ami d'enfance à tenter de m'assassiner et tu me demandes pourquoi je ne suis pas venue à Shatterstone. Je suis bien incapable de savoir en qui je peux avoir confiance. Puis croiser un autre regard empli de déception ne m'intéressais pas. Vous estimer peut-être tous que je ne suis plus un Fer-nés, mais personne ne s'est jamais demandé ce qui m'était arrivé. Facile de juger quand la rébellion désastreuse ne vous a pas conduit loin des Îles de fer.

Il ne bougeait pas et son regard n'avait pas quitté le sien. Baelor n'était pas faible et était maître de ses sentiments. La froideur avait remplacé la joie, une lueur de défi s'était emparé de son regard. Il exerçait la même prestance que le jour où il avait fait son discours face à ses hommes, après avoir fait noyer Flint. Si Gysella voulait le voir se plier à ses genoux, elle était tombée sur le mauvais homme. 

- Alors dit, moi, à présent, que cherches-tu précisément ? Si c'était pour me cracher ton venin à la figure, mission réussie.

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MessageSujet: Re: BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux   BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux EmptyDim 30 Avr - 10:52


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An 298 lune 10 fin semaine 1
Le vent battait un peu plus contre les parois rocheuses escarpées de l’île. S’engouffrant dans les divers orifices, laissant siffler les messages menaçants qu’il ne cessait d’intimer à ce débat interne. Il était l’image même de ces sentiments qui livraient bataille à l’intérieur de chacun des protagonistes. La fierté donnait l’air de relever sa dextre sur l’amertume, lui assignant d’un nouveau coup qui fendait l’air avant de finalement se retrouver prisonnière du doute. Le Dieu Noyé s’amusait de la situation ou du moins paraissait patient quant à ce dessein qu’il avait prévu pour les deux êtres qu’il avait veillé à ramener l’un à l’autre. Pour combien de temps ? Pourquoi ? Les questions s’impatientaient de plus belle dans l’esprit de la fer-née alors que l’affront avait été évoqué. Et déjà ses appréhensions s’amplifiaient à mesure que les pas se rapprochaient. L’air grave du petit garçon se retrouvait totalement dans les traits caractéristiques et charismatiques de l’homme. Lui affligeant de nouvelles images, des ressentis qu’elle avait eu l’opportunité d’oublier à tout jamais. Sa naïveté était mise à rude épreuve à mesure que cette dernière se dégageait complètement de cette altercation. L’oubli n’avait pas été assez suffisant pour contrer la douleur, la colère non plus. Et plus les secondes s’écoulaient plus Gysella prenait conscience de ses erreurs. Sa faiblesse n’équivalait en rien avec ce qu’il lui avait fait subir mais elle n’était que le résultat de son propre chef à elle. Pourtant, sa rancœur ne trouvait aucunement du repos, désireuse de s’extirper de ses poumons gonflés pour se déverser sur le monde entier. La tempête faisait rage en son fort intérieur, intensifiant un peu plus les alizés, leur accordant des allures de typhons à même d’engloutir n’importe quelle victime. Rien ni personne n’était à même de la calmer. Ou peut être si justement… Le hasard ferait surement ses preuves plus tard. En attendant, le présent l’aveuglait sur les intentions à venir voire même sur ses dédales passées. Sa perte avait raison de cette confiance mise à mal et perdue à tout jamais. Du moins, celle qu’elle voulait voir à présent. Et pourtant, ce désir se ressentait encore, s’engouffrait timidement dans les méandres de sa curiosité pour ainsi lui accorder le bénéfice d’un doute qu’il devrait apprendre à saisir si il voulait la protéger. Le désirerait-il seulement ? Le regard dans lequel elle se confrontait ne lui laissait d’autre choix que de répondre sous ces mêmes allures et ce même si elle était celle qui avait instigué cette atmosphère. Devrait-elle s’en faire pardonner ? Le sang qui bouillait dans ses veines était l’unique réponse à ce questionnement. Non. Plus que quiconque sur ces Iles, la Bonfrère était en droit d’obtenir des réponses, de connaître les vérités concernant Baelor. Plus que quiconque sur ce foutu continent, elle était celle qui était en droit de lui lancer ces reproches et ce même si il ne désirait pas les entendre. Elle avait été son amie, sa meilleure d’ailleurs, aussi voilà pourquoi elle était celle qui avait eu droit à un traitement aussi lâche que celui de l’éviter comme il l’avait fait. Le fer-né devant elle ne cessait de s’affirmer, lui laissant ainsi l’opportunité de comprendre que le Bieffois n’était plus, du moins pour l’instant. Etait-ce un jeu ? Une nouvelle occasion pour se moquer d’elle pour ainsi lui prouver que les manipulations de son oncle n’étaient en réalité que la triste vérité sur ce bas monde ? Pour l’heure la méfiance restait en exergue et tout dans son comportement laissait sous entendre qu’elle n’était pas prête de relâcher sa garde. Ses muscles se crispaient à mesure que les paroles s’échangeaient. Telles des immondices vomis par le Kraken, la Bonfrère n’avait d’autre impression que celle d’étouffer sous une vague gigantesque. Noyée à tout jamais, engloutie par une douleur qu’elle avait domptée depuis sa plus tendre enfance, mais qui lui donnait en cette heure, l’impression de se rebeller pour l’enterrer à tout jamais. La guerrière avait eu raison sur l’humaine. La fierté sur l’amitié. Et voilà que la compassion qu’elle entendait était telle la lame tranchante de son ennemie sous sa gorge. Elle la menaçait de sa perte, appuyait sur sa carotide et commençait déjà à la saigner tout en lui susurrant des mots accordée généralement par la fatalité. La Gysella du passé ne devait plus être tant cette fille était pareille à toutes les autres : faible et inconcevable. Seule la guerrière devait se relever.

Et c’est celle là qui déversait en cet instant sa hargne devant son ancien ami. Sa colère l’aveuglait un peu plus encore, lui offrant l’occasion d’effacer à tout jamais cette douleur pour la remplacer par cette explosion ardente qui la caractérisait. Elle ne pouvait plus se contenir, son impatience lui était propre et jamais personne ne serait à même de lui ôter, pas même lui. Océan contre Terre, les regards qu’ils se lançaient n’exprimaient rien d’autre que cette rancœur qu’ils se vouaient. Les non-dits avaient eu raison de leur amitié, le temps peut être aussi. Pas pour elle, mais visiblement cela en était de la sorte pour lui. Et telle l’eau qui s’extirpait d’entre ses poumons après la noyade, Gysella n’avait pu retenir son flot plus longtemps. Crachant ainsi sa colère, la dévoilant devant les yeux de Baelor. Peut-être était-ce d’ailleurs la première fois qu’elle se confiait de cette manière. Jamais, elle n’avait dit de telles choses, jamais non plus, elle n’avait osé envisager les dire, pourtant tout était dit dans ces quelques phrases. Il n’y avait pas besoin de chercher des détails, d’en accommoder les formes, le résultat était bien plus important que tout le reste. Et d’ailleurs, celui auquel elle se confrontait n’était pas pour lui déplaire. Bien au contraire. Là, elle pouvait retrouver ou du moins oser voir des traits de fer-nés devant elle. Maintenant, elle savait qu’elle avait toute son attention et que la discussion serait forcément encline à disposer d’un extrême ou d’un autre. Ses justifications donnèrent l’impression à la Bonfrère d’être telle la vague qui se heurtait de plein fouet contre la falaise. Le choc n’en devenait que plus grave et d’autant plus équivoque alors qu’elle pouvait enfin apprendre qu’une part d’elle avait manqué à son ancien ami. Néanmoins, l’incompréhension persistait et ne lui permettait pas de détendre ses muscles et ainsi les poings qu’elle formait toujours avec ses mains. Au contraire, l’injustice la subjuguait, donnait une raison suffisante à son impatience pour serrer sa mâchoire et retenir son courroux de s’abattre une nouvelle fois sur Baelor. Etait-il réellement en train de lui parler de la sorte ? « Tu te plains d’être jugé et tu ne vaux pas mieux que tes critiques envers nous ! » Il venait de lui donner une gifle monumentale avec ses paroles et bien entendu, la dextre de Gysella était telle qu’elle était incapable de réfléchir avant de parler, surtout lorsqu’on l’attaquait de cette manière. « Ton Flint a toujours été un pauv’ type qui n’voulait que ton héritage, c’pas étonnant ce qu’il t’a fait. » Son regard osait croiser le sien, le braver pour ainsi lui révéler que toute cette sincérité qu’ils avaient su développer par le passé et qui les avait conduit vers cette amitié n’était pas si éloignée que ce qu’elle voulait bien lui laisser croire. « Pas un seul jour n’s’est passé sans que j’t’en veuille, pas un seul jour n’s’est passé sans que j’zieutte l’horizon en m’disant que j’verrai les voiles de ton père et qu’tu serais sur le boutre. Combien d’fois j’ai pris pour toi ? Parce qu’j’vais pas l’droit d’apprendre à lire et écrire et qu’je d’vais pas t’écrire ! » Elle s’était rapprochée de lui alors que ses poings et sa mâchoire ne se desserraient pas pour autant. Ses yeux n’en devenaient que plus menaçants alors que la proximité qu’elle veillait à rapprocher entre eux s’amenuisait à mesure. « Ose m’dire encore une fois qu’jte juge parce que t’étais là bas Noirmarées ! Ose le en m’regardant dans les yeux ! » Si il l’effectuait, elle ne donnait pas cher de son nez, pourtant malgré les tremblements dus à sa colère une part d’elle espérait qu’il ne le fasse pas. Peut être à tort d’ailleurs. « T’es qu’un lâche parce que t’m’as cru comme les autres. Tu m’as oublié. » Elle osait braver sa carrure et ce même si il la dépassait de plusieurs centimètres. Néanmoins, elle ne pouvait se résoudre à se faire traiter comme il venait de le faire. « J’sais maint’nant pourquoi j’suis là. » D’un geste brusque elle remonta ses deux mains pour user de sa force afin de repousser ses épaules. Elle voulait le déstabiliser afin de vérifier si le Noirmarées qui était devant elle était réellement Baelor ou son pâle reflet. Continuant à avancer, elle effectua ce geste une autre fois. « Faut que j’te rappelle qui j’suis. » Une autre poussée venait se joindre à ses paroles alors qu’un de ses sourcils s’arquait légèrement en guise de défi. Elle était rustre, et faire dans la fine dentelle n’avait jamais été pour elle.

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MessageSujet: Re: BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux   BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux EmptySam 6 Mai - 9:32


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An 298 lune 10 fin semaine 1
Dans le passé des Fer-nés, un événement les a tous touchés de près ou de loin, chamboulant leur existence, les emmenant vers un chemin qu'il n'aurait jamais envisagé, leur enlevant certains proches autant par la proximité que par leurs morts. Baelor et Gysella se retrouvaient des victimes de la rébellion des Greyjoy, des victimes dont les histoires devinrent différentes. L'un qui espère pouvoir rentrer chez lui et devant à la fois s'adapter à une vie sur le continent, tandis que l'autre attendait et pour ce fait devenait tout ce qu'elle avait souhaité, une guerrière Fer-nés. Ils avaient grandi ensemble, mais un seul petit point dans la chronologie les avait séparé à jamais, car il était impossible de reprendre au moment où ils s'étaient quittés, trop de changer avait changé dont eux. Baelor pouvait bien défendre ne pas être un Biefois, il n'était pas non plus le Fer-nés qu'il aurait dû devenir, il se retrouvait à être un mixte de deux, sachant s'adapter comme son père lui avait toujours soufflé.

Depuis son retour sur les Îles de Fer, le capitaine de l'oiseau de nuit luttait à chaque instant pour prouver à ses hommes qu'il méritait sa place, tout comme il se retrouvait à devoir se confronter avec ses amis du passé qui s'attendait à le retrouver semblable à l'enfant qu'il était. Des regards pleins de jugement, des surnoms qui lui parvenaient souvent aux oreilles, Baelor avait décidé au final d'être lui-même, s'adapter oui, mais il n'allait pas changer pour leurs beaux yeux, ne ressentant aucune honte de ce qu'il était devenu. De toute façon, à quoi s'attendaient-ils en laissant des enfants de grande maison devenir otage des continentaux ? Huit ans, c'est très très long, et même si le seigneur de Noirmarées avait lutté farouchement les premières années, il avait fini par comprendre que ce n'était pas ainsi qu'il pourrait rentrer chez lui. Les Biefois renverraient un homme qu'il croyait sur leur coupe, un jeu à jouer, un jeu qui le dévorait de l'intérieur et qu'il était hors de question qu'il recommence. Sa place légitime était à la tête d'une grande maison Fer-nés et ceux qui n'étaient pas contents n'avaient qu'à passer leur chemin et depuis la trahison de Flint, il ne démordrait pas à ce sujet. La confiance de Baelor n'était plus aisée à obtenir.

Là, il se trouvait face à Gysella, ayant gardé tout d'abord son calme, il ne put retenir sa colère bien longtemps. Ses mots se firent sévère, mais sincères. Toute sa hargne se ressentait sur son corps, telle la froideur de son regard. L'un et l'autre n'étaient plus des enfants, et les jeux de faux défi ainsi que fausse colère, devenaient à présent, bien réel.

« Tu te plains d’être jugé et tu ne vaux pas mieux que tes critiques envers nous ! Ton Flint a toujours été un pauv’ type qui n’voulait que ton héritage, c’pas étonnant ce qu’il t’a fait. »

S'il n'y avait eu que Flint, cette phrase aurait pu détendre Baelor, mais c'était loin d'être le cas, son matelot était simplement passé à l'étape supérieure en tentant de le tuer. Chez les autres, par contre, ceux qui ne côtoyaient pas forcément, le jugement restait intact, se portait soit un regard soit des commentaires bien placés à propos des contrées vertes et la religion qui est la sienne.

« Pas un seul jour n’s’est passé sans que j’t’en veuille, pas un seul jour n’s’est passé sans que j’zieutte l’horizon en m’disant que j’verrai les voiles de ton père et qu’tu serais sur le boutre. Combien d’fois j’ai pris pour toi ? Parce qu’j’vais pas l’droit d’apprendre à lire et écrire et qu’je d’vais pas t’écrire ! Ose m’dire encore une fois qu’jte juge parce que t’étais là bas Noirmarées ! Ose le en m’regardant dans les yeux ! T’es qu’un lâche parce que t’m’as cru comme les autres. Tu m’as oublié. »

Durant sa tirade, elle s'était rapprochée de lui, devenant menaçante, un comportement qui ne poussait pas Baelor à descendre sa garde. Il comprit bien dans ses paroles, qu'il lui avait manqué, qu'elle s'attendait à recevoir une lettre de sa part, mais à l'inverse lui s'attendait à en avoir une d'elle, sauf que cela lui semblait interdit de le faire. Durant toute sa captivité, il écrivit à sa mère dans le dos de la famille Hightower se servant d'un des corbeaux de la citadelle, grâce au biais du Mestre Garett, mais il ne pouvait se permettre de le faire pour une tierce personne, Brym Noirmarées avait besoin d'avoir de ses nouvelles et trop de corbeaux disparurent auraient pu le dévoiler.

« J’sais maint’nant pourquoi j’suis là. Faut que j’te rappelle qui j’suis. »

Tandis que lui était resté stoïque, Gysella à l'inverse s'était laissé emporter, le repoussant à diverses reprises. Un geste bien précis de ses mains qui se posait sur ses épaules. Le jeune Baelor aurait surement agi de même, répliquant souvent par des gestes plus brusques et il avait agi ainsi encore de nombreuses années dans le Bief. Mais là, ce n'était plus la place d'un seigneur de se battre ainsi, il devait faire honneur à son père et donc retenait sa colère et toute en grinçant ses dents ordonna :

- Arrête !


Mais rien ne semblait y faire. Que cherchait-elle ? Si elle voulait le voir réagir, il le ferait, mais surement pas de la raison qu'elle le voudrait. Si elle cherchait l'enfant avec qui, elle jouait, elle pouvait passer son chemin, il était mort lors de sa captivité et surtout si elle imaginait que ce n'était pas une réaction de Fer-nés et bien de Biefois, il ne pouvait que penser qu'elle ne devait pas se rappeler de Vernon Noirmarées. C'était un Fer-né original, mais il restait son père, son sang. Finalement, agacé par ces agissements, il attrapa avec force ses poignets au moment où elle allait de nouveau le repousser et d'un geste rapide lâcha un de ces poignets pour tirer sur son bras et la bloquer, dos contre son torse, ses bras lui entourant le haut du corps.

- Tu ne m'as pas laissé choix.

Une proximité qu'il n'avait pas envisagée, une simple action instinctive pour ne plus sentir ses mains contre ses épaules. Elle voulait lui rappelait qui elle était, soit, mais elle ne devait pas non plus oublier qui il était. 

- J'ai compris, je t'ai fait souffrir, mais ne crois pas que je vais me mettre à genoux pour obtenir ton pardon. Soit tu acceptes qu'on ait chacun nos torts, car tout comme moi, tu aurais pu venir me rendre visite avant, soit alors, nous sommes destinés à nous batailler jusqu'à que les dieux nous arrachent de cette terre. La lâchant enfin. Que préfères-tu ?

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MessageSujet: Re: BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux   BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux EmptyVen 2 Juin - 10:14


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Quels sentiments l’habitaient réellement ? Seraient-ils semblables à de la colère ? Ou au contraire prévenaient-ils d’un tout autre dessein ? Les remous des vagues qui la transportaient lui donnaient l’impression de se fondre en elle, ou plutôt de la jeter violemment contre les épaisses roches du domaine dans lequel elle se trouvait. Le passé, le présent. Tout se confondait dans son esprit alors que le regard qu’elle trouvait était sans lui rappeler celui qu’elle avait laissé. Le fer-né était-il toujours réellement devant elle ? Ou n’était-ce qu’une parade de la part du continental ? Les actes n’avaient rien de certains quand à la probabilité de trouver une réponse à ce questionnement. A vrai dire, le calme devant lequel elle s’était heurté contrastait un peu trop bien avec la fougue qui donnait l’impression de livrer bataille dans les onyx devant lesquels elle se confrontait. Gysella était perdue. Elle se noyait dans les méandres de l’incertitude à mesure que les mots lui rappelaient à quel point l’absence lui avait été douloureuse. Son meilleur ami n’était plu ou peut être si ? Baelor était celui qui avait été à même de la connaître entièrement, d’anticiper chacune de ses paroles voire même chacun de ses actes. Et voilà qu’il l’avait abandonné une deuxième fois en l’évitant. Pourquoi ? Cette question resterait en suspend pendant encore quelques jours voire certainement durant des années entières alors que la fierté de l’un comme de l’autre devrait trouver un commun accord pour accepter de se livrer. Les mots s’enchainaient, tel l’abysse que le Dieu Noyé était à même de pouvoir offrir. Ils se heurtaient ensemble devant les falaises rocailleuses, emportés dans des rancunes qu’ils se devaient d’affronter pour peut être ainsi parvenir à les absoudre à tout jamais. Y parviendraient-ils ? Seul le temps serait à même de pouvoir orienter la réponse de cette déchirure, lui seul pourrait laisser entrevoir que le souvenir aurait peut être raison sur le reste ou qu’il n’en soit oublié à tout jamais. En attendant, la guerrière ne pouvait que refreiner les soubresauts de sa colère, dans le même temps que ses aspirations tendaient à la perdre plus que de raison. Les récits qu’on lui avait contés allaient de pairs avec la vision devant laquelle elle se confrontait. Et il lui paraissait retrouver dans le froid de ce regard, de cette audace qui savait guider les fer-nés pour mieux s’allier. Ainsi, le Noirmarées paraissait enclin à l’écouter ou plutôt à entendre les choses qu’elle avait à lui dire. Les reproches qu’il avait pu lui donner eurent l’effet escompté, puisque déjà elle n’avait pas pu résister à répondre d’une manière franche et dure. De cette même manière qui avait eu raison de la petite fille du passé et qui avait su forger la femme qu’elle était devenue. Les espoirs avaient disparus sous les coups, les rêves s’étaient étiolés au profit des remarques et des reproches qu’elle avait pu entendre de la part de son oncle. Ses bras, ses jambes, sa force tout entière n’avaient pu que se développer à mesure que son humanité s’effaçait. Elle n’était pas une des lady du continent et ne le deviendrait jamais, Gysella avait choisi la voie du bouclier et de l’acier et elle n’était pas prête de renoncer à es engagements. Voilà pourquoi, elle n’avait pu contenir davantage son impatience. Voilà pourquoi, elle le bousculait encore et encore, et encore afin d’avoir une réponse. Baelor lui donnait l’impression de l’avoir oublié, ou plutôt de l’assigner à cette même image que celle d’une pucelle de l’autre côté. Aussi, s’attachait-elle à lui rappeler que Gysella Bonfrère était loin d’être la damoiselle à secourir. Ses avertissements ne l’arrêtèrent pas pour autant. Au quoi bon ? Un coup de plus serait-il réellement blessant ? Le mal était déjà fait pour elle, et la douleur physique serait probablement plus facile à supporter que celle qui faisait saigner son cœur. « N’me donne pas d’ordre ! » rétorqua t-elle devant cette menace qu’il s’aventurait à lui communiquer. D’autant plus que cette mise en garde n’eut d’autre effet que de raviver un peu plus sa hargne et ainsi accroître la rapidité de son mouvement pour qu’il réagisse. Allait-il le faire ? Plus les coups s’enchainaient et plus elle commençait à reconnaître l’impatience de son ancien meilleur ami. Peut être viendrait-elle à bout du Biefois ?

Un éclair jaillit de cette altercation. Signe d’un rappel du passé qui s’efforçait de percer par delà les années pour rappeler à l’un comme à l’autre du caractère impulsif des fer-nés. La Bonfrère laissa sa stupeur se traduire par sa docilité au moment où elle pu avoir une réaction de la part du jeune homme. Enfin, il réagissait et enfin il osait lui rappeler qu’il était comme elle. Et même si sa colère était présente, la guerrière s’amusa d’un sourire qu’il ne verrait pas au moment où il lui témoigna de cette force qu’il pensait gagner. « T’en as fallut du temps ! » rétorqua t-elle de son ton fier alors qu’elle s’empressait de remonter la main qu’il lui avait relâché pour la passer au niveau de son propre poignet à lui. « Tu m’lâches maint’nant. » Ses doigts serraient son emprise alors que le malaise la gagnait. Gysella était une guerrière, la proximité n’était pas du tout une chose qu’elle appréciait tant cela lui rappelait que les humeurs féminines pouvaient parfois être incontrôlables. Elle préférait de loin se jeter tête baissée vers la hargne et la force plutôt que laisser un homme la troubler. Néanmoins, Baelor n’était pas de cet avis et les mots qu’il utilisait eurent tendance à relever sa poitrine dans un soupir las et d’autant plus chargé de fatigue devant cette impasse. D’un certain côté, elle admettait la véracité de ses dires. Mais d’un autre, elle ne savait plus ce qui était juste et ce qui ne l’était plus. « Comme si j’allais te d’mander de faire ça… » rétorqua t-elle dans l’espoir de trouver les mots qui auraient raison de cette situation. Ce n’était pas elle qui était la plus douée pour parler… Ce rôle était toujours rempli par son oncle et les réflexions qui allaient de pairs avec l’étaient aussi. Et voilà qu’on lui laissait le choix. Un nouveau souffle s’échappa vivement d’entre ses lèvres alors qu’elle tournait toujours le dos à son ancien ami. Quoi dire ? Quoi faire ? Visiblement, lui avait choisi son camp et voilà qu’elle devait choisir le sien. Elle s’avança de quelques pas et finit par s’assoir sur l’un des rochers qui jonchait le sable. D’une position masculine, elle finit par plonger son regard vers l’océan vers la seule chose à même de lui apporter une réponse. « T’sais que j’suis pas douée pour parler… » Elle marqua quelques secondes de pause avant de finalement se rappeler de cette image qui l’avait hanté durant une très grande partie de sa vie. « T’as souffert mais t’as pas été l’seul, t’sais pas c’qu’on m’a fait. Ce qui est mort ne saurait mourir… t’pourrais au moins m’dire si la suite s’ra ce qu’on est. J’ai connu l’petit garçon qui m’agaçait mais qu’j’aimais bien emmerder aussi, j’connais pas l’homme et j’dois l’apprendre. » Son discours donnait l’impression d’être sans queue ni tête mais pourtant, il révélait bien au jeune homme à quel point il lui avait manqué. Restait à savoir si il était à même d’appliquer ses propres conseils à son tour ou si plutôt il allait lui lancer du sable sur le visage de manière à ce que la bataille prenne vie. La jeune femme finit par détourner son regard pour ainsi le poser sur la stature imposante du Noirmarées. Le silence s’évertua a laisser leurs regards se parlaient jusqu’à ce que finalement, il n’en vienne à être troublé par la voix qui se mit à fendre l’air. « Se relever plus fort et plus vigoureux. » D’une détermination bien connue de Gysella, cette dernière se redressa de sur son rocher et s’avança en direction de Baelor pour cette fois-ci lui tendre son bras afin qu’il le saisisse. Elle baissait ses armes pour ce tour, elle préférait choisir la voie de l’union plutôt que celle de la séparation. « T’as pas intérêt à m’la faire à l’envers Noirmarées. »


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MessageSujet: Re: BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux   BAELOR ۞ Le fer rouge d'un passé douloureux EmptySam 10 Juin - 18:59


Méfie toi de l'eau, elle ne dort jamais.
 
An 298 lune 10 fin semaine 1
Intériorisée toute sa rage devenait de plus en plus en complexe, Baelor voulait réagir violemment, lui montrer la même hargne de ses coups dans les épaules, mais là, indéniablement ses pensées ne se tourner pas vers l'enfant qu'il avait été un jour, mais bien l'homme qu'il était devenue. Tout ne s'arrangeait pas avec des coups, loin de là, cela servait surtout à soulager la colère qui lui torturait souvent les entrailles. Les années dans le Bief et le rappel de Vernon Noirmarées lui permettaient de lutter contre lui-même, enfermant son instinct primaire pour réfléchir, mais c'était loin d'être facile, cette rage en lui voulait toujours ressortir et prendre des décisions drastiques. L'homme à deux visages, l'homme se retrouvait, par le biais des circonstances, attaché à deux régions bien distinctes. Haut et fort, il revendiquait ne pas être un Bieffois et pourtant, au fond de son coeur, il pouvait se retrouver nostalgique de cette époque où tout ce qui comptait était d'emmerder les Hightower. Oui, les moments où il agissait sans rien comprendre aux enjeux lui manquaient. Tel n'était plus sa place à présent, il devait penser à sa famille, ses hommes et son peuple. L'ile de Noirmarées était sienne et il était bien décidé de faire son maximum pour être un seigneur à la hauteur de son père et de ses ancêtres.

Finalement, il ne put rester stoïque quand la Bonfrère continuait à le repousser, tout en lui ordonnant de ne pas lui donner d'ordre. Elle était aussi déchainée qu'une tornade, elle était telle qu'il avait toujours imaginé qu'elle deviendrait. Réagissant avec force, il attrapa un de ces poignets pour l'arrêter, les rapprochant. L'image du passé se répétait, eux les enfants qui s'affrontaient face à la mer étaient à présent adultes mais bien dans la même situation. L'histoire pouvait tourner mal, allant même jusqu'à se blesser si une mauvaise parole se retrouvait prononcée, mais ce ne fut pas le cas. Gysella semblait fier de l'avoir vu réagir ainsi, était-ce son but de le voir se mettre en colère ? Baelor ne comprenait vraiment rien aux femmes, ou en tout cas à celle qui portait autre chose que des robes. En tout cas, il préféra relâcher son emprise, tout en lui demandant ce qu'elle préférait. Le capitaine de l'oiseau de nuit était prêt à faire main basse sur le passé et recommencer ou bien à continuer un échange musclé. Leur avenir était devenu la décision de son amie d'enfance, même si lui se tournait plus vers la première proposition. La Bonfrère décida de s'installer sur une pierre, d'une position qui fit sourire Baelor, elle était si différente de toutes les femmes qu'il avait connues et pourtant, à ce moment précis, il savait qu'elle était la plus belle chose qui lui était donnée de voir.

« T’sais que j’suis pas douée pour parler… T’as souffert mais t’as pas été l’seul, t’sais pas c’qu’on m’a fait. Ce qui est mort ne saurait mourir… t’pourrais au moins m’dire si la suite s’ra ce qu’on est. J’ai connu l’petit garçon qui m’agaçait mais qu’j’aimais bien emmerder aussi, j’connais pas l’homme et j’dois l’apprendre. »

Le calme s'était installé, un calme laissant place à la réflexion. Il était vrai qu'il s'était toujours plaint de son propre séjour à Villevieille sans se demander ce qu'avait été la vie de Gysella. Pour lui, elle était sur les îles de Fer et de cela, elle devait forcément en être heureuse, mais la vie ici était loin d'être aussi paisible que dans le Bief. Il en avait été témoin les premières années de sa vie, ainsi que depuis son retour. 

- Nous sommes devenus ce qu'on a fait de nous, mais sache que pour moi, tu seras toujours la dangereuse tornade et rien ne pourra jamais m'enlever cela.

Baelor avait lui aussi ressenti le manque de sa présence à ses côtés, mais tellement de choses lui avaient manqué quand il vivait dans la grande tour. Leurs sentiments ne pouvaient pas être comparables l'un à l'autre et pourtant par ses paroles, il lui prouvait qu'à ses yeux, elle était toujours son amie d'enfance, celle qui était aussi rapide qu'imprévisible qu'une tornade.

« Se relever plus fort et plus vigoureux. »

Une adepte de la religion du dieu noyé à l'instar de sa propre croyance, il ne la jugeait point à ce sujet, à ses yeux, il appartenait à tous de choisir ceux à suivre. D'un coup, Gysella se releva du rocher pour s'avancer vers lui et enfin lui faire face. Là, elle lui tendit le bras en annonçant :

« T’as pas intérêt à m’la faire à l’envers Noirmarées. »

Un geste de paix, un signe qui prouvait que les deux enfants allaient pouvoir, se retrouver et tracer un nouveau destin ensemble. Lui saisissant son bras, son regard sérieux croisa le sien. Là, il se sentit libérer d'un poids, comme s'il avait retrouvé une part de lui, longtemps enfouie. Finalement, un sourire espiègle s'empara de son visage et il vint à dire à sa phrase :

- Et, qu'est-ce que tu ferais dans ce cas ? Tes bras manquent de force, Bonfrère. À ce moment précis, il lui lâcha le bras et gonfla son torse fièrement en ajoutant : nous devrions retourner au château, tes hommes attendent que le grand seigneur Noirmarées les accueille, je ne peux les décevoir.

Ce n'était que des taquineries, comme lorsqu'ils étaient encore de grands rêveurs, qu'ils pensaient parcourir le monde sur leurs boutres et prouver leurs valeurs fer-nés. Ils se retrouvèrent à avancer l'un près de l'autre, vers le château aux briques Noires, rattrapant toutes les années perdues par la folie d'une rébellion au nom d'un homme qui s'était vu Roi.


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