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 Cadeau d'Essos [TOMBOLA]

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MessageSujet: Cadeau d'Essos [TOMBOLA]   Cadeau d'Essos [TOMBOLA] EmptyMer 28 Déc - 17:11

Cadeau d'Essos

   
Route de l'Océan, proche de Crakehall

   


   
tombola

   La rencontre avec Tywin Lannister avait été éprouvante. Peu habituée à être traînée dans la lumière et surtout de devoir faire face à l’homme le plus puissant de l’Ouest, puis de converser avec lui, Jeyne en était encore toute tourneboulée. Certes, elle avait été élevée comme une noble, comme une lady de bonne famille en dépit des origines douteuses de sa branche maternelle, mais rien ne l’avait préparée à devoir ainsi assister son époux. L’assister, mais également parler pour elle. Et c’était probablement cette dernière partie de l’exercice qui l’avait le plus déstabilisée. Être une bonne épouse et une bonne mère était des qualités naturelles chez elle. Empathique et loyale, les choses lui venaient toute seules lorsqu’il s’agissait d’agir pour les autres. En revanche, quand il fallait se recentrer sur elle-même, elle devenait plus maladroite, moins alerte et se vidait rapidement de son énergie tant celle-ci était employée pour qu’elle garde la face. La brune avait besoin de se reposer et, par chance, le voyage de Castral Roc jusqu’à Crakehall n’était ni le plus long ni le plus pénible qu’elle ait connu. La demeure des Lannister avait beau être troglodyte et mêlée dans la roche, descendre les montagnes et longer les côtes de la Mer du Crépuscule n’était certainement pas un calvaire. La brune avait connu des routes plus compliquées. En réalité, chaque départ depuis le château en ruine des Ouestrelin était complexe. Perdue au milieu des falaises, perchée sur une côte austère et cornue, la demeure terminait de s’écrouler sur des centaines de mines stériles et désaffectées. Aussi, chaque roulement de pierre risquait de provoquer un éboulement. Comme ils avaient été précautionneux lors de la visite à la Dent d’Or ! Une fois les canyons étroits traversés, ils avaient dû longer la Culbute avant de retrouver une route praticable. Route qu’ils avaient ensuite abandonnée pour aller à Corval puis à Cendremarc pour enfin rentrer chez eux. Un véritable périple. Pourtant plutôt bonne cavalière, elle en avait gardé des crampes aux mollets et aux cuisses durant des semaines.
Heureusement, la forteresse au sanglier où elle vivait désormais était bâtie au milieu d’une forêt lumineuse et accueillante, située sur la Route de l’Océan, laissant les sentiers dégagés et battus par une brise marine agréable. Malgré l’atmosphère hivernale, commençant à dépouiller les champs alentours de leur blondeur, le fond de l’air était agréable et la vue imprenable. La même qu’à Falaise. Les inconvénients en moins. La mer grise de froid scintillait sous le soleil pâle de la dure saison et sur les vagues jouaient des reflets blancs, semblables à des milliers de flocons.

La petite délégation de Crakehall rentrant au bercail était plutôt silencieuse. Quelques murmures, tout au plus. Derrière elle, l’ancienne Ouestrelin entendait des rumeurs basses passer de lèvres en lèvres, se demandant ce qu’il s’était passé dans l’enceinte du bureau de Tywin Lannister pour demander la présence de Merlon, le frère de leur lord, mais également de sa femme. La jeune femme ne pouvait que leur lancer un léger sourire lorsque leurs regards se croisaient. Il lui faudrait d’abord faire un compte rendu à Lyle avant de parler à tout bout de champs. Elle avait appris, sinon à se méfier, à faire attention aux langues trop pendues.

Après des heures de chevauchées, la forêt des Crakehall fut enfin aperçue. Mais les chevaux, fatigués du froid et du givre, méritaient une pause. Par chance, à l’orée des bois, un petit village s’était niché et il ne faisait aucun doute qu’une auberge accueillerait les voyageurs et leurs montures éreintés.
Jeyne avait entendu parler de ce hameau de la bouche de sa nourrice. « Lady Jeyne, saviez-vous qu’un drôle de marchand s’est installé dans un bourg à l’entrée de la forêt ? On dit qu’il vient d’Essos. Ça ne m’étonnerait pas vraiment, il vend tellement de choses étranges… » lui avait-elle un jour dit alors qu’elle changeait Aubrey. La mère avait été surprise. Il était bizarre de trouver des voyageurs de l’autre continent dans les Terres de l’Ouest et il était encore plus rare d’observer ces voyageurs s’installer ici. Le lui avait-elle dit en tant que simple anecdote ou lui rappelait-elle ainsi ses propres origines maternelles ? Dans tous les cas, elle ne l’avait pas mal pris et sa curiosité en avait même été piquée.
D’Essos, elle ne savait au final pas grand-chose, sa mère refusant fermement de lui en parler, reniant ses origines si fort qu’elle avait réussi à se convaincre que ses racines étaient westerosi. Jeyne avait simplement entendu parler de rumeurs les plaçant, ses frères, sa sœur et elle comme les descendants directs de Maggy la Grenouille. De cette femme, elle avait également entendu les pires histoires. Une femme si laide qu’il était difficile de la regarder en face et à l’odeur telle qu’elle pouvait faire s’évanouir un cheval. On lui prêtait également des dons de voyance lugubres par le biais du sang. Certains disaient même qu’elle était capable d’envouter les passants, de les faire tomber amoureux, de les maudire ou encore d’invoquer des démons. Cersei Lannister aurait même été la voir, un jour, mais personne en dehors d’elles seules ne savaient aujourd’hui ce qu’elles s’étaient dites.
Un frisson remonta dans le dos de la jeune mère.

L’arrivée dans le village ne fut pas très discrète. Quelques têtes furent passées dans l’embrasure des portes pour guetter les soldats et le couple sur leur passage, comme s’il eut s’agit des Lannister eux même. Gênée par ces regards indiscrets, Jeyne se tortillait sur sa selle.
Alors que les hommes s’arrêtaient à l’auberge pour nourrir les chevaux et boire, la brune sauta avec l’aide d’un adolescent à terre avant d’épousseter sa robe de voyage.

« Je vais marcher pour me dégourdir les jambes, » dit-elle à Merlon. « Je vous rejoins. »

Flanquée de deux hommes, la petite lady se mit en quête de la demeure du commerçant. Le village n’étant pas bien grand, la tâche ne fut pas ardue et la gentillesse des villageois aidant, elle se trouva bien vite devant la demeure étriquée, bien que coquette de l’homme d’Essos. Comme pour tenter de conserver les us et les coutumes de son continent, la porte était ouverte et l’entrée simplement masquée par des rideaux de fils où étaient accrochés perles et clochettes. Avec une inspiration, elle pénétra dans la boutique dans une symphonie de cliquetis qui lui hérissèrent le poil.

Le commerce était modeste. Fait de bois d’intérieur comme d’extérieur, il était constitué d’une grande pièce chauffée par une cheminée plutôt imposante et d’une échelle de meunier menant à un grenier à grains, remplacé par la chambre.
La jeune femme s’était presque attendue à voir des fioles et des alambics remplis de liquides colorés, potions ou filtres d’amour en devenir, de fourrures d’animaux pendues au plafond et des crânes lisses posés sur le comptoir. Mais rien de tout cela. L’échoppe était tout à fait normale.

« Bonjour ? » appela-t-elle d’une voix timide.

Un grand bruit provint du fond de la pièce et bientôt, un homme d’une quarantaine d’années jaillit, sourire aux lèvres et bras grands ouverts. Emmitouflé dans plusieurs couches de capes et de fourrures il lui semblait difficile de faire de grands gestes. Il n’était probablement pas un grand habitué des températures de Westeros et encore moins de celles-ci lorsque l’hiver frappait. Peut-être devrait-il songer à fermer sa porte.

« Me voilà, me voilà ! » rit-il en se plaçant derrière le comptoir. « Que puis-je pour vous ? »

Son accent était reconnaissable. Chantant et aux « r » roulés, il était évident qu’il n’était pas d’ici. Sa peau mate et ses cheveux bruns, frisés, étaient d’autres témoins. Il l’observa un instant avant de frapper dans ses mains.

« Lady Jeyne ? » la reconnut-il.

Elle papillonna des paupières.

« V-Vous me connaissez ? » s’étonna-t-elle.

Il acquiesça.

« Bien sûr, vous êtes l’épouse de ser Merlon, le frère de Lord Crakehall ! J’ai fait mes devoirs avant de m’installer ! »

Il lui lança un clin d’œil avant de se pencher un peu plus à travers le comptoir, pour pouvoir l’observer de plus près. Elle eut un mouvement de recul et les soldats restés à la porte pénétrèrent rapidement dans la boutique. Le marchand s’éloigna prestement, les mains en évidence, avant de secouer la tête.

« Pas de panique ! » les rassura-t-il. « C’est simplement qu’il y a longtemps que je n’ai pas vu de tels yeux en amande. Vous avez du sang d’Essos ? »

Devant son teint blême il se dépêcha de s’excuser.

« Sans injure, lady Jeyne, sans injure bien sûr ! »

La jeune femme finit par acquiescer.

« Par ma mère, » répondit-elle d’une petite voix, comme si elle eut craint que celle-ci ne l’entende. « Certains disent que mon arrière-grand-mère s’appelait Maggy et qu’elle venait de votre continent. »

Le commerçant haussa les épaules.

« Connait pas ! Quelle ville ? »

L’ancienne Ouestrelin secoua la tête. A ce sujet, elle n’était pas plus avancée que lui.

« Laissez donc ! » reprit-il avec entrain. « Alors, que me vaut l’honneur de votre visite ? »

Elle laissa son regard vagabonder à travers l’échoppe quelques secondes, admirant les reflets des quelques bijoux et des quelques peaux soigneusement pliées. Certaines étaient étonnantes de par leur couleur ou même la densité de leurs poils. De quels animaux pouvaient-elles bien provenir ?

« Par curiosité, » lui dit-elle avec un sourire.

Ses jambes la faisant encore souffrir du voyage, elle s’étira légèrement, un geste qui ne passa pas inaperçu avant de faire un tour rapide du petit commerce, accompagné de son propriétaire, jamais avare en paroles, vantant les mérites de tels ou tels produits.

« Je vais devoir y aller, nous rentrons pour Crakehall, » l’informa-t-elle avec un hochement de tête en guise de salut.

« Oh, attendez moi devant la porte dans ce cas, je reviens ! » la coupa-t-il presque.

Il disparut derrière la boutique alors que la jeune femme lui obéit.
Au bout de quelques minutes, il arriva par le côté extérieur du bâtiment, sortant d’une petite écurie dissimulé derrière des piles de rondins. Derrière lui, un drôle d’animal apparut. Un cheval trapu au museau plat, à peine plus grand qu’un double poney et aux rayures extraordinaires. Sa peau dense, blanche et noire, laissait apparaitre des muscles formidables. Peu ravi qu’on le traîne de la sorte, il tentait d’échapper à la main de son maître en donnant de grands coups de tête en arrière. Jeyne n’avait jamais rien vu de la sorte. Cet animal avait-il seulement un nom ?

« C’est un zéquion, une femelle » répondit-il à sa question muette. « Je vous l’offre ! »

Eberluée, elle leva vers lui de grands yeux étonnés.

« Qu-Quoi ? Merci, mais enfin… j’ai déjà un cheval et… »

« Avec elle, vous n’aurez plus mal aux jambes lady Jeyne. Elle a beau être un peu fière, elle est coriace et robuste. Les sentiers de montagne ne lui font pas peur et elle peut survivre sans manger ni boire des jours durant ! »

Il lui flatta l’encolure.

« Je ne peux pas accepter, c’est trop… » bafouilla-t-elle. « Qu’en ferais-je, d’ailleurs ? »

L’autre ria.

« La garder bien sûr ! Allez, prenez-la ! Et appelez la donc Maggy ! »

Il lui fourra les rennes dans les mains avant de frissonner.

« A bientôt, lady Jeyne ! »

Et avec ça, il rentra chez lui et, étonnamment, ferma la porte.
La brune toisa la bête, partagée entre la curiosité de voir un tel animal pour la première fois et l’inquiétude. Ne devrait-elle pas la relâcher ? La faire ramener en Essos ?

« On le mangerait, » répondit le garde à une nouvelle question muette. « Ou on le revendrait. »

Elle hocha la tête, distraite. C’était un cadeau. Un cadeau tombé du ciel, certes, mais elle ne pouvait pas s’en débarrasser comme ça. Elle avança une main tremblante vers le museau de l’équidé qui se rebiffa d’un grand écart, manquant de faire tomber la jeune fille à terre.

« Faudra la dresser si vous voulez pas qu’elle vous flanque dans un ravin, la sale bête, » conseilla un des hommes.

Ses joues devinrent rouges, mais elle acquiesça de nouveau. Le commerçant lui avait-il réellement fait un cadeau ou s’était-il débarrassé d’un zéquion trop encombrant ?

En revenant vers l’auberge, flanquée de son nouveau destrier, elle reçut une œillade bien surprise de la délégation au sanglier.


 
   

   
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