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 Le presque Lord et la presque sauvage

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Dorne
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Dorne
Valar Dohaeris

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MessageSujet: Le presque Lord et la presque sauvage   Jeu 15 Sep - 17:29

292, Bois-aux-Loups

Ah … Cela me faisait toujours étrange de voyager où bon me semblait sans que Prasutagos ne me guide. Cela faisait deux ans déjà, mais on ne chasse  pas des habitudes vielles de seize ans, en deux années. Et pourtant en deux ans j'en avais fait du chemin ! J'avais parcouru presque tout le nord avant de descendre aussi bas que c'était possible sans s'enfoncer dans des guerres et conflits. Peut-être qu'une fois j'irais jusqu'à Dorne. Peut-être. Mais il faisait trop chaud là bas. Et j’étais une vrai nordiste. Il faisait trop chaud dans le sud pour moi. Peut-être un jour. Quand l'hiver deviendra trop froid pour moi. Si un jour il devient trop froid pour moi. Pour l'instant, bien enveloppée dans ma lourde cape de fourrure je n'avais pas froid. J'avais même chaud, et je laissai donc en partie ma pelisse ouverte. Glinka, ma jument, avançait d'un pas souple dans la neige sans difficulté. Moins épaisse que celle des routes et des champs, la neige des sous bois était parsemée de traces d'animaux. À quoi bon chasser ? Mes besaces étaient pleines de nourriture pour l'instant. Grâce à   mes derniers contrats, j'avais pus faire réparer mes armes et mon armure de cuir, ainsi que remplir mes sacs de nourriture, de graisse, d'amadou et mes carquois de flèches. En bref, j'étais repartie mes sacs pleins tout comme ma bourse, encore pleine d'argent. Je vous le dit ! En ce moment les affaires marchaient bien ! Je fis se mouvoir mer doigts dans leurs gants. Pas question de les perdre ! C'était mon gagne pain. Tout comme mon arc. À cette pensée, ma main droite vient caresser le bois de l'arme pendu à la selle. Au cas où. Si je pouvais attraper de la viande fraîche pour ce soir. Cela m'éviterais de toucher aux provision. Oui, je change vite d'avis ! Je sais !

Je me redressais un peu et portant deux doigts à mes lèvres poussai un bref sifflement après avoir stoppé ma jument. Une flèchegrise argenté arriva en courant sans bruit. Loki. Mon chien loup. Il était encore un chiot à l'époque. Mais comparé à certains chien il semblait adulte. Il était déjà musculeux avec une épaisse fourrure. Enfin, je dis « il » mais c'est en réalité une chienne. Et j'en suis particulièrement ravie. J'allais la laisser se reproduire avec un loup, ou un autre gros chien quand elle en  aura l'âge. Loki me fixa quelques secondes en attendant que je reparte. Ce que je fis. Mais après que Glinka est glissé plusieurs fois sur des plaques d verglas, je finis par descendre de cheval pour m'enfoncer dans la neige craquant. Mon souffle dessinait une buée épaisse dans l'air. Marcher allait me tenir chaud, c'était sûr. D'un mouvement du menton je fis signe à Loki de repartir. Elle obéit. Bonne chienne. Je pris également mon arc en main. Si je pouvais je tuerais un lapin pour ce soir. J'avançai sans bruit dans les bois. L'air lui même semblait figé. Un petit bruit me fit m'arrêter et une de mes mains descendit vers mon carquois et arma doucement mon arc. Glinka c’était d'elle même figé comme Loki qui était néanmoins ramassée sur elle même prête à bondir. La corde de mon arc claqua fouettant mon protège bras avec force et ma flèche se planta dans le crâne d'un lièvre.

« Je ne rate jamais ma cible »

Loki se détendit et fila chercher le petit corps encore chaud  et je récupéré ma flèche avant de suspendre le cadavre à ma selle. Chasseur et proies. Je suis un chasseur. Je rangeai mes armes et après un autre petit moment de marche trouvai un petit coin dégages pour faire mon repas du jour. Au menu : Lapin rôtis. J'attachai ma jument et ordonnai à Loki de monter la garde avant d'aller chercher du bois et d'écorcher le lapin. Je pourrais toujours vendre la fourrure. Après plusieurs efforts laborieux je réussis à allumer le feu et à mettre à cuire le lapin. Glinka mangeait quelques feuilles de l'arbre et Loki attendait. Je lançai des morceau de viandes à Loki une fois que mon lapin fut cuit. Cette chienne adorait les entrailles. Alors qu'elle était entrain de manger elle se redressa et grogna. Et merde ! J'avais de la compagnie ! J'avalais un dernier bout de lapin avant de le reposer au dessus des braises. Essuyant ma bouche, je sortis une de mes dagues et attendis de voir. J'étais plus tendue que ma corde d'arc.
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Le presque Lord et la presque sauvage   Lun 19 Sep - 4:00


Winter solitude-
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Lune 1 - an 292 - Bois-aux-Loups

S'il s'était plié à l’entraînement matinal quotidien sous la férule sévère de son oncle, il avait très rapidement trouvé un moyen d'esquiver une nouvelle leçon du mestre pour attraper son arc et son carquois avant de rejoindre en courant un groupe qui s'éloignait en direction des bois qui entouraient le domaine familial. Un large sourire à son cousin, quelques mots échangés avec les autres chasseurs et ils s'étaient enfoncés dans le Bois-aux-Loups à la recherche de gibier qui garnirait les tables d'Ironrath pour les jours à venir. C'était cette vie qu'il aimait, celle où il pouvait errer autant qu'il voulait dans les bois et plus loin encore en plaisantant avec les autres, pas celle où on espérait faire de lui un noble respectable, digne du nom qu'il portait et de sa région natale. Mais ça ne durerait plus très longtemps, bientôt il rejoindrait Blancport et embarquerait, bientôt il pourrait mettre derrière lui la blancheur et le froid du Nord qu'il connaissait depuis son enfance et enfin découvrir le continent oriental qui le faisait tant rêver. Plus que quelques jours, semaines tout au plus, après des années à attendre presque sagement et se renseigner autant qu'il le pouvait, à tracer des itinéraires sur des cartes qu'il esquissait sur des parchemins, à faire la liste de tout ce qu'il voulait voir avec Lyarra. Revenant à la réalité en sentant la corde de son arc claquer dans son dos suivi d'un commentaire sur son esprit encore une fois beaucoup trop à l'est, il laissa échapper un bref éclat de rire pour finalement se concentrer sur ce qu'ils faisaient. Il avait appris très tôt aux côtés de son cousin, le même qui venait de lui faire remarquer son manque d'attention, à détecter le moindre indice pouvant le mener à une proie et à connaître autant que sa propre demeure les moindres recoins de l'épaisse forêt, et c'était aussi lui qui lui avait enseigné les dangers qui s'y cachaient et comment les parer. S'accroupissant dans la neige, il lui montra la trace d'un sabot qui avait percé la couverture fine tombée un peu plus tôt, assurant de la proximité de l'animal et la direction qu'il avait pris. Ce serait une belle prise s'ils arrivaient à le rattraper, et le groupe de chasseurs se mit en chemin dans un silence presque parfait, seuls les discrets craquements du manteau immaculé sous leurs pas dérangeant le calme de la forêt. Quelques heures étaient passées, et la chasse avait été fructueuse: une biche, celle dont il avait suivi les traces, quelques lapins qui pendaient au bout d'une corde, mais surtout deux faisans bien gras dont les plumes feraient le bonheur de ses petites sœurs. Le groupe avait repris le chemin de la forteresse et il les avait accompagné pendant un moment avant de les laisser, préférant profiter encore un peu des bois et de la solitude tranquille qui l'entourait.

Après quelques pas lents, prenant le temps d'apprécier le paysage monochrome autour de lui, il s'était mis à courir dans une direction au hasard, sachant que même s'il s'égarait il finirait par retrouver le chemin qui le mènerait auprès des siens. La forêt, aussi dangereuse et inquiétante soit-elle, n'avait plus vraiment de secrets à lui cacher, et il aimait la liberté qu'il pouvait y trouver quand il s'y aventurait seul. Il s'était arrêté près de l'un des rares barrals cachés des simples voyageurs de passage, adressant une prière aux Dieux pour qu'ils continuent de veiller sur sa famille et prennent soin de son père et de son frère qui les avaient rejoint, avant de repartir, souriant au vent qui sifflait à ses oreilles et agitaient les boucles folles de sa chevelure. Il n'avait aucune idée du temps qu'il avait couru, ou même de la distance parcouru depuis qu'il avait quitté les autres, quand il s'était brutalement stoppé devant de nouvelles paires d'empreintes, sa dextre se posant instinctivement sur le bois sombre qui barrait sa poitrine. Un loup était passé par là, suivant de près un cavalier à en juger par les traces qu'un cheval avait laissé un peu plus loin. Ces animaux n'étaient pas rares dans la région, ce n'était pas pour rien qu'on l'appelait le Bois-aux-Loups après tout, et il avait de nombreuses fois aidé à en chasser, mais jamais seul. Pourtant il ne rebroussa pas chemin et suivit les traces en prenant garde où il mettait les pieds pour ne faire aucun bruit, observant chaque signe avec attention: un individu, pas une meute, d'une certaine taille vu les traces qu'il avait laissé derrière lui, et toujours celle d'un cheval, devançant à peine le prédateur. Dégainant son arc, il remit en place la tunique de cuir sombre qu'il portait et prit une flèche au carquois qui pendait dans son dos, l'encochant alors qu'il continuait sur la piste. Chasser et tuer un loup, seul et sans l'aide de personne, prouverait une bonne fois pour toute à sa famille qu'il n'avait besoin de personne pour survivre seul et qu'il pouvait donc partir pour Essos sans qu'ils s'inquiètent trop, en plus de pouvoir offrir une belle fourrure à son frère pour garnir dignement sa cape de lord, comme celle que portait lord Stark.

Sa senestre tenait fermement son arc encore baissé alors que sa dextre tirait un peu plus la flèche en arrière, tendant la corde sans un bruit alors qu'il s'avançait à travers les arbres aussi larges que des colonnes, les foulées de l'animal s'étaient raccourcies pour n'être plus que des pas. Le vent était à son avantage, le loup ne pourrait pas sentir son odeur, en revanche lui pouvait sentir celle d'un feu et de la viande qu'on y faisait cuire. Adressant une rapide prière silencieuse aux Dieux pour que le voyageur n'ait pas déjà subi une attaque mortelle de la bête qui le poursuivait, il fit encore quelques pas qui ne brisèrent pas la quiétude des bois, quand un grondement sourd retentit. Quelques mètres à peine et il ferait face à la bête, et la corde se tendit plus alors que sa respiration restait calme, son cœur sur le même rythme serein. Ce n'était pas sa première chasse, il connaissait chaque étape sur le bout des doigts, et ceux-ci affermirent leurs prises sur l'arc et la flèche, prêts à la prochaine action. Quelques mètres et il entra dans la minuscule clairière, faisant face au grand loup qui grognait, et derrière lui une jeune femme d'à peu près son âge à côté du feu qu'il avait senti plus tôt. Relevant à peine son arc, la pointe de sa flèche dirigée droit vers le prédateur, il s'arrêta et ancra ses pieds dans la neige, son esprit analysant la situation. Le loup n'attaquait pas la rouquine, il semblait plutôt la défendre, elle tenait une dague qui n'avait pas l'air en trop mauvais état qu'elle était prête à lui lancer dessus, et derrière elle se trouvait un cheval. Peut-être volé, c'était relativement courant avec les sauvageons qui passaient près des zones habitées, mais elle ne semblait pas faire partie du peuple vivant de l'autre côté du Mur. Pour autant il ne baissa pas son arc et le releva même un peu plus, assurant sa cible. Baissez votre dague et rappelez votre ... chien, je l'aurais touché et encoché une nouvelle flèche pour vous avant même que votre lame puisse m'atteindre. Ce n'était pas l'exacte vérité, la lame lui parviendrait avant qu'il n'ait attrapé une flèche dans son carquois dorsal, mais il pourrait l'esquiver en s'abritant derrière le premier arbre venu une fois la première flèche relâchée, mais elle n'avait aucun moyen de le savoir et il comptait bien s'en servir.
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MessageSujet: Re: Le presque Lord et la presque sauvage   Lun 19 Sep - 13:43

Loki a déjà attaqué quelqu'un, et a même tué plusieurs fois des hommes. Mais toujours sur mon ordre. Ses mâchoires étaient d'une puissance phénoménale et elles causaient de gros dommages très facilement. Elle était très utile. Et très affective. De plus c'était une chasseuse parfaite. Je l'aimais beaucoup. Je n'avais pas envie de la perdre. En plus, en face de moi c’était  un jeune homme, de mon âge, au courts cheveux bruns bouclés et aux beaux yeux bleus. Il était bien fait de sa personne. Il semblait quelqu'un de bien. Et les gens bien, on ne les tue pas. Laisser les épées et laisser les flèches hein ? J'aurais bien voulu son arc qui semblait bonne facture pour la chasse. Mais en même temps, le mien était un arc de combat et il avait une profonde valeur sentimentale. Donc autant le garder et ne pas s’encombrer d'un autre. Enfin, pour l'instant, il semblait vouloir abattre Loki qui grognait toujours sa fourrure hérissait. Il pouvait tirer une flèche peut-être qu’elle toucherait Loki mais il n'aurait pas le temps d'en en encocher une autre avant que je ne lui lance une dague, que je tire dans le même temps la seconde pour me jeter sur lui. Armer uniquement d'un arc il ne ferait pas le poids. Mais, il semblait amical et je ne voulais pas devenir une meurtrière. Je relâchai mes muscles et rengainai tranquillement ma lame  dans mon dos. Contrairement à certaines personnes qui rengaine par le haut, mes dagues étaient têtes en bas, ce qui étaient tout aussi pratique.

-Couché Loki. Fis-je avec un claquement de langue.

Ma chienne me fixa puis lentement ses babines recouvrirent ses crocs et sa fourrure retomba sur son corps. Elle s'ébroua un peu puis obéit  en se couchant près de Glinka mais ses muscles restaient en tentions. Mmmh … Elle n'aimait pas l’inconnu pour l'instant. Glinka tourna la tête vers l'homme en mâchant une poignée de feuilles. Elle, elle s'en fichait. Elle était un cheval de guerre mais pour l'instant elle était au repos. Je remontai ma cape sur mes épaules en attendant qu'il baisse son arc. Lorsqu'il l'eut fait je m'assis dans la neige et repris mon lapin entamé. Je n'avais pas tout mangé, un lapin entier était trop pour moi. Et même si Loki en avait mangé une partie il en restait assez pour deux. Il fallait peut-être que je calme l'homme non ? Comment faire ? J'étais nulle en étiquette. Ce n'était pas ce que j'avais appris en priorité ! Non, moi j'avais appris à survivre. Enfin, il fallait être polie non ? Je tournais donc la tête vers l'homme, autant le flatter un peu en l'appelant « lord ». J'éviterai peut-être la mort

-Pardonnez si je me montre mal polie mais je n'ai guère l'habitude de parler aux nobles. Je suis une humble mercenaire, on me nomme Boadicée.  Et vous, qui êtes vous ? Souhaitez vous partager mon repas avec moi ? Je l'ai fraîchement chassé il y quelques instants.

On ne perdais rien à avoir des amis, cela rapporte des contrats. Surtout quand ils étaient aussi agréable à l'œil que celui que j'avais en face de moi. Je sortis ma courte dague et découpai une lanière de viande que je lui tendis. Il allait quand même pas croire que je l'avais empoisonné non ?! Loki se redressa et poussa un petit gémissement. Elle avait faim. D'un mot je la laissai aller chasser dans les bois. Autant qu'elle se remplisse le ventre. Puis si elle n'était pas là peut-être que le  « lord »  serait plus détendu. Peut-être. Je le fixai toujours droit dans ses yeux bleus. Je n'avais pas peur de lui.
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MessageSujet: Re: Le presque Lord et la presque sauvage   Dim 9 Oct - 7:39


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Il attendit qu'elle ait rappelé son animal qui se coucha plus loin, puis qu'elle se soit assise à son tour devant son minuscule feu pour baisser son arc, toujours prêt à relâcher la flèche si jamais elle tentait quoi que ce soit. Après tout elle pouvait toujours être une sauvageonne et une de moins serait un autre souci en moins pour son frère. Mais elle ne semblait pas avoir d'idée derrière la tête, du moins pour le moment, et lentement il détendit la corde de son arc pour la faire revenir à sa position naturelle et remis la flèche dans son carquois, sentant le poids du couteau de chasse qui pendait à sa ceinture juste sous celui-ci. La jeune femme ne pouvait pas le voir d'où elle était, et il ne comptait pas non plus lui montrer en signe de bonne volonté ou il ne savait quoi d'autre. Il s'adossa à un arbre tout près, l'arc toujours dans sa senestre, jetant un bref regard au pauvre lapin au dessus des braises, alors qu'elle avait des provisions accrochées à la selle de son cheval. S'il avait voulu jouer le rôle qui était normalement le sien il aurait pu signaler que c'était du braconnage, vu qu'elle se trouvait sur les terres des Forestier, ou même lui demander ce que pouvait bien faire une mercenaire dans les environs, mais ça ne l'intéressait pas vraiment. Même ce prénom qu'elle lui avait dit et qui ne sonnait pas nordien, ou même ouestrien d'ailleurs, ou la façon qu'elle avait eu de rengainer sa dague ne retenait pas plus que ça son attention, tout comme le bout de viande qu'elle lui tendait maintenant. Edwin. Et non merci, j'ai déjà mangé aujourd'hui. Et vu tout ce qu'ils avaient chassé plus tôt, il aurait largement de quoi se remplir l'estomac en rentrant. Son regard glissa sur la bête qui passa non loin pour disparaître à travers les arbres, observant les muscles qui jouaient sous la fourrure épaisse et les traces qu'elle laissait derrière elle, témoignant de son poids certain. Massive, mais moins que les molosses que son cousin élevait, et sûrement moins bien dressée.

Un instant il se demanda combien de temps il faudrait à Morgoth pour se débarrasser de cet animal qui ressemblait vraiment plus à un loup qu'à un chien, avant que cette pensée disparaisse, remplacée par son envie de retourner courir à travers la forêt, d'aller saluer les autres barrals cachés aux regards étrangers, d'apprécier cette liberté qu'il aimait tant. Son attention revint sur la jeune femme alors que les derniers craquements des pas de l'animal dans la neige disparaissaient, se foutant qu'elle capte ce regard qui la détaillait. Mignonne, mais il avait vu mieux. Bien sûr il aurait pu tenter de la séduire, par un moyen ou un autre, et éventuellement coucher avec elle, plus par jeu que réelle envie, mais il pourrait trouver bien plus amusant à Motte-la-Forêt, à Winterfell ou même à Ironrath. Mercenaire ou non, une femme ne devrait pas traîner seule dans le Bois-aux-Loups, les dangers sont nombreux et souvent fatals. Ce n'était même pas une question de sexe, même si son gabarit n'aidant pas, ou d'éventuelle capacité à se débrouiller seul, il connaissait le domaine qui l'avait vu naître et savait ce qui arrivait à ceux qui s'égaraient seuls dans les bois. Il ne faisait pas uniquement références aux animaux qui hantaient la forêt, aux bandits qui s'y cachaient parfois ou aux sauvageons qui traversaient ici pour descendre plus au sud. La neige était bien plus dangereuse, pouvant dissimuler de nombreux pièges, naturels comme posés par les chasseurs, sans même évoquer les nombreux écervelés qui se croyaient en sécurité auprès d'un petit feu et s'endormaient pour ne jamais se réveiller, nourrissant de leurs corps le sol sous eux. Combien d'égarés avait-il trouvé au cours de ses courses à travers les bois, parfois à quelques lieues à peine des premières habitations, figés par le froid dans un sommeil éternel ou au fond d'un gouffre, leurs os brisés les empêchant de fuir.

Mais bientôt il pourrait laisser le climat glacé du Nord derrière lui et découvrir les chaleurs agréables de l'est, celles dont il rêvait depuis tant d'années, sentir enfin le soleil réchauffer réellement sa peau et peut-être même le brûler. Sortir de cette monotonie noire et blanche pour voir les mille et une couleur d'Essos, découvrir ces épices et fruits qui n'étaient que des chimères dans ce royaume glacé, se perdre dans les vastes déserts de sable et d'herbes sèches, si loin des landes vertes qu'il avait toujours connu. Bientôt atteindre cette liberté totale loin de cette famille qui s'acharnait à vouloir faire de lui un noble digne du Nord, goûter les langues étrangères et les plaisirs multiples dans tant de cités différentes, les nombreuses cultures et les histoires de chaque peuple qu'il croiserait, enfin obtenir les réponses que son mestre n'était pas capable de lui fournir. Il avait tant de fois essayé d'établir quel serait le meilleur itinéraire, dans quel ordre il visiterait les Cités Libres, quelles îles du sud il découvrirait en premier, et enfin ce moment arrivait. D'abord Blancport, où il lui faudrait se plier une dernière fois à  l'étiquette avec les Manderly, puis le premier bateau en partance pour Braavos, et ensuite... Ensuite il ne savait pas, il n'avait pas envie de savoir, il pourrait faire ce qu'il voulait, quand il le voulait, comme il voulait, sans sentir le regard lourd de jugement de son oncle ou entendre son aîné le reprendre de sa voix grave et sérieuse. Plus que quelques jours, semaines tout au plus, et l'est serait enfin à sa portée, bien plus proche qu'il n'avait pu l'être depuis qu'il en avait entendu parler pour la première fois.
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MessageSujet: Re: Le presque Lord et la presque sauvage   Dim 9 Oct - 21:43


Cet « Edwin » refusa mon morceau de viande. Tant pis pour lui. Je le mangeai à sa place tout en le fixant droit dans les yeux. Quand allait-il comprendre que je n'allais pas lui sauter à la gorge ? Il pouvait lâcher son arc, Loki était allé chasser. Idiot. Je continuais tranquillement mon repas sans lui dire de poser son arc. Cela le rendrait encore plus méfiant qu'il ne l'était déjà. Qu'est ce que une pauvre jeune fille pouvait faire contre lui ? Ah ! Pauvre fille ! La blague ! J'étais capable de le tuer, de tuer tout court. Arc ou pas. Mais il n'était pas une cible. Et je ne tuais que les cibles. Sa remarque sur mon sexe et les dangers me fit franchement rire.

Que pensait-il ? Que j'étais sans défenses ? Que c'était ma première escapade seule ? Les hommes alors … Tout ça parce que les femmes ont moins de muscles qu'eux. Oui … Mais plus de cervelle. Sauf que si la nature décide de tuer quelqu'un elle le ferra. Peu importe le sexe et l'âge et l'apparence.… Alors ce n'est pas ses menaces qui allait me faire peur ! Je coupais un nouveau morceau de viande que je mâchais sans répondre. Seul le bruit de la graisse tombant goutte à goutte sur les braise empêcher un silence épais de s'installait dans la clairière.  Un aboiement et un cris animal d'agonie d'un animal résonna. Ah … Loki avait eut une proie. Lapin ou renardeau voir un daim ou même un faon si elle le pouvait.  Le choix était large.  Je tournai de nouveau lentement la tête vers l'homme.

« Je ne voyage pas seule, ma chienne est avec moi. De plus, je vis de voyage depuis … Depuis … Depuis ma naissance.  Ce n'est pas la première fois que je viens ici. Et sûrement pas la dernière. Même si la nature est imprévisible, je connais quelques petites choses  pour rester en vie. Les villes tel Port Real ou autres sont infiniment plus mortelle que la nature elle même. Les grandes maisons aussi sont dangereuses quand on rentre dans leur jeux. Voilà pourquoi je préfère voyager seule.

Je ne me sentais en vie que lorsque j'étais dans la nature, seule avec Loki et linka. J'aimais la compagnie humaine mais à petites doses uniquement. Toute petites doses. Peut-être que dans quelques années, j'irais ors de Westeros. Si j'en avais les moyens. Pourquoi le monde tournait-il autour de ça ? Aucune idée. On aurait pus se concentrer sur d'autre choses que de l'or ou l'argent … Mais non, nous avions choisit de mettre nos vies sous l'égide de l'or et de l'argent qui guidaient le pouvoir. Et même moi j'étais soumise à ça. Pour une mercenaire vivant dans les bois et de ce qu'elle chassait c'était ironique. Mais pour voyager j'avais besoin d'argent. Rien que pour prendre soin de mes animaux il me fallait de l'argent. Moi pour moi je pouvais m'en passer mais pour le reste ? Mmh … Servitude inutile. Je tranchai une nouvelle lamelle de viande que je dévorai en guettant les bruits de pas de Loki. J'étais sûre qu'elle allait surgir de derrière de Edwin. Juste pour l'embêter. Elle aimait surprendre les gens. Et je la comprenais. Surprendre les gens était le meilleur moyen de les obliger à rester sur leur gardes. ET c'était utile. Parfois.
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MessageSujet: Re: Le presque Lord et la presque sauvage   Jeu 3 Nov - 1:15


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Pourquoi restait-il là, à la regarder manger ce pauvre lapin qui n'avait rien demandé à personne? Aucune idée, surtout que ce n'était pas vraiment un spectacle fascinant. Il avait cru qu'un voyageur était poursuivi par un loup et potentiellement en danger sur les terres de sa famille et avait voulu aider, mais il s'était avéré qu'il s'agissait juste d'elle et de son chien, rien de plus. Et en plus elle prenait la mouche pour rien. Peut-être que dans les villes du sud c'était dangereux, mais ce n'était que des humains qui étaient au final assez faciles à gérer, pas la nature imprévisible et sauvage du Nord qui surprenait parfois même ceux qui y vivaient depuis des décennies. Homme ou femme ça ne changeait rien, qu'elle ait compris de travers ou non ce qu'il avait dit ne l'intéressait pas vraiment, il ne comptait pas la corriger. Et si elle croyait que son espèce de monstre pourrait changer quoi que ce soit à la dure réalité, elle se trompait lourdement. Un chien ne sera d'aucun secours en cas de chute, tout comme il ne pourra rien faire si un groupe de sauvageons vous tombe dessus par surprise, ou que votre feu s'éteint en pleine nuit. Je suis né ici, j'ai grandi dans cette forêt, et pourtant je sais qu'il vaut mieux ne pas y rester seul trop longtemps. Un temps oui, c'était même très agréable, mais rien ne survivait seul ici et même ceux aimant la solitude devaient retrouver à un moment donné leurs congénères s'ils ne voulaient pas mourir. Même lui qui aurait pu passer des jours à errer dans les bois sans être dérangé le moins du monde par ce froid qui ne faisait que l'endurcir un peu plus savait qu'il faudrait revenir auprès des siens. Plus pour longtemps, bientôt il n'y aurait plus que le soleil, la chaleur et la liberté.

Des craquements dans la neige quelque part derrière lui attirent son attention, mais il ne bougea pas, restant parfaitement immobile contre l'arbre, la senestre tenant son arc n'esquissant pas un mouvement. Il se doutait que l'animal de la rouquine était en train de revenir, sûrement à quelques mètres encore, et ne tarderait pas à passer à côté de lui pour tenter de l'effrayer ou il ne savait quoi d'autre. Belle tentative, mais il avait grandi avec les chiens de son cousin, des bêtes largement plus massives et inquiétantes. Petits ils s'en servaient même de montures, jouant à imiter les chevaliers du sud. Quelques instants après la bête apparut effectivement, les babines tâchées de sang, grognant sourdement dans sa direction avant de rejoindre sa maîtresse. Toujours pas impressionné non, il lui en fallait vraiment plus. Je vous conseille d'éviter de trop traîner dans le secteur, lord Forestier n'aime pas qu'on braconne sur ses terres. Bonne journée. Il avait vu qu'il n'y avait aucun danger, contrairement à ce qu'il avait cru à la base, la bestiole était revenue près de sa maîtresse et pourrait tenter de la défendre si jamais il y avait un problème, il n'avait aucune envie de faire la conversation plus que nécessaire, aucune raison de rester là à attendre que le temps passe alors qu'il pouvait retourner courir dans les bois.

Lentement il décolla son dos de l'arbre sur lequel il était appuyé et se décala de quelques pas, faisant toujours face à la mercenaire et à son chien. Il esquissa un léger salut de la tête, rien de bien recherché, et recula jusqu'à la ligne d'arbres plus loin. Non pas qu'il craigne un coup en traître, la neige et ce qui couvrait le sol le préviendrait d'une avancée soudaine et il aurait le temps de réagir, mais on n'était jamais trop prudent et il ne voulait pas non plus dévoiler la lame qui se cachait encore dans son dos, juste au cas où. Une fois assez loin, il repassa l'arc au travers de son torse, le calant pour qu'il ne le gêne pas, et s'élança à nouveau, profitant de l'air frais sur son visage et dans ses cheveux alors qu'il serpentait à travers les arbres, courant aussi vite qu'il le pouvait juste pour sentir le froid s'entrechoquer avec la chaleur de son propre corps. Peut-être pousserait-il jusqu'à la lisière, là où la Route Royale devenait plus fréquentable pour voir si des marchands apportaient des nouvelles de cet ailleurs qui le faisait rêver, ou il remonterait au nord pour aller saluer l'un des clans des montagnes qu'il connaissait depuis toujours, ou autre chose qui ne lui était pas encore passé par l'esprit. Il finirait bien par rentrer chez lui, mais pour le moment il voulait juste profiter de la tranquillité de la forêt qui l'avait vu naître, du froid tout autour qui courrait dans ses veines aussi vite que ses pieds heurtaient le sol.
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MessageSujet: Re: Le presque Lord et la presque sauvage   Ven 4 Nov - 10:12

Pff … Pauvre garçon … Il croyait vraiment que Loki n'était qu'une simple chienne ? Elle était une chien-loup à peine née, même pas à son apogée de sa stature ou autre. Et il croyait qu'elle n'était d'aucune efficacité ? L'idiot. Qu'il se fasse mordre par ses crocs et on verra bien s'il disait toujours la même chose. Oh ? Trop aimable de s’inquiéter pour moi. Il n'était encore qu'un gosse. D'accord, on avait probablement le même âge, mais visiblement il n'avait pas vécu les mêmes choses que moi. Tss … Pauvre idiot. Je vis de froid et de dangers. Je suis une mercenaire née de la neige elle même. Enfin … Pas du tout mais j'avais été abandonné dans la neige. Et j'avais survécu jusqu'à ce que mon maître me trouve Alors tes menaces de morts à cause de la neige me font doucement rire. Je les connais ces menaces, je sais comment les éviter. Toi par contre, si on te met à ma place ? Est-ce-que tu vas survivre ? J'en doute. Tu semble bien trop fragile. Non, tu mourras.

Je souris à Loki qui revient la fourrure taché de sang. Elle avait du se régaler. Elle grogna même à l'adresse de l'homme. Je ne dis rien. Préférant continuer à manger ma viande d'une main. Loki s'installa près de la jument qui tourna la tête vers elle sans rien dire. Est-ce que ces animaux causaient entre eux ? Possible …  Il était un larbin de lord Forestier ? Ah, je comprenais donc mieux son ton supérieur ! Il devait être le garde chasse ou autre. Edwin le garde chasse. J'aimais bien, ça sonnait bien. Il ressemblait même à un garde chasse. Il devait être punis s'il manquait un lapin … Pff … Ces lords … Pour un pauvre lapereau il ferait battre cet homme. Qui partait à reculons. Après m'avoir salué d'un mouvement de tête, salut au quel je répondis. Hey ? T'est au courant que je vais pas t'attaquer ? Trouillard. Enfin bon … Je finis mon lapin avant de me redresser. C'était pas tout ça mais … J'avais pas envie d'être battu et détroussé pour un pauvre lapin. Je jetais les restes à Loki qui les engloutit pendant que je me nettoyai avec de la neige tout en jetant des poignets sur les braises rougeoyantes. Je récupéré mes affaires, sanglait Glinka et me hissai sur son dos. Bon ! Il était temps de partir et d'aller vers les villages ! D'une pression des genoux je mis ma jument en marche pour quitter ce bois en direction du château le plus proche. Je m'offris même de faire un détours. Ah ! La forêt ! Il n'y avait que ça de vrai !
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