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 Where there's wine

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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptySam 10 Sep - 13:22

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Loras & Edwin

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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyMar 13 Sep - 3:51


To the bottle I go
To heal my heart and drown my woe
Rain may fall, and wind may blow
And many miles be still to go

Edwin + Loras
lune 13 - an 299 - Crique-Astérie


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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyMer 14 Sep - 16:55

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Loras & Edwin

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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyVen 16 Sep - 1:03


To the bottle I go
To heal my heart and drown my woe
Rain may fall, and wind may blow
And many miles be still to go

Edwin + Loras
lune 13 - an 299 - Crique-Astérie

Souriait tranquillement sous les attentions du jeune homme et luttant un peu pour garder les yeux ouverts alors que la torpeur pesait de plus en plus lourd sur ses paupières, la lourdeur des battements de son cœur plus efficace que toutes les berceuses qu'il avait pu entendre, sa main libre frôlait doucement la peau de l'autre. Il aimait ces moments de flottement où son corps et son esprit s'effaçaient pour laisser place à tout ce qui l'entourait, ayant presque l'impression que le sable sous lui était en réalité une partie de son être, que le lent mouvement des vagues était sa propre respiration, que la brise qui agitait discrètement ses boucles allait l'emporter au loin à tout moment. Reste un peu alors, je doute qu'il y ait des affaires urgentes qui t'attendent à cette heure. Son sourire s’agrandit un peu plus en sentant les baisers sur sa joue, puis les caresses qui suivirent, replaçant agréablement la douleur vive qui avait précédé et qui n'était déjà plus qu'un souvenir. Si je me souviens bien, M'lord a ensuite demandé à être épuisé. Demande à laquelle il s'était plié avec plaisir, leurs corps épuisés en étaient la preuve, sans même parler des nombreuses marques qui les couvraient tous deux. Tendant légèrement le cou, il posa un baiser sur le front de l'autre, redescendant le long de son visage du bout des lèvres pour finalement effleurer les siennes. Et demain matin tu me maudiras en sentant toutes les courbatures. Peut-être même à cause de certaines marques qui ne seyaient pas vraiment à un jeune noble. Il serait probablement dans le même état, mais lui pouvait choisir de rester terré dans sa chambre le temps que tout disparaisse, ou se moquer éperdument du regard des autres sur les traces qu'il porterait le lendemain, en plus de celles laissées par les marins plus tôt.

Sa main revint se poser sur le creux de la taille du jeune homme, soulignant le début de la ligne qui contournait sa hanche, appréciant la douceur sous ses doigts, la chaleur du corps contre le sien. Il préférait quand l'autre ne disparaissait pas aussitôt leur affaire faite, y compris quand elle était monnayée, même s'ils échangeaient à peine quelques mots. Ça n'avait rien à voir avec une quelconque histoire de romantisme auquel il ne croyait pas vraiment, encore moins après ce qu'ils venaient de faire, ou tout autre chose du même acabit, il trouvait simplement agréable d'avoir un corps chaud contre lui. Encore un peu de chaleur et de compagnie avant de retrouver le froid et la solitude de son lit, qu'il soit dans l'auberge sur le port ou dans le Nord. Remontant sur la hanche du jeune homme, il passa dans son dos pour poser sa main dans le creux de ses reins, ses yeux se fermant sans qu'il le veuille, et il revint poser quelques baisers sur les joues de la Rose. Si jamais je m'endors... La bouteille restante est à toi si tu la veux, mais touche au reste de mes affaires et je te poursuivrais dans toute l'île pour les récupérer et te régler ton compte, et tu as pu remarquer que je n'ai strictement aucun problème avec ma nudité. Il mordilla gentiment sa pommette et se cala un peu mieux contre lui, repliant son autre bras pour caresser distraitement la partie de son dos à sa portée, sentant glisser sous ses doigts le sable qui couvrait encore certains endroits tandis que son autre main traçait machinalement des courbes dans le bas de son dos. Ses yeux se fermèrent encore, un fin sourire étirait ses lèvres, et cette fois il ne lutta plus vraiment, se laissant porter par l'assoupissement qui allait avec la fin d'ébats plus que satisfaisant. Il ne dormait pas vraiment, pas encore mais ça viendrait sûrement, il profitait simplement du calme autour d'eux, de la fraîcheur de la brise sur sa peau, des discrets bruits de la mer et de la plage sous eux.

Ses caresses s'étaient arrêtées, sa main reposant sur l'épaule du jeune homme dont il sentait la respiration tranquille plus qu'il l'entendait, l'autre ne touchait presque plus sa peau, et il n'était pas loin de sombrer quand une pensée traversa son esprit presque assoupi, une qui le fit sourire un peu plus. Tant que j'y penses, fais attention à ce que tu dis à des étrangers ou devant eux. Un noble au milieu du peuple attire toujours l'attention, certains pourraient être tentés d'en profiter. Les yeux toujours fermés, ses doigts remontèrent le long de son épaule jusque dans sa nuque, jouant un instant avec les boucles encore humides qui s'y trouvaient. Rien que ce soir j'ai pu deviner qui tu étais exactement, alors que je ne suis pas très doué pour me souvenir des familles de Westeros, sans même parler du reste... Ouvrant un oeil où devait très certainement briller une lueur amusée, il lui désigna du regard leurs nudités respectives et revint poser un baiser sur sa joue. Alors que tu ne sais presque rien sur moi. Son prénom, le fait qu'il avait passé un peu de temps avec les Dothrakis, qu'il connaissait assez les familles de Westeros pour savoir qui étaient les Tyrell, peut-être quelques petites choses sans grande importance, mais rien qui ne l'approchait de sa réelle identité et il préférait. Il avait aimé être un simple visage dans une foule  pendant sa longue traversée d'Essos, juste un anonyme comme les autres, et il n'avait pas hâte de revenir à la réalité qui allait avec son nom et tout ce qui l'accompagnait. Refermant l’œil, il laissa échapper un discret soupir serein. Ce n'est pas une critique, juste un conseil. D'autres se seraient servis de ces informations pour te faire du mal, ou en faire à tes proches. Sa senestre revint se poser sur l'épaule, évitant l'endroit où il avait planté ses ongles plus tôt, et il glissa une de ses jambes contre celles de l'autre, frôlant sa peau alors que le poids de la fatigue le poussait un peu plus vers le sommeil.
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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyDim 18 Sep - 4:09

Where there's wine
Loras & Edwin
Un petit rire doux, non mesquin du tout, s'évada de ses lèvres encore rougies et bouffies. Étrangement, sous le baiser qu'Edwin posa sur son front, son estomac et sa gorge se serrèrent. Ce n'était pas de lui qu'il avait envie de recevoir ce genre d'affection tendre, en ce moment. Il y avait des gens plus importants qui lui manquaient terriblement; encore plus une fois que toutes les sensations qu'avaient causées leurs étreintes furent tombées. De cet homme dont il aurait préféré le corps à celui d'Edwin et qui avait dû lui passer quelque fois à travers l'esprit durant ces moments de passion, mais dont il ne recevait que du silence depuis trop longtemps, par exemple. Pire encore, la simple présence absente de sa sœur dans sa mémoire suffisait à le briser tout doucement. Loras ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour elle, c'était plus fort que lui. Il ne savait pas comment elle allait, en ce moment. Comment se portait le bébé dans son ventre ? Comment cet autre homme qui n'était pas lui la traitait ?  Et pour le coup, il se sentit bizarre de penser à Margaery alors qu'il se trouvait nu contre un autre homme. «Je n'ai jamais regretté une courbature, Edwin. Surtout pas lorsqu'elle est fruit de ce genre d'activité. » Tout tendrement, contrastant grandement avec leurs précédentes embrassades, il embrassa à son tour les lèvres d'Edwyn. Un instant, il ferma les yeux. La jeune Rose fût étonnée à quel point de simples et rapides pensées concernant deux des gens qu'il aimait le plus au monde avaient pu le refroidir autant – quoique ça apportait quelque chose de rassurant : les passions physiques et mentales n'étaient pas les mêmes choses et il n'avait pas perdu, malgré  sa tristesse et sa colère du moment, son habileté à se défaire rapidement des hommes qui passaient dans son lit – même s'il n'éprouvait aucun inconfort à se trouver contre l'autre. D'ailleurs, le Tyrell osa se blottir un peu contre lui, appréciant la chaleur unique à l'homme ; cette enveloppe qui lui procurait un minime sentiment de sécurité.

Calmement, la main qui encore et toujours jouait dans les bouclettes brune redescendit sur l'épaule jusqu'à récupérer sa place initiale sur le torse de l'homme. Sous les caresses qu'il posait encore sur son corps, sous la morsure qu'il infligea presque subtilement à sa joue, il se laissa aller un peu plus à ce doux sentiment de fatigue. S'il savait l'autre se laisser emporter lentement par les bras du sommeil, car il sentait ses caresses beaucoup plus aériennes que franches, ce n'en était pas moins le cas pour le biefois qui venait subitement de rouvrir ses paupières qui s'étaient vaguement fermées, lorsqu'il entendit à nouveau la voix d'Edwin. Un sourire calme, qui pourtant avait derrière lui une ombre un peu triste – reliques de ses précédentes pensées –, se dessina sur sa peau abîmée par le soleil de Dorne.  « Garde le vin. Ce n'est pas ce qui manque, entre les murs de la demeure de mon oncle. Par contre, pour tes affaires... » Alors qu'il vint doucement embrasser sa joue, il laissa son silence flotter encore un peu dans l'air presque salé de La Treille. « Elles ne m'intéressent pas plus que cela. Je me conterai de garder comme souvenir de toi que des sensations. » En effet, que ferait-il d'une arme dont la qualité n'était pas à son avantage et de ces vêtements qui ne l'intéressaient absolument pas. Oui, il aurait pu laisser son côté taquin ressortir un peu, mais Edwin ne méritait pas ça. Il n'avait aucune raison de le laisser seul avec cette nudité qu'il disait ne pas lui faire honte. S'il avait été irrespectueux, peut-être, mais ce n'était pas le cas. La Rose Dorée voulu se laisser aller comme avait réussi à le faire l'autre qui semblait partir de plus en plus pour le monde des rêves, abandonnant derrière lui ses caresses, à la grande déception du Tyrell, mais on ne pouvait pas toujours faire ce que l'on voulait, malheureusement.

Sur le coup des paroles prévenantes, Loras se redressa rapidement en prenant appui sur son bras. Ses sourcils froncèrent et ses pupilles détaillèrent vivement les traits faciaux de l'homme devant lui. Sa bouche entre-ouverte et ses yeux respirant la surprise, le jeune homme était bien plus troublé par la véracité des propos d'Edwin – même s'il n'arrivait pas entièrement à lui donner raison – que par une quelconque menace que d'autres auraient pu supposer. Il n'avait pas tord, Edwin. À la simple certitude que l'autre venait d'Essos, Loras n'avait pas hésité à lui dire son nom, à se mettre à nu devant lui. Il enchaînait connerie sur connerie depuis le début. S'il arrivait quelque chose à sa sœur, bien qu'il ne se l’admettrait jamais au grand jamais, ce serait probablement de sa faute à lui et à son impulsivité. Alors qu'elle, elle se forçait à prendre cette identité qui n'était pas la sienne – celle de leur cousine Elinor – , il jouait avec une imprudence particulière. Lorsque le choc lui passa à travers la gorge, il se recoucha sur le sable comme il le fallait, espérant sincèrement que l'autre vienne remettre ses doigts dans ses cheveux. Pour l'instant, il se contenta d'apprécier la main qui s'était reposée sur son épaule. « Deviner est un grand mot, Edwin... Dans le Bief, trop de gens me connaissent. J'ai été écuyer, ici. Mon visage n'est pas inconnu. Dans Westeros tout entier, beaucoup savent qui je suis. Si je suis allé quelque part pour un tournois ou en visite avec mon père, il est clair qu'en y retournant, il y aura ces dizaines de filles qui essaieront de me parler, ces pères qui me vanteront leur fille ou ces gens jaloux ou admiratifs qui me lanceront haines ou compliments... » Loras soupira doucement. Homme qui aimait les hommes ou pas, il appréciait toute l'attention qu'on lui donnait, le simple fait de se savoir aimé le remplissait d'une confiance absurde. Si c'était beau avant, maintenant il s'agissait d'un handicap plus qu'autre chose. Il devait éviter le plus possible les gens qui n'étaient pas du peuple, histoire de ne pas être cerné dans ses mensonges; un seul faux pas mettrait sa vie et celle de sa sœur en danger et, ça, il le refusait absolument. Doucement, une de ses mains pianota sur le torse du nordien avant de remonter sur son bras et d'y rester. À son tour, il blottit une de ses jambes contre celles de l'homme. « Depuis que j'ai douze ou treize ans, ils me surnomment Chevalier aux fleurs. J'ai entendu d'autres gens me surnommer de façon moqueuse Chevalier aux pensées ou Chevalier aux marguerites, mais je n'ai jamais réellement compris l'intérêt de ces moqueries futiles. Maintenant que tu sais mon nom, que tu sais d'où je viens... Ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres. »  Un sourire doux décora son visage. Il savait très bien que l'autre s'endormirait fort probablement alors qu'il parlait, mais il s'en fichait vaguement. Il voulait être écouté, certes, mais le fait qu'il puisse raconter ça signifiait beaucoup pour lui ; la naissance d'une certaine nostalgie. Il aurait pu se retenir et ne pas dire grand-chose de plus, oui, mais si Edwin s'intéressait ne serait-ce qu'un peu aux familles de Westeros, qu'il vienne d'ici ou de l'Est, il finirait très bien par savoir encore plus de choses sur lui. La chute des Tyrell, sa supposée disparition... Des choses beaucoup plus graves qu'un surnom. Peu importe, le mal était déjà fait et il devrait vivre avec les conséquences qu'il engendrerait.
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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyLun 19 Sep - 19:54


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lune 13 - an 299 - Crique-Astérie

Le biefois s'était redressé presque d'un coup aux mots qu'il avait prononcé et il n'avait pas réagit, la main qui se trouvait sur son épaule retombant simplement dans le sable. Le jeune homme était impulsif, il l'avait bien compris, tout comme il s'était douté qu'il réagirait comme ça alors qu'il terminait sa phrase, et il pouvait sentir son regard sur lui alors que le sien était toujours dissimulé par ses paupières. Il n'avait pas bougé et avait simplement replacé sa main quand il était revenu contre lui, écoutant avec attention ce qu'il disait même s'il devait plutôt donner l'impression de somnoler, notant les petits détails qu'il laissait échapper sans s'en rendre compte. "Trop de gens" le connaissaient dans le Bief alors qu'il était l'un des héritiers forcément connu de Hautjardin, la légère insistance sur l'attention des jeunes filles et de leurs pères, la mention des jaloux et de la haine avant celle des admiratifs et des compliments, autant d'éléments si discrets qu'ils passeraient inaperçus s'il n'avait pas pris l'habitude de prêter attention à ce genre de choses. On apprenait beaucoup sur les autres avec leur façon de parler, quelle que soit la langue, et chaque mot développait un peu plus le portrait de la jeune Rose. Chevalier aux fleurs, il n'y avait vraiment que les sudistes pour donner des surnoms pareils, dignes de contes pour petites filles et absolument pas effrayants pour le reste du monde, en tout cas pas de celui dont lui venait ou celui qu'il venait de quitter. La main qui était encore posée en travers de la taille du jeune homme remonta lentement sur son côté alors qu'il finissait, pour passer dans ses boucles, ses doigts s'y emmêlant tranquillement. Savoir son nom et d'où il venait étaient bien plus que des détails, c'était une partie de ce qu'il était, de l'éducation qu'il avait reçu, de tout ce qui le composait même s'il n'était pas d'accord avec ça. Comme lui, malgré tout ce qu'il avait fait pour s'éloigner le plus possible de ce qu'il était au départ, il finissait toujours par y revenir. Pour d'autres ce serait une arme, et tu sais aussi bien que moi ce qu'on fait avec des armes. Rouvrant les yeux, il lui sourit doucement et posa un petit baiser sur sa joue puis sur son nez et enfin sur ses lèvres. Mais comme tout bon chevalier, aux fleurs ou non, tu as appris à parer puis contre-attaquer, et c'est tout ce qui compte.

Se mettant sur le dos, il l'attira plus contre lui, posant sa tête sur son torse pendant que ses mains changeaient de position: la gauche remplaça la droite dans ses cheveux, les caressant doucement, tandis que cette dernière descendait pour placer sa jambe en travers des siennes, frôlant sa peau du bout des doigts avant de se poser sur son ventre, là où il n'y avait aucune marque. Les yeux rivés au ciel, il profita du bref silence avant de reprendre, la voix basse. On a quelque chose en commun toi et moi. En plus d'être tous les deux nus comme des vers sur une plage après quelques ébats normalement mal vus par la société ouestrienne. Je suis aussi un troisième fils, mais la comparaison doit s'arrêter là. Ma famille est beaucoup plus humble que la tienne, et si on t'appelait Chevalier aux fleurs, on me traitait de sauvage et de rebelle. Un petit rire lui échappa et il se redressa le temps de poser un baiser sur le front du jeune homme avant se rallonger. Un sauvage, un rebelle, un rêveur, un gamin qu'il était impossible de maintenir en place plus de quelques heures, et ce même gamin était désormais lord de sa maisonnée. Quand j'étais petit, on a essayé de me forcer à être comme tout le monde, à me conduire comme on attendait que je me conduise. Mon oncle et mes frères se sont acharnés sur moi en croyant que ça marcherait, que je finirais par rentrer dans cet idéal qu'ils avaient et représentaient si parfaitement. Ça n'a pas vraiment marché, en tout cas pas comme ils l'espéraient. Non, même là dessus il avait finalement eu le dernier mot, parce qu'il était trop entêté pour se plier simplement à faire ce qu'on voulait qu'il fasse, et il était resté gaucher pour presque tout sauf l'écriture, apprenant à se battre à l'inverse de tous et gagnant ainsi un avantage lors des affrontements. Ce même avantage qui lui avait sauvé la vie plus d'une fois, y compris pendant les duels qui l'opposaient aux guerriers dothrakis qui le défiaient. Machinalement sa senestre passait et repassait dans les boucles de l'autre, jouant avec sans vraiment s'en rendre compte, alors que sa dextre était toujours parfaitement immobile sur son ventre, se soulevant au gré de sa respiration tranquille.

C'était aussi pour ça qu'il était parti de chez lui, refusant de se conformer à ce que tous voulaient pour lui et de regarder sa vie passer à l'intérieur de limites qui avaient été fixées pour lui. Il avait voulu voir ce qu'il y avait au delà des frontières de son Nord natal, en apprendre plus sur ce qui n'était que de vagues histoires que le mestre lui racontait parfois pour retenir un peu son attention, rencontrer tous ces peuples dont il avait entendu parler et qui étaient auréolés de tant de mystères. Il avait voulu découvrir d'autres paysages que les plaines immaculées, les forêts froides et les monts enneigés, et il l'avait fait, se foutant une nouvelle fois de l'avis des siens. Je crois que j'avais ton âge quand j'ai dit au revoir à ma famille, et je ne les ai pas revu depuis. Sept années, bientôt huit, qu'il était parti, et il n'avait absolument pas vu le temps passer, en perdant même la notion parfois. Il avait grandi, s'était un peu assagi aussi, mais l'idée de rentrer chez lui après autant de temps lui était toujours étrange, autant que son nouveau statut. La Treille est mon dernier voyage avant de rentrer chez moi, ça me déprimait un peu mais cette soirée m'a fait du bien. Peut-être la dernière où il pourrait être qui il était réellement, sans se soucier de l'image qu'il donnerait de sa famille ou même de lui, à simplement faire ce qui lui plaisait quand il en avait envie avant de monter sur le bateau qui le ramènerait dans le Nord. À défaut de pouvoir ramener une Rose là-bas, j'aurais au moins de bons souvenirs à revisiter si jamais je m'ennuie. Même s'il doutait que ça arrive, son oncle ne lui en laisserait pas le temps, il aurait trop de choses à apprendre concernant tous les nouveaux devoirs qui l'attendaient, en plus de tout ce qui attendait très certainement son arrivée pour lui tomber dessus. Sa main descendit brièvement dans le cou du noble pour effleurer l'une des traces qu'il lui avait laissé avant de revenir dans ses cheveux, continuant tranquillement ses caresses alors que ses yeux se fixaient sur le Dragon de Glace et son œil bleu qui le guiderait bientôt vers ce qui était désormais son fief.
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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyMar 20 Sep - 3:19

Where there's wine
Loras & Edwin
Sous les baisers qu'Edwin posa sur son visage, Loras se sentit amusé. Loin de l'amusement sur lequel ils avaient débuté leur soirée, bien plus près, désormais, d'une joie tendre et innocente. Ses paupières se fermèrent sous le chatouillement des lèvres sur sa peau, alors qu'un sourire serein illumina son visage légèrement rose. Loras manipula, dans sa tête, les mots d'Edwin ; il n'avait pas tord. Tout ce qui sortait et qui sortirait de sa bouche, même la chose la plus futile, pourrait un jour se retourner contre lui. Il pouvait bien menacer, pousser et pousser encore, il lui faudrait un jour se défendre. Contre quoi ? Il ne le savait pas précisément, mais certainement autant contre des variables extérieures qui pourraient nuire à sa sœur que contre lui-même. Bien que le Tyrell n'avait jamais voulu l'admettre, il restait fort probablement son pire ennemi. Son impulsivité et sa faiblesse face à ses propres émotions finiraient bien, un jour, par jouer contre lui. S'il était simple de se défendre contre un autre être vivant, se défendre contre soi-même était bien moins aisé, car il fallait admettre ses torts ; fait que Loras ne saisissait pas réellement. Profitant du changement de position pour se coller un peu mieux contre Edwin, profiter encore un moment de la chaleur qui le quitterait bientôt, il posa son oreille contre son torse ; le battement de son cœur faisait résonner le creux de son tympan et, bien que ce ne soit pas le coeur qu'il aimait tant entendre battre,  il savait en apprécier le rythme, la beauté qu'était ce signe de vie. « Sauvage et rebelle... » Tout doucement, ses fins doigts caressèrent le torse sur lequel sa tête reposait encore, les paupières closes. Il frôla les légers soulèvement et les minuscules creux qu'avaient laissés ses ongles sur la peau salée. « Impulsif et arrogant, quand on ne me surnomme pas Chevalier aux Fleurs... Mais j'en n'ai que faire. » Un petit rire s'enfuit à nouveau de ses lèvres. Qu'en avait-il à faire, réellement ? Il se savait plus doué que la moyenne à son âge, beau comme un ange, admirable... Il savait qu'on l'enviait, ses chevilles en enflaient, mais il y avait des moments – totalement normaux – où son cœur se serrait lorsqu'il pensait à ces moments où on avait sous-estimé ses capacités, vivant dans l'ombre de ses frères, en ne voyant qu'en lui l'enfant colérique et jaloux qu'il était.  Restant silencieux, un instant, il hésita à parler à nouveau. « Je pense que je n'entrais pas vraiment dans le moule, non plus. Jeune enfant, j'aurais voulu apprendre ce qu'on apprenait à ma sœur ; les jeux de cour, les manipulations. Elle me racontait tout cela et je l'écoutais attentivement. Sinon, je suis plutôt différent de mes frères : Willos est si érudit que l'on pourrait croire qu'il a avalé au complet la bibliothèque d'Hautjardin, Garlan était d'une perfection presque irréaliste... En tout cas, un jour, quand Willos avait encore ses deux jambes fonctionnelles, j'ai vu mes  frères se battre, être acclamés par les gens, et j'ai voulu faire pareil. Même mon père était surpris lorsqu'il a réalisé à quel point je m'améliorais si vite. J'ai fini par surpasser mes frères, à leur voler leur place d'enfants favoris auprès de mon père ; il m'appelait sa Rose Dorée. »  Si normalement il n'aurait pas raconté tout ça, désormais ça lui permettait de se rattacher un peu à ce qu'il était, à sa vie « normale ». Malgré lui, à parler de son père et de Garlan, sa gorge se serra. Subtilement, il toussota pour tenter de faire passer l'émotion. Il n'y avait qu'une seule personne qui avait le droit de le voir dans un état ainsi vulnérable et cette personne, jeune femme, était coincée dans une pauvre ferme au pied des montagnes dorniennes. Absurde.

La Rose Dorée soupira doucement. Le vent qui chatouillait sa peau le berçait comme la meilleure des mères, titillant sagement son odorat de son odeur humide et salée. Au fur et à mesure, la chaleur n'enveloppait plus sa peau : son corps, pulsions toutes assouvies, avait récupéré sa température normale, l'air de la nuit  s'était vêtu de son voile frais. Le contraste entre l'état d'avant et celui de maintenant le fit frissonner agréablement, la peau picotée de chaire de poule ; il puisa sa seule chaleur contre la peau de l'autre. Le biefois aurait  pu se lever et aller chercher ses vêtements, mais s'il avait bien une chaleur qu'il préférait à toutes les autres, c'était celle d'un autre corps. Rien ne battrait jamais la douceur d'une peau, le battement d'un cœur, un souffle chaud. Loras était un être charnel et ce détail n'y échappait pas. « Quand j'avais ton âge… Tu parles comme un vieux. » Ricana-t-il. En effet, l'autre homme ne semblait pas avoir plus de la mi-vingtaine, c'était drôle de l'entendre parler comme son père le faisait de son vivant. À ce moment-là, il ressentait leur écart d'âge. Il sentait à quel point il n'avait rien vécu, que cette fuite forcée avec sa sœur était, en elle-même, le quelconque début d'une vie un peu plus adulte où il devrait assumer d'importantes responsabilités s'il voulait leur assurer, un jour, un réel retour dans le Bief. C'était une horrible réalisation qu'il n'aimait pas regarder en face. Son regard rivé vers l'horizon, il sembla sombrer très vaguement dans la lune. Son corps se cala un peu mieux contre celui de l'homme, contre le sable qui salissait encore ses côtes et sa hanche. Du bout de l'index, il traça des cercles sur le torse du nordien. Soupirant d'aise lorsque les doigts jouèrent toujours dans  ses cheveux, il se mordit légèrement la lèvre avant de relever son regard doré vers Edwin. « Heureux d'avoir pu mettre un peu de bonheur dans ta soirée, Edwin... Je me demandais, tu es d'ici, n'est-ce pas ? Tu parles très bien la langue, tu sembles connaître ma famille ; dans l'ensemble tu ne sembles pas tant étranger.  Tu étais simplement en voyage à Essos, alors ? »  Un instant, il tourna un peu son visage, le nez contre le torse d'Edwin, et il déposa un léger baiser sur la peau, avant de revenir à sa position initiale ; joue et oreille contre le torse. « De Dorne, peut-être, comme tu sembles plutôt à l'aise ainsi ? Ou du Nord ? Je ne connais pas vraiment les coutumes du Nord, pour être honnête... Après, peut-être as-tu simplement calqué cette non-gêne sur celle de l'Est ? Si tu viens d'ici, j'ose supposer que tu es bâtard ? Rares sont les pères, troisième fils ou non, qui laissent leur progéniture noble partir ainsi...» Certes, il ne le laissait peut-être pas paraître, mais s'il avait raison, son orgueil en prendrait un coup : être si facilement mené en bateau, ce n'était pas particulièrement glorieux. Mais soyons honnêtes, il n'avait présentement pas le cœur à se frustrer. Tout doucement, sa main continua à caresser vaguement le corps sous lui. « Comment est-ce de ne pas voir sa famille pendant longtemps ? » Sa question respirait le tracas. Il pensait à sa pauvre mère qui devait se faire un sang d'encre, à Willos qui devait le maudire d'avoir éloigné Margaery à ce point, à toutes ses cousines qui devaient probablement vivre un deuil qui n'avait pas lieu d'être. Un deuil que lui aussi devait vivre. Pendant combien de temps ? Il ne le savait pas, encore.
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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyLun 26 Sep - 5:08


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Ils avaient au moins un autre point commun, mais il avait préféré ne pas l'évoquer, n'aimant pas aborder ce sujet, les années n'ayant fait que rendre cette absence plus tolérable même s'il ressentait toujours un manque profond. Encore une fois il en avait appris énormément juste en l'écoutant, alors que ses caresses dans ses boucles fines continuaient: il parlait du premier de ses frères au présent alors qu'il évoquait le second au passé, il lui expliquait même comment son ego et son besoin d'être au centre de l'attention étaient nés, ou s'étaient développés en tout cas, et ce surnom que son père lui donnait. Ce n'était que des détails bien sur, mais ça avait toujours une importance, comme cette légère toux qui devait très certainement cacher son embarras ou une émotion qu'il ne voulait pas lui montrer. Il aurait pu le questionner, le pousser à lui dire ce qu'il taisait d'une manière ou d'une autre, il lui avait déjà confié beaucoup plus de choses qu'il n'aurait du le faire, mais il connaissait ce qui devait lui serrer la gorge, et il avait juste un peu plus appuyé ses mouvements dans ses cheveux, tout comme il avait simplement sourit quand l'autre l'avait traité de vieux. Il l'était, en tout cas plus que lui, et ce qu'il avait vécu à travers l'est avait grandement aidé à faire grandir le jeune garçon qui était parti de Blancport des années auparavant, alors de l'âge de celui qui était contre lui. Il allait placer sa dextre sous son crâne pour plus de confort quand le bieffois avait commencé à vouloir en apprendre plus sur lui, et l'avait du coup sagement gardé sur son ventre pour le moment, un sourire légèrement moqueur naissant sur ses lèvres. Je croyais que ce n'était que des détails... Il s'y attendait un peu, c'était un comportement logique, mais il ne comptait pas tomber dans le panneau aussi facilement. Le jeune homme n'était pas le premier à lui poser ce genre de questions et il savait comment faire pour ne donner aucune réponse pouvant le mettre sur une réelle piste. Je n'ai vu que Lancehélion à Dorne, très peu de temps, et je doute que dans le Nord ils se mettent nus sur des plages, vu le froid qui y règne. Mon absence de pudeur vient des Dothrakis: un homme ne doit rien cacher au ciel, aux dieux donc, ça passe aussi par son corps. Et je suis un enfant légitime, mais mon père n'a pas vraiment pu émettre un avis sur mon départ. Il avait senti sa gorge se serrer, et son regard s'était un peu plus fixé sur l’œil bleu au dessus de lui. Son père était mort deux ans avant qu'il décide de partir, et même avant il n'avait jamais été pour les envies d'aventures de son cadet, tout en sachant que ce dernier n'en ferait de toute façon qu'à sa tête.

Il n'avait répondu qu'à une partie des interrogations de l'autre, sans vraiment y répondre d'ailleurs, et la suite lui changerait un peu les idées, éloignant les souvenirs lointains et douloureux. Il parlait bien l'ouestrien, assez normal en somme vu que c'était sa langue natale, et il avait déjà laissé échapper quelques mots en dothraki devant lui, mais il y avait bien plus. Quant à mon éducation, ma mère voulait que tous ses enfants soient correctement instruits et j'ai appris l'histoire, la langue et les principales familles de Westeros quand j'étais petit. Mais... Passant au braavien aussi simplement que s'il avait continué en ouestrien, il lui dit qu'en tout il parlait couramment cinq langues - sa dextre se levant pour lui montrer le chiffre - et qu'il en connaissait assez bien deux autres pour se faire comprendre, abaissant trois de ses doigts au passage. Même si l'accent braavien avait été compliqué à maîtriser, sûrement le plus difficile pour quelqu'un dont la langue maternelle était l'ouestrien, il avait finalement réussi après de longs mois passés dans la cité du Titan et il était arrivé qu'on le croit né dans l'une des îles de la lagune. Du mélange bâtard de plusieurs langues qu'était le braavien, il passa aux sons liquides et beaucoup plus nobles du valyrien. Dōrior dārion udrirzi mijessis se valar gūrēñis. Il n'y a pas de pays sans langue et tous les hommes doivent apprendre. Il enchaina avec le dothraki, guttural et rauque, souriant tranquillement. Anha ezo vi os anha hezhah ma esina yanqosor yomme titha. Donc il avait appris sur la route alors qu'il voyageait avec différents peuples à travers l'est. Passant à un autre dialecte, il lui dit qu'il avait adoré apprendre à manier sa langue de bien des façons et dans tout un tas de circonstances, sa dextre signant des gestes plus ou moins élégants qui accompagnaient à merveille le caractère tendancieux de ses mots, reflétant parfaitement l'esprit-même de la langue du commerce. Puis il y avait eu le grondement du ghiscari, qu'il connaissait beaucoup moins, pour une chose très simple: apprendre la langue d'un peuple permettait de mieux connaître sa culture. Et il avait terminé avec les notes pointues des quelques expressions qu'il savait en langue d'été, pour dire que c'était ce qu'il aimait le plus dans ses voyages. Mais j'peux m'r'mettre à parler comme ça si m'lord préfère. Se redressant autant qu'il pouvait sans se relever, il posa un rapide baiser sur le sommet de son crâne, geste aussi affectueux qu'il était un brin taquin, avant de se laisser retomber dans le sable, sa dextre se plaçant enfin sous sa tête.

Un long silence avait suivi la question alors qu'il cherchait ses mots. Comment était-ce d'être loin de cette famille si importante pour lui même s'il avait mis des milliers de lieues entre eux, de ne plus voir tous ceux qu'il avait pourtant toujours connu depuis sa naissance? Comment on mesurait le poids de l'absence, qu'elle soit forcée ou voulue? Et sa curiosité qui le poussait à vouloir demander au noble depuis combien de temps lui n'avait pas vu sa propre famille au lieu de répondre, mais il refoula cette idée, pour le moment du moins. Étrange, surtout au début, mais ça passe avec le temps et on finit par idéaliser ce qu'on avait en oubliant tout ce qui allait mal. La sévérité de son oncle, la froideur toute nordienne de sa mère, la rudesse de son aîné et le mestre si borné, mais il avait fini par comprendre que ce n'était pas que des défauts. Je me souviens parfaitement de leurs visages, du son de leurs voix, mais leurs défauts qui me pesaient tellement sont devenus moins importants. Peut-être aussi parce que j'ai grandi, ou que la distance réelle m'a permis de prendre du recul, je verrais bien quand je rentrerais. Il se doutait que ce ne serait pas simple, le temps passé et la façon dont il avait vécu ces dernières années avaient rajoutés de nombreux traits que sa famille n'apprécierait pas forcément, et l'inverse était plus que probable, mais il ferait avec, il n'avait de toute façon pas le choix. Tu n'as pas vu la tienne depuis un certain temps n'est-ce pas... Plus une affirmation qu'un réel questionnement, parce qu'il se doutait que le jeune homme ne lui avait pas demandé ça juste pour faire la conversation. Se remettant sur le côté pour lui faire face, il replaça sa main libre dans son dos, le serrant un peu plus contre lui en sentant sa peau hérissée de discrets frissons. La nuit était définitivement tombée, le vent commençait à se faire froid malgré la chaleur du sud, et si lui supportait plutôt bien ce genre de températures, ce n'était apparemment pas le cas de la Rose. Tu devrais y aller avant que j'ai envie de réchauffer à nouveau ta peau beaucoup trop froide. Souriant, il posa un baiser léger sur ses lèvres et mordilla à peine l'inférieur, sa main dans son dos descendant sur ses reins où il posa une légère pression, au cas où il n'aurait pas compris où il voulait en venir. Je doute qu'on se recroise prochainement, mais peut-être qu'un jour tu auras de mes nouvelles, si les Dieux le veulent. Un autre baiser et il glissa au creux de son cou pour murmurer à son oreille. Et peut-être que je m'amuserais à te faire deviner qui je suis réellement...
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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyJeu 29 Sep - 3:49

Where there's wine
Loras & Edwin

La Rose Dorée soupira presque silencieusement : elle devait assumer qu'elle n'aurait jamais – du moins, pas maintenant – la réponse à ses questionnements. Il ne pourrait que se créer des fantaisies et imaginer qui était réellement cet homme à qui il s'était offert. S'il venait bien de Westeros, il finirait bien peut-être par avoir vent de sa provenance sans nécessairement le recroiser. Du moins, si tout se passait bien pour lui dans le futur. Peu importait, il savait que cette possibilité d'un jour mettre une origine sur le nom d'Edwin restait réellement faible. Sagement, il continuait de l'écouter. Il fut surpris, avec raison, lorsqu'il l'entendit lui parler en d'autres langues. Loras ne comprenait absolument pas, mais il le regardait avec des yeux fascinés et curieux, prenant un peu appui sur son torse. S'il ne savait pas la signification réelle des mots  que l'autre lançait, par ses doigts mimant des chiffres et le contexte qu'avait pris la discussion, il réalisait vaguement ce que l'autre essayait de lui dire – enfin, il pensait que. Plus jeune, il n'aurait pas cru que des gens pouvaient parler plus d'une langue, mais après avoir vécu un court laps de temps à Port-Réal, il avait pu entendre quelques personnes parler dans des langues autres que l'uuestrien et les recroiser plus tard, s'exprimant dans la langue locale. Et puis, lorsqu'il n'y eut plus les doigts pour guider sa compréhension, le jeune homme se contenta de laisser les sons couler dans ses oreilles sans tenter de comprendre. Il y eut cette langue plutôt douce qui se laissait agréablement écouter. Il ne savait pas de laquelle il s'agissait, mais un sourire de complaisance se dessina sur son visage. Il aurait pu l'écouter lui parler encore longtemps dans ce langage qu'il ne comprenait pas et qui sonnait, il pensait, comme une petite musique. Lorsqu'il poursuivit, agitant sa main de drôles de manières, Loras manqua d'éclater de rire, mais il se retint et ne fit que glousser, l'air tout simplement amusé. Et puis, il ne fit que l'écouter, la tête posée sur son torse et les yeux fermés. Lorsqu'il se tut complètement, la jeune rose se permit de parler. « M'lord préfère qu'on l'appelle autrement. » lança-t-il, doucement moqueur. Évidemment qu'il ne lâcherait pas prise avec ça. « Je ne t'aurais pas cru capable de parler autant de langues. C'est charmant. » Ses doigts frôlèrent doucement la peau du torse sur lequel reposait sa tête.  

Loras ne put répondre lorsqu'Edwin affirma qu'il n'avait pas vu sa famille depuis longtemps. C'était une rhétorique ; il avait deviné. Sa question l'avait vendu sans même qu'il ne s'en rende compte. Même s'il avait voulu y répondre, même s'il avait voulu contredire ce propos, le Tyrell n'aurait pas pu le faire sans s'enfoncer encore plus. Il y avait de ces sujets, qu'à moins d'être totalement de glace, qu'on ne pouvait pas aborder sans être extrêmement secoué par les émotions qui les accompagnaient. La Rose Dorée avait toujours des contacts avec sa sœur, il la voyait dès qu'il le povuait et, bientôt, il aurait son neveu, mais sa mère, sa grand-mère, ses cousines... Tous ces gens, il pensait à eux tous les jours. Ça ne faisait que trois lunes, mais il avait peur d'oublier leur visage, leur voix. Encore pire : de ne plus les revoir. Et Willos... Dieux savaient comment il lui en voulait, à quel point il avait envie de lui faire payer son attitude molle, mais ces mêmes Dieux ne se doutaient pas à quel point la présence de son grand-frère lui manquait ; Loras ne pouvait nier les beaux souvenirs qu'il avait vécus  en compagnie de son aîné, ils dormaient toujours au creux de lui. Le jeune homme se contenta d'un petit sourire légèrement triste. Doucement, le vent frais ne tarda pas à le ramener à la réalité. Vaguement, il leva les yeux au ciel, constatant que le temps n'avait pas arrêté de filer, qu'on le cherchait probablement déjà à la demeure des Redwyne. Edwin se remit sur le côté, le serrant à nouveau contre lui et Loras eut le réflexe de se blottir à nouveau, sa peau froide cherchant désespérément à se réchauffer. L'air n'était pas terriblement froid, mais son corps s'était habitué à la chaleur des passions, le rendant plus fragile aux brises légères. La main sur ses reins poussa un frisson chaud dans tout son corps, le baiser qu'il posa sur ses lèvres ne faisant que l'amplifier. Amusé, il le rendit. Mais l'autre n'avait pas tord: il devait partir. Lui-même n'aurait pas été contre le fait de se donner une nouvelle fois, mais c'aurait été stupide en ce moment. Il se mordit subtilement la lèvre inférieure avant de laisser  s'échapper un léger soubresaut riant. La Rose Dorée se laissa à nouveau embrasser, glissant sa main dans les boucles du nordien alors que l'autre homme dériva sur son cou. Il l'écouta parler, curieux. « Je suppose que cela restera un précieux mystère. Les circonstances font que je doute fortement que nous nous recroisions dans un avenir proche ou éloigné. » Sa main se glissa hors de la cheveux alors qu'il se redressa lentement, prenant appui sur le sable et légèrement sur le bras de l'homme qui lui tenait compagnie. « Mais l'espoir est ce que nous possédons de plus beau. » Un sourire vague se dessina sur ses lèvres.  

Une fois sur ses deux jambes, il compta sur la lune et les étoiles pour retrouver ses vêtements. Il savait à peu près où il les avait laissés, mais tout de même. Lorsqu'il arriva à côté des tissus violets qui dormaient au sol, il passa une main rapide sur le côté de son corps, encore couvert de quelques plaques de sable indiscrètes. Il savait fort bien qu'il en avait probablement aussi sur le dos et probablement sur les fesses, mais tant pis. La Rose Dorée comptait bien prendre un autre bain, pour plusieurs raisons,  le lendemain matin ou peut-être même cette nuit s'il trouvait une servante prête à le lui préparer avant même de croiser Paxter, sinon quoi il risquait fort bien d'être restreint à rester dans sa chambre ou à endurer un de ses sermons. Certes, il s'agissait d'enfantines punitions, mais il s'agissait des seules dont il avait mémoire, de l'époque où il était son écuyer.  Le Tyrell aurait très bien pu aller se tremper dans la mer, mais comme ses cheveux commençaient justement à sécher, il ne souhaitait pas les remouiller et être encore plus suspect en rentrant. Bref. Il soupira doucement en s'accroupissant, récupérant les vêtements qu'il enfila dès lors qu'il se redressa à nouveau. Il passa ses mains sur ses pantalons et sa tunique pour les défroisser du mieux qu'il put, les débarrassant de quelques débris de plage. Rapidement, Loras glissa une main dans ses cheveux. Le regard intrigué, il chercha ses bottes avant de se souvenir qu'il les avait laissées plus loin. Les jambes rendues douloureuses par les courbatures amplifiées par ces étreintes, il remonta vers l'endroit en question. Ses pieds se fondirent tendrement au sable, jusqu'au moment où ce dernier laissa place à une étendue de galets. Finalement, il renfila ses bottes avant de jeter un regard vers Edwin. Hésitant, il retourna vers lui. « Ce n'est pas dans mes habitudes de partir sans dire au revoir. » Un fin sourire décora son visage presque serein. Loras s'approcha de l'homme, l'embrassant une dernière fois. La Rose Dorée le fixa un instant avant de tourner les talons et de quitter la plage, la tête pleine de souvenirs agréables qui, fort probablement, lui tiendraient compagnie sur le chemin du retour vers  la petite ferme dornienne. Avant de partir pour de bon, il se retourna légèrement pour lui lancer un dernier signe de la main.
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MessageSujet: Re: Where there's wine   Where there's wine - Page 4 EmptyDim 2 Oct - 6:54


To the bottle I go
To heal my heart and drown my woe
Rain may fall, and wind may blow
And many miles be still to go

Edwin + Loras
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La réflexion du jeune homme l'avait fait sourire légèrement et il avait une dernière fois tracé du bout des doigts la longue ligne qui descendait vers sa hanche pour finalement reposer sa main sur le sable. Il l'avait regardé chercher ses affaires, écoutant le bruit feutré de ses pas contre le sol meuble, suivant du regard les délicats déliés de son corps élancé, la pâleur de sa peau sous le clair de lune, l'éclat de ses boucles encore humides sous la voûte presque noire, autant de détails qu'il voulait capturer pour les ancrer dans sa mémoire. Un beau souvenir qu'il ramènerait avec lui, un nouveau secret qu'il ne confierait jamais à personne, parce que ce genre de choses n'existait pas là où il allait. Il doutait même qu'il puisse un jour recoucher avec un homme une fois qu'il serait rentré dans le Nord, ce qui faisait probablement du bieffois le dernier. Une belle façon de finir, et peut-être qu'il aurait pu en sourire, si cette pensée n'avait pas été aussi déprimante. Son regard glissa sur les délicieuses courbes sculptées par les entraînements martiaux alors que l'autre s'accroupissait pour récupérer ses vêtements, la dernière fois sûrement qu'il verrait ce genre de muscles typiquement masculins nus, et il laissa échapper un soupir silencieux alors qu'il se laissait retomber sur le dos, les yeux à nouveau rivés aux étoiles. Bien sûr il y aurait toujours les femmes, il savait l'effet qu'il avait sur certaines et le leur rendait avec joie, comme il avait pu le faire avant d'apprendre que ce soit possible avec un homme, mais ce n'était pas la même chose et pas les mêmes plaisirs, pas les mêmes comportements non plus. Ça faisait partie de ce qu'il devait abandonner derrière lui, avec ses voyages, ses envies d'aventures et une partie de ses rêves, pour prendre cette place qui l'attendait et qui ne le réjouissait pas plus que ça, même si ça voulait dire revoir sa famille et retrouver les terres où il avait grandit. Entendant les pas sur les galets, il leva la tête pour voir ce que faisait le jeune noble et le regarda chanceler légèrement en remettant ses bottes, avant de lui sourire machinalement lorsque leurs regards se croisèrent. Au moins il avait eu une dernière fois très satisfaisante, c'était mieux que rien.

Se redressant, il s'assit dos à la mer pendant que l'autre revenait vers lui, sentant le sable coller à certains endroits comme une seconde peau. Il lui rendit son baiser avec la même douceur, sa main s'égarant quelques secondes dans son cou et ses boucles, juste le temps de souffler contre ses lèvres. Au revoir Loras, peut-être à bientôt. Et un nouveau sourire amusé alors qu'il l'observait puis s'éloignait, suivi d'un vague geste de la main en réponse au sien avant qu'il se fonde dans la nuit. Il attendit que le faible écho des pas sur les galets disparaisse, puis quelques autres minutes, profitant simplement du silence seulement troublé par le bruit des vagues et du vent sur sa peau, pour finalement se relever et faire les quelques pas qui le séparaient de la bouteille de vin restante. Le peu de liquide restant disparut bien vite et il reposa la bouteille dans le sable pour revenir au bord de l'eau et y replonger. La douleur causée par l'eau salée sur les fines plaies qui parcouraient son torse et ses côtés avait été vive mais il s'était contenté de serrer les dents et de nager plus avant, jusqu'à ce qu'elle disparaisse et que l'air lui manque. Remontant enfin à la surface, il avait dégagé les cheveux qui barraient son visage et s'était lentement débarrassé du sable restant sur lui, puis dans ses boucles trempées. Chaque frôlement sur les marques laissées déclenchaient de nouvelles crispations douloureuses, s'alliant avec les courbatures qui naissaient peu à peu et aux coups qu'il avait prit plus tôt, mais ça n'était si dérangeant et il ne regrettait absolument rien. Une dernière nuit de liberté, une des rares restantes avant qu'il n'endosse à nouveau sa réelle identité et les devoirs qui allaient avec, et il voulait en profiter jusqu'au bout. Une fois le sable disparu, il se laissa flotter entre deux eaux, profitant des caresses de l'onde fraîche et des vagues qui le berçaient, de l'odeur salée tout autour de lui, de la lueur éclatante de la lune et des étoiles dans le ciel noir.

Il ne savait pas combien de temps exactement il était resté comme ça, juste que ses doigts portaient les traces de l'eau lorsqu'il s'était finalement remis à nager pour rejoindre le bord, ignorant les nouvelles tensions dans ses jambes lorsque ses pieds avaient retrouvé le sol. Il s'était débarrassé autant que possible des gouttes qui constellaient sa peau et détrempaient ses cheveux, puis il avait récupéré les bouteilles vides pour les ramener près de ses affaires qu'il avait lentement passé, nouant lentement les liens de son pantalon puis de sa tunique avant de retrouver le poids familier de son arakh sur sa hanche droite. Dégageant à nouveau les boucles de son visage, il revint vers le bord, plus particulièrement à la séparation entre le sable et les galets, et s'accroupit pour fouiller un instant avant de trouver ce qu'il cherchait: une toute petite pierre, à peine plus grosse que le bout de son pouce, polie par le ressac et les frottements avec les autres pierres. Il la fit tourner entre ses doigts, jouant avec les reflets des rayons lunaires, avant de la glisser dans sa bourse avec les pièces qu'il lui restait. Un petit trophée qu'il ramènerait avec lui, un qui lui rappellerait parfaitement la soirée passée sur cette plage de La Treille en compagnie d'une jeune Rose. Un dernier regard sur l'immense drap sombre de la mer et il fit demi-tour, attrapant ses bottes d'une main et calant les bouteilles au creux de son bras pour remonter jusqu'à l'entrée de la plage. Retrouvant la rue, il hésita un moment sur le chemin à prendre pour retourner à son auberge, avant de croiser deux pêcheurs qui lui indiquèrent la bonne direction, qu'il suivit toujours pieds nus, profitant de la chaleur du sol. Il abandonna quelques mètres plus loin les deux bouteilles vides sur un muret, repassa finalement ses bottes en approchant du port, retrouvant le bruit et les odeurs familières de l'endroit où il dormait depuis quelques nuits, et s'écroulait sur la paillasse qui lui servait de lit quelques minutes plus tard, un gémissement de douleur sur les lèvres. Ça ne ferait qu'empirer s'il ne dormait pas rapidement, il le savait, et il se redressa pour déboucher la bouteille de liqueur encore intacte pour la vider d'un bon quart, puis se débarrasser de ses bottes et de sa tunique avant de retrouver le confort sommaire de sa couche et finalement s'endormir, épuisé.
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