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 Let us build our world together - TORVALD

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Le bourgeon cristallin
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Le bourgeon cristallin
Valar Dohaeris

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MessageSujet: Let us build our world together - TORVALD   Ven 29 Avr - 16:16





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
L
e séjour à Salvemer avait permis à la jeune lady ainsi qu’à ses accompagnants de pouvoir jouir d’un toit et d’un abris pour la nuit. Des bonnes grâces qui leur avait instigué à chacun force et courage pour ainsi reprendre la route pour revenir vers Castel-Bois. Les retrouvailles avec son amie, Eleanor, lui avaient réchauffé le cœur, permis par cette même occasion de la rassurer quand à son avenir, mais surtout lui permettre d’oser croire en un avenir meilleur. Pour le Conflans, pour le peuple, pour son amie et par conséquent pour elle. La paix finirait par reprendre de ses droits et parvenir ainsi à apaiser les maux les plus terribles. Le chemin pour s’y rendre n’en serait que délicat, la conscience ne faisait que s’accroître quant à cette idée, cependant, la persévérance était telle que l’espoir ne pouvait que se résoudre à perdurer encore un peu. Tel le papillon, ce dernier sortait tout juste de sa chrysalide et apprenait à découvrir un monde vaste, parsemés de douleurs, mais dont l’heure était à la reconstruction. Un chemin qui ne cessait d’éveiller les ardeurs de la jeune fille tant ce signe permettait d’apporter un souffle de renouveau et de bonté dans son cœur. Retrouver les siens lui paraissait une priorité, pouvoir revoir son oncle et s’assurer de sa bonne santé ne faisait que l’impatienter quant à ce chemin qui s’annonçait devant eux. Mais ce qui lui redonnait le courage et participait ainsi à sa bonne humeur n’était autre que pouvoir reconquérir cet amour qui lui avait permis de gagner jusqu’alors. Le visage de Torvald ne l’avait jamais abandonné et avait toujours trouvé sa place bien présente aussi bien dans ses songes que dans certaines de ses idées. Si elle se battait, si elle osait croire en ces nouvelles volontés qui l’animaient, ce n’était autre que pour pouvoir admirer ce visage heureux et ainsi lui apporter la paix comme elle avait pu lui promettre. Le manque de sa présence n’en devenait que plus grande au fil des journées, néanmoins la jeune fille se persuadait qu’ils admiraient peut être les mêmes nuages dans le ciel, ou bien même qu’ils songeaient aux mêmes tourments. Assurer l’avenir d’une région si aride et si difficile devenait un tourment à mesure que ce dernier s’affaissait délicatement pour n’en demeurer que plus encourageant. Un jour y parviendraient-ils tous ensembles ? Un jour pourraient-ils répondre de leurs voix en échos face à ce monde qui lui avait tant meurtri ? Un jour. C’est avec cette légèreté dans le cœur, que la jeune lady Harlton admirait de manière plus sereine la route qui s’étirait devant elle. Combien de temps devraient-ils chevauché cette dernière pour reconnaître les alentours de leur maison encore ? Combien de jours devraient-ils attendre afin de pouvoir retrouver les odeurs et les rires de ceux qui veillaient à les pousser vers le haut ? Les réponses à ces questionnements étaient pour l’heure complètement dénués de tout sens pour Marianne, tant l’expression laissait nettement sous entendre de ses premiers pas en dehors de sa maisonnée. Avait-elle gagné en marge d’une nouvelle carrière ? Ou au contraire s’assénait-elle des dangers à rien ? Tous avaient préféré croire en cette première option et cette croyance n’en devenait que plus réelle alors que son entrevue à Corneilla avait pu se solder selon une bonne augure pour sa personne. Un léger sourire commençait à s’étirer sur les lèvres de Marianne alors qu’elle osait imaginer les dires de son oncle à ce sujet. Il serait probablement fier d’elle, mais le cacherait aux travers cette austérité qu’il préférait préserver. « Ma Dame se sent-elle fatiguée ? » Détournant son regard pour le poser vers le chevalier qu’elle considérait comme un second père depuis sa plus tendre enfance, la jeune fille s’empressa de répondre tout en prenant considération de son état. « Vaut-il mieux que nous nous arrêtions ? L’impatience me guette tellement qu’elle m’en fait oublier le temps. » Roadney se mit à sourire de manière amusé, laissant ainsi sous entendre sa compréhension quand aux mots qu’elle venait d’énoncer. « L’allure me semble maintenue pour l’heure, nous nous arrêterons au prochain village pour laisser reposer nos chevaux. » La jeune fille répondit à son sourire de la même manière et préféra lancer un regard à ses trois autres hommes qui suivaient le cortège et l’assénaient d’un léger signe de tête respectueux. Tous paraissaient impatients de rentrer et semblaient également contents de ce voyage, chose qui eut le don de rassurer la jeune fille quant aux évènements à retenir. Néanmoins, un léger voile de tristesse passa devant ses yeux alors qu’elle remarquait une fois encore l’absence de son chevalier. Est-ce que les déroulements auraient suivis ce cours là s’il l’avait accompagné aussi ? Leur relation n’en serait-elle pas plus soudée encore grâce à ce voyage ? Marianne s’empressa de se redresser sur sa selle et regarder droit devant elle dans l’espoir de chasser des hypothèses infondées. « Je sais que ma place n’est pas de vous parler ainsi, néanmoins j’ose espérer que nos années communes me laissent le droit de vous féliciter ma dame. » « Allons Roadney, nous savons tous deux de qui je ressors de ces enseignements. Nul besoin de féliciter une évidence qui nous comblera d’espoir. » Marianne sentit ses joues rosir alors qu’elle fixait d’une complicité évidente le chevalier. « C’est à moi de vous remercier, Ser. Aussi bien pour votre amitié que pour votre soutien et vos croyances à l’égard de ma famille. Je vous en suis reconnaissante. » Sa voix prouvait de sa sincérité en même temps que son regard tentait de couvrir de cette évidence qui les ramenait toujours l’un à l’autre. Roadney était celui qui l’avait vu grandir et celui qui avait participé à ce qu’elle était aujourd’hui. Elle puisait son courage de cet homme qui lui avait donné la force nécessaire pour oser croire en un avenir meilleur. Marianne le reconnaissait comme un grand homme, un de ceux dont elle ne se séparerait jamais et qui méritait de bonnes choses.

Ils s’arrêtèrent alors dans ce village pour la nuit. Profitèrent de quelques mets de l’auberge ainsi que d’un toit pour prendre repos pour la nuit. Lorsque l’aurore s’éleva le lendemain, tous reprirent route en direction de l’ouest. Leur ouest. Mais alors qu’ils s’engouffraient dans un énième bois étouffant, une appréhension semblait titillait les humeurs des chevaux. Les amenant à devenir plus vifs au moindre bruit mais aussi beaucoup plus alerte du danger. Combien de lieux venaient-ils de passer ? Nul n’était capable, du moins, pas ici, de le prédire. Mais leur route fut barrée par un homme à pieds qui paraissait perdu. Ecoutant les directives de Roadney, la jeune lady le laissa passer en avant avec un autre des hommes alors qu’elle restait en compagnie des deux autres. Quelques mètres les séparaient, alors que les voix donnaient l’impression d’échanger des messages de manière sereine. Trop sereine d’ailleurs, car alors que leur concentration restait fixe en avant, le son d’un sifflement de flèche parvint sur le côté gauche et se planta dans la carotide de l’un des hommes en compagnie de Marianne.  Détournant sa tête à droite et à gauche, la jeune fille sentit son cœur bondir dans sa poitrine alors qu’elle cherchait des explications à tout ceci. « Fuyez » gronda le deuxième homme vers sa direction alors qu’elle assistait au coup de grâce de Roadney en direction de l’homme à terre. « Partez ! » cria t-il de son côté avant que l’adrénaline n’assaille le corps tout entier de Marianne et lui permette de talonner sa monture pour prendre le galop. Rebroussant chemin, elle entendit des chevaux derrière elle mais n’osa pas encore se retourner pour prendre connaissance des personnes, tant la direction lui était primordiale. Elle n’aurait peut être pas du continuer sur la route, car à peine avait-elle passé un virage qu’elle se retrouva confronter à une charrette mise ici dans le but de barrer tout passage. Cette dernière fit arrêter de manière nette sa monture avant de se cambrer, ce qui surprit la jeune lady et la désarçonna de cette dernière la laissant ainsi tomber au sol. « Marianne ! » La voix de Roadney arrivait à peine à elle et il se penchait en avant pour lui présenter sa main alors qu’elle se relevait. Ce geste lui aurait permis ainsi de monter sur son cheval et s’enfuir de ce guet apens. Mais là encore, une nouvelle flèche fendit l’air et profita de la position du chevalier pour venir s’engouffrer sous son bras opposé. Roadney tomba à son tour de cheval et le dernier homme de sa garde arriva en trombe et descendit de sa monte pour venir rejoindre le groupe au sol. « Roadney, regardez moi. » Sur le corps de son chevalier, la jeune fille essayait de tempérer ses craintes et ses peines pour prendre connaissance de la gravité de la situation. « Sauvez-vous Marianne ! Ne restez pas là ! » grondait le chevalier alors que le dernier commençait à prendre son bras pour qu’elle se relève. Mais c’était sans compter sur l’arrivée d’un groupe d’une dizaine d’hommes à pieds qui refermait petit à petit les diverses échappatoires pour la jeune fille. « Ma dame, je vous en prie, prenez mon cheval et partez, vous ne pouvez rien faire ici. » Le souffle court, Marianne ne pouvait détacher son regard de Roadney qui lui donnait l’impression de souffrir à la moindre inspiration. Sa tête ne cessait de bouger de droite à gauche afin de laisser présager de sa négation quant à ce qu’on lui demandait. « Je ne veux pas vous laisser. » Sa voix tremblait alors que ses yeux s’embuaient de larmes, sa main avait pris celle du chevalier et la serrait fortement pour laisser ainsi entendre sa résolution jusque dans ses gestes. Mais les mouvements derrière elles l’obligèrent à se détourner au moment où elle entendit le choc de deux lames l’une contre l’autre. « Partez. C’est un ordre ! » Catégorique dans ses dires, Marianne pouvait voir dans le regard de Roadney son désir de la sauver et de la maintenir en vie. « Vous êtes petite, passez dans les fourrés et trouvez une ferme ou un village. » Le regard de Marianne ne s’en fit que plus apeuré alors qu’elle constatait que Roadney essayait de se relever pour lui faire gagner du temps. Le dernier regard qu’ils échangèrent était indescriptible mais laissait bien passer le message d’un adieu. Résolue, la jeune fille finit par acquiescer d’un signe de tête avant de courir à toutes jambes en direction des fourrés comme il lui avait dit. Il ne fallait pas qu’elle s’arrête, elle n’en avait pas le droit ni pour Roadney ni pour les hommes qu’elle venait de perdre. Elle glissa une première fois dans des ronces, qui lui piquèrent les jambes, néanmoins elle continua encore. Le souffle lui manquait, mais sa détermination n’en demeurait que plus grande encore. L’instinct de survie prenait le dessus et celui-ci lui laissait entendre qu’il fallait qu’elle y parvienne. Deuxième chute… Cette fois, la pente qu’elle venait de dévaler l’avait surprise et c’est contre un rocher qu’elle arrêta sa course. Ce dernier l’asséna d’un coup dans son dos, lui faisant perdre son souffle pour quelques secondes. Elle n’y arriverait pas… Des ombres se dessinaient un peu plus loin, probablement ceux qui l’avaient pris en fuite. Elle se releva une première fois, mais perdit l’équilibre, une seconde durant lesquelles elle parvint à faire deux pas avant de tomber à nouveau. « Viens petite, on va pas te faire de mal. » La troisième fois fut la bonne pour qu’elle puisse reprendre sa course et qu’elle essaie de courir quelques mètres de plus. Mais une main la tira par le bras au moment opportun et la ramena en direction d’un corps qui lui était inconnu. « Laissez-moi ! » Cracha t-elle d’une manière désinvolte et semblable à un chien qui essayait de se défendre. Sa main se portait en direction de ce visage et lui permit de lui donner un coup de poing qui lui fit mal à la main. L’homme en question pencha sa tête dans la continuité de son mouvement et cracha un filet de sang. « Mais c’est qu’elle mordrait celle là. » Un sourire amusé s’immisçait sur ses lèvres, ce qui ne présageait rien de bon pour la jeune fille. En effet, à peine avait-il finit sa réplique qu’il la frappa d’un revers de main avec une force telle qu’elle perdit connaissance.

Combien de temps était-elle restée dans cet état ? Lorsque le jour commençait à passer aux travers de ses paupières, un mal de tête en profitait pour venir embrumer ses idées. De plus, l’impression de tanguer accompagnait le tout et lui laissait des airs de nausées. « On la touche pas, c’est pas une de celle là. Elle va nous rapporter gros. » « Mais rien qu’une fois, c’pas comme si on allait nous punir après. » « J’te dis que non. » « T’as d’la merde aux yeux ou quoi ? T’as vu son jarret ? Elle en vaut au moins dix de c’qu’on connait. » Sur le dos de celui qui l’avait frappé, Marianne sentait ses mains liaient alors que sa tête tambourinait aux rythmes des grands pas. « J’te préviens si tu la touches, t’auras affaire à moi. J’en veux un bon prix et c’est pas une triple buse qui va m’la salir. » « En attendant elle s’réveille t’as princesse. » La jeune fille était en train de peser les pours et les contres de ses dires. Devait-elle parler ou au contraire garder le silence ? Pour l’heure, ses uniques préoccupations allaient en direction de Roadney et du chevalier qu’elle avait laissé derrière elle. Un mouvement l’obligea à se sortir de cette position, lui laissant ainsi le bénéfice du doute quand à sa faculté de tenir debout ou pas. Plissant ses yeux pour essayer de rassembler ses idées et amoindrir son mal de tête, la jeune lady déglutit avec difficulté. « Tu tiens d’bout ! Tu marches ! » Et ni une ni deux il lui infligea un coup dans le dos à l’endroit même où elle avait eu le choc du rocher toute à l’heure. Cela eut le don de lui arracher une grimace de douleur alors qu’elle perdait l’équilibre et tomba en avant. Une main qui agrippait ses cheveux l’obligea à se relever, lui laissant ainsi l’occasion d’avoir encore plus mal à la tête alors que la même voix fendait l’air de manière féroce. « Tu marches ! »

Les heures étaient devenues des jours et les jours s’étaient enchainés de plus en plus. Marianne avait compté vingt-sept levés de soleil depuis, ils avaient changé de lune… Elle aurait du arriver à Castel-Bois depuis et elle ne savait même pas où elle se situait à cet instant précis. La seule chose qu’elle savait était qu’ils l’amenaient vers l’ouest, mais pas le sien, le nord-ouest. Ils ne savaient pas qui elle était et à chaque fois qu’elle gardait le silence, elle recevait des coups. Son corps était meurtri, son visage émacié et emprunt de bleus témoignait de duretés auxquelles elle était contrainte quotidiennement. Mais dans son malheur, aucun ne l’avait violé ni même touché de cette manière là. Leur butin était trop « important » pour qu’ils puissent se donner à ça. Les journées étaient souvent les mêmes, il fallait marcher, s’arrêter uniquement pour manger et satisfaire ses besoins personnels, puis la route reprenait et ils l’assaillaient de question. Si bien qu’ils lui avaient donné un surnom : la porte. Parce qu’elle se tairait dans le silence et qu’elle ne voulait pas leur dire qui elle était. Car si jamais elle le faisait, ça en était fini d’elle. « Hey la porte, t’as déjà vu un lord sans attribut ? » Elle commençait à les connaître tous, à pouvoir juger qui avait tel caractère et qui était le plus redoutable. Lui par exemple était celui qui parlait le plus, et celui qui cherchait n’importe quel moyen pour la violer. Il était prévisible et pervers de surcroît. L’autre en revanche était beaucoup plus dur et téméraire, et son imprévisibilité effrayait Marianne. Trente levés de soleil. Encore une journée à fouler le sol et à ne plus rien sentir. Encore une journée à essayer de se souvenir de la chaleur des bras de Torvald pour essayer de tenir debout. Encore une journée à espérer que cela change et que quelque chose se passe. La jeune fille ne pleurait plus tant les larmes lui manquaient, elle paraissait complètement indifférente de tout et se contentait juste de suivre le mouvement. Ils arrivèrent à une nouvelle ferme pour la nuit. Comme à chaque fois, ils la bâillonnaient pour ne pas qu’elle parle et faisaient passer aux passants qu’elle était une captive fer-née. Des idioties que de pauvres gens croyaient…  Elle ne pouvait même pas leur en vouloir, tant elle savait qu’elle ne ressemblait plus à rien. On l’enfermait dans l’étable, dans le meilleur des cas, et ce soir fut une bonne soirée pour cela. Des hommes mangeaient avec la famille en question, alors que lui restait toujours avec elle. A surveiller ces moindres faits et gestes, comme si elle allait lui dire un jour qui elle était. « Faudra bien qu’tu nous l’dise tu sais. J’pourrai pas toujours prendre soin d’tes miches ! » Marianne ne le regardait plus, elle n’y arrivait plus. Elle avait l’impression d’être une aiguille dans une meule de foin. Au lieu de cela, elle se relevait pour lui faire comprendre qu’elle voulait sortir, là aussi il la suivait, mais il lui laissait un peu d’intimité pour elle. Et allez savoir pourquoi, ce soir là, il décida de la laisser faire seule. Elle profita de cette occasion pour essayer de trouver quelqu’un, n’importe qui, mais une personne susceptible de l’aider. Ainsi elle pourrait au moins avertir de sa position auprès des siens. S’empressant du mieux qu’elle le pouvait, ma jeune lady s’engouffra un peu plus dans la forêt et essaya de courir pour retrouver une route.  Ses pieds lui faisaient mal, ses jambes aussi et ses bras s’engourdissaient, témoins de sa mal nutrition, néanmoins elle parvint à se frayer un chemin jusqu’à une route. Etait-elle importante ? Elle n’en savait rien, mais la petite maison de l’autre côté de celle-ci était un miracle qu’elle s’empressait de saisir. Elle gratta à la porte, les mains jointes à cause de ses liens et elle essayait de se faire entendre par derrière ce morceau de tissu dans sa bouche. Lorsque la porte s’ouvrit, Marianne eut l’impression qu’elle allait défaillir tant l’opportunité était inespérée. Mais encore une fois, la réalité la frappa alors que l’homme derrière elle la ramenait contre lui pour la ramener dans la ferme. Dans un geste rapide, Marianne parvint à coincer le morceau de tissu sur sa main et cria à l’adresse de ces gens. « L’arbre vers le sud…. L’Orpheline… L’unijambiste… » Des mots qui s’enchaînaient et qui auraient trouvé une interprétation, elle en était sûre. Dans ce lieu tout le monde connaissait l’histoire des Harltons, sauf ces idiots qui l’avaient pris en otage apparemment. « V’la qu’elle cause maintenant. Je vais t’en donner une raison de l’ouvrir. » Et il la retourna pour la frapper une première fois au visage, une seconde au niveau de son ventre jusqu’à ce qu’elle tombe au sol. « Tu vas me l’dire ton nom ! » Marianne essaya de ramener ses genoux de manière à se tenir droite et se contenta de lui sourire avec sa bouche ensanglantée. Non elle ne lui dirait pas. Pas maintenant qu’elle savait qu’on viendrait la chercher. Il pourrait la frapper autant qu’il le voudrait, il pourrait lui faire autant de mal qu’il désirerait, l’espoir renaissait de ses cendres.



         
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Lun 2 Mai - 17:37





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
T
orvald sentait son esprit devenir de plus en plus sombre chaque jour passé loin de sa douce. Il ne comptait plus les jours et même les semaines depuis quelques temps mais il voyait tous les jours son visage souriant et radieux apparaitre dans son esprit ce qui le rendait heureux même si il savait qu'elle n'était pas vraiment là. La solitude commençait à peser petit à petit attendant chaque jours d'avoir des nouvelles de Marianne mais cela faisait quelques semaines qu'il n'avait plus rien et qu'il restait devant une fenêtre à regarder la forêt, voulant revoir sa douce arriver en galopant même si il était pas sur qu'elle reviendrait ici avant d'aller voir son Oncle. Il était le Chevalier de ce domaine et celui qui devait prendre toutes les décisions mais le jeune homme n'avait pas vraiment l'habitude, il aurait eu besoin d'une aide, de quelqu'un qui l'informait sur ce qu'il devait faire étant novice dans ce domaine. Mais la seule personne qui voulait en ce moment à ses côtés était parti et même si il avait confiance au Chevalier qui l'avait amené et qu'il savait qu'elle était en vie surement de retour à la maison,  Torvald ne pouvait pas profiter de sa nouvelle vie sans penser à tout ça.  Tournant en rond encore et encore le jeune homme craquait jour après jour se rendant compte qu'il ne faisait pas grand chose à part frapper sur un mannequin en paille pour éviter de laisser sa colère prendre le dessus même si il savait très bien que rien ne passerait tant qu'il ne pourrait pas plonger son regard dans le sien rien n'irait. Un matin alors qu'il avait passé une nuit misérable comme à son habitude le jeune homme laissa entrer une des servantes qui lui avoua avoir de la visite et que c'était assez urgent. Laissant ses pieds et son visage rempli par la tristesse se trainer jusqu'à cet homme, Torvald s'arrêta devant le paysan qui était non loin de lui, essayant de laisser un sourire sur son visage pour accueillir cet homme qui avait dut chevaucher pas mal de temps vu l'air fatigué qui animait son visage il essaya de prendre la parole pour l'accueillir mais le paysan prit la parole avant. Il parlait tellement vite et bafouillait que le jeune Chevalier ne comprenait pas tout et s'avançant doucement vers lui il déposa ses mains sur ses épaules tout en l'amenant vers une chaise le laissant s'installer et essayer de reprendre ses esprits. "Il va falloir me redire tout ça mais calmement si vous voulez que je vous aide." S'installant à ses côtés tout en le regardant Torvald essaya de le rassurer tout en lui lançant quelques petits sourires mais il pouvait très bien voir le regard apeuré qui était en train de s'installer sur ce visage déjà si triste. "Je suis désolé Ser Smithwood mais ce n'est pas moi qui vais avoir besoin d'aide mais vous. J'ai un message bien triste à vous transmettre sur la Lady de Castel bois et je suis venu ici étant le plus proche de l'endroit ou je l'ai vu pour la dernière fois." Torvald sentit son coeur se tordre petit à petit dans son corps et sa peau devenir de plus en plus froid ne sachant plus quoi répondre, sentant son esprit se vider comme si il était en train de mourir à cause d'une seule phrase mais il sortit de ses pensées sombre au moment ou il entendit le paysan reprendre d'une voix encore plus triste que tout à l'heure. "Elle était en vie mais a été enlevé par des hommes, je ne sais pas ce qu'ils veulent faire d'elle et je peux vous dire ou elle était la dernière fois qu'elle nous a fait passer le message." Torvald avait toujours sut au fond de lui que ce voyage ne présageait rien de bon vu les temps qui courraient mais elle était en vie et c'était tout ce qu'il retenait de la phrase qui venait sortir d'entre les lèvres de ce paysan. Retrouvant petit à petit son courage le jeune homme se releva, droit comme un piquet et son visage aussi froid qu'un mort le jeune homme laissa son regard se poser sur le mur essayant de cacher la colère qui était en train de s'emparer petit à petit de son corps. Serrant doucement les poings le Chevalier fit appel à une servante et un message les attendant toujours dans le même silence qui imprégnait cette salle depuis qu'il avait apprit la nouvelle. Entendant des pas derrière lui il se retourna plongeant son regard dans le message s'approchant de lui doucement. "Vous allez aller à Castel Bois et demander une audience auprès du Suzerain de la famille Harlton." Serrant un peu plus les poings pour ne rien montrer à ces pauvres gens qui n'avaient rien demander le jeune homme reprit la parole. "Marianne Harlton a été enlevée par des bandits et son dans les forêts du Conflans, elle est encore en vie mais je pars à sa recherche seule pour que personne ne puisse me voir arriver. Vous direz aussi que je la ramènerais vivante quoi qu'il arrive et qu'il ne faut amener personne dans les forêts pour éviter qu'il n'arrive quoi que ce soit à Marianne si ils nous voient arriver." Attendant que le jeune homme imprègne tout ça dans sa tête il lui fit signe de partir de suite pour prévenir l'Oncle de Marianne qui allait lui aussi s'énerver contre ce qu'il allait arriver. Se tournant ensuite doucement vers la servant laissant un petit sourire qui était plus que crispé apparaitre sur son visage le jeune homme reprit encore une fois la parole tout en montrant le paysan toujours assis sur la chaise. "J'aimerais que vous vous occupiez de cet homme en le nourrissant et lui offrant une chambre pour qu'il se repose. Grâce à lui on peut aider la Lady de Castel Bois alors prenez en soin."

Après avoir prit toutes dispositions le jeune homme emballa quelques nourriture dans un sac avant de préparer son cheval et de monter dessus, il ressentait la colère bruler en lui et savait que la route risquait d'être longue mais il la retrouverait car il lui avait fait une promesse que jamais il ne pourrait abandonner. Marianne lui avait demandé de ne pas venir la chercher si jamais il se passait quelque chose mais ce n'était pas dans sa nature. Il se devait de la sauver après tout ce qu'elle avait fait pour lui et tout l'amour qu'elle arrivait à lui donner. Mettant son cheval au galop dès que les portes de son domaine s'ouvrir le jeune homme laissa son regard se porter sur cette forêt, cette vaste forêt ou il allait devoir chercher nuit et jour ou ils l'avaient trainés. Les journées passaient sans que le jeune homme ne trouve des traces du groupe mais il pouvait très bien voir que les paysans eux avaient peur des questions qu'ils posaient mais certains arrivaient à répondre pour le remettre sur le bon chemin. Au bout d'une semaine et demie le jeune homme remarqua des traces au sol qui étaient assez fraiche, il ne pouvait pas dire combien à peu près ils étaient mais c'était un espoir qu'il ne pouvait pas laisser passer et il suivit donc les traces laissant son cheval près d'une petite ferme ou les gens ne posèrent pas trop de questions lui promettant de s'en occuper jusqu'à son retour. Suivant petit à petit les traces le Chevalier s'arrêta net en entendant un groupe d'hommes rigoler pas loin, se laissant glisser doucement vers un buisson le jeune hommes observa les alentours pour être sur que personne ne l'avait vu arriver mais il fut soulager en voyant personne arriver. Relevant doucement la tête il vit au loin un groupe de brute rigoler autour d'un feu, ils devaient être une dizaine avec trois mecs mis au bord de leur campement mais ce qu'il cherchait n'était pas combien ils étaient mais qui ils avaient avec eux. Son regard se posa sur une personne et il sentit son coeur se serrer, elle était là devant ses yeux, attachée et marqué par des coups que les hommes lui avaient surement donnés. La colère remontait petit à petit mais il faisait encore trop jour pour les tuer et se venger de ce qu'ils avaient fait à la femme qui faisait battre son coeur, elle allait devoir attendre encore un peu avant d'être en sécurité mais il ne comptait pas la laisser là. Ne la quittant pas une seule seconde du regard le Chevalier sortit doucement sa dague tout en s'asseyant dans le buisson en silence, observant les hommes qui étaient autour de la femme qu'il aimait. Essayant de voir les défauts des brutes, de voir qui était le plus faible et le temps de tour de garde le jeune homme réfléchissait en même temps sachant très bien qu'ils étaient supérieur en nombre et qu'il ne pouvait pas juste foncer dans le tas pour aller la secourir, il allait devoir rester discret le plus longtemps possible.

La nuit tombait petit à petit et le jeune homme attendit que quelques hommes ferment les yeux pour s'avancer doucement vers un des hommes qui était posté sur un caillou près de la forêt. Torvald n'aimait pas assassiner les gens par derrière mais il n'avait pas le choix si il voulait sauver la femme qu'il aimait et c'était sa priorité. Avançant doucement dans l'ombre du feu le jeune homme déposa sa main sur la bouche de celui ci tout en tranchant sa gorge d'un geste net et précis, ne perdant pas de temps le Chevalier attrapa le corps pour le pousser au sol derrière un arbre. Il refit la même chose avec deux autres hommes qui étaient de garde avant de s'arrêter tout en observant le camp, un homme était posté tout près de Marianne, surement parce que le jeune femme avait déjà réussi à fuir une fois et qu'il ne voulait pas que ca se reproduise mais il n'était qu'un homme à tuer de plus pour arriver à cette femme. Arrivant vers le deuxième feu qui avait été allumé loin de Marianne le jeune homme continua à trancher la gorge de trois dormeurs avant que le dernier ne laisse échapper un petit cri avant de mourir. Malheureusement ce petit bruit il ne fut pas le seul qui l'avait entendu et en se retournant il vit deux des hommes courir vers lui la lame à la main, le jeune homme se roula sur le côté pour dévier une des lame qui aurait très bien put lui trancher la tête avant de se relever sortant à son tour son épée à la main. La colère faisait naitre en lui le courage et la force qu'il avait perdu pendant le voyage, voir derrière les deux hommes la femme qu'il aimait attachée avec le visage en sang. C'est grâce à elle qu'il arrivait à rester debout aujourd'hui. Reposant son attention sur les deux hommes qui étaient en train de l'attaquer en même temps le jeune homme sortit discrètement sa dague et au moment ou il vit un moment d'ouverture il planta cette dernière dans le coeur d'un des gros balèze avant de se concentrer sur celui qui était face à lui, il avait envie de lui sauter dessus et de lui planter encore et encore sa dague dans son oeil pour ce qu'ils avaient fait à Marianne mais le jeune homme n'était pas une bête et il aimait déjà pas tuer alors torturer n'était pas de son gout. Essayant de repousser cet homme qui se battait assez bien pour un bandit le Chevalier lui planta son épée dans l'épaule avant de pouvoir lui trancher la tête d'un coup sec. Il en restait un seul, un seul qui tenait Marianne contre lui avec une lame sur la gorge, cet homme osait déposer une lame sur cette peau si parfaite et en plongeant son regard dans celui de Marianne le jeune homme sentit son coeur se serrer petit à petit. "Dépose les armes ou je la tue." Sa phrase résonnait dans sa tête et laissant son épée tomber au sol le jeune homme lança un regard froide et dure à cet homme qui tenait la prunelle de ses yeux entre ses mains, jamais il ne le laisserait trancher la gorge de la femme de sa vie et c'était ça qui le poussa à lancer la dague qu'il avait entre ses mains vers cet homme la voyant se planter dans un bruit ignoble dans la cuisse du bandit. Courant rapidement vers sa douce il sortit la dague tout en donnant un coup de coude à cet homme pour le faire tomber au sol, se tournant vers sa douce il trancha les liens qui tenaient sa main tout en plongeant son regard dans celui de sa beauté qui lui avait énormément manqué. "Je veux que tu cours vers là bas et que tu te cache en attendant que je revienne, si jamais tu me vois pas revenir tu vas toujours tout droit, là bas tu trouvera mon cheval et tu rentre à la maison. Ne regarde jamais derrière toi Marianne." L'embrassant doucement sur le front le jeune homme la poussa doucement vers la forêt avant de reprendre son épée attendant que l'homme qui avait gardé Marianne se relève.




         
(c) fiche:WILD BIRD

       

Lancer de dés:
de 1 à 50: Torvald prend le dessus sur le combat avec quelques égratignures.
de 50 à 100: Le bandit prend le dessus sur Torvald et lui enfonce sa lame dans l'épaule. Le chevalier fuit dans la forêt essayant de retrouver Marianne tout en échappant au bandit qui ne peut courir vite à cause de sa blessure à la cuisse.
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Lun 2 Mai - 17:37

Le membre 'Torvald Smithwood' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 100' : 89


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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Mar 10 Mai - 11:20





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
L
a clarté parvenait à percer par delà les tumultes orageux de ce ciel si assombri par la crainte et la violence. Elle renaissait doucement de son sein à mesure que l’espoir guidait à présent ses intentions de survie. La jeune fille ne cessait de le nourrir dès lors que des fourrés tremblaient légèrement. Lui laissant ainsi l’occasion de croire en une quelconque arrivée imminente d’un allié, un jour peut être Marianne de la maison Harlton serait sauvée. Non, l’incertitude quant à cette idée ne saurait perdurer alors qu’elle savait à présent que ce jour arriverait. Mais pour se faire, il fallait qu’elle survivre encore un peu, qu’elle parvienne à garder sa tête relevée juste pour ne pas laisser les maux l’envahir de toutes parts et la laisser succomber à son mal être. Ses pieds étaient aussi lourds que des enclumes sur lesquelles le forgeron tapait pour accomplir sa besogne. Ils ne cessaient de la tirailler un peu plus encore vers ce sol parois rassurant, autrefois si brutal, lorsqu’elle le rencontrait après des expériences violentes. Pourtant, il fallait que ses jambes la soutiennent, qu’elles osent croire elles aussi en une meilleure destinée que celle pour laquelle ces brigands lui laissaient le bénéfice du doute. Ses pensées continuaient à la ramener vers les siens, dessinant des visages de son entourage mais surtout laissant son cœur répondre à des appels qu’elle pensait dans le même temps que celui de son chevalier. Peut être que lui aussi admirait cette même étoile qui brillait aussi haut dans le ciel ? Ainsi était-ce leur connexion qui les appelait et prouvait à la jeune fille que son Amour n’en devenait que plus fort encore. Ils se retrouveraient, il ne pouvait en être autrement et elle se lèverait le lendemain à chaque fois, juste pour ramener cette idée et se battre pour la défendre. Torvald était là, dans ses pensées, dans ses convictions, mais surtout dans cette force qu’elle essayait tant que mal d’imiter à sa manière. Qu’aurait-il fait à sa place ? Il se serait battu avec dignité et sans relâche, tout comme elle l’exécutait à sa façon elle aussi. Mais la culpabilité quant aux tourments qu’elle infligeait aux siens commençait à la tourmenter. Qu’allait-il advenir d’eux ? Jamais elle n’aurait voulu leur causer autant de trouble, jamais même, elle n’aurait pu y songer, tant elle se sentait en sécurité et inexistante aux yeux des autres. Elle n’était pas issue d’une grande famille, sa rançon ne vaudrait rien, mais si elle le disait, alors sa vie serait en danger encore un peu plus qu’elle ne l’était déjà. Voilà pourquoi, il l’avait frappé encore et encore depuis ce soir là. Depuis qu’elle avait réussi à se faire entendre à sa manière. Le brigand en question ne l’avait pas lâché une seule seconde, essayant par tous les moyens de la faire parler, lui faisant cracher le sang qui perlait dans sa bouche à mesure que sa joue intérieure se déchirer. Ce goût de fer ne lui donnait même plus la nausée à force de l’avoir, tout comme elle ne ressentait plus le liquide écarlate glisser doucement de son arcade sourcilière jusque dans son cou. Seules ses jambes et ses bras lui étaient un supplice qui augmentait un peu plus de jour en jour alors qu’ils étaient censés se rapprocher de la côte. Un pied après l’autre, le regard toujours rivé vers le sol, les mains liées, il lui avait enlevé le bâillon de ses lèvres pour le laisser reposer au niveau de son cou. Il lui arrivait parfois de le serrer, dans ses colères les plus noires, jusqu’à ce qu’elle en perde connaissance, alors qu’elle parvenait à garder le silence encore une fois. La porte tenait bien son nom, un nom qu’elle considérait dès à présent comme l’héritage de celui qu’elle avait perdu, qu’ils lui avaient enlevé et dont elle désirait plus que tout rendre hommage. Le corps de ce pauvre Roadney devait pourrir dans un coin alors qu’il méritait des hommages dignes d’un roi. Les yeux de la jeune fille s’embuaient de larmes lorsque de telles pensées traversaient son esprit, mais là encore, elle se confrontait à une série de questions dont la colère résultait toujours de ce silence bien marqué.

Cela faisait sept jours depuis cet appel. Sept journées durant lesquelles, l’espoir s’amusait à jouer des tours à la jeune fille. Tantôt présent, d’autre fois totalement absent, Marianne avait l’impression de ne plus savoir vers où retrouver ce qui faisait sa force d’antan. Ses pieds étaient encore plus lourds, son corps affiné plus que de coutume laissait nettement entrevoir sa mal nutrition, tant est si bien qu’elle avait l’impression que même inspirer était un calvaire. Pourtant, elle regardait toujours cette même étoile le soir, et elle osait y croire encore un peu. Quelqu’un viendrait, Torvald ne la laisserait pas ainsi. Il lui avait promis de venir la chercher. Restait à savoir s’il trouverait des alliés pour venir vers elle et que sa piste ne lui soit pas biaisée par quelques malins. Depuis deux nuits, la jeune fille pleurait en silence, maudissant le temps, se maudissant elle-même de se savoir si faible. Comment survivre alors que la fatigue, la peur, le désespoir et le manque de volonté grandissaient petit à petit et ce malgré elle ? Comment pouvait-elle aller de l’avant ? Son visage se dessinait à chaque fois, mais plus le temps passait et plus son sourire autrefois si encourageant s’effaçait petit à petit pour se transformer en une expression qui la rendait coupable de tout ce qui lui arrivait. Car c’était de sa faute si elle en était arrivée là. Il lui avait tant demandé de l’accompagner, et elle était persuadée que s’il avait été à ses côtés alors ils auraient pu s’en sortir. A moins qu’il n’aurait été une victime lui aussi de ce triste sort. Non, finalement, Marianne se persuadait qu’il valait mieux qu’il en soit ainsi tant elle ne voulait pas perdre sa raison de vivre. Elle lui avait fait promettre d’exister par lui, de lui survivre si cela était nécessaire. Une promesse qu’il n’avait pu lui tenir, mais dont elle espérait aujourd’hui qu’il s’en souvienne pour ainsi aller de l’avant. Lui seul détenait la clé de sa survie, celle pour laquelle elle voulait se battre, celle qui la faisait se relever ce matin là alors que toutes ses forces s’étaient envolées. Suivant docilement ce cortège, Marianne se mordait les lèvres alors qu’elle avait l’impression que ses pieds saignaient à l’intérieur de ses chausses. Comment faisaient-ils eux pour marcher ainsi ? L’habitude n’était pas la seule réponse à cela, la nourriture les y aidait beaucoup. Nourriture qu’elle n’avait que par nécessité. « T’as faim ? » Il venait de tirer un peu plus sur le cordage pour la faire avancer plus prestement alors que la jeune fille relevait ses yeux noirs. Si elle avait pu le tuer d’un simple regard, elle l’aurait exécuté dès leur première rencontre, mais ceci avait eu tendance à s’accroître à mesure des jours qui étaient passés. « Je crois que oui, je vais te donner un truc à te mettre sous la dent. » L’autre venait de prendre place face à elle et défroquait son pantalon pour lui montrer sa virilité, chose à quoi Marianne levait les yeux au ciel d’un air las. « Arête tes conneries Gus. » Il venait de lui donner un coup d’épaule pour le faire décaler, ce qui suscita les rires de ce Gus en question alors qu’il se rhabillait. « Au moins avec ça, elle aurait été ravi pendant des jours. » L’autre tira un peu plus sur la corde et lui lança un quignon de pain rassis et moisi à certains endroits. Cela serait son repas du jour. La jeune fille souffla dessus pour essayer de chasser les moisissures les plus apparentes avant d’essayer de croquer à pleines dents. Cela eu le don de déchirer à nouveau sa joue intérieure, l’amenant à saigner, comme à chaque fois qu’elle mangeait. « Déguste-le parce que t’en auras plus pendant un bon moment. » Un rire gras et moqueur s’extirpa de cette jugulaire dont elle rêvait en secret d’ouvrir avant de se tapir à nouveau dans le silence le plus sourd. Quelques heures plus tard, ils s’installèrent dans un nouveau camp de fortune. Allumant des feus, ils mangeaient devant elle, riaient devant elle, sans même prendre conscience de sa présence. Pourtant, ils savaient tous qu’elle était là. « Si elle continue comme ça, faudra qu’on la porte, tu le sais hein. » Il jetait un regard en biais en direction de Marianne qui se contentait juste de rester de marbre face à cette remarque. « Je m’étonne encore qu’elle tienne debout. » Son rire était faux, elle aurait pu l’entendre à des miles d’ici. « C’est ce qui fait que je me dis qu’elle n’est pas de si haute naissance que ça. C’est pas une petite lady avec des fleurs pleins la tête et à qui on torche le cul celle là. » Faisant celle qui n’écoutait pas, Marianne sentit tout de même son cœur s’accélérait alors que la suite de cette conversation s’annonçait compromise pour elle. Surtout si il faisait le lien entre ce qu’elle était capable de faire et qui elle était. « Pourquoi tu la gardes alors ? » « Parce que j’me dis… » Il s’arrêta net dans sa phrase et tourna son regard dans le même temps que la jeune fille à l’endroit même d’où émanait un son gluttural et rappelant sans équivoque l’agonie d’une personne. Marianne se redressa comme un piquet alors qu’elle cherchait dans les broussailles et les divers troncs le signe de cette agitation. Et son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu’elle reconnut la silhouette de son chevalier. Son air grave et sévère tranchait parfaitement avec les reflets du feu qui lui léchaient le visage et lui donnaient ainsi un air encore plus noir qu’elle ne lui avait jamais connu. « Torvald. » chuchota t-elle pour elle-même alors que la peur s’immisçait dans ses veines à mesure qu’elle craignait pour sa vie. Témoin des diverses scènes, la jeune fille eut l’impression que tout allait vite, trop vite même pour qu’elle puisse en comprendre le sens. Elle avait juste l’impression d’avoir pu voir la mort de celui qui parlait avec ce type qu’elle n’appréciait pas que déjà ce dernier la tirer vers elle et lui apposer une lame tranchante au niveau de son cou. « Dépose les armes où je la tue. » Les dents de la jeune fille claquaient alors qu’elle sentait déjà le froid l’envahir devant le visage incertain de Torvald. Elle essaya doucement de secouer sa tête de gauche à droite pour affirmer sa négation et pour ne pas qu’il se sacrifie pour elle. Mais sans comprendre une nouvelle fois tant la rapidité restait palpable, la jeune fille n’eut le temps que de sentir la lame lui effleurer le cou de droite à gauche avant de sentir la prise derrière elle se dérober sous l’impulsion d’un geste vif. S’empressant de se dégager, la jeune fille arriva dans les bras de son chevalier en quête de sécurité. Il lui rompit ses liens et déjà le regard de Marianne chercha à suivre les directives qu’il lui donnait pour qu’elle aille se cacher. Elle tremblait de la tête aux pieds, elle ne savait pas si ses jambes allaient la supporter davantage, surtout pour courir, mais l’impulsion de l’adrénaline et les yeux encourageants de Torvald parvenaient à lui laisser croire en ses capacités. Silencieuse, elle l’admira pour un énième de seconde, cherchant à trouver refuge dans ce regard qui lui avait tant manqué avant de hocher doucement sa tête en signe d’affirmation et lui tourner le dos pour courir aussi vite qu’elle le pouvait.

Courir était la seule option qu’elle devait envisager. Ne pas se retourner était la seconde, et l’attendre était la dernière. Enfermée dans les directives qu’elle venait tout juste de recevoir de la part de celui qu’elle aimait, Marianne avait l’impression d’exécuter machinalement des ordres sans même se rendre compte de la situation. Il fallait juste qu’elle s’exécute. Il n’avait pas le droit de se retourner comme si ce simple geste la retarderait et pourrait mettre Torvald en danger. Même si ses pieds et ses jambes ne la tenaient plus, même si elle venait de trébucher et de perdre l’équilibre pour se cogner contre un tronc, il fallait qu’elle continue. Son souffle lui manquait, mais bientôt elle arrivait derrière ce gros amas qui l’abriterait pour quelques temps, le temps que son chevalier lui revienne. Pour qu’il puisse l’embrasser à nouveau sur son front, pour qu’elle puisse se sentir protéger dans ses bras, pour que la survie lui revienne. Pour tout cela, Marianne tenait et bien plus encore. Avachie et cachée derrière ce grand arbre tombé à cause du temps, la jeune fille essayait de reprendre une respiration plus normale, fermant ses yeux pour parvenir à déglutir sans que le gout du sang ne vienne entraver cet instinct primitif. Mais bien vite, elle se décala de manière à regarder en arrière. Il lui avait interdis, mais elle ne pouvait se résoudre à ne pas entendre son cœur qui cherchait désespérément la silhouette de son chevalier. Son souffle se saccadait à mesure que les secondes lui parurent durer une éternité. Ou était-il ? Pourquoi mettait-il autant de temps pour la rejoindre ? Mais bien vite, des bruits de pas se rapprochaient de l’endroit où elle se cachait. « Torvald ? » Les émeraudes de la jeune fille essayaient de percer l’obscurité de manière à le reconnaître. « Derrière l’arbre. » Son souffle lui donnait l’impression de résonnait fortement tant l’inquiétude s’en trouvait bien imprégnée. Et dès lors qu’elle le reconnut, Marianne se releva pour l’accueillir dans ses bras. « Où est-il ? » Demanda t-elle alors que des larmes perlaient sans qu’elle n’ait pu les retenir sur ses joues à la fois salies par le sang séché que par la boue. Mais alors qu’elle cherchait à trouver contenance à l’aide de son regard, elle s’aperçut que son chevalier était blessé lui aussi. A cet instant, son cœur se glaça, figeant par cette occasion son expression qui laissait grandement sous entendre son inquiétude. « Non, non, non. Pas toi… » Marianne porta sa main au niveau de l’épaule de Torvald et essaya de retenir ses sanglots, ce qui eut l’effet de la faire trembler plus que de raison à mesure que les larmes filaient à une allure beaucoup plus rapide sur ses joues. « Je sais que vous êtes là. Je vais t’étriper la porte, on va t’entendre hurler jusque de l’autre côté de la mer. » Plongeant son regard dans les yeux de Torvald, Marianne eut l’impression que son sang se figer dans ses veines. Mais c’était à elle de faire preuve de courage maintenant, si elle voulait sauver Torvald, si elle voulait qu’il soit heureux, si elle voulait qu’il lui survive, il fallait qu’elle se rende à l’évidence. « Survis-moi mon amour. » Embrassant doucement les lèvres de son chevalier, Marianne ferma un instant ses yeux en les fronçant pour taire à nouveau les sanglots qui montaient le long de son être. Puis se saisissant d’un cailloux, elle se pencha jusqu’à arriver de l’autre côté afin de ne pas éveiller les soupçons sur l’endroit où se situait son chevalier et se redressa en déglutissant avec difficulté. « Ce n’est que moi que tu veux. » Sa voix était devenue plus grave, un ton qu’elle ne se connaissait pas et qui laissait bien sous entendre sa colère et sa résolution quant à ce qu’elle comptait faire. « Sale gamine. » Sa voix répondait à sa colère par la même hargne et déjà elle comprenait qu’il se dirigeait vers elle. « C’était mon nom que tu voulais… Harlton. » « Pauvre merde, j’en ai rien à foutre de ton nom maintenant. » Il venait de lui saisir le bras pour la rapprocher de son visage et donc de sa dextre pour certainement l’étouffer. « Et tu veux connaître ma maison ? » Sans attendre davantage, la jeune fille releva la main qui tenait le caillou et lui asséna un coup à niveau de sa tempe avec une force qu’elle ne se connaissait pas. Ce geste provoqua un déséquilibre à l’homme en question qui la lâcha. « Plutôt rompre que ployer ! »



         
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Mer 25 Mai - 11:46





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
L
a colère était une chose que les hommes n'arrivaient que très rarement à gérer et c'était le cas de Torvald qui sentait son esprit rempli de haine et de vengeance. Jamais jusque maintenant le jeune n'avait ressenti une telle chose, lui qui était toujours souriant, heureux et positif le voilà à chasser une proie qu'il comptait bien tuer pour ce qu'ils avaient fait à la femme qu'il aimait. Cette femme qui était tout pour lui et qu'ils avaient osé enlevé, cette femme qu'il n'aurait jamais dut toucher voilà qu'elle se retrouvait devant lui le visage en sang et la peau rempli de bleu mais le principal et qu'il venait de la retrouver en vie. Son coeur s'emballait dès qu'il déposa ses yeux sur elle, il sentait ses mains trembler à cause de tout ce qu'il venait de faire pour arriver jusqu'à elle mais ce n'était pas fini. Il savait qu'après tout ce qu'elle venait de vivre elle ne devait plus avoir de force mais il lui demanda tout de même de continuer à courir pour aller le plus loin possible du dernier homme encore en vie. Il la revoyait pour la première fois depuis des semaines et ne voulait plus la perdre, il n'avait plus envie de la quitter des yeux mais il n'avait pas le choix de la laisser partir. Marianne ne serait pas en sécurité à ses côtés et il ne voulait pas qu'elle voit ce qu'il allait se passer, la jeune femme du Conflans en avait asse vu ces derniers jours et il ne voulait plus qu'elle souffre ou même qu'elle ressente de la peur pour le Chevalier qui comptait bien tuer ce dernier homme. Laissant son regard se poser sur cette femme qu'il aimait temps il ne fut soulagé qu'au moment ou il ne vit plus son corps partir en courant, Torvald savait qu'à partir de maintenant elle allait courir et serait loin de tout homme qui lui voulait du mal. Il ne voulait plus la voir souffrir et la terreur qu'il avait vu dans ses yeux juste avant plus jamais il ne la laisserait s'installer, il veillerait sur elle plus que jamais et ne la quittera plus jamais du regard. Elle était tout ce qui lui restait et la perdre aurait été la pire chose qu'il aurait connu sur ce monde, il avait promis de ne pas venir la chercher si jamais il lui arrivait quoi que ce soit mais Torvald n'avait pas réussi à tenir cette promesse. Il n'avait pas réfléchit avant de partir et était bien heureux d'avoir écouté son coeur.

Alors que ses pensées étaient toute dédiée à cette femme qu'il aimait temps le jeune homme serra un peu plus son épée en voyant le barbu se relever difficilement. L'observant enlever la dague qui était enfoncée dans son corps Torvald le vit foncer vers lui dans un cri de rage, Torvald venait surement de tuer ses amis mais aussi il venait de lui enlever son butin, cette femme qu'il comptait surement revendre en esclave ou alors demander une rançon mais il connaissait assez Marianne pour savoir qu'elle n'avait surement pas donné son nom de famille aussi facilement. Après tout il n'avait pas enlevé la plus docile des femmes, ils avaient enlevés la plus têtu et la plus forte mais Torvald était tout de même fiere de Marianne qui avait tenu et qui après tout ça était tout de même parti en courant sans se retourner. Elle était forte. C'était ce qu'il aimait chez elle et sentant la fierté inonder son corps le jeune homme esquiva la lame qui se dirigeait tout droit vers son visage mais étant trop distrait par le fait de se demander si Marianne était en sécurité le jeune Chevalier sentit la lame s'enfoncer dans son épaule dans un craquement de peau immonde. Serrant un peu plus ses lèvres pour éviter de crier et d’inquiéter Marianne le jeune homme donna un coup de boule à cet homme avant de retirer la dague d'un coup sec. Il avait mal et sentait le liquide chaud sortir de la blessure mais il ne devait pas abandonner et continuer à se battre, cherchant son épée du regard il laissa un grognement sortir d'entre ses lèvres en voyant le vagabond la tenir dans sa main tout en se relevant avec difficulté. Le chevalier n'avait qu'une simple dague pour se défendre contre cet homme et le bras qui était le plus fort était abimé à cause de la blessure à l'épaule. Observant du coin de l'oeil la direction dans laquelle était parti Marianne le Chevalier se mit à courir sans regarder derrière lui pour savoir si il était suivi. Laissant sa main appuyer sur son épaule et l'autre tenir la dague il avançait sans vraiment regarder ou il mettait les pieds, tout ce qui comptait était de mettre de la distance entre lui et cet homme mais surtout retrouver Marianne pour pouvoir repartir avec elle. Le souffle était en train de le ralentir et s'arrêtant contre un arbre quelques instant le jeune homme entendit comme un murmure qui venait de la forêt, observant les alentours le jeune homme savait qui était cette petite voix qui essayait de l'aider et allant à l'endroit qu'on lui indiquait le jeune laissa un doux sourire qui n'était pas apparu depuis maintenant bien longtemps illuminer son visage. Elle était là devant lui et il sentit son coeur accélérer sachant qu'elle était en vie et qu'il l'avait enfin retrouvé. A partir du moment ou ses yeux pouvaient se poser sur ce visage d'ange plus rien ne comptait autour, le sang qui coulait ou même l'homme qui devait être à sa poursuite, tout ce qui comptait était cette femme qui comblait à nouveau son coeur. Alors qu'il revenait petit à petit à la réalité en entendant Marianne parler le jeune homme attrapa doucement sa main tout en essuyant les larmes qui coulaient sur son visage. Il avait de la peine et de la colère en voyant les marques sur cette peau si douce mais aussi la panique au moment ou elle déposa ses yeux et sa main sur blessure, il ne voulait plus qu'elle s'inquiète et surtout pas pour lui. "Je ne sais pas mais je pense qu'il me suit, Marianne il faut que tu continue à courir je ne veux pas te reperdre. Tu sais très bien que je te reviendrais toujours et que ce n'est pas une petite blessure comme celle ci qui aura raison de moi." Il souffrait en silence mais essayait de laisser un sourire rassurant se poser sur son visage caressant du bout du doigt la joue de sa douce le jeune homme eu un léger sursaut en entendant l'homme de tout à l'heure parler. Il était là et il était temps d'en finir mais avant qu'il puisse dire quelque chose à Marianne pour lui demander de se sauver elle se pencha pour l'embrasser, un baiser qu'il attendait depuis maintenant longtemps mais pas dans ce genre de situation maintenant. Torvald savait très bien que la femme qu'il aimait était courageuse et en la voyant se lever une pierre à la main il comprit ce qu'elle allait faire mais non comptait pas la laisser seule dans cette situation. Écoutant les paroles qu'ils étaient en train de s'échanger le jeune homme se leva doucement essayant de ne faire aucun bruit tenant toujours la dague entre ses mains. Au moment ou il insulta la femme qu'il aimait Torvald sentit son coeur se serrer dans sa poitrine, et avança toujours en silence derrière cet homme qui manquait de respect à Marianne.  « Plutôt rompre que ployer ! » Cette phrase laissa un doux frisson parcourir tout son corps avant de lancer un cri tout en se jetant sur cet homme pour lui enfoncer la dague dans le crâne. Laissant son regard se poser sur le corps qui était en train de tomber au sol le jeune homme se laissa doucement tomber au sol sentant qu'il était en train de perdre trop de sang, déchirant un bout de sa tunique le jeune homme appuya doucement sur sa plaie pour éviter de perdre tout son sang. Observant les alentours pour être sur que plus personne n'était en vie le jeune homme déposa ensuite les yeux sur cette femme qui illuminait cette journée si sombre. "Plus jamais tu ne partira sans moi Marianne Harlton, plus jamais je ne te quitterais des yeux et plus jamais un seul homme ne déposera un doigt sur toi je t'en fais la promesse." Observant sa plaie le jeune homme laissa un sourire moqueur se dessiner sur son visage tout en relevant les yeux vers Marianne il reprit la parole. "Je pense qu'encore une fois je vais avoir besoin de tes doigts de fée pour me recoudre." Il voulait lui montrer qu'à partir de maintenant tout allait bien et qu'il n'allait pas mourir aujourd'hui, il avait encore une longue vie à passer auprès de Marianne et comptait bien en profiter. Se relevant doucement Torvald laissa les grimaces à l'interieur de lui pour éviter d'inquiéter Marianne et s'avançant doucement vers il passa sa main au creux de sa nuque pour s'approcher d'elle, lui déposant un doux baiser sur ses lèvres profitant de ce moment magique le jeune homme sentit son coeur s’accélérer et sa peau se réchauffer au contact de la femme qui lui avait manqué après tout ce temps loin d'elle. "Tu m'as manqué."


         
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Jeu 2 Juin - 16:20





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
L
a peur ne cessait de se déverser dans les veines de la jeune fille. Lui assignant une poussée d’adrénaline, cette dernière jonchait l’ensemble de son être d’une manière brutale et d’autant plus bestiale qu’elle ne connaissait pas. La crainte de perdre un être cher, son être cher, sa raison de vivre ne pouvait plus s’extirper de son cœur alors que le désir de fuir parcourait l’ensemble de son échine pour répondre aux ordres qu’il venait de lui donner. La jeune lady se sentait prise dans les méandres d’un dilemme qu’elle n’aurait jamais cru devoir vivre et dont la finalité l’effrayait au plus haut point. Qu’allait-il advenir de cette soirée ? Qu’allait-il advenir d’eux ? Sa survie ne représentait rien sans son chevalier à ses côtés. Torvald lui manquait à mesure que les pas les séparaient l’un de l’autre. Son cœur l’appelait à tout va, cherchant à ce que le sien réponde en échos à ses appels de la même manière dont ils avaient pu le connaître il y avait de cela quelques semaines. Souffrir, courir, se dépasser, se cacher, le souffle lui manquait à chacune de ses enjambées, lui laissant ainsi entrevoir les portes de cette fin dont ils tentaient de s’échapper. Mais elle n’avait pas le choix. Elle ne devait pas laisser l’effroi l’immobiliser et lui faire prendre conscience de son état, Marianne se devait de continuer pour ainsi survivre à Torvald comme il le lui avait demandé. Sans elle, peut être parviendrait-il à réaliser au mieux son dessein et ainsi la rejoindre au plus vite ? La jeune fille ne cessait de prier les Sept pour qu’ils leur soient favorables et qu’ils leur permettent des retrouvailles qu’ils sauraient partager à leur manière. Néanmoins l’inquiétude persistait encore, alors que le calme et la noirceur des lieux semblaient se rapprochaient petit à petit de son corps fragile. A moins que la conscience ne lui revienne et lui assigne ainsi des maux dont elle n’en soupçonnait pas l’existence. Ses mains tremblaient de la même manière que ses dents claquaient alors que son estomac lui jouait des tours en se tordant de douleur. Son regard, pourtant si généreux d’ordinaire, laissait paraître cet effroi qui la tourmentait alors que l’espoir persistait pour essayer de distinguer la silhouette de son chevalier. « Je t’en prie… » chuchotait-elle à elle-même comme pour conjurer ce mauvais sort qui les accablait et pour que cette incantation ne finisse par lui faire entrevoir son espoir dans les fougères environnantes. L’éternité était-elle si difficile ? L’incompréhension mais surtout l’impatience lui infligeaient des spasmes qu’elle tentait de dissimuler en s’agrippant un peu plus au tronc asséché de ce vieille arbre. Marianne avait l’impression que le temps s’était suspendu et qu’il tentait de la mettre à l’épreuve alors qu’elle entendait son cœur résonner de plus en plus fort contre ses tempes. Pourquoi Torvald mettait-il autant de temps ? Pourquoi ne revenait-il pas vers elle ? Ces questionnements ne cessaient d’alimenter un peu plus l’impatience de la jeune fille alors que le courage semblait lui revenir peu à peu. Ce dernier lui soufflait des messages de plus en plus audibles, visant à ce qu’elle le rejoigne, à ne plus laisser les aléas de la vie les séparer. Les quelques bribes qu’elle percevait quant à du mouvement plus éloigné ne lui laissait aucun doute sur ce qu’il était en train de se dérouler. Et déjà la culpabilité la guettait à nouveau à mesure que l’idée qu’on lui enlève son véritable amour. Elle ne le pouvait plus. Plus jamais, elle ne désirerait se séparer de lui, plus jamais encore elle ne pourrait le laisser sans elle non plus. Plus jamais. Essayant de se redresser tant bien que mal sur ses jambes, la jeune fille était prête à trouver la force nécessaire pour rebrousser chemin et le rejoindre. Mais bien heureusement, le sort paraissait être de leur côté pour l’instant et veillait ainsi à les ramener l’un à l’autre. N’y pouvant plus, la jeune fille l’interpella une première fois dans l’espoir que son appel puisse être entendu et qu’il lui revienne sain et sauf. Et même si la crainte ne parvenait pas à quitter son regard, ni même son être, la jeune fille parvint tout de même à ressentir du soulagement à mesure que la silhouette de celui qu’elle aimait se rapprochait petit à petit d’elle. Son cœur se mit à battre plus intensément alors que ses mains rejoignaient les siennes et que ses yeux retrouvaient peu à peu ce pourquoi elle existait. Son chevalier était là devant elle, il l’admirait de la même manière qu’elle-même pouvait le faire, comme si tous deux parvenaient enfin à prendre conscience de leurs présences. Les larmes perlaient à mesure que ces retrouvailles scellaient un instant qui se voulait rassurant mais dont les plus belles mélodies commençaient à se tarir pour des notes beaucoup moins romanesques. Les tremblements de la jeune fille semblaient se calmer mais ces derniers ne reprirent de plus belle qu’au moment où elle s’apercevait de la blessure de celui qu’elle aimait. La culpabilité la rongeait de l’intérieur et la crainte de le perdre lui donnait des visions dont elle ne pouvait survivre. Tant est si bien que la crainte revenait de plus belle et avec elle les larmes qui filaient drues sur son visage et s’écrasaient de manière démesurées sur les plis des tissus qu’elle portait.

Elle ne voulait pas le perdre, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Cette idée lui était tellement difficile que la jeune fille avait l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds à mesure qu’elle prenait conscience de ce constat. Et plus Torvald essayait de lui expliquer qu’elle devait se sauver pour qu’il s’apaise plus elle hochait la tête de manière négative vers sa direction. Jamais, elle ne le laisserait. Surtout pas dans un état pareil, jamais elle ne pourrait partir sans se retourner, jamais elle ne pourrait se détacher ses bras et de son regard tant tout en lui lui était précieux et réel. Plutôt lui planter la dague que son chevalier tenait fermement contre lui que de le laisser seul ici. « Shhh doucement mon Amour. » balbutia t-elle entre deux sanglots qu’elle réprimait en son sein avant d’essayer de sourire à son tour pour le rassurer. Car telle était sa mission, elle désirait plus que tout rassurer son chevalier, son sauveur, mais surtout son âme sœur. La jeune fille désirait plus que tout le serrer dans ses bras, le bercer une dernière fois encore pour que tout deux s’endorment et se réveillent de ce mauvais rêve. Mais au lieu de cela, elle sentit son sang se glacer au moment où les mots traversaient les bois à la même allure qu’une flèche pouvait se décocher d’un arc. Le brigand n’était qu’à quelques pas d’eux, en quête de celle qui venait de réduire à néant toute son existence. Le regard de Marianne s’accrocha à celui de Torvald pendant quelques secondes. Un temps qui lui laissa l’opportunité d’essayer de lui faire comprendre ses intentions. Il venait de la sauver, mais c’était à elle de le sauver à présent. Ensemble, ils y parviendraient comme ils étaient parvenus à survivre des épreuves qu’ils avaient pu vivre. Ses lèvres venaient tout juste de se déposer de manière délicate contre celles de celui qu’elle aimait alors que ses derniers dires paraissaient sans équivoque. En effet, son courage l’habitait à nouveau et lui instiguait la force nécessaire pour se relever et ainsi affronter ce démon au visage émacié. Pour Torvald, pour Roadney, pour Castel-Bois, pour l’espoir, Marianne se surprenait elle-même de sa propre conviction alors qu’elle se trouvait à présent face à cet homme répugnant. La hargne prenait son cœur en otage à mesure que ses doigts serraient la roche dont elle s’était munie plus tôt. Jamais plus un homme ne la traiterait comme il l’avait fait, et si il fallait qu’elle meure aujourd’hui alors elle l’acceptait du moment que Torvald survive. Proclamant son nom et le slogan de sa demeure, la jeune fille trouva la force nécessaire pour asséner d’un coup son ennemi. La roche s’abattait sur sa tempe, lui faisant perdre sa poigne sur son bras mais également son équilibre. La rapidité de la scène fut telle que la jeune fille eut un mouvement de recul au moment où elle vit la lame s’enfoncer dans le crâne de son ennemi. D’où venait-elle ? Ses yeux ne parvinrent pas à quitter la chute de la victime, morte sur le coup, alors que la réalité lui donnait l’impression que tout n’était pas terminé. Où était –elle ? Que se passait-il ? La jeune lady essayait tant bien que mal de réaliser ce qu’il venait de se passer. Sa main relâcha l’étreinte de son caillou, qui roulait doucement à ses pieds, alors que ses yeux remontaient petit à petit sans qu’elle ne pense à respirer. Et ce fut à cet instant précis, au moment où elle constata de l’état de celui qu’elle aimait plus que tout au monde, que son oxygène lui parvint à nouveau. Inspirant fortement comme si elle s’éveillait d’un mauvais rêve, la jeune fille s’empressa de venir s’agenouiller aux côtés de Torvald et remplaça sa main au niveau de sa blessure pour appuyer sur la plaie ouverte. Les maux se réveillaient à mesure que son chevalier sermonnait tout ce qui avait pu se passer. Ses dents claquaient de plus belles alors que ses yeux cherchaient un abri pour pouvoir s’occuper de lui. L’inquiétude n’arrivait plus à s’effacer alors qu’elle admettait les paroles de Torvald quant à cette séparation dont il ne voulait plus. « Plus jamais… je te le promets. » Ses sanglots n’étaient pas bien loin, la jeune fille les sentait déjà raviver les larmes qui recommençaient à s’agglutiner sur les coins de ses yeux alors qu’elle tentait en vain de profiter de cet instant avec lui. Elle remarqua la manière dont il essayait de la rassurer et s’en sentit touchée de la plus belles des manières alors qu’elle se pinçait les lèvres pour essayer de contenir ses claquements de dents. « On va trouver un endroit pour que je puisse m’occuper de toi. » répondit-elle avec une petite voix alors qu’elle maintenait sa pression afin d’apaiser la douleur de son chevalier. Elle avait l’impression que tout lui faisait mal, aussi bien ses jambes, ses bras, son dos, mais la douleur la plus atroce qu’elle ressentait venait de son cœur. Jamais elle n’aurait désiré mettre son chevalier dans une telle mauvaise posture et l’idée même de le perdre à cause d’elle lui était insupportable. Mais elle bougea encore une fois au moment où elle sentit que le jeune homme désirait se relever. Le soutenant comme elle le pouvait, Marianne avait l’impression que ses jambes allaient flancher, pourtant elle se devait de tenir encore un peu. Son regard cherchait un abri, l’arbre derrière lequel ils s’étaient cachés serait probablement adéquat pour la nuit, même si l’idée même de devoir rester à cette proximité des cadavres ne l’enchantait guère. Cependant, ses yeux trouvèrent le regard rassurant et protecteur de celui qu’elle aimait au moment où elle sentit sa main remonter jusque vers sa nuque afin de l’embrasser. Le corps de la jeune fille se mit à frissonner à ce baiser, tant il ravivait toutes les bontés que l’inquiétude et le désarroi avaient essayé d’effacer. Son cœur battait à tout rompre contre sa poitrine alors que la chaleur se répandait doucement dans ses veines en lui faisant prendre conscience de la réalité. Tous les deux étaient sauvés et ils étaient ensemble. Les yeux de la jeune fille osaient se perdre sans aucune limite dans le regard de son chevalier, désireux de retrouver là les constellations qui lui avaient tant manqué durant ses semaines.

Et lorsqu’elle l’entendit lui avouer qu’il lui avait manqué, les larmes et les sanglots éclatèrent au grand jour alors que cette fois ci, ses jambes ne la soutenaient plus du tout. « J’ai eu si peur… » parvint-elle a laisser échapper alors que ses mains se serraient autour de Torvald de manière à l’étreindre tendrement. « … j’ai cru que j’allais mourir… » Sa force la quittait, et pour la première fois de son existence, elle montrait à quelqu’un qu’elle avait des craintes, des doutes, mais surtout qu’il lui arrivait de perdre espoir. « Pardonne-moi Torvald. Pardonne-moi d’avoir manqué ma promesse et de ne pas être revenue plus tôt. Pardonne-moi de ne pas avoir pu sauver les nôtres… » Elle tremblait de plus en plus, alors qu’elle essayait de trouver son équilibre contre son chevalier. Mais la peur, la honte et la souffrance qu’elle tentait de repousser étaient belles et biens là et tendaient à la frapper de plus belle. « Roadney est mort à cause de moi… » Ses pleurs s’accentuaient alors qu’elle prononçait ces paroles pour la première fois. La culpabilité la rongeait et avec elle tout ce dont elle croyait. « Tu aurais pu mourir à cause de moi… » Elle tenta de relever son regard pour le poser au niveau de sa blessure. L’oxygène lui manquait alors qu’une nouvelle crise de sanglot faisait trembler son corps tout entier et lui brouillait la vue tant les larmes ne se calmaient pas. « … je ne pourrai pas vivre sans toi… » Ses aveux étaient marqués d’une sincérité véritable tant cette idée lui était complètement impossible. Une vie sans Torvald ne méritait nullement d’être vécue, elle l’aimait plus que tout et jamais elle ne pourrait continuer sans lui. Il était son tout, son existence à part entière et sa raison de vivre. Les lèvres de la jeune fille tremblaient encore alors qu’elle essayait de se calmer. Seulement la fatigue et les maux étaient si présents, qu’elle n’y parvenait pas. Voilà pourquoi, elle rabaissa son visage en vitesse pour essayer de calmer tout ceci et de reprendre contenance pour ainsi s’occuper au mieux de celui qu’elle aimait. « Il faut que tu te reposes contre l’arbre là bas. Je vais trouver de quoi arrêter le sang avant que le temps nous manque. » Il fallait que le courage l’habite encore et quelle meilleure volonté que celle de sauver celui pour qui on perdurait. Aussi, Marianne se décala de manière à inviter son chevalier à prendre le même chemin qu’elle. Pour l’heure l’adrénaline paraissait être toujours présente dans ses veines, voilà pourquoi il fallait qu’elle en profite et qu’elle parvienne au moins à remplir sa mission à bien.


         
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Ven 10 Juin - 18:53





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
T
orvald marchait dans le forêt tout en essayant de ne pas faire attention à la blessure qui lui faisait mal mais il avait besoin de retrouver Marianne, de voir qu'elle avait réussi à courir pour essayer de survivre et qu'elle allait être à l'abri à partir de maintenant. Sachant très bien qu'il devait être suivi n'ayant pas eu le temps de tuer le dernier homme qui restait le Chevalier essayait de s'activer tout en écoutant chaque petit bruit de la forêt à la recherche de la femme qu'il aimait. La dague toujours serrée dans sa main le jeune homme repensait à tout ce qu'il venait de se passer et à ce qu'avait dut subir Marianne tout ce temps en compagnie de ces brutes. Il savait que quelque chose allait changer à partir de maintenant mais il serait à ses côtés pour l'aider à oublier même si il savait que c'était impossible, il ne l'abandonnerait pas et serait toujours à ses côtés. Tant pis pour son nouveau domaine, son nom de famille et les gens qui comptaient sur lui. La seule personne qui allait vraiment avoir besoin de sa présence était cette femme cachée dans la forêt et plus jamais il ne la laisserait partir seul. Alors qu'il commençait à fatiguer il fut content de la retrouver enfin cachée derrière un arbre mais le regard qu'elle était en train de lui porter tout en voyant la blessure qu'il avait lui serra doucement le coeur. Il n'avait pas envie de la voir triste, pas après tout ce qu'elle venait d'endurer. Les larmes tombèrent doucement des joues de sa douce et levant la main il essuya ce qu'il ne voulait pas voir tout en laissant ses doigts caresser la peau de cette femme qui lui avait manqué jusque maintenant. "Ne pleure pas Marianne, je suis là maintenant et je ne t'abandonnerais plus." Il voyait très bien le regard de Marianne se poser sur cette blessure qui ne voulait pas arrêter de couler mais ce n'était rien, après tout il avait déjà eu pire et à chaque fois sa Lady avait été là pour réparer les erreurs qu'il avait fait. Alors qu'il aurait voulu que ce contact et ce regard échangé dure toujours il vit la jeune femme se lever sans qu'il puisse intervenir et partir en direction de cet homme qui avait dut jouer un rôle dans les blessure qu'elle avait au visage et il sentit la colère l'envahir petit à petit. Ils avaient osé toucher à Marianne, osé lever la main sur cette femme si gentille et si douce et l'enlever sans avoir d'idée de ce qu'ils allaient faire d'elle. Son corps devenait de plus en chaud à chaque fois qu'il entendait l'homme prendre la parole et se relevant il décida de mettre fin à tout ça, mettre fin à la vie d'un homme qui avait fait du mal à une femme et plus il pensait à ça plus la colère et l'envie de vengeance grandissait en lui. Sans réfléchir le Chevalier planta son couteau dans la tête de cette brute et c'est seulement au moment ou il entendit le bruit sourd du corps qui était en train de tomber au sol qu'il sentit la colère retomber. Mais la colère n'était pas seulement la seule chose qui venait de retomber car il sentit petit à petit sa force s'envoler et ses jambes se dérober sous le poids de son corps et sans qu'il ne puisse vraiment rien faire il tomba doucement au sol alors que le sang continuait de couler de sa plaie. Déchirant un bout de sa tunique pour appuyer dessus et éviter de mourir bêtement. Alors qu'il appuyait doucement sur sa plaie le jeune homme observa Marianne se mettre à son niveau pour prendre à sa place au niveau du bout de tissu qui faisait arrêter le sang de couler. Il était content de l'avoir retrouvé, content d'être en face d'elle et de pouvoir l'observer. Observer ce visage si doux et ce regard qui lui donnait envie de gravir des montagnes pour pouvoir les admirer un peu plus longtemps. Il ne pouvait dire combien de temps cela faisait qu'il n'avait pas vu ce visage mais la voir là aujourd'hui lui faisait tellement de bien qu'il oubliait tout ce qu'il venait de faire et tout ce temps loin d'elle. Tout ce qui comptait en ce moment était le fait d'être à ses côtés.

Alors qu'elle aussi lui promit de ne plus jamais s'éloigner de lui le jeune homme se sentit soulagé sachant très bien que Marianne tenait toujours ses promesses. Relevant la main vers le visage de sa douce pour repousser une mèche rebelle qui venait de tomber devant ses yeux le jeune homme voyait très bien qu'elle était sur le point de craquer mais il ne voulait pas voir un visage aussi triste, tout ce qu'il voulait c'était ce sourire qui lui manquait temps. Laissant sa main se poser sur sa joue le jeune homme laissa un doux sourire apparaitre sur son visage pour lui montrer que tout allait bien et qu'elle n'avait plus besoin de s’inquiéter. Elle était maintenant en sécurité auprès de lui. Se relevant à l'aide de Marianne le jeune homme savait très bien qu'ils étaient tous les deux dans un piteux état et il fallait qu'il reprenne des forces pour essayer de rentrer le plus vite possible si il ne voulait pas inquiéter l'Oncle de sa douce. L'embrassant avec tendresse pour montrer que tout allait bien le jeune homme sentit un frisson de bonheur parcourir sa peau et son coeur battre la chamade au fur et à mesure. Se baiser était le geste qui arrivait à lui rendre son courage et il savait que Marianne allait aller mieux après ce geste tendre qu'elle n'avait pas dut avoir depuis bien longtemps maintenant mais il ne comptait pas la brusquer en lui posant toutes les questions qui étaient en train de lui passer par la tête avec ce qu'elle avait vécu ces derniers temps. Il savait qu'elle aurait besoin de temps et qu'elle viendrait elle même lui parler et lui dire tout ce qu'elle avait sur son coeur qui devait être fragile dans un moment comme celui là. Alors qu'il la laissa enfin respirer tout en lâchant prise sur ses lèvres le jeune homme replongea ses yeux dans ceux de sa bien aimée tout en l'écoutant parler. Il sentait son coeur se serrer petit à petit tout en voyant le visage de Marianne se décomposer et les larmes couler à flot le long de ses joues. Alors qu'elle se posa contre lui le jeune homme passa ses bras autour de son corps si frêle pour la serrer encore un peu plus à chaque sanglot qui s'échapper du corps de Marianne. Il déposa un doux baiser sur ses cheveux tout en écoutant tout ce qu'elle était en train de dire voulant à tout prix l'aider dans son chagrin sachant très bien qu'il n'y arriverait pas et qu'il pouvait tout simplement la serrer toujours un peu plus pour lui montrer qu'elle n'était plus seule. "Jamais je ne t'aurais laissé mourir Marianne ou que tu sois je viendrais toujours avant que la mort ne puisse t'emporter." C'était une promesse qu'il lui avait déjà faite et qu'il comptait bien tenir jusqu'à la fin de sa vie. Alors qu'elle continuait à parler son coeur se serrer petit à petit alors qu'il comprenait qu'elle se sentait fautif de tout ce qu'il venait de se passer et caressant doucement ses cheveux pour essayer de la calmer le jeune reprit encore une fois la parole d'une voix toujours calme et douce. "Marianne arrête, tu n'y est pour rien dans tout ce qu'il vient de se passer. Ce n'est pas la faute la mort de Roadney et je suis que là ou il est il est fière d'avoir donné sa vie pour te sauver." Le Chevalier qui était mort pour la vie de sa douce avait toujours été un ami de confiance et en apprenant qu'il n'avait pas survécu le jeune Chevalier sentit son coeur se serrer et la tristesse s'emparer de lui. Continuant à caresser ses cheveux le jeune homme sentit qu'elle déposait son regard sur la blessure qui coulait un peu moins et déposant deux doigts sous son menton il releva son visage pour plonger son regard dans le sien et lui montrer que ce qu'il allait dire était vrai. "Ce qui compte c'est que je ne sois pas mort alors arrête de penser à ça et tu vivra à mes côtés parce que je ne compte plus te quitter une seule secondes du regard." Baissant doucement son visage vers elle le jeune homme y déposa doucement un léger baiser tout en illuminant son visage d'un petit sourire en coin qui se devait rassurant. "Je t'aime Marianne et jamais je ne te quitterais ou t'abandonnerais. Si nous avons réussi à s'en sortir ce soir nous arriveront à nous en sortir par la suite. Ensemble!"

Torvald ne voulait plus voir une seule petite goutte couler le long de ses joues et écrasant les dernières qui caressaient encore sa peau le jeune homme observa l'endroit qu'elle était en train de lui montrer par la suite pour voir si ils pourraient y passer la nuit. Essayer de se reposer pour pouvoir ensuite reprendre la route était le plus sur et avançant doucement tout en restant tout près de la femme qu'il aimait le jeune homme se laissa tomber contre l'arbre sans la quitter une seule fois du regard ne voulant plus qu'elle pense à tout ce qu'elle venait de dire. Tendant sa main pour lui faire signe de venir à ses côtés le jeune homme garda l'autre appuyé sur la blessure qui saignait un peu moins mais qui lui faisait encore légèrement mal sans vouloir le montrer pour éviter de revoir ce regard inquiet sur le visage de Marianne. L'observant s'asseoir le jeune homme ne quitta pas une seule seconde du regard sa source de vie avant de reprendre la parole. "J'aime beaucoup l'infirmière personnelle dont j'ai le droit à chaque fois mais je préfère quand elle laissa son sourire illuminer son visage pour m'envouter." Attrapant doucement sa main le jeune homme la porta doucement jusque ses lèvres pour y déposer un doux baiser. "Et arrête donc te t’inquiéter pour moi, c'est pour toi que je devrais m’inquiéter surtout avec tout ce que tu viens de vivre ma douce."


         
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Dim 26 Juin - 13:30





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
L
a peur se mêlait à l’appréhension, alors que l’instinct de survie continuait à battre en exergue face à ce retournement de situation. Les émotions se mélangeaient les unes après els autres dans un rythme effréné et incontrôlable alors que l’émoi de la crainte persistait envers et contre tout. Qu’allait-il advenir de leur sort ? Vers où la balance tendrait-elle à pencher alors que tous deux se retrouvaient à peine et essayaient de survivre face à ce chaos. La jeune fille ne savait plus vers où aller, si ce n’était ce chemin tout tracé qui la menait directement vers son chevalier. L’espoir, même si il restait tapis dans son sein, se réveillait petit à petit à mesure que les diverses actions de celui qu’elle aimait animait chaque interactions prévues pour la sauver. Petit à petit, la jeune lady parvenait à prendre conscience de sa présence, de sa véritable présence, il était là devant elle, ce n’était plus un rêve mais bien une réalité qui ravivait en elle sa volonté de rester à ses côtés. Son amour grandissait à mesure que les aventures les rapprochaient, ses sentiments s’en trouvaient on ne pouvait plus réels alors qu’elle parvenait à sentir la colère guider les actes de Torvald. Son regard ne pouvait pas lui mentir, il ne le pouvait plus, alors qu’elle percevait cette étincelle de bravoure comme celle qu’elle avait déjà pu apercevoir pendant le sac de Beaumarché. Pourtant, ici, elle était différente et dévoilait aux yeux de tous une rage sans précédent, un désir de mort, à cause d’elle. La culpabilité la guettait de plus belle, la rongeait de l’intérieur alors que la crainte de le perdre grandissait un peu plus et arrêtait cet élan d’espoir en plein vol. Jamais, elle ne pourrait vivre sans son chevalier, jamais, elle n’aurait de force de perdurer sans sa présence à ses côtés, et jamais elle ne désirerait continuer une vie sans lui. Elle avait besoin de lui, tout comme lui avait probablement besoin d’elle. Et pour toujours, elle défendrait cette valeur, cette force mais surtout cet amour qui la faisait bien plus grandir que toutes les leçons qu’on avait pu lui apprendre dans le passé. Le monde n’avait aucun mérite sans Torvald, n’avait plus le moindre attrait, ni même une petite once d’espoir. Voilà pourquoi, elle se devait de rester forte, de résister à ces ennemis qui l’accablaient et éveillaient sa peur. Pour lui, elle devait se battre et tenir encore un peu, elle devait oublier ses peines, ses maux, et devait résider aussi solide qu’un roc. Peu importe sa propre vie, elle devait sauver celle de son amour avant la sienne et pour ce faire, elle devait affronter ce démon qui l’avait prise pendant plusieurs jours. Ses mains tremblaient à mesure que ses pas la rapprochaient de ce danger sans précédent. Pourtant, son courage ne la quittait pas et demeurait intact alors que la vengeance s’écoulait dans ses veines. Ce monstre lui avait fait du mal, pire encore, il était parvenu à blesser le chevalier de son cœur et ce d’une intensité flagrante. Jamais Marianne n’avait tué de ses propres mains et pourtant là, elle était prête à le faire. Prête à ôter la vie d’une âme mesquine et mauvaise dont les moindres regards en sa direction suffisaient à lui lever le cœur. Pour Roadney, pour son oncle, pour Torvald. Voilà les mots qu’elle se soufflait à elle-même, alors que sa démarche n’en devenait que plus sûre et qu’elle cognait une première fois la pierre de sa main contre la tempe de cet homme. Combien de fois aurait-elle pu le répéter ? Aurait-elle réussi à se reprendre pour ainsi devenir à nouveau la femme telle qu’on la connaissait ? Elle ne le savait pas et n’aurait jamais l’occasion de connaître réponse à ce questionnement car son sauveur venait encore une fois d’agir pour elle. Telle la biche apeurée, la jeune lady admira l’affaissement du corps inerte devant elle venir se cogner contre ses jambes et ses pieds. Les mots lui manquaient, les sentiments se mêlaient davantage encore, si bien qu’elle avait l’impression d’être complètement perdue, au point de ne plus savoir où est-ce qu’elle se situait exactement. Mais la conscience parvint à lui revenir au moment même où ses yeux parvinrent à croiser ceux de son chevalier. Elle était chez elle maintenant. Malheureusement cet intermède ne dura que quelques secondes, puisque Torvald venait lui aussi de choir devant elle, sous la douleur de sa blessure. Marianne s’empressa de venir le retenir avant d’appuyer à son tour au niveau de son épaule pour calmer l’hémorragie. Son cœur se serrait à mesure que la réalité la rattrapait et lui prouvait qu’elle avait encore une fois failli et que cette fois-ci, Torvald était sa victime. Par les Sept pourquoi lui  et pas elle ? Elle était prête à recevoir mille coups à sa place, elle désirait sacrifier sa vie pourvu que celle de celui qu’elle aimait puisse continuer pendant de très longues années encore. L’injustice ne cessait de les frapper encore et encore, sans pour autant leur apporter un havre de paix que Torvald méritait plus que tout. Inquiète, son regard ne cessait d’exprimer toute cette peine qui la hantait de l’intérieur et qui commençait à éveiller doucement les maux que l’adrénaline lui dissimulait. Des maux terribles mais dont aucun n’avait la même intensité que celui de son cœur qui pleurait à mesure que le sang jaillissait de sous sa main.

Ses yeux osaient se perdre dans les siens, désireux de retrouver ce paysage dont les chemins offraient des merveilles sans précédent. Son chez elle se définissait à nouveau, alors que ses lèvres trouvaient refuge contre celle de son chevalier. Ils étaient ensemble, enfin la réalité lui laissait percevoir cette certitude et permettait à son cœur de se soulager un peu. Un soulagement, qui lui permit alors d’admirer le visage de celui qui détenait l’autre partie de son cœur. Un visage qui lui redonnait de la force, mais surtout qui parvenait à lui prouver que le monde était rayonnant à partir de l’instant où elle avait la chance de pouvoir l’admirer. Il lui avait manqué énormément. Et dès lors qu’elle pu entendre qu’il en était de même pour lui, la force de Marianne s’envola en éclat pour laisser place à tout ce qu’elle était. Il n’y avait plus de lady, il n’y avait plus que combattante à cet instant, il y avait seulement elle, une jeune fille fragile dont les remords rongeaient son cœur à mesure que la culpabilité l’obligeait à s’affaisser à son tour vers les méandres d’une obscurité sans nom. La force la quittait à mesure que ses aveux passaient les barrières de ses lèvres. Le monde s’assombrissait même si elle parvenait à se retenir contre le corps chaud et fort de son chevalier. Comment allait-il la voir à présent ? Comme une pauvre fille, comme la réalité qu’elle lui dévoilait, mais surtout comme une personne qui ne savait plus comment retrouver sa contenance. Néanmoins, Marianne savait qu’elle pouvait agir ainsi avec Torvald, leur confiance mutuelle était telle que jamais encore, elle ne s’était révélée ainsi sous son propre jour à quelqu’un hormis à lui. Son soutien éveillait un peu le courage de son cœur, même si ce dernier était aussi fragile que son corps qui manquait de tout. Ses jambes étaient lourdes et elle ne parvenait même plus à soutenir son poids, sa tête lui faisait mal, un mal atroce qui s’amplifiait à mesure que les larmes et le manque d’oxygène grandissaient de plus belle. Son dos l’obligeait à se courber pour essayer d’apaiser le poids de son cœur face à cette réalité qui l’accablait. La noirceur se dégageait petit à petit à mesure que les bras de son chevalier la retenaient contre elle et la serrait un peu plus contre son cœur. Malgré ses soubresauts, la jeune fille parvint à caler sa tête contre la poitrine de Torvald et à y entendre quelques unes de ses mélodies dont elle rêvait en secret la nuit. Les larmes coulaient encore et ce malgré la promesse qu’elle entendait à nouveau. Une promesse qu’elle avait toujours cru et qui lui avait permise d’être réalisée, une promesse pour laquelle elle tenterait tant que bien que mal de garder intacte dans son esprit et contre son cœur afin d’y puiser la force nécessaire pour continuer. Car c’était bien là le soucis de son chagrin, Marianne ne savait plus comment continuer, comment croire encore en tout ce qu’elle avait oser se battre par le passé, alors que ses erreurs ne cessaient de venir s’immiscer devant ses yeux. Des erreurs qu’elle aurait pu éviter, si seulement, elle avait tenu tête à Roadney et qu’ils étaient partis plus tôt de Salvemer comme elle le voulait. Les yeux de la jeune fille s’embrumèrent encore plus de larmes à l’instant où Torvald prononçait le nom de celui qui n’était plus et le message qu’il lui délivra ne put que la toucher davantage au point qu’elle serra un peu plus sa main dans le dos de son chevalier sans que la parole ne puisse sortir de sa poitrine. L’oxygène lui manquait, un oxygène qu’elle perdait encore plus alors que ses yeux prenaient conscience de la blessure de Torvald et lui immisçaient l’idée qu’elle pouvait le perdre lui aussi. Jamais. Jamais. Son chagrin grandissait encore alors que le monde lui paraissait de plus en plus injuste et dénué de sens. Son cœur lui donnait l’impression de mourir tant la douleur était vive. Et alors que ses tremblements s’accentuaient, elle sentit la main de son chevalier sous son menton, l’obligeant à relever ses yeux pour ainsi l’admirer. Sa vision était floue, pourtant, elle parvenait très bien à déceler le courage dans son regard. Un courage qui ne le trahissait jamais et qui veillait à apaiser les tourments et les douleurs intérieures de la jeune fille tant l’intensité qu’il dégageait la rendait forte. Ses mots résonnèrent dans son cœur à mesure que ces derniers ravivaient en elle une chaleur bien présente. Ils illuminaient sa nuit, comme le soleil pouvait apporter du courage au jour. « Tu me le promets ? » laissa t-elle échapper de sa petite voix pleine de chagrin. Oh jamais plus, elle ne laisserait quiconque la séparer de lui. Jamais plus, elle ne songerait à partir quelque part sans lui non plus. Son éternité était là devant elle, et lorsqu’il l’embrassa, la jeune fille en profita pour relâcher un peu cette pression qu’elle exerçait contre son dos. Elle aurait tant aimé lui sourire à son tour, elle aurait tant voulu lui prouver qu’elle lui était reconnaissante de ce qu’il était en train de faire pour elle. Mais la fatigue était si présente, et les maux tellement douloureux, qu’elle ne put que remonter sa main pour venir effleurer doucement son visage et l’admirer comme si elle le découvrait pour la première fois alors que lui lui souriait. « Ensemble oui. » répondit-elle alors que des larmes perlaient encore le long de ses joues et qu’elle inscrivait bien cette promesse et tout ce que cela représentait dans son cœur et dans son âme.

Son cœur battait à tout rompre contre sa poitrine. Etait-ce un signe de faiblesse ou plutôt l’annonciateur de cette nouvelle force qu’elle essayait de retrouver ? Marianne osait croire en la seconde option tant cette idée lui réchauffait l’âme. Mais plus encore, elle voulait plus que tout s’occuper de celui qu’elle aimait, elle désirait croire en ses paroles et ainsi trouver la force nécessaire pour laisser de côté cette inquiétude maladive pour croire réellement en un mieux pour lui. Sa blessure saurait être apaisée, la jeune fille s’instiguait la force nécessaire à cette volonté tant elle lui paraissait être d’une primordialité sans précédent. Seul Torvald comptait à cet instant, et c’est dans cette optique qu’ils franchirent tous les deux ce chemin jusqu’à ce qu’il puisse se laisser glisser le long de cet arbre. La jeune fille ne tarda pas à le rejoindre alors qu’il tendait sa main vers sa direction. Elle la saisit sans la moindre hésitation et y déposa un doux baiser alors qu’elle se laissait tomber devant lui. La force la quittait, du moins celle de ses jambes qui croulaient sous son poids, mais pourtant celle de son cœur s’éveillait à nouveau. Un peu comme une renaissance, la confiance qu’elle pouvait porter à Torvald était telle, qu’elle croyait chacune de ses paroles et qu’elle s’en abreuvait de la plus belle des manières qui puisse exister. Il essayait de faire de l’humour pour raviver en elle ce qu’il connaissait : sa bonté. Ce geste  veillait à apaiser la jeune fille, dont les larmes se calmaient et dont les yeux encore rougis cherchaient à trouver refuge dans le regard enchanteur de son amour. Elle s’apprêtait à répondre, mais fut prise d cours au moment où il portait sa main au niveau de ses lèvres et qu’il la somma de cette manière à ne plus s’inquiéter pour lui. « Tu me demandes une chose que je ne peux pas t’offrir. Je ne peux pas rester là à te regarder sans m’inquiéter de ta santé. Qu’est-ce que mon existence peut avoir à partir du moment où la raison de cette dernière est mise à mal ? » Elle lui témoignait de son amour avec la plus grand sincérité, tout comme elle parvenait enfin à lui dévoiler un sourire timide. Un de ceux qu’elle se plaît à lui offrir encore et encore, une de ceux qui lui donnait l’impression que son cœur chantait la plus belle mélodie qu’elle ait pu entendre. « Je t’aime Torvald. » furent les mots qui s’échappèrent doucement dans ce sourire. « Merci d’être venu. » La jeune fille rapprocha son visage de celui de son chevalier et chercha à laisser son nez caresser le sien dans un premier temps. Un geste tendre, qui veillait à la rassurer un peu plus de sa présence, mais surtout sur le fait que tout ceci était fini. Après quoi, elle laissa ses lèvres venir goûter délicatement les siennes dans un baiser dont elle désirait y transmettre toute cette gratitude et cette reconnaissance qu’elle lui devait. Rompant doucement cet échange exquis, dont les paysages ne cessaient de s’illuminer, la jeune fille se contenta alors de poser son front contre le sien de manière à ainsi capter son regard comme si ce simple geste représentait toute sa survie entière. « L’espoir me revient que lorsque tu es là. » lui avoua t-elle en essayant de sourire un peu plus encore. Néanmoins son attention se déporta rapidement aux alentours, alors que sa mission première lui revenait en mémoire. « Il me faut trouver une plante pour apaiser ton épaule. Je ne pourrai pas coudre ta plaie par cette pénombre et sans aiguille… » Cette fois-ci l’inquiétude renaissait de ses cendres et déjà, Marianne se reculait pour chercher les herbes qu’elle connaissait pour les avoir déjà utilisé par le passé. « Nous devrons repartir quand le sang se calmera pour retrouver ton cheval et peut être trouver asile auprès d’une ferme ou une auberge, où je ne sais quoi d’autre. Là bas je pourrai m’occuper de toi de manière plus convenable. » Cherchant à tâtons par manque de force pour se relever, elle reconnût la plante qu’elle recherchait et s’empressa d’en arracher quelques brindilles avant de les porter à sa bouche pour les mâcher légèrement. Grâce à cela, elle les reconnût complètement et savait qu’en les appliquant au niveau de la plaie, elles feraient office de cataplasme naturel. S’empressant de revenir vers son chevalier, la jeune fille porta doucement ses mains au niveau de son épaule et la lui découvrit légèrement. « Tu devrais serrer quelque chose le temps que je puisse l’appliquer… » Son conseil était doux et toujours aussi inquiète, elle commença à appliquer doucement les herbes mâchées au niveau de l’entaille qui lui faisait peur.



         
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Lun 25 Juil - 9:10





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
T
out ce qui venait de se passer restait flou autour du jeune Chevalier mais le plus important était de voir Marianne envie et debout devant lui. Il était venu pour une chose, pour elle. La sauver et la ramener en lieu sur pour être à ses côtés le restant de ses jours mais voilà qu'une vilaine blessure trahissait légèrement ses plans. Tout devait se passer sans encombre et il aurait dut retourner à la ferme rapidement pour pouvoir reprendre son cheval et rentrer à Castel Bois tout en essayant de lui promettre tout le long du trajet que plus jamais elle n'aurait à subir ce genre de chose. Plus jamais il ne laisserait quelqu'un toucher un cheveux de cette femme qu'il aimait temps. Son coeur battait de plus en plus vite à chaque fois qu'il laissait son esprit se rendre compte qu'il avait réussi et qu'elle était en vie. Délivrée de ces bandits qui ne savaient même pas qui ils avaient eu entre leurs mains depuis le début. Heureux était tout ce qui comptait en ce moment même, plus rien autour n'avait de l'importance à part la beauté de ce visage qui lui avait temps manqué après tout ce temps trop loin d'elle. Plus jamais elle ne partirait sans lui et plus jamais il ne la quitterait du regard plus d'une seconde. Avoir peur jour et nuit de la perde et de ne plus jamais la revoir avait été quelque chose d'abominable aux yeux du chevalier. Profitant de chaque instant à pouvoir l'observer sans que personne ne puisse l'en empêcher et avant qu'ils retournent dans le domaine de Marianne. Il savait très bien une fois là bas que tout allait changer et qu'il devrait recommencer sa petite vie en retournant chez lui pour essayer d'être un homme bien et un bon Chevalier fieffé. Plus jamais il ne pourrait la regarder alors qu'il la croiserait dans une petite rue, plus jamais il ne pourrait échanger un baiser furtif avant que quelqu'un ne vienne et plus jamais il ne pourrait admirer ce sourire qui n'était destiné cas lui sans que personne ne sache ce qu'il se passait vraiment entre les deux là. Toute son ancienne vie allait lui manquer et soudain il sentit son coeur se serrer un peu plus se demandant si il ne préférait pas sa vie d'avant. Sa vie ou personne ne faisait attention à lui et ou il n'était même pas fieffé. Sa vie ou il pouvait marcher tranquillement dans les rues sans qu'il sente tous les regards se poser petit à petit sur lui. Il redoutait de rentrer pour la ramener chez elle, il avait envie de la garder auprès de lui et de ne plus jamais rentrer pour l'avoir encore pour lui tout seul. Il savait que c'était très égoïste de penser ce genre de chose et que beaucoup de gens attendaient le retour de Marianne la Douce au domaine mais c'était plus fort que lui de laisser son esprit penser ce genre de chose.

Alors qu'il sentait son corps devenir de plus en plus chaud et son coeur battre à la chamade le jeune homme tourna son visage pour pouvoir plonger ses yeux dans ceux de sa bien aimée avant de laisser un doux sourire apparaitre sur son visage. "Je te le promet Marianne." Il pouvait tout lui promettre sachant très bien qu'il ferait toujours tout pour tenir ses promesses. Elle était la femme qui lui était destiné et il le sentait chaque jour un peu plus. Des petites perles d'eau coulaient le long des joues de Marianne et en essuyant une du bout du doigt le jeune homme sentit ses yeux devenir humide en voyant le visage de sa douce rempli de tristesse. Il ne voulait pas la voir triste, il avait besoin de ce sourire qui arrivait à illuminer une journée et qui pouvait redonner espoir à n'importe qui. Alors qu'elle déposa un doux baiser sur sa main le jeune homme ne put s'empêcher de lier ses lèvres aux siennes. Ce contact lui avait tant manqué qu'il aurait put resté ici contre cet arbre à l'embrasser encore et encore pendant des années et des années. Plus rien autour d'eux ne l'inquiétait et encore moins cette blessure qui gâchait tout ce moment de retrouvaille. Il avait envie d'oublier ce sang qui coulait et rester là à blottir Marianne tout contre lui mais en voyant le visage de sa douce et sachant qu'elle pouvait être très têtu le jeune homme sentit qu'il ne s'en sortirait pas comme ça et qu'elle allait trouver une solution pour le soigner. Attrapant doucement son visage entre ses mains tout en plongeant son regard dans celui de Marianne qui était si inquiète le jeune Chevalier prit la parole d'une voix douce qui se voulait rassurante. "Je ne suis pas mise à mal et je vais m'en sortir comme toujours ma Douce mais je vais m'en sortir seulement parce que tu es là à mes côtés et que ce sourire arriverait à me guerir de n'importe quelle blessure alors maintenant laisse ce visage si triste derrière toi et offre moi la Marianne qui sait me faire succomber et me faire vivre." Caressant du bout du pouce sa joue si douce le jeune homme laissa son sourire s'agrandir un peu plus pour lui montrer qu'il n'avait pas besoin qu'elle s'inquiète pour lui. Ce petit sourire qui fit enfin son apparition sur le visage de Marianne lui redonna confiance et courage mais ce qui lui redonna des frissons dans tout le corps ce fut la phrase qui s'échappa d'entre ses lèvres juste après qu'elle lui ai offert un sourire. "Je t'aime aussi Marianne et tu sais très bien que je viendrais toujours quand il s'agit de toi." La laissant se rapprocher de son visage il laissa un doux sourire illuminer son visage en sentant son nez se coller au sien, Torvald ne la quitta pas une seule seconde du regard avant de sentir se baiser qu'elle lui offrait. Cet échange qui laissait un frisson parcourir tout son corps et ce cadeau qu'elle était en train de lui offrir une nouvelle fois. Laissant son front contre le siens le jeune homme ne pouvait quitter ce regard qui était en train de l'envouter et de lui faire oublier la douleur de son épaule, elle était son médicament et son remède face au monde qui l'entourait et c'était tout ce qui comptait. "Et tu es mon courage." Cette phrase était sortit comme un simple petit murmure mais il savait très bien qu'elle avait entendu ce qu'il disait. Cette proximité et cet échange de regard faisait rougir petit à petit ses joues mais il n'avait aucune honte et ne cachait pas le fait que cette femme le rendait comme ça. Cet instant magique fut coupé au moment ou la jeune femme du Conflans retrouva ses esprits et se rappela ce qu'elle avait en tête. Le soigner à tout prix. Il laissa un sourire s'échapper d'entre ses lèvres en la voyant ses lever tout en inspectant le sol. Elle était courageuse et même après tout ce qu'il venait de se passer, voilà pourquoi c'était cette femme qu'il voulait aimer jusqu'à la fin de sa vie. C'était elle qui lui donnait l'envie de se lever les matins et l'envie d'être plus courageux chaque jour. L'observant et l'écoutant le jeune homme prit la parole sans la quitter une seule seconde du regard, après tout nous ne savions pas vraiment si il rodait encore dans les parages des hommes dénué de sentiments. "J'ai laissé mon cheval vers une ferme non loin et je suis sur que les gens qui y sont pourront nous aider et nous accueillir." Elle revenait vers elle avec les plantes qu'elle cherchait dans la main et le jeune homme n'enleva pas une seule seconde son sourire des lèvres pour lui montrer que tout allait bien mais ca c'était jusqu'à ce qu'elle se pose à ses côté tout en lui faisant comprendre que tout ce qu'elle allait faire n'était pas agréable. Il n'avait pas peur de passer pour un faible à ses yeux, après tout elle l'avait déjà recousu sous cette tente et aujourd'hui elle allait encore une fois devoir s'occuper de lui alors pleurer ou même crier pour une blessure ne lui faisait pas peur. Levant doucement la main pour caresser sa joue le jeune homme reprit du courage avant de lui répondre. "Je suis prêt Marianne, la seule chose qui pourra m'empêcher de crier ce sera de me concentrer sur ton visage, tes lèvres, tes yeux si envoutant et ce sourire qui m'avait manqué." Remettant sa main au sol le jeune homme laissa ses doigts entrer dans la terre sachant très bien qu'il allait essayer de serrer le plus possible et éviter comme ça de crier. Sans la quitter une seule fois du regard le jeune homme lui fit un signe de la tête pour lui montrer qu'il était prêt et qu'elle pouvait appliquer les plantes. Sentant les doigts de la jeune femme approcher la blessure le jeune homme serra ses lèvres tout en se concentrant sur son visage et sur tout ce qu'ils avaient échangés ensemble depuis qu'ils avaient réussi à s'avouer leur amour. A un moment ou la douleur s'intensifia le chevalier ferma les yeux tout en penchant la tête contre l'arbre et revit le visage de Marianne le jour ou ils étaient sous la tente tout en repensant à ce premier baiser échangé. Son coeur s’accéléra encore une fois jusqu'au moment ou elle eu enfin fini d'appliquer la plante, il rouvrit doucement les yeux tout en sentant des perles de sueur tomber de son visage et déplia ses doigts qui étaient encore dans la terre. Replongeant son regard dans celui de sa Douce il remit son sourire en place tout en essayant de se relever à l'aide de l'arbre qui était derrière lui. "Je n'aurais jamais assez d'une vie pour te remercier de tout ce que tu fais pour moi  Marianne." Attrapant doucement sa main il la serra légèrement tout en déposant un baiser sur son front en laissant son nez apprécier cette odeur qu'il aimait temps. L'odeur de Marianne.


         
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Jeu 28 Juil - 11:07





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
L
a tension disparaissait petit à petit pour laisser ainsi place à cette quiétude si particulière qui n’existait que lorsque Marianne retrouvait Torvald. La confiance renaissait de ses cendres et telle le phénix, se renforçait à mesure que les battements de son cœur s’amenuisaient et laissaient ainsi s’évaporer toute forme de crainte. La jeune fille retrouvait la sécurité à chaque fois que ses yeux venaient à croiser ceux de son chevalier, que ses mains reconnaissaient les douceurs des siennes ou encore lorsque son sourire éveillait la mélodie qui lui avait tant manqué dans son âme. Sa fatigue trouvait du repos à chaque fois qu’elle prenait conscience de la réalité, de leur réalité à vrai dire : celle pendant laquelle ils se retrouvaient et pouvaient ainsi être semblables à ceux qu’ils s’offraient. Marianne tremblait encore, mais elle n’était plus certaine des raisons de ce comportement. Était-ce de la crainte des actes passés ou au contraire d la joie quant aux retrouvailles avec celui qui détenait son cœur ? Peut être que les réponses jaugeaient de ces deux hypothèses, mais quoi qu’il advienne, la jeune fille préférait croire qu’il en était de la seconde. Les maux qu’elle ressentait lui donnaient l’impression de se tarir à mesure que les tendresses de son chevalier veillaient à la rassurer. Il était bel et bien présent devant elle et il lui souriait de cette manière unique de façon à ce qu’elle puisse se rendre compte de cette fossette qu’elle aimait tant. Par les Sept que la culpabilité la rongeait encore, à mesure où son esprit se rendait compte du souci qu’elle avait du lui causer. L’inquiétude transperçait son être tout entier alors qu’elle ne pouvait se résoudre à laisser le mauvais sort avoir raison de leur destin. Elle ne le voulait pas. Jamais, elle ne souhaiterait qu’on lui arrache celui qu’elle aimait, tout comme sa promesse de ne jamais plus vouloir lui causer du tort battait à tout rompre contre sa poitrine. La jeune fille ne put retenir bien longtemps ses larmes tant son désespoir aussi bien par rapport à ces semaines passées, mais surtout celui qui veillait à lui infliger la pire des douleurs en constatant de la blessure de Torvald, veillait à la faire succomber. Elle revenait des lunes en arrières, lorsqu’il lui était revenu dans ce triste état, et l’espoir quant à ce que tout se termine de la même façon ne fit que grandir à mesure où sa conviction ne faiblissait pas. Elle le soignerait encore et encore, veillerait à mener à bien sa mission pour ainsi permettre à son amour de vivre. La jeune lady se refusait à baisser les bras et à laisser le temps les séparer, il n’en avait pas le droit. Les douleurs qu’elle ressentait n’étaient rien en comparaison de celle infligée par cette crainte et ce désarroi. Voilà pourquoi, elle ne put s’empêcher de retenir bien longtemps les larmes de couler le long de ses joues. De tristes étendues d’eau qui se frayaient un chemin sur son visage sale et fatigué. Elle avait envie de le serrer dans ses bras, de trouver ce réconfort durant lequel elle savait que le monde qu’ils se forgeaient reviendrait petit à petit à s’imposer à elle. La jeune fille voulait plus que tout profiter de son sourire, de sa chaleur, de sa force, mais surtout de cette tendresse que lui seul était à même de lui offrir. Mais elle ne le pouvait pas, pas tant qu’elle verrait le sang affluer de cette manière de cette blessure et traverser l’ensemble de la toge sous son armure. Elle n’avait pas besoin de le voir pour oser y songer et cette réalité tendait à l’attrister plus que de raison. Ses mains se mirent à trembler de manière plus virulente encore alors qu’elle laissait échapper cette question quant à la promesse qu’elle désirait entendre. Bien sûr qu’elle connaissait la réponse, mais l’entendre veillait à lui insuffler un peu de force pour ainsi parvenir à retrouver de l’espoir. Torvald était son espoir, sa raison de vivre, et savoir qu’elle compterait pour toujours sur lui, veillait à renforcer un peu plus son courage et sa détermination sur tout le reste. Jamais plus elle ne songerait à partir sans lui, jamais plus personne ne parviendrait à les séparer. Elle s’y refusait, tout comme elle refusait encore de voir souffrir l’autre moitié de son cœur. Pourquoi la clémence n’avait-elle pas été plus juste ? Pourquoi ne lui avait-elle pas asséné de cette blessure à sa place ? « Pa… Pardonne-moi. » murmura t-elle timidement alors qu’elle tentait de réprimer de nouveaux sanglots. Torvald avait raison, il valait bien mieux qu’elle se saisisse pour ainsi lui offrir ce qu’il appréciait chez elle, plutôt que s’apitoyer sur son sort. D’une certaine manière, cette simple phrase, cet agissement, veillaient à leur prouver aussi bien à l’une qu’à l’autre qu’ils étaient complémentaires. Cette fois, son chevalier était celui qui lui insufflait du courage et qui lui prouvait qu’il croyait en elle. Et petit à petit, la jeune fille puisa assez de force dans son cœur pour laisser ses lèvres recueillir de cet amour sincère et fort qu’elle lui portait. Ses aveux veillèrent à raviver plus encore les flammes de son cœur, alors que la mélodie qui les unissait reprenait de plus belle à mesure que ses mains retrouvaient les siennes. Elle eut l’impression que son être tout entier allait imploser de l’intérieur dès l’instant où son chevalier, son amour, son Torvald lui répondait de la même manière avec cette sincérité déroutante. Grâce à cela, la jeune fille avait l’impression de pouvoir gravir des montagnes pour aller décrocher les étoiles dans le ciel ombragé, juste pour pouvoir les lui offrir et profiter un peu plus de cet instant qu’ils se donnaient. Il ne lui fallut pas plus longtemps pour qu’elle finisse par rapprocher son visage du sien et que ses lèvres ne retrouvent un goût de son chez elle dès lors qu’elles se posèrent sur les siennes. Car sa demeure était belle et bien là, devant le regard de Torvald et tout cet amour qu’il lui offrait et dont elle espérait lui rendre assez pour qu’il n’en soit que plus heureux encore. Déposant son front contre le sien, la légèreté parvenait à se retrouver petit à petit alors que son sourire devenait de plus en plus grand à mesure que ses yeux chatoyaient les siens. Marianne aurait pu rester ainsi, dans cette position, durant une éternité toute entière, tant elle ressentait de la douceur et de l’amour de cette manière. Sa conscience veillait à la rassurer une nouvelle fois sur sa présence, sur cette réalité, sur lui.

Mais malheureusement, cette dernière se teinta d’un voile alors qu’elle reprenait ses esprits et que ses yeux trouvèrent à nouveau les mauvais attraits de la blessure de son épaule. Déterminée quant à cette mission qu’elle voulait mener à bien, la jeune fille se recule à contre cœur de cette position pour ainsi veiller au bien être du jeune homme. Si il y avait bien une chose qu’elle se refusait, c’était bien le fait de faillir à cette quête, tant elle ne désirait plus le voir souffrir. Torvald ne méritait pas cela, tout comme il ne méritait pas non plus les torts qu’elle lui avait causé. Au contraire, il lui fallait simplement du bonheur, de la joie, mais surtout de ce sourire qui veillait toujours à la rassurer dès lors qu’elle pouvait le croiser. Cherchant à tâtons les plantes susceptibles de leur venir en aide, Marianne ne put retenir bien longtemps ses idées et les partagea bien volontiers avec Torvald. Elle ne savait pas si il avait un quelconque plan en tête, même si elle était persuadée au fond d’elle qu’il avait très certainement prévu quelque chose. « Alors nous irons, dès que ta blessure se calmera. Je n’aime pas te savoir… blessé. » Avoua t-elle timidement alors qu’elle envisageait déjà la suite de tout ceci. Il fallait qu’elle se dépêche pour qu’ils puissent rejoindre cette ferme et de là, elle pourrait nettoyer sa plaie et lui recoudre de manière à éviter l’infection. Car plus ils perdaient du temps ici et plus les chances que les mauvaises choses n’arrivent augmentaient. Il ne fallut pas bien longtemps pour reconnaître les lignages de ces feuilles tant recherchées. Et dès lors qu’elle les porta à sa bouche, la jeune fille put se rendre compte de la bonne espèce de cet herbage. Toujours à même le sol, la jeune fille s’empressa de se mouvoir de manière à retrouver son chevalier et dès l’instant où ses yeux croisèrent les siens, elle ne put retenir son sourire de percer ses lèvres. Elle se rassurait à mesure que le temps passait, mais surtout lorsqu’elle pouvait constater de la manière dont son chevalier la rassurait. Son cœur se plaisait à répondre au sien, mais il voulait bien laisser un peu de répits à ces retrouvailles, juste pour apaiser la douleur de celui auquel il répondait. Convaincue par ses gestes, Marianne donna quelques informations sur ses agissements à venir pour ainsi rassurer Torvald qu’elle essaierait de faire au mieux et qu’elle espérait plus que tout ne pas le faire trop souffrir. Son sourire s’agrandit un peu plus et ses joues prirent une teinte rosée alors qu’elle sentait les doigts de son chevalier caresser sa joue. Ce contact lui avait terriblement manqué et veillait à lui offrir le courage nécessaire pour qu’elle parvienne à ses fins avec le plus de délicatesse possible. « Je garderai mon sourire pour que tu puisses y puiser ta force. » lui répondit t-elle tout en acquiesçant doucement d’un signe de tête. Elle attendit néanmoins qu’il fut prêt pour appliquer les herbes sur sa plaie. Essayant de garder son sourire intact pour qu’il puisse s’y concentrer, la jeune fille se pinça néanmoins les lèvres lorsqu’elle sentit le soubresaut de son chevalier. Elle lui faisait mal… Et même si elle savait que cette douleur était pour un bien, il n’en restait pas moins qu’elle peinait à garder sa conviction première intacte. Néanmoins, elle ne pouvait se résoudre à le voir se vider de son sang et il fallait appliquer un cataplasme pour au moins arrêter cet afflux de sang. Marianne essaya d’en finir au plus vite. « Je me dépêche mon amour. » souffla t-elle pour tenter de donner du courage à son chevalier et pour ainsi lui prouver de sa bonne volonté. Plus qu’une application encore et elle recouvrait toute la plaie. Et lorsqu’elle y parvint, elle remonta doucement le vêtement de Torvald pour la lui dissimuler avant de chercher à prendre sa main dans la sienne et venir y porter doucement ses lèvres sur le dessus. « C’est fini… c’est terminé. » De sa main libre, la jeune fille vint caresser doucement la tempe du jeune homme et laissa ses doigts se perdre dans ses cheveux alors que ses lèvres continuaient de déposer de légers baisers sur le dessus de sa main. Doucement, la jeune lady essaya d’essuyer les perles de sueurs qui venaient à se dessiner sur le front de celui qu’elle aimait et son sourire retrouvait sa place initiale à mesure que celui de Torvald veillait à la rassurer. Mais la surprise la frappa dès lors qu’elle le vit se redresser sur ses jambes, tant et si bien qu’elle eut un léger mouvement de recul avant de se laisser entraîner vers cette remontée qui lui rappelait à quel point ses jambes pouvaient être lourdes. « Torvald. » Son souffle venait de s’arrêter au moment où elle écouta avec attention ses dires et son cœur se remit à battra à tout rompre pour lui édicter des ardeurs dissimulées lorsqu’elle sentit ses lèvres se déposer contre son front. Le naturel la gagna, lui permettant ainsi de poser doucement sa tête contre sa clavicule et laisser ses bras passer dans le dos de son chevalier. Marianne ferma ses yeux à mesure que la proximité les rapprochaient et pour la première fois, elle prenait conscience qu’elle était vivante. « L’éternité est devant nous. » Ses mots se perdaient dans son sourire alors qu’elle prêtait une attention toute particulière à la chamade qu’elle pouvait entendre. La mélodie de son chevalier s’accordait parfaitement avec la sienne et la laissait rêveuse quant à l’avenir qu’elle leur offrait. « L’amour fait que merci n’existe que dans les tourments. Tu n’as pas à me remercier. » Elle se recula doucement de cette étreinte et admira pendant plusieurs secondes les reflets clairs dans les yeux de son amour. Son sourire n’en devenait que plus grand encore avant que la réalité ne les rattrape. « En revanche, je ne suis pas certaine de tenir jusqu’à cette ferme. Mes jambes me paraissent aussi lourdes que si des pierres les traînaient vers le sol, crois-tu pouvoir me soutenir tout du long de notre chemin ? » Mais c’était sans compter le soutien de son preux chevalier qui accommoda sa démarche à la sienne pour qu’ils puissent se diriger vers la direction qu’il incitait.

La route pour s’y rendre parut à la limite entre la réalité et cet irréel qu’elle ne pouvait atteindre. Les maux étaient présents, l’empêchant de marcher à sa convenance, mais il n’en restait pas moins que le soutien et la présence de Torvald lui donnaient l’impression de retrouver une certaine chaleur. Tous deux économisèrent leur force, cependant la jeune fille n’avait pu taire plus longtemps sa véritable nature. « Conte moi la manière dont tu m’as retrouvé et dis moi comment se porte mon oncle s’il te plaît. » Ainsi le chemin lui paraissait plus avenant et moins long qu’il n’y paraissait. D’ailleurs, elle avait eu à peine l’impression de quitter la lisière de cette forêt que déjà un toit se profilait à l’horizon. Cerné par la lune, il donnait l’impression d’un songe dans lequel l’éveil de chacun portait à croire en ce réel apaisement à venir. Son sourire s’agrandit alors que ses yeux trouvaient ceux de son aimé : ils étaient saufs tous les deux. Et la petite distance qui les séparait de l’habitat toucha à son terme, si bien que déjà la porte s’ouvrait pour laisser apparaître des silhouettes. « Nous craignions de vos survies. Que les Sept soit bénis de vous avoir permis de trouver notre chemin. » La jeune fille laissa échapper de timides larmes alors que tout ceci lui paraissait tellement inespéré. « Merci de votre hospitalité, sachez qu’elle sera récompensée avec bienveillance. » Marianne chercha à capter un instant le regard de Torvald, alors que la rapidité de la scène lui donna l’impression d’avoir été arraché de ses bras en quelques secondes. En effet, une femme, probablement maîtresse de la maison entreprit de la recueillir contre elle, la soutenant avec fermeté. « Qu’vous êtes pâlotte ma lady, v’nez vous réchauffer à l’intérieur. J’vous ai préparé un bouillon pour vous et vot’ chevalier, vous faut des forces. Pauvre petite… » Elle ne savait pas encore combien de fois elle avait pu entendre ce fameux « pauvre petite » empli de désespoir et de compassion et à vrai dire, la jeune fille désirait simplement pouvoir s’occuper de son chevalier avant tout. « Mon chevalier requiert justement de soins, la bataille lui fut rude. » La femme acquiesça d’un signe de tête. « On va s’occuper d’lui, vous en faites pas. Mance, va chercher de l’eau à bouillir ! » Marianne en profita pour lancer un regard vers l’arrière et se rendre compte que Torvald la suivait de prêt avec ce qu’il paraissait être le maître des lieux, alors qu’un petit garçon s’en alla avec un seau vers l’extérieur. « Je ne saurai vous témoigner de ma reconnaissance. » Elle savait que son chevalier l’avait entendu lui aussi et elle lui donna un timide sourire avant de se laisser tomber devant la cheminée. La jeune fille profita de cet instant pour inviter son amour à faire de même à ses côtés, elle n’aimait pas que la distance les sépare et même si ils devaient se tenir, il n’en restait pas moins qu’elle pouvait user du prétexte de sa bonne santé pour ainsi rapprocher cette proximité entre eux. « Laisse-moi prendre connaissance de ta plaie. » « Ça paraît être un brave garçon m’dame ! Il s’en remettra. » Marianne ne put s’empêcher de sourire de plus belle. « Il est sûrement le meilleur homme que je connaisse et je lui laisse ma vie les yeux fermés. » Son regard se porta en direction de celui de Torvald alors que son sourire s’agrandissait à mesure qu’elle espérait qu’il trouve dans ce message caché à quel point elle l’aimait.


         
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Lun 22 Aoû - 10:24





 

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« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
T
orvald savait que ce vilain moment était bientôt terminé et qu'il allait enfin pouvoir profiter de Marianne, dès qu'ils arriveraient chez eux ils pourraient enfin redevenir eux même. Enlever cette crasse qui collait à leur peau tout en essayant d'oublier tout ce qu'il venait de se passer. Oublier cette blessure qui coulait de plus en plus tout en pouvant admirer le regard heureux et joyeux de sa douce au lieu de voir en ce moment des larmes couler sur ses joues pour s'écraser sur le sol. Il ne voulait plus la voir triste et encore moins pleurer mais il ne pouvait rien faire contre ça à part essayer de lui remonter le moral tout en voyant le courage de la femme de son coeur qui refaisait surface petit à petit. Elle était forte et c'était ça qu'il aimait chez elle, la revoir et même si elle était en larme à cause de tout ce qu'il venait de se passer était la seule chose qui arrivait à le faire rester debout. Marianne arrivait à le faire espérer d'une vie meilleure après tout ça et rien que ça lui donnait envie de l'embrasser encore et encore. Toute sa vie n'était qu'un rêve éveillé et tout ce qui était en train de lui arriver était grâce à Marianne qui n'arrêtait pas de lui sauver la vie petit à petit. Il lui était redevable à vie pour tout ce qu'elle avait fait et jamais il ne pourrait la remercier autant qu'il le voulait. Jamais il n'aurait assez d'une vie pour lui prouver qu'il lui était reconnaissant à jamais. Au moment ou il lui avoua qu'il voulait retrouver sa Marianne qui souriait et qui avait une lueur dans le regard qu'il ne pourrait jamais oublier le jeune Chevalier sentit son coeur se serrer en entendant les excuses de sa Douce. Il ne voulait pas qu'elle se sente coupable de ce qu'il passait à cause de ce qu'il venait de dire, il ne voulait pas qu'elle pense qu'il ne pensait qu'à lui et non à son bonheur. C'est pour cela qu'il plongea son regard dans celui de sa douce avant de passer une main douce et réconfortante sur sa joue humide. Cette joue humide qu'il se promit de ne plus jamais voir à l'avenir. Torvald garderait un oeil sur la femme qu'il aimait pour que plus jamais elle ne puisse subir ce qu'il venait de se passer. "Ne t'excuse plus jamais Marianne, tu n'as pas et tu n'aura plus jamais à le faire car je serais là." Sentant à nouveau les lèvres de la femme du Conflans se poser contre les siennes il se sentit à nouveau se perdre. Ce baiser était tout ce dont ils avaient besoin tous les deux en ce moment même. C'était un échappatoire sur tout ce qu'ils venaient de subir chacun de leur côtés mais c'était quelque chose de tellement réconfortant qu'il se laissa aller tout en passer une main derrière la nuque de Marianne. Cette journée avait commencée très mal mais il sentait qu'elle finirait tout autrement car maintenant Marianne était à ses côtés et c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Même sa blessure ne pouvait pas gâcher ce moment de joie et d'épanouissement qu'il ressentait. Laissant son front se coller contre celui de cette femme qui faisait battre son coeur le jeune homme plongea son regard pour s'y perdre tout en laissant son sourire illuminer son visage.

Cet instant fut coupé trop rapidement à son gout mais il eu le temps de voir dans le regard de Marianne qu'elle était déjà en train de réfléchir à ce qu'ils allaient faire à partir de maintenant. Torvald avait déjà réfléchit à tout ça et voulait la ramener le plus vite possible chez elle mais malheureusement il n'avait jamais prit en compte la blessure qui coulait de son épaule. L'observant en silence il avait peur de bouger ou même de parler pour éviter de couper le flux de ses pensées et attendant sur place il appuya un peu plus sur sa blessure tout en laissant son regard dévisager la femme qu'il aimait. Quand elle réfléchissait le jeune homme tombait encore plus amoureux qu'il ne l'était déjà. Cette femme était la perfection même, intelligente, douce, attentionnée et tellement belle que personne ne pouvait s'en rendre compte. Alors qu'elle reprenait enfin la parole le jeune homme n'enleva pas son sourire sachant très bien que si elle avait quelque chose en tête jamais il ne réussirait à le lui faire enlever. Alors qu'elle était en train de chercher les plantes qu'elle allait pouvoir appliquer sur sa plaie Torvald laissa son regard se poser sur cette femme qui prenait soin de lui depuis toujours et qui s’inquiétait un peu trop de cette blessure. Il ne savait toujours pas comment il avait fait pour réussir à avoir marianne à ses côtés dans sa vie mais pour rien au monde il ne changerait ça. Alors qu'elle revenait vers lui le jeune Chevalier savait que c'était le moment le moins drôle qui allait se dérouler mais rien qu'en déposant son regard dans celui de Marianne il comprit qu'il pourrait puiser sa force dans ce petit bout de femme courageuse. Au moment ou elle lui répondit le jeune homme avait envie de l'embrasser, de la prendre dans ses bras tout en enfonçant son visage au creux de sa nuque mais il se retint sachant très bien qu'il aurait tout le temps de le faire plus tard. Quand sa blessure serait soignée et qu'il pourrait enfin profiter de sa belle il aura tout le temps de faire ça. Alors qu'elle commençait à appliquer les plantes Torvald essayait de se contrôler pour qu'aucun son ne puisse sortir d'entre ses lèvres mais c'était comme impossible. La douleur était insupportable et même si il savait que Marianne faisait tout son possible pour être la plus douce possible il souffrait. Sentant son corps trembler il se calma doucement en entendant la voix de sa douce monter jusqu'à ses oreilles. Tout ça était bientôt terminé et ils allaient enfin pouvoir passer à autre chose. C'était tout ce dont il rêvait. Il se perdit doucement dans ses pensées tout en repensant à chaque moment passé au côté de Marianne, chaque petit bisous et petite caresses qu'ils c'était offert et au moment ou il sentit sa main dans la sienne il rouvrit doucement les yeux. Les caresses de Marianne sur son visage lui rendit directement son sourire et même si il sentait sa blessure le faire souffrir à cause des plantes qu'elle venait de déposer le jeune homme savait qu'il allait pouvoir partir pour être en sécurité au côté de la femme de son coeur. Il en avait marre d'attendre assis par terre et voulait trouver un endroit calme ou se poser au côté de Marianne pour profiter d'elle, ce qu'il n'avait pas put faire depuis maintenant trop longtemps à ses yeux. Se relevant d'un coup il savait que ce n'était pas vraiment conseillé pour quelqu'un qui avait une blessure à l'épaule et qui venait de se faire soigner mais il n'en pouvait plus d'attendre, il avait besoin de partir de cet endroit de malheur et vite. Voyant le regard désapprobateur de Marianne au moment ou il se mit debout le jeune homme déposa un doux baiser sur son front pour lui prouver que tout allait bien et que tout ça était grâce à elle et les soins qu'elle lui offrait à chaque fois. "Tu es la femme parfaite Marianne Harlton." Passant doucement ses bras autour de sa taille il plongea son regard dans celui de cette femme si courageuse avant de la blottir doucement contre lui. Ce calin était quelque chose qu'il avait espéré depuis qu'elle était parti et voilà qu'il pouvait enfin le faire. Enfin sentir sa peau contre la sienne et sa chaleur le réchauffer petit à petit tout en laissant son nez respirer l'odeur de ses cheveux qu'il aimait tant. Son coeur battait de plus en plus vite et c'était bon signe. C'était le signe que tout venait de revenir comme avant et qu'il ne restait plus qu'à trouver un endroit pour dormir et se reposer avant de rentrer sain et sauf chez eux. "Mais je te remercierais quand même toute ma vie pour prendre soin de moi comme tu le fais tout le temps." Alors qu'elle se repoussait doucement de son étreinte pour laisser son regard se perdre en silence dans celui de Marianne, Torvald l'écouta parler et se rendit compte qu'elle aussi devait être épuisée après tout ce qu'elle avait subit et qu'il ne c'était même pas occupé d'elle. Se sentant soudainement honteux de ne pas avoir pensé plus tôt à tout ce qu'elle avait ressenti et enduré ces derniers temps le jeune homme se baissa doucement et la porta passant un bras derrière son dos et l'autre derrière ses genoux. Il avait fait attention de ne pas trop tirer son épaule tout en la portant et commença à avancer vers la ferme. "N'essaye même pas de m'influencer pour te reposer à terre parce que je ne le ferais pas quoi qu'il arrive." Laissant son sourire illuminer à nouveau son visage tout en regardant droit devant lui pour éviter de tomber le jeune homme savait que tout ça allait bientôt être terminé.

Torvald marchait tout en faisant attention ou il mettait les pieds tandis qu'il offrait quelques petites regard d'amour à sa bien aimée dès qu'il le pouvait. Cette forêt si vaste et si silencieuse ne lui faisait plus peur depuis qu'il était au côté de sa douce et alors qu'il se perdait petit à petit dans ses pensées la voix de Marianne le ramena à la réalité. Laissant un petit silence s'installer le temps qu'il réfléchisse à ce qu'elle venait de lui demander le Chevalier prit la parole d'une voix douce qui se voulait rassurante. "A partir du moment ou j'ai apprit ce qu'il t'était arrivé j'ai laissé ma conscience de côté et je suis parti à cheval sans prendre le temps de m'y préparer mais je ne pouvais pas te laisser plus longtemps dans les bras de ces bandits. Je me suis arrêté là ou on t'avait vu pour la dernière fois, là ou tu as encore une fois montré le courage qui est en toi en ne dévoilant jamais qui tu étais mais en faisant sous entendre aux paysans d’où tu venais." Il déposa un regard fier sur la jeune femme avant de continuer à raconter son récit. "J'ai parcouru la forêt en cherchant des traces et des fermiers qui auraient vu des gens passé près de chez eux jusqu'au jour ou la fumée de leur feu et les traces de leur gros sabot me fit arriver jusque toi." Il repensa à quelques heures plus tôt ou il avait vu le visage de Marianne au milieu de ces hommes. "Ils n'étaient pas vraiment discret il faut l'avouer et j'ai eu de l'aide des paysans du Conflans qu'il faudra remercier pour l'aide qu'ils m'ont offert pour te retrouver. Je n'y serais jamais arrivé sans eux." Il serra un peu plus fort le corps de la jeune femme contre lui avant de reprendre un petit sourire pour continuer sur sa question. "Et ton Oncle va très bien, comme toujours il gouverne d'une main de fer le domaine mais je pense que la lettre que je lui ai envoyé pour dire ce qui t'étais arrivé à dut le retourner. C'est pour cela que nous ne perdrons pas trop de temps dans cette ferme." Replongeant son regard sur devant le jeune homme vit la ferme non loin d'eux et fut content de cette vue et avant que la porte ne s'ouvrent le jeune homme laissa un murmure passer entre ses lèvres. "Te ramener chez nous." Et avant même qu'elle puisse répondre à cette dernière phrase il la déposa doucement au sol tout en voyant la maitresse de maison avancer vers eux à grande vitesse. Il était content de la revoir mais aussi de savoir qu'ils allaient être dans un endroit chaleureux grâce à ces gens. Voyant Marianne partir avec la maitresse Torvald se tourna vers l'homme de cette femme tout en souriant et en posant une main sur son épaule. "Je vous remercie d'avoir gardé mon cheval et de m'apporter toute cette aide." Depuis son enfance il savait que ceux qui en avait le moins étaient toujours ce qui offraient le plus et il comptait bien remercier ces gens avec tout ce qu'il avait gagné ces derniers temps. Avançant en silence dans la maison tout en captant le regard de sa douce il s'asseya à côté d'elle vers le feu, sentant la chaleur de la maison le réconforter petit à petit. Écoutant ce qu'ils étaient en train de dire le Chevalier tourna son regard vers Marianne tout en souriant. "Je prendrais soin de cette vie à partir de maintenant et ne laisserais plus jamais quelqu'un reproduire ce qu'il vient de se passer." Torvald s'en voulait toujours de tout ce qu'il venait de se passer et du fait qu'elle venait de souffrir sans qu'il ne puisse l'aider mais cette phrase était comme une promesse pour l'amour qu'elle lui offrait. Plus jamais personne ne pourrait l'approcher sans qu'il ne soit à ses côtés pour la surveiller. Alors que l'homme tourna le dos pour aider sa femme Torvald en profita doucement pour prendre la main de la jeune femme et y déposer un doux baiser mais malheureusement cette marque d'affection dut vite s'arrêter au moment ou la maitresse des lieux s'asseya à ses côtés muni d'une serviette propre, d'eau chaude et aussi d'une aiguille et d'un fil de coton.  Torvald savait ce qui allait suivre et même si Marianne lui avait déjà fait ce n'était pas quelque chose qu'il aimait subir. Ôtant délicatement sa tunique le jeune homme laissa la femme faire sans broncher tout en lançant quelques regards à Marianne qui était à ses côtés. Toute la force qu'il avait pour ne pas crier au moment ou elle enleva les plantes pour le recoudre était grâce à cette femme assise à ses côtés. Cette femme qui faisait battre son coeur et qui lui donnait le courage de se relever après chaque épreuve. Quand la blessure fut refermée le jeune homme sentit sa tête tourner mais il se releva quand même pour mettre la tunique propre que venait de lui offrir l'enfant avant de prendre la bassine d'eau chaude et un tissu propre. Se tournant vers Marianne tout sourire aux lèvres le jeune homme reprit enfin la parole. "Laisse moi t'aider à mon tour." Trempant le tissu dans l'eau chaude le jeune Chevalier passa sur le visage de sa douce avec délicatesse pour éviter de lui faire mal et quand ce fut fini il attrapa ses mains pour en faire de même laissant quelques caresses discrète se perdre de temps en temps. Reposant la bassine au sol il ne pouvait s'empêcher d’ôter son regard de celui de Marianne. "Il faut que tu mange maintenant et que tu reprenne des forces pour pouvoir repartir demain."


         
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Le bourgeon cristallin
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Dim 28 Aoû - 15:41





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
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ême si la tension perdurait par les actes passés, il n’en restait pas moins que cette dernière savait trouver des apaisements à mesure que le regard d la jeune fille retrouvait les diverses constellations de celui de son chevalier. Ainsi, elle parvenait à prendre conscience de cette belle réalité, de cette bonne fortune pendant laquelle, elle osait croire en leur survie à tous les deux. Ils venaient de vaincre ces mécréants, de s’extirper de ce danger ambiant et ce grâce à la force de cet amour incommensurable qu’ils savaient se donner. Fière de son chevalier, la jeune lady ne pouvait que prendre conscience de cette chance qu’elle avait grâce à lui. Nombre d’entre eux auraient surement trouvé réconfort auprès d’une grande dame, mais pas lui. Pas son Torvald et certainement pas son amour qui avait su encore une fois lui prouver de sa véritable bravoure en revenant auprès d’elle. La crainte persistait, mais il n’en restait pas moins que le courage reprenait de ses droits à mesure que les apaisements qu’ils savaient s’offrir dégageaient une lueur complice qu’ils savaient se partager. Le regard ancré dans celui de son sauveur, Marianne ne pouvait détacher ses intentions premières quant à la bonne santé de son amour. Constater d’une telle plaie la faisait souffrir intérieurement, en plus de toutes ces épreuves qu’elle avait du vivre. Voilà pourquoi, elle s’empressa de s’enquérir de cette blessure. Ne plus voir le sang couler, ne plus avoir à craindre de la survie de celui qu’elle aimait plus que tout, son désir premier resterait à tout jamais de ce bonheur qu’ils partageaient et pour lequel elle en oubliait tous ses maux. Seules ses attentions à l’encontre de celui qui détenait la clé de son cœur comptaient et par ce biais, la jeune fille ne pouvait que se résoudre encore et encore à vouloir mener à bien cette mission qu’elle s’était donnée. Savoir Torvald en meilleure santé lui serait tout autant bénéfique et le fait de réaliser sa présence. Ce besoin n’en devenait que plus vital encore à mesure que les intentions du jeune homme lui rappelaient ô combien il l’aimait également. Ainsi étaient-ils enfin à nouveau Torvald et Marianne, ces deux êtres unis pour toujours, qui osaient braver le destin et les interdits juste pour pouvoir profiter encore un peu plus de l’amour de l’autre. Ainsi n’en devenaient-ils que plus fort encore alors que les larmes s’asséchaient doucement et qu’elle profitait de cette douce caresse sur sa joue. Ses yeux se fermaient pour profiter un peu plus de cette douceur, de ce geste qui lui avait tant manqué pendant ces jours difficiles, cette attention dont elle pensait ne plus jamais recevoir et qu’elle rêvait dans les moments les plus difficiles pour qu’elle lui insuffle le courage de continuer. Il était sa force, son courage, sa raison d’être, et bien plus encore. Ses sentiments ne cessaient de grandir un peu plus encore alors qu’il lui affirmait de sa présence à ses côtés pour toujours. Les larmes trouvaient assez de force pour s’effacer alors que cette promesse résonnait encore en chœur dans son esprit et qu’elle refermait délicatement sa main sur ses doigts pour ainsi lui prouver de cette affirmation qu’elle lui donnait. Jamais plus elle ne songerait à partir sans lui à ses côtés, et jamais plus, elle n’oserait le voir partir sans elle non plus. Ainsi seraient-ils toujours ensemble pour l’éternité, peu importait les degrés de responsabilités à établir, Torvald serait toujours son chevalier le plus fidèle et le plus proche aux yeux des autres et résiderait son unique amour auprès des siens. Elle scella cette occasion par ce baiser qu’elle se plaisait à lui offrir en échange de toute sa gratitude le concernant. Un havre de paix, un instant éclairé dans toute cette pénombre qui éveillait par là même, les mélodies de son cœur. Mais la blessure qui l’inquiétait lui rappela bien vite qu’ils auraient toutes les occasions futures à partager des instants ensembles et qu’il valait bien mieux venir à bout de ce mal qui le rongeait. Déterminée dans ses gestes et ses intentions, Marianne ne put s’empêcher de laisser ses idées prendre le dessus sur ses intentions et ainsi rappeler à Torvald qu’elle désirait plus que tout être là pour lui. D’ailleurs, son silence trahissait son inquiétude à son sujet tant elle n’appréciait pas savoir qu’il souffrait. Et elle savait au fond d’elle qu’en lui appliquant ces quelques herbes, il n’en souffrirait que davantage encore, le temps que la plaie ne se cautérise. Seuls des points l’aideraient à une bonne reprise, mais les conditions dans lesquelles ils se trouvaient leurs étaient inadaptées. Sérieuse dans ses gestes, la jeune fille tenta de faire au mieux pour empêcher la douleur, mais plus elle appliquait sa besogne et plus elle constatait du mal qu’elle lui infligeait. Cette étape lui fut difficile au point que l’impression que son cœur se transperçait de lames n’en devenait que plus réelle à mesure que les grimaces de son chevalier trahissaient sa douleur. L’espoir ne s’en tarissait pourtant pas, tant ce dernier lui laissait entrevoir de sa bonne guérison à venir et de cette nouvelle vie qui allait s’offrir à eux.

Ses yeux cherchaient encore à capter l’attention du jeune homme pour ainsi vérifier de son courage et de sa témérité, alors qu’elle espérait tant pouvoir se perdre dans ce regard pour l’éternité. La surprise s’empara d’elle et lui laissa adopter des réactions plus axées sur la réprimande au moment où elle le vit se relever pour la rejoindre. Mais bien vite ses appréhensions furent apaisées par les bras rassurants de celui qu’elle aimait. Profitant de cette étreinte, la jeune fille ne dit plus un mot, laissant ainsi son visage trouver le repos nécessaire contre son torse qui lui avait tant manqué. Elle profitait de cet intermède pour ainsi vérifier de la bonne augure quant aux battements de son cœur, plus forts, plus accélérés mais surtout ils représentaient à quel point son chevalier lui avait manqué. Sa mélodie s’accordait avec la sienne au point où la jeune fille se sentait déjà défaillir sous le coup de la fatigue, pourtant, elle s’ordonnait de tenir encore un peu, juste quelques minutes de plus, le temps de profiter de Torvald et de son amour sincère et unique. Pouvoir le ressentir contre son corps, sentir sa chaleur contre elle, entendre sa respiration mais surtout les battements de son cœur, représentaient là son unique but de survie, sa plus grande force, mais surtout cet amour qui ne s’éteindrait jamais. Sa main se serra un peu plus dans son dos au niveau de sa tunique, sentant par ce biais, la cote de maille qu’il portait pour le protéger, alors que son souffle la quittait pour ainsi extirper vaillamment les restes de cette angoisse qui la tenait. Torvald était là, son chevalier la serrait dans ses bras, et l’image de Castel-Bois se dessinait un peu plus dans son esprit alors que la conscience n’en devenait que plus forte encore. Mais avant de songer à ce retour, il fallait bien avant tout ne pas laisser l’occasion à l’infortune de se glisser dans ce tableau si apaisant. Mieux valait prévenir que guérir, ce qui incita la jeune fille à se dégager petit à petit de cette étreinte qui lui manquait déjà pour ainsi venir trouver refuge dans le regard de son chevalier. Un sourire parvenait à naître timidement sur ses lèvres, alors qu’elle l’admirait d’un regard bienveillant et témoignant de son amour. Elle ne rajouta rien au moment où son cœur lui indiquait de sa témérité qu’elle aimait énormément lui voir, préférant avant toute chose profiter de son sourire pour ainsi illuminer le sien. Néanmoins, la fatigue lui revenait encore, l’assaillant ainsi sous forme de lourdeur au niveau de ses jambes. N’y pouvant plus, la jeune fille dut se résoudre à évoquer son problème à Torvald, qui ne manqua pas de réagir immédiatement en la portant de cette manière. Passant ses bras autour de ses épaules, la jeune fille porta une attention toute particulière à l’épaule de son chevalier, et ouvrant la bouche prête à le réprimander quant aux efforts qu’il faisait pour elle, elle ne put que refermer ses lèvres tout en cherchant à retrouver refuge dans le regard de son amour. « Tu es aussi têtu que moi. » souffla t’elle dans un ton qui exprimait sa conviction avant que le sourire ne la trahisse et n’en vienne à s’immiscer sur ses lèvres. « Je ne dirai rien, mais il n’empêche que si mes yeux voient un nouveau flux de sang, je me laisse tomber en avant. » A mi portée sur son rire, la jeune fille finit par admirer l’ensemble des traits du visage de son chevalier de manière silencieuse. Profitant de cet instant, elle gravait les moindres détails dans sa mémoire comme si elle le découvrait pour la première fois. De cet angle, Torvald lui paraissait encore plus beau qu’il ne pouvait l’être et cette beauté extérieure n’était rien en comparaison de celle qu’il renfermait. Sa tête se déposa délicatement sur son omoplate alors qu’elle écoutait avec la plus grande des attentions les récits qu’il lui contait. Ainsi elle lui avait causé beaucoup de troubles et de torts. Ce constat n’en devint que plus douloureux à mesure où elle prenait conscience que tout était de sa faute. Cependant, elle ne dit rien, préférant relever les yeux pour ainsi lui sourire au moment où il la regardait de cette façon. Dès cet instant, la jeune fille avait l’impression d’exister, alors que si elle était ici, ce n’était que grâce à lui. Elle redécouvrait son courage, sa témérité, son côté malin et débrouillard à mesure qu’il lui contait tout ce qu’il avait pu vivre. La fierté se lisait dans le regard de Marianne alors qu’elle prenait conscience une nouvelle fois de cette chance qu’elle pouvait avoir. Jamais, elle ne désirerait d’une autre vie que de celle-ci, pas sans son Torvald, certainement pas sans lui. Son sourire n’en devenait que plus grand, chassant par ce biais cette culpabilité qu’elle avait pu ressentir, alors qu’elle retrouvait dans ses intentions ce pourquoi elle se battrait pour le restant de ses jours. L’égalité entre les strates, entendre que Torvald reconnaissait tant de bonnes choses pour les paysans et les personnes qui avaient pu l’aider emplissait le cœur de la jeune fille d’une très grande fierté, au point qu’elle avait l’impression que ses yeux s’humidifiaient encore un peu. Bien entendu qu’ils les remercieraient, plus que de raison. Ces petites gens avaient participé malgré elles à leurs retrouvailles, et Marianne leur en serait reconnaissante elle aussi à tout jamais. « Nous les remercierons ensemble, je tiens à les connaître tous autant qu’ils sont pour ainsi leur témoigner d’une grande reconnaissance aussi bien pour leurs aides que pour l’hospitalité qu’ils t’ont offert. » Elle sentit l’étreinte de son chevalier la serrer un peu plus, ce qui l’incita à retrouver sa position de toute à l’heure en déposant sa tête contre son omoplate. Inspirant bruyamment comme pour le rassurer qu’elle se trouvait bien ainsi, la jeune fille écouta ensuite ce qu’il en était pour son oncle. Un sourire naquit timidement dans le coin de ses lèvres alors que l’espérance que tout aille bien pour cet être cher à son cœur grandissait de plus belle. Elle n’aimait pas causer du tort, et savoir que tous étaient inquiets pour elle tendait à raviver un peu plus cette culpabilité qu’elle essayait de faire disparaître. Elle songeait déjà à un corbeau qu’elle s’empresserait d’envoyer à Castel-Bois dès lors que le temps le leur permettrait, mais cette idée ne put s’échapper de ses pensées car déjà ils parvenaient à reconnaître les silhouettes d’un édifice plus éloigné. Se laissant descendre doucement, Marianne en profita pour sourire une nouvelle fois à son chevalier « Chez nous. » répondit t-elle convaincue, alors que ses yeux transmettaient à Torvald tout l’amour qu’elle lui portait. L’entendre de ses lèvres donnait un sens beaucoup plus profond et intense à cette idée, au point où Marianne avait envie de le serrer dans ses bras comme toute à l’heure.

Malheureusement les enchainements des arrivées et de l’agitation veillèrent à troubler ce havre de paix qu’ils avaient su se créer ensemble. Néanmoins, la bonté et la bienveillance s’accordaient de plus belle à mesure que ces honnêtes gens prenaient soin aussi bien de la jeune fille que du jeune homme. Surveillant du coin de l’œil les réactions de son amour, Marianne accueillait avec une gratitude bien certaine les attentions de cette maîtresse des lieux. Telle une mère, elle veillait à s’assurer de la bonne santé de la jeune fille alors qu’elle l’installait confortablement auprès du feu, mais c’était sans compter le désir de Marianne à faire passer Torvald avant elle. Il était blessé et ce mal méritait les plus grandes attentions pour qu’il puisse ainsi s’en sortir sans encombre. Voilà pourquoi elle n’hésita pas une seule seconde en tendant sa main pour qu’il la rejoigne et qu’elle profita de cet instant pour laisser son amour prendre le dessus sur tout le reste le temps d’une attention. Son sourire s’agrandit alors qu’il la rejoignait et ses paroles trouvèrent une place bien profonde dans la mélodie de son cœur. « De tels mots méritent de grands remerciements que je me plairai à remplir, chevalier. » Sa voix laissait entendre sa fatigue, ses maux, mais pourtant elle parvenait à remplir son rôle quant à la sincérité de ses mots. Et son regard n’en devint que plus intense dès lors que pendant ce court laps de temps, Torvald lui prit la main pour y déposer un baiser délicat. Si seulement le monde pouvait être moins axé sur le protocole et le paraître… Marianne se serait empressée de le prendre dans ses bras pour lui témoigner de sa reconnaissance. Mais malheureusement, l’intermède qu’ils s’offraient s’acheva dès l’instant où la dame des lieux revenait munie des ustensiles nécessaires pour les bons soins à effectuer. « J’vais m’occuper d’lui ma lady, vous d’vriez tourner la tête, ça risque de pas être beau à voir. » Marianne releva ses yeux pour les porter en direction de cette brave femme alors que le mouvement derrière elle lui indiquait que Torvald était surement en train d’enlever sa chemise. « N’ayez crainte, mes yeux et mes humeurs tolèrent ce genre de soins. » répondit t-elle sans spécifier le fait qu’elle avait elle-même tenu ce rôle il n’y avait pas si longtemps que cela, dans des conditions plus rudes que celle –ci. Néanmoins, Marianne attendit patiemment, tendant la main à son chevalier pour que ce dernier puisse la saisir en cas de besoin. « Puissiez-vous trouver un peu de courage dans ma main, Ser Smithwood. » laissa t-elle échapper en guise de prétexte pour pouvoir le toucher et lui donner un peu plus de force face à ce qui l’attendait. Car ce qui suivit était douloureux, elle pouvait le ressentir dans le regard de celui qu’elle aimait, mais surtout le remarquer dans les contractions qu’il maintenait sur l’ensemble de son corps. Marianne souffrait en silence dans le même temps que son chevalier, cependant, elle ne détachait pas son regard du sien, puisant dans son courage pour ainsi le lui transmettre à sa manière. Elle serrait sa main un peu plus, juste pour lui témoigner de sa présence, et ses yeux n’arrêtaient pas de s’excuser de ces maux infligés par sa faute. Heureusement pour tous les deux, ce supplice arriva à son terme et Marianne ne put se retenir de venir essuyer doucement les quelques perles de sueurs sur le front de Torvald. Le plus dur était derrière eux à présent. J’vous le disais, c’est un brave gaillard c’lui là. » Élançait la voix derrière eux, alors que la dame coupait à peine le fil destiné à le recoudre. « Un bon bouillon et une bonne nuit de sommeil et vous serez sur pied en deux temps. » Marianne regardait Torvald une nouvelle fois, avant de laisser son regard se déporter aussi bien derrière elle que sur son côté pour ainsi témoigner de sa profonde reconnaissance. « Nul mot ne saurait décrire ma gratitude, mais merci du fond du cœur, merci. » Son sourire était aussi intact que toute cette sincérité qui l’habitait avant que ce dernier n’en vienne à retrouver les bonnes intentions de son chevalier. Surprise par la rapide avec laquelle il s’était rhabillé, la jeune fille laissa le morceau de tissu caresser son visage comme si ce dernier représentait à part entière la main de celui qu’elle aimait. Les yeux clos, elle gardait son sourire intact alors que la vision de sa propre tenue devait probablement dégouter son chevalier. Cette pensée eut tendance à lui faire perdre doucement ce qu’elle appréciait lui offrir mais dès lors que ses yeux se réouvrirent pour voir son visage si proche d’elle, cette mauvaise pensée s’évanouissait. Ses mains se mirent à trembler légèrement alors qu’il les lavait de cette même délicatesse, et ce tremblement n’en devenait que plus fort à mesure qu’elle s’apercevait de cette crasse qui lui ôtait. Tout était réellement fini ? Le doute s’installait petit à petit dans le regard émeraude de la jeune lady alors qu’elle relevait ses yeux pour acquiescer doucement d’un signe de tête de ce que son chevalier lui ordonnait.   « Nous repartirons demain, ensemble. » Manger n’était pas une chose évidente. Surtout après les jours qu’elle venait de passer, il s’avérait même que cela n’en soit plus une plaie qu’autre chose. Parvenir à avaler deux cuillérées lui donnait l’impression d’être un véritable miracle et déjà son estomac s’en trouvait repu. « Encore un peu my lady, sans ça, vous n’pourrez pas partir et c’pas qu’on veuille pas d’vous, mais d’là ou vous v’nez on doit vous attendre. » Marianne parvint à avaler un peu plus de ce bouillon mais ne parvint pas à terminer son bol pour autant. Son ventre la tiraillait aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, et elle était prête à parier que la raison de ceci était due aux coups qu’elle avait pu recevoir. Son regard chercha tout le long du repas du réconfort auprès de Torvald et lorsque le temps fut venu, la dame l’entraîna avec elle dans la grande pour lui donner un bain. Son corps se mit à trembler entièrement lorsqu’elle constata de ses plaies mais surtout de la maigreur de ce dernier. La chaleur de l’eau lui donna l’impression de défaillir à maintes reprises et là encore, elle put compter sur le soutien de cette pauvre femme. Après quoi, vêtue d’une tunique propre et simple, Marianne fut raccompagnée à l’intérieur de la maison pour que tous puissent prendre des dispositions pour la nuit. Ainsi ils convinrent tous que la chambre des maîtres des lieux serait attribuée à Marianne et ce malgré ses protestations alors que Torvald dormirait près du feu. Bien entendu, la jeune lady ne put que laisser son regard chercher du réconfort auprès de son chevalier qui lui assura que rien ne lui arriverait. Avec lui à ses côtés, plus rien ne serait à même de lui faire du mal, au moins pour cette nuit. Au fond d’elle, la jeune lady n’espérait qu’une chose, qu’il la rejoigne pour cette nuit et qu’elle puisse s’endormir contre lui pour ainsi se sentir en sécurité. « Bonne nuit. » Sa voix se perdait dans sa timidité et ses appréhensions à venir alors qu’elle refermait la porte pour se retrouver seule avec elle-même. L’obscurité croissante lui donnait l’impression d’être étouffée, mais pourtant, elle s’installa dans le lit et admira le plafond pendant de longues minutes. Le sommeil ne parvenait pas à lui venir, tant la crainte la tenait éveillée. Elle ne pouvait pas dormir, pas dans ces conditions et surtout pas après ce qu’elle venait de vivre. Marianne finit par s’assoir sur ce lit et replia ses genoux de manière à les enlacer à l’aide de ses mains. Elle finit par enfouir son visage et laissa les larmes couler le long de ses joues. Ses tremblements grandirent à mesure que les remords, la culpabilité mais surtout les images de tout ce qu’elle avait vécu s’emmêlaient de plus en plus.



         
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Three flowers he gave to me, the pink, the blue, and the violet, too. And the red, red rosy tree,
The red, red, rosy tree. I want to stay with him far from the madding crowd.
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MessageSujet: Re: Let us build our world together - TORVALD   Jeu 20 Oct - 21:31





 

Le chevalier et sa demoiselle en détresse

« Puissent nos appels un jour s’entendre. »
T
orvald ne sentait plus rien autour de lui, la douleur n'était plus là grâce aux soins de sa douce tandis et les bruits de la forêt ne pouvaient pas arrêter ce coeur qui battait la chamade tandis qu'il laissait son regard se perdre sur cette femme. Il était venu jusqu'ici pour la retrouver et la sauver et à aucun instant il n'avait hésité, cette femme était celle qui faisait battre son coeur et faisait en sorte qu'il se lève chaque matin alors l'idée de l'abandonner à son sort ne lui était jamais venu à l'idée. Il n'aurait put vivre tout seul dans ce monde, seul sans Marianne à ses côtés qui l'aidait et le rendait heureux chaque jour passé à ses côtés. Laissant son regard se perdre sur ce visage qu'il connaissait temps, le jeune homme avait l'impression de ne jamais l'avoir quitté comme ci tout ce qu'il c'était passé juste avant n'était qu'un mauvais rêve. Ils allaient enfin pouvoir retourner chez eux et vivre comme avant tout en la protégeant un peu plus après tout ça. Plus jamais il ne la quitterait du regard, plus jamais il ne la laissera partir sans lui et plus jamais il ne retournerait dans son domaine alors qu'elle allait être loin de lui. Il ne pourrait pas vivre tout en ne sachant pas si elle allait bien ou si elle avait besoin d'aide, a ses yeux tout ca ne serait qu'un supplice d'attendre des nouvelles chaque jour. Il avait envie de finir ses jours aux côtés de Marianne quoi que son Oncle en pense et quoi qu'il se passe. Il la protegera pour toujours. C'était la femme qu'il aimait, elle dont il voulait finir ses jours à ses côtés mais surtout elle pour qui son coeur battait chaque jour. Au moment ou il la prit dans ses bras pour la porter jusqu'à un endroit ou elle pourrait enfin être en sécurité et ou il pourrait veiller sur elle comme il aurait dut le faire cette fois ci aussi. Sentir la chaleur de son corps contre le sien le rassurait beaucoup et le regard du Chevalier se perdait de temps en temps sur ce visage qu'il aimait tant. Elle était là, à ses côtés et c'était tout ce qui comptait. Tout ce qu'il venait de se passer jute avant et tout le chemin qu'il avait fait pour la retrouver était dans le passé et tout ce qu'il voyait était le futur. Retrouver un foyer confortable ou il pourrait la dévorer des yeux tout en laissant son regard se perdre encore et encore sur ce doux sourire qu'elle lui offrait. L'observant doucement le jeune homme se demandait comment il avait put faire pour vivre sans elle tout ce temps et la laisser partir sans essayer de protester. Plus jamais il ne ferait la même erreur.

Arrivant enfin devant le foyer, Torvald la déposa au sol avec délicatesse tout en restant à ses côtés pour être sur qu'elle ne tomberait pas à cause de la fatigue. Le sourire du jeune homme s'agrandissait au fur et à mesure que la femme prenait soin de Marianne, il était content de voir que quelqu'un s'occupait comme il se devait de cette femme qui avait souffert ces derniers temps. Il ne fallait plus qu'elle souffre et il ne laisserait plus jamais personne le faire. Torvald laissait son sourire s'installer sur son visage tandis qu'il sentait que c'était à son tour. Qu'elle allait le recoudre et que ce moment n'allait pas être des plus agréable. Enlevant en silence sa chemise, Torvald écoutait tout de même ce que les deux femmes de cette maison étaient en train de se dire et un léger rire sortit d'entre ses lèvres au moment ou il entendit la femme proposer à Marianne de tourner les yeux face à la scène qui allait se dérouler. Elle avait enduré bien pire dans sa vie et surtout qu'elle l'avait déjà recousue. Il était fiere de cette femme et déposa sa main dans celle qu'elle venait de lui tendre tout en serrant légèrement pour la remercier en silence. Ce qu'il se déroula par la suite fit grincer les dents du jeune homme mais ce qui le faisait tenir était cette main qui serrait un peu plus la sienne a chaque muscle qui se serrait. La douleur était intense mais il ne voulait pas laisser un son sortir d'entre ses lèvres. Il fallait qu'il se montre fort pour éviter de voir une ride d'inquiétude apparaitre sur le visage de Marianne dont il pouvait sentir son regard posé sur lui. Alors qu'il fermait les yeux il sentit son souffle reprendre un courant normal au moment ou la femme qui venait de la soigner se releva. Cette épreuve venait de se terminer et caressant du bout du pouce la main de sa douce il rouvrit les yeux tout en lui offrant un sourire rassurant. La douleur était toujours là mais au moment ou il plongea son regard dans celui de Marianne c'était comme ça ils étaient que tous les deux. Plus rien ne comptait. La femme autour qui s'agitait, les flammes de la cheminée qui crépitaient et l'odeur de soupe n'avait plus aucune importance. Seule la sécurité de Marianne et son amour comptait. Reprenant petit à petit ses esprits il en profita pour aider Marianne à se nettoyer pour qu'elle essaye de mettre de côté tout ce qu'il venait de se passer. Laissant son regard se perdre sur ce visage qui lui avait manqué, Torvald avait envie de laisser sa main caresser sa peau et ses lèvres se poser sur les siennes mais tout ça était impossible dans un endroit comme celui ci. "Ensemble Marianne." Sa voix venait de résonner comme un écho avant que la femme qui venait de le soigner n'arrive avec de quoi manger pour les deux. Observant du coin de l'oeil sa douce pour voir si elle arrivait à manger, le Chevalier du Conflans arriva à avaler quelques cuillère avant de sentir son estomac lui demander d'arrêter. Il avait tellement stressé dans la journée qu'il savait qu'il voulait juste dormir et se reposer pour pouvoir repartir demain aux côtés de Marianne et essayer de reprendre une vie normale.

Alors qu'ils venaient tout deux de rendre la nourriture qu'on venait de leur offrir, Torvald observa Marianne sortir de la pièce pour se laver le corps et laissa son esprit se perdre n'aimait pas être éloigné d'elle aussi longtemps. Commençant à taper du pied pour montrer son impatiente, le Chevalier fut soulagé au moment ou il entendit les bruits de pas en direction de la pièce ou il se trouvait. Son coeur reprit un battement naturel quand il put enfin reposer son regard sur ce visage qu'il connaissait et aimait tant. Profitant de chaque instant passé à ses côtés,  Torvald ne se rendit compte qu'au moment ou Marianne partit se coucher qu'il allait devoir rester dans cette pièce pour dormir. Loin d'elle. Au moment ou tout le monde partit il savait qu'il ne pourrait pas rester ici tout seul tout en laissant sa Marianne seule dans cette chambre. Il n'en pouvait plus d'être loin d'elle et se leva en silence tout en faisant attention à chaque bruit qui provenait de la pièce ou se trouvaient les fermiers. Ouvrant en silence la porte ou se trouvait Marianne, il sentit son coeur se serrer au moment ou il la retrouva assise sur son lit en pleure. Refermant derrière lui, le Chevalier avança sans dire un mot et s'allongea dans le lit ou se trouvait Marianne avant de l'attirer contre lui avec des gestes tendre pour ensuite passer des bras protecteur autour d'elle tout en déposant un doux baiser sur son front. Il ne la laissera plus jamais seul. Caressant du bout des doigts ses cheveux le jeune homme chuchota à son oreille. "Ferme les yeux." Il était temps de reprendre des forces pour reprendre la route.


         
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THE END


(Pas très looooong mais je me rattraperais au futur rp )
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