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 [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)

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Valar Dohaeris

MessageSujet: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Mer 20 Jan - 21:53


Salvemer
Marianne Harlton & Eleanor Mallister


BESOIN DE CONSEILS


Année 299, 6e lune, 2e semaine

Cela allait faire une semaine qu'Eleanor s'était découvert une nouvelle passion : faire les cent pas. Elle avait eu l'impression de ne vivre ces derniers jours que d'une façon très distante, elle n'écoutait plus vraiment quand on lui parlait, elle ne regardait plus vraiment ce qui l'entourait, elle était uniquement préoccupée par la tempête qui agitait son esprit. Elle avait d'ailleurs l'impression de ne pas avoir vraiment dormi depuis l'annonce de Patrek, elle ne cessait de réfléchir et de réfléchir sans cesse. Seul Hoster semblait capable de la ramener sur terre, même si ça ne durait jamais bien longtemps. Eleanor était profondément mitigée, elle ne savait plus à quoi s'attendre ni trop comment se projeter. Elle avait vécu déjà quelque chose de similaire après le décès de Tristan, tous ses plans s'étaient évanoui avec la vie de son mari, elle avait du tout remettre en question. Et elle pensait avoir trouvé plus qu'un moment de répit de retour à Salvemer auprès de son cousin, mais ce dernier venait d'y mettre fin et les questions recommençaient. Qu'allait-elle faire de ce mariage qui lui avait arrangé ? Pas qu'elle veuille le contester, ça n'était pas le sujet, mais à quoi allait ressembler sa vie à présent ? Il y avait une part en elle qui avait hâte, jamais depuis qu'elle était née elle n'aurait pensé pouvoir prétendre un jour à un mariage aussi prestigieux, et pourtant il allait avoir lieu. De nouveaux horizons s'ouvraient. Mais était-ce pour autant tout rose ? Elle avait de gros doute. Quel genre d'homme était-il ? Comment allait-il la traiter ? Allait-il accepter Hoster ? Patrek avait l'air de le penser, lui assurant qu'il avait tout à gagner à traiter les Ryger avec respect... Mais Brynden Nerbosc pourrait très bien se contenter des apparences et ça, ça ne plairait certainement pas à Eleanor. Et puis elle pensait aussi aux Tully et aux Desdaing, une petite voix s'était immiscée dans son crâne, lui rabâchant sans arrêt que les suzerains du Conflans étaient tout simplement maudits et qu'elle en paierait également le prix, il n'y avait pas de raison que son sang ou celui de son fils soit épargné. La jeune veuve faisait de son mieux pour ne pas trop y accorder d'importance, mais cela lui glaçait tout de même le sang.

Eleanor était donc en train de faire des allers-retours dans la grande salle du château, se posant encore une fois mille et une questions qui demeuraient sans réponse, quand une servante s'approcha pour interrompre. Elle dut s'y reprendre à plusieurs fois et même lever la fois pour que la Mallister sorte de sa rêverie. Elle venait lui annoncer que son amie Marianne venait d'arriver.


« Ne la faites pas attendre, laissez-là entrer ! »

Soudain, Eleanor avait retrouvé toute son énergie, elle allait peut-être avoir enfin des éléments de réponse qui pourraient la rassurer, du moins c'était ce qu'elle espérait vivement. Dès que Patrek lui avait parlé de son accord avec l'héritier des Nerbosc, elle s'était empressée d'écrire à son amie Harlton. Elle s'était rappelée l'avoir entendu mentionner son nom plusieurs fois, elle avait jusqu'alors oublié qu'ils étaient amis. Si elle ne pouvait pas vraiment se permettre de soumettre son futur mari à un interrogatoire tout sauf élégant, de le laisser la voir si désemparer, elle pouvait tout à faire agir de la sorte avec celle qui était son amie depuis plusieurs années à présent. Elle l'avait donc invité à passer quelques jours à Salvemer dans l'idée de passer un moment ensemble comme au bon vieux temps et dans l'espoir d'apaiser son esprit.

« Marianne quel plaisir de te voir. Tu m'avais manquée. »

Dit-elle enfin quand la jolie brune passa les portes de la grande pièce. Elle s'avança jusqu'à elle pour la prendre dans ses bras. Elles ne s'étaient pas vues depuis qu'elle avait apprit la nouvelle de l'assassinat de Tristan, et c'était agréable dans ces temps perturbés.

« Merci d'être venue aussi rapidement. Tu as fait bonne route j'espère ? Est-ce que tu veux que je te fasse porter quelque chose à boire ? »

Elle avait fait signe à la jeune servante de s'approcher pour entendre tout ce que Marianne voudrait.

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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Jeu 21 Jan - 15:34


BESOIN DE CONSEILS
Le regard toujours fixe vers cet horizon perpétuel, les membres légèrement endoloris par la brisure de ce vent qui lui mordait chacune des parcelles de son corps, le teint aussi pâle que les quelques flocons qui tombaient de-ci de-là les quelques gouttelettes d’eau alentours, la jeune Harlton se sentait quelque peu perplexe quant à la situation dans laquelle sa maison se trouvait. Son allégeance venait d’être prononcée en faveur des corbeaux noirs, ses espoirs retrouvaient un peu d’apaisement quant à la paix future de ses peuples tant déchirés. Tous paraissaient beaucoup plus calmes quant à ces idéaux et ces utopies, mais pourtant le doute ne cessait de s’étendre dans l’âme de la jeune fille. L’avenir lui paraissait plus certain, certes l’était-il, mais au prix de quels sacrifices ? Combien d’hommes le Conflans devrait-il perdre pour gagner enfin un temps beaucoup plus calme ? Combien de familles se verraient dissoutes sur les seuls bons plaisirs de quelques cupidités et autres guerres de pouvoir ? Jusqu’à quand cette atmosphère lugubre et morbide resterait omniprésente sur les vertes collines si joliment arpentées ? Le cœur de la jeune lady ne cessait de pleurer intérieurement, dans le même temps qu’il essayait de trouver du réconfort dans cette optique qu’on lui avait promise. Tytos Nerbosc lui avait parut juste, honnête et d’autant plus marqué par l’honneur que ses prédécesseurs. Pour l’heure l’était-il mais qu’en serait-il lorsque le pouvoir aurait souillé ses fondements les plus secrets ? Nul homme n’était pas sans savoir que le pouvoir changeait, qu’il rendait plus hostile et beaucoup plus précaire aux justices qu’il n’y paraissait. Le cœur de cet homme allait s’assombrir et devenir plus acerbe aux tentations les plus inaudibles, chose qui inquiétait légèrement la jeune fille. Jamais, elle ne désirait gagner d’un tel pouvoir et encore moins d’en soupçonner quelques aspirations, tant ce qui lui importait le plus résidait dans la bonne survie des siens. Eux seuls lui renvoyaient l’image même de cet espoir, de cette paix pour laquelle l’ensemble de la région devait se battre pour ainsi en obtenir ne serait-ce que les fondements les plus profonds. Un jour peut être, son existence la mènerait à voir tout cela. Mais en attendant que ce jour arrive, elle se devait de résister à ses démons les plus secrets, voilà pourquoi l’amitié qui la liait avec l’héritier des Corbeaux veillait à la rassurer sur une chose : sa voix compterait. Du moins c’est ce qu’elle avait cru comprendre après les quelques paroles qu’ils avaient pu échanger. Tous deux étaient les enfants de cette génération bafouée, de cette douleur précoce qu’ils ne pourraient jamais taire et ainsi veilleraient-ils ensemble à l’apaiser pour les générations futures. Les vocations de la jeune Harlton s’en étaient trouvées à leurs éveils, à cette aube ensoleillée qui lui instiguait les forces nécessaires pour trouver les moyens de parvenir à ses fins. Le chemin du retour marquait peut être des espoirs à mi retrouvés, mais se dévoilaient-ils sincères à son cœur. Le visage de son oncle fier de ce qu’elle lui rapporterait se profilait déjà devant cet horizon pourtant sombre. Peut être l’aurait-elle rendue fier de son comportement et de ses dires. Elle l’espérait plus que tout au monde, tant elle serait à même de se montrer comme la digne héritière des Harltons. Mais plus que tout encore, les douleurs de son cœur se taisaient à mesure que la chaleur des bras de son chevalier venait à s’imposer dans ses rêveries. Car même si son absence lui était douloureuse, il n’en restait pas moins que les tendresses de ce retour lui seraient bien plus bienveillantes et romantiques que tout le reste, au point d’en effacer la douleur présente. Ainsi, c’est avec cet état d’esprit quelque peu chaotique et désorienté que la jeune fille restait concentrée sur le chemin que sa petite garde et elle prenait. Bien sûr, les routes n’en demeuraient que des plus dangereuses, les brigands faisaient rage et tentaient d’imposer leur crainte sur les villages qu’ils traversaient. Dans le même temps, la guerre avait laissé des stigmates bien visibles, des trous béants dans les rangs de certaine famille, que tout cela reflétait une réelle faiblesse de leur région.

Et pourtant Marianne n’avait pas hésité une seule seconde quant à ce détour qu’elle désirait faire. Certes, cela la rapprochait du danger et l’éloignait un peu plus encore de ses bonheurs, mais il n’en restait pas moins qu’elle se devait de rendre visite à l’une de ses amies de longues dates. Nul n’était sans savoir que cette pauvre Eléanor était dans une situation quelque peu instable elle aussi. Et comment lui porter un soutien bien présent sans se porter à sa rencontre pour ainsi lui apporter un soutien bien présent. Les années les séparaient, aussi bien que leurs expériences, mais pourtant elles veillaient aussi bien l’une que l’autre à s’apporter ce réconfort nécessaire à leur survie. Le sourire commençait doucement à s’étirer sur les lèves fines de la jeune fille au fur et à mesure que les silhouettes brumeuses du domaine de Salvemer se profilaient à l’horizon. Bien entendu, Marianne était complètement inconnue aux yeux du seigneur de cette terre, néanmoins elle espérait que l’annonce de son nom remonterait rapidement jusqu’aux oreilles de son amie. Le regard de la jeune fille toisa celui du chevalier à ses côtés, Roadney la regardait avec cet air paternel, semblable à celui d’une protection emplie de confiance. Il lui fit un signe de la tête, un léger hochement, qui n’était pas sans rappeler le fait qu’il resterait toujours à ses côtés. Chose à quoi la jeune fille se contenta de répondre par un sourire avant de hâter le pas de sa monture. Découvrant son visage, elle laissa retomber en arrière la capuche épaisse et parsemée de petites gouttelettes d’eau, laissant ainsi l’opportunité aux éclaireurs du domaine de détailler ses bannières et sa personne. Encore une fois, la conscience qu’elle était une parfaite inconnue restait présente dans son esprit, pourtant nul n’était sans savoir qu’un invité découvert ne venait pas dans un domaine pour prétendre à la guerre. Une fois devant les hauts remparts de la maisonnée, la jeune Harlton parla de sa voix distincte et forte pour présenter ses armes et sa maison. Quelques instants plus tard, la herse se relevait lui permettant ainsi le passage sur le pont-levis. Ses quelques hommes et elle pénétrèrent dans la cour principale et déjà l’on vient à sa rencontre pour demander ses intentions. Bien sûr, ce ne fut sans la moindre hésitation qu’elle répondit de cette même voix susceptible d’apporter une pointe d’amusement. « Ma route m’a mené jusqu’à mon amie, Lady Eléanor Mallister. Présentez mon nom et ainsi vous verrez que nous nous connaissons. » Marianne regarda en direction de Roadney qui levait les yeux au ciel alors qu’elle même se retenait de rire. Et au bout de quelques minutes on lui laissa le passage complet tout en lui indiquant le chemin à suivre pour se rendre à la grande salle. A en juger par le nombre de serfs de cette maisonnée, les Mallister ne lésinaient pas sur la démesure et le grandiose, chose qui impressionnait nettement la jeune Harlton. Jamais de sa vie, elle n’oserait envisager pareil espace. Quoi qu’il en soit, on arrêta son pas devant la porte et c’est avec une impatience bien marquée qu’elle inspira fortement.

Lorsqu’enfin les portes s’ouvrirent et qu’on lui laissa le passage sur la grand-salle, la jeune fille retrouva son sourire intact et s’avança tout en inclinant légèrement sa tête en direction de son amie. « Je suis on ne peut plus heureuse de t’apercevoir enfin mon amie. J’ai cru ne jamais y arriver avec toutes ces attentes. » Bien entendu, cela était nécessaire. Par les temps qui courraient il n’était pas jugé adéquat que de laisser les personnages importants au bon vouloir de quiconque. Roadney la précédait et se posta dans l’un des coins de la pièce, alors que la jeune fille continuait de s’avancer pour ainsi prendre les mains de son amie. Sa beauté était sans pareille, tant elle inspirait grâce et respect, sa douceur trouvait toujours refuge dans le cœur de la jeune Harlton. Et dès lors que ses bras enlaçaient son échine, Marianne fit de même pour oser retrouver la confiance qui lui manquait tant. « Ton visage me permet de souffler un peu. J’ai l’impression d’être en permanence en émoi, tant l’incertitude se traduit sur les routes. » La sincérité balayait son visage à mesure que ses traits n’en devenaient que des plus doux et tendres. D’ailleurs, ce ravissement s’en trouva une oreille attentive et des plus amicales dès lors que son amie prenait de ses nouvelles de cette manière. Le sourire toujours sur les lèvres, Marianne se contenta d’admirer son amie et chercha à nouveau à prendre ses mains tant elle était touchée par sa générosité. « Nul merci n’est nécessaire. A vrai dire, je serai venue te voir que tu le demandes ou non. Nous avons tant à rattraper depuis notre dernière rencontre… » Ses yeux se détournèrent pour quelques instants de son amie à la recherche d’une silhouette qu’elle n’avait que trop peu connu pour l’instant. « Comment se porte Hoster ? L’on dit qu’il ressemble beaucoup à son père. » Son regard retrouva bien vite les iris bleutés de son amie. « De l’eau nous sera suffisante, nous n’abuserons pas de ton hospitalité bien longtemps, je le crains… » Une légère lueur ternie se dessina dans les yeux de la jeune fille alors que ces derniers se perdaient quelques instants sur les craquelures de la pierre figée à ses pieds. « Les lunes me séparent de ma maison et je crains que la pluie s’en mêle… » Mais balayant ses tristesses d’un hochement de tête, la jeune fille releva bien vite ses émeraudes pour ainsi retrouver un peu de bienveillance. « Mais là n’est pas le problème. Parle-moi de toi, comment te portes-tu ? Comment te sens-tu face à tout ce qui ne cesse de nous accabler ? » Si Marianne était là, c’était pour s’occuper de son amie et lui enlever un peu de ce poids qui pesait sur ses épaules.
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Hold me, breathe me
Don't leave me ☽ I've tried to leave it all behind me, but I woke up and there they were beside me. And I don't believe it but I guess it's true, some feelings, they can travel too. Oh there it is again, sitting on my chest, makes it hard to catch my breath I scramble for the light to change. You're always on my mind
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Sam 23 Jan - 11:33


Salvemer
Marianne Harlton & Eleanor Mallister


BESOIN DE CONSEILS


Année 299, 6e lune, 2e semaine

A l'annonce de l'arrivée de son amie, son cœur s'était empli de joie, Eleanor retrouvait enfin son comportement normal. La présence de Marianne avait quelque chose de rassurant pour la jolie blonde. Elle l'avait vue pour la première fois le jour de son mariage, elle n'était qu'une enfant quand elle était en âge de se marier, mais cela ne les avait pas empêchées de se lier d'une forte amitié très rapidement. Le domaine des Ryger se trouvant juste à côté de celui des Harlton, elles se voyaient très régulièrement et puis les années passant, elles s'étaient d'autant plus adorées. Elles étaient à la fois très différentes et similaires, Marianne étant beaucoup plus impliquée dans la vie politique qu'Eleanor, notamment. Toutes deux apprenaient constamment de l'autre, dans un domaine ou dans un autre. Marianne avait été une véritable amie pour elle, toujours, et elle n'avait pas envie que cela cesse sous aucun prétexte. Elle savait donc qu'avec son arrivée à Salvemer, l'héritière des Harlton parviendrait à calmer la tempête qui l'agitait, elle la connaissait, elle saurait lui dire ce qu'elle avait besoin d'entendre. Ce qui n'était malheureusement pas le cas de sa mère ou de son cousin, bien qu'il essayait de faire de son mieux.

Eleanor avait donc pris Marianne dans ses bras sans trop de cérémonial, sans même un regard vers l'homme de confiance qui l'accompagnait, comme elles avaient l'habitude de le faire quand elle lui rendait visite à Willow Wood. Cette dernière semblait tout aussi ravie d'arriver et de la voir. La jeune veuve savait que son arrivée était imminente, mais elle n'avait eu aucune certitudes pour autant avec l'état des routes dans le Conflans, alors la trouver saine et sauve était toujours agréable. Eleanor lui fit un sourire chaleureux pour la réconforter.

« Tu n'as plus à t'en faire à présent, tu es arrivée et tu es en sécurité ici. »

Elle avait relâché son étreinte mais lui tenait toujours les mains. Marianne lui demanda alors des nouvelles d'Hoster ce qui fit sourire encore la plus la maman ourse qu'elle était.

« Il va très bien, il s'est adapté facilement. Il est en pleine leçon pour le moment mais je suis persuadée qu'il sera ravie de te voir quand nous aurons terminé de nous raconter tout ce qu'il y a dire. Et c'est vrai que son visage ressemble à celui de Tristan, mais avec mes cheveux blonds et un cœur de Mallister. » ajouta-t-elle avec un petit rire gai.

Quand elle lui proposa à boire, elle lui demanda un simple verre d'eau, expliquant qu'elle ne comptait pas trop s'attarder. La mine d'Eleanor s'assombrit aussitôt. Elle venait à peine de la retrouver qu'elle allait devoir lui dire au revoir, la pensée lui semblait trop triste.

« Oh, déjà ? Dis-moi que vous restez au moins dîner et dormir cette nuit ? Regarde tu es trempée, tu ne peux pas repartir comme ça. Viens t'installer près du feu pour te réchauffer. »

Lachant les mains de Marianne, elle fit signe à la servante qui venait de revenir avec une carafe d'eau et deux verres de l'aider à approcher deux fauteuils de la cheminée dans lequel le feu crépitait.

« Veillez à ce que les hommes de Lady Harlton ne manque de rien, qu'ils aient à boire et à manger. Également des chemises et des chausses sèches, s'il vous plait. » ajouta-t-elle toujours à l'adresse de la servante qui s'exécuta immédiatement, quittant la grande pièce. « Je sais que la route est longue et que tu ne veux pas trop tarder, donc je ne te retiendrais pas de force, mais considère au moins mon invitation pour la nuit. »

Elles s'installèrent donc confortablement dans les fauteuils qui trônaient face à la cheminée, verre d'eau à la main. Marianne lui demanda alors de ses nouvelles, comment allait-elle et comment vivait-elle le climat actuel. Le sourire qu'elle avait alors s'évanouit doucement. Dans la forteresse de Salvemer elle arrivait un peu à faire abstraction de ce qu'elle avait vu en traversant le Conflans deux lunes plus tôt, et ça n'était pas pour lui déplaire. Mais elle savait qu'elle ne pouvait pas jouer les aveugles éternellement. Elle soupira doucement.

« Tu utilises les bons mots ma chère amie... c'est accablant. J'ai la triste impression que nous sommes la région à souffrir le plus de cette guerre, avec les Fer-nés qui nous attaquent, les bandits qui pillent et maintenant les familles qui se déchirent depuis la triste fin des Desdaings. Mais j'essaie de garder espoir, Tytos et ses fils ont l'air prêts à faire le nécessaire pour rétablir l'ordre et la grandeur du Conflans. »

Le pensait-elle vraiment ou répétait-elle seulement ce que Patrek lui avait dit des Nerbosc pour lui faire accepter le mariage avec plus d'engouements. Elle même ne le savait guère, mais c'était ce qu'elle voulait croire par contre.

« C'est d'ailleurs à cause des Nerbosc que je t'ai écrit... Patrek voudrait que j'épouse Brynden et il m'a semblé que c'était un de tes amis ? Quel genre d'homme est-il Marianne ? »

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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Ven 12 Fév - 9:47


BESOIN DE CONSEILS
La joie quant à la vision de retrouver enfin un visage amical et apprécié ne faisait que grandir à mesure que les pas rapprochaient la jeune lady de son amie. Eleanor ne lui donnait pas l’impression d’avoir changé. Enfin un signe qui allait apaiser les tensions intérieures qui ne cessaient de se confronter les unes avec les autres et avaient tendance à la tourmenter secrètement. L’apaisement n’en demeurait que des plus forts et impacté directement sur les traits, pourtant fatigués, de la jeune fille alors que ses mains trouvaient à peine le réconfort de celles de sa grande amie. Son sourire avait tendance, lui aussi, à lui apporter cette nostalgie bienveillante qui veillait plus que tout à lui réapprendre des souvenirs d’antan. Le soulagement s’immisçait doucement dans les poumons de la jeune Harlton et avec lui, la bienséance et la protection ne faisaient que se raccrocher à ce visage si connue. Cela faisait à présent des années qu’elles n’avaient pu se croiser, des lunes entières qui avaient eu tendance à les séparer pour quelques temps encore. Mais la bonne fortune paraissait vouloir leur accorder une nouvelle chance de veiller l’une sur l’autre. Un peu à l’image de la sœur qu’elle n’avait jamais eue, Marianne voyait cette grande et noble dame comme l’une des alliées qu’elle aurait tant adorées connaître sur son domaine et avec qui elle aurait tant apprécier grandir. Le manque de conseils quant à la place d’une femme au sein de société si machiste ainsi que tout ce qui résultait de ce qu’une femme se devait de connaître pour assurer la bonne pérennité des siens avait trouvé remède grâce aux bienveillances d’Eleanor. Et pour cela et bien d’autres choses encore, Marianne lui en serait éternellement reconnaissante. Son regard s’adoucissait à mesure qu’elle marchait encore, désireux d’exprimer à Roadney qu’ils ne risquaient rien, mais que sa présence lui était tout de même bénéfique. Ce dernier ne tarda pas à trouver rapidement sa place dans un coin, surveillant du coin de l’œil les divers évènements qui allaient probablement se dérouler ici, mais surtout veillant à protéger de son regard paternel, celle qu’il accompagnait. Néanmoins, elle détacha rapidement ce sentiment pour ainsi rejoindre les bras de son amie. La chaleur qu’elle dégageait tendait à la rassurer un peu plus sur cette protection qui planait à présent au dessus d’elle. Ainsi prenait-elle conscience qu’elle n’était plus sur les routes et pouvait-elle laisser ses épaules s’affaisser légèrement pour ainsi souffler. D’ailleurs, elle ne manqua pas à cette tentation et ferma ses yeux à l’instant où le souffle quittait ses poumons pour s’en extirper rapidement. Les dires de son amie veillèrent à l’apaiser plus encore, comme si elle trouvait les mots justes quand à cette émotion vive et bien présente que la jeune Harlton veillait à dissimuler : la peur. Cette pression se relâchait donc et alors qu’elle s’écartait pour ainsi retrouver la contenance nécessaire et posée dont elle retrouvait naturellement. Son sourire s’agrandissait à mesure que celui de son amie faisait de même et ce dernier resta intact à mesure qu’elle écoutait les nouvelles du fils de celle qu’elle considérait comme une sœur. « Cette nouvelle me conforte quant à la bienveillance des soins qu’on lui apporte. J’ose croire qu’il sera un beau garçon, courtisé par de nombreuses prétendantes, au grand damne de sa chère mère. » Un éclat de rire timide et délicat s’échappa d’entre les lèvres de Marianne, heureuse de pouvoir ainsi en apprendre davantage sur la santé du petit. Elle savait qu’ Eleanor était une mère modèle et parfaite, aussi, cette expression saurait trouver ravissement auprès de cette dernière qui viendrait probablement à rire de cette remarque. Néanmoins un voile d’appréhension et de confusions vint à s’immiscer dans ces retrouvailles à mesure que la jeune Harlton s’exprimait quant au délai de sa visite. Perdre du temps n’était peut être pas une chose conseillée, d’autant plus que l’orage guettait les environs et ce de manière violente et brutale. Aussi, ce fut à contre cœur qu’elle s’exprima sur ses intentions, chose qui, bien entendu éveilla une tristesse dans le regard de son amie qui lui en exprima derechef ses intentions. La bienveillance et l’altruisme de son amie eut tendance à toucher en plein cœur la jeune Harlton, qui, s’exécuta et se laissa conduire près du feu afin que ses vêtements puissent sécher à leur guise. Il était vrai que reprendre la route serait difficile, mais que faire si la pluie grondait davantage et les coinçait ici pendant plusieurs jours ? Se saisissant du gobelet en terre cuite rempli d’eau que la servante lui tendait, Marianne accorda un « Merci. » à cette dernière ainsi qu’à Eleanor avant de se laisser installer de manière plus confortable devant la cheminée. Son sourire grandissait encore à l’instant où elle entendait les consignes de son amie envers ses hommes. Cette gentillesse lui serait gratifiée et rendue dès que Marianne en aurait l’occasion. Ses yeux se dévièrent alors pour trouver ceux de Roadney qui lui accorda un léger signe de tête avant qu’elle ne retrouve le regard de son amie qui cherchait juste à lui apporter son aide. « Une nuit au chaud ne pourra que nous apaiser et nous reposer pour le chemin du retour. J’accepte ton invitation et te remercie grandement de ton hospitalité et ta gentillesse à notre égard. Sache que nous t’en serons pour toujours reconnaissant. » Elle se releva derechef avant de rajouter. « Roadney, je vous laisse le soin d’expliquer à nos hommes la gentillesse et l’hospitalité qui nous sont offertes pour la nuit. Veillez à prendre soin d’eux comme de coutume, nous repartirons demain au levé du jour. » « Bien ma dame. Merci dame Mallister. » Le chevalier s’inclina avant de prendre le chemin inverse pour ainsi s’occuper des diverses recommandations. Cela suscita le sourire de Marianne qui s’empressa de détourner ses émeraudes pour ainsi croiser le regard doux de son amie. « Merci. » laissa t-elle échapper doucement avant de se réinstaller à nouveau tout en entraînant Eleanor à ses côtés.

Ses intentions n’en devinrent alors que plus maternelles à l’instant même où la jeune fille veillait à prendre des nouvelles de son amie. Buvant une première gorgée d’eau, les yeux de Marianne s’assombrirent doucement au moment où le sourire d’Eleanor disparaissait pour laisser place à la mélancolie. Par les Sept que cette guerre lui pesait… Le poids revenait sur ses épaules alors que le tableau qui se dessinait sous ses yeux reflétait exactement tout ce dont elle cherchait à éviter pour les siens. De la tristesse, de la souffrance, de l’incertitude… Pourquoi le monde devait-il être aussi vain ? La paix lui manquait et avec elle ces sentiments qui veillaient à animer l’espoir. Le Conflans demeurait la région la plus touchée. A ce constat, la jeune fille ne pu que hocher délicatement de la tête tout en laissant ses yeux trouver un réel intérêt dans l’eau de son gobelet. La guerre les accablait tous, disséminait les familles et tuait petit à petit tout ce qu’ils avaient essayé de construire depuis une quinzaine d’années. Mais peut être que l’espoir n’était pas vain. Cette pensée veillait à rester intacte dans l’esprit de la jeune fille, surtout lorsque son amie évoqua le nom de la famille des Nerboscs. L’honneur prônait avant tout sur les valeurs de cette maison et ainsi peut être les sauverait-il tous de ce destin tragique qu’ils étaient en train de vivre. Marianne osait y croire, d’autant plus qu’elle quittait à peine cette maisonnée et qu’elle avait elle-même pu se rendre compte des bonnes intentions qui guidait les corbeaux. « Nous devons placer nos espoirs dans ceux qui nous paraissent justes. Mon séjour à Corneilla m’a permis de comprendre les bonnes intentions de cette famille. Bien sûr la méfiance réside encore, tant nous savons tous ce que les préludes d’un pouvoir apportent à ses dirigeants. Néanmoins j’ose croire qu’ils ne nous trahiront pas et qu’ils, je n’en reviens pas moi-même de ce que je t’avance mon amie, qu’ils nous apporteront paix et prospérité. » Le passé entre Tully et Harlton n’était pas à réecrire, tant la douleur tendait encore à enflammer le cœur de la jeune fille. Cependant, il s’était passé une chose qui lui avait assuré ce qu’elle prétendait. Sa rencontre avec Brynden Nerbosc la rassurait sur le fait que la guerre serait évitée si le temps leur permettait, même si les allures que prenaient les choses ne laissaient rien présager de bon à ce sujet. « Les temps se présentent comme difficiles et le seront-ils pour nous tous, mais j’ose croire que ce mal sera nécessaire pour un plus grand bien. » Les mains de Marianne cherchèrent celles d’Eleanor à mesure que son sourire apparaissait timidement sur ses lèvres pour apporter un peu de réconfort à cette scène.  Ce dernier n’en devint que plus grand encore dès lors que les questionnements s’emportèrent naturellement vers l’union à venir. Le regard de Marianne devint derechef maternel, désireux de pouvoir porter soutien et bienveillance aux craintes de son amie. Elle comprenait les craintes de cette dernière et veillait par ce biais, à lui accorder ce réconfort dont elle lui avait offert il n’y avait de cela que quelques minutes par son invitation. « Je comprends tes incertitudes et tes craintes à ce sujet. C’est pour cette raison que je me suis attachée à te rendre visite. » Il n’était pas nécessaire de taire les intentions de Marianne, sa présence était uniquement tournée vers Eleanor et leur amitié. « Je peux effectivement compter Brynden Nerbosc dans mon cercle d’ami. » Le sourire qu’elle gardait intact appuyait un peu plus sa volonté de la rassurer quant à ce sujet, et ses mains veillèrent à caresser doucement celles d’Eleanor pour ainsi apaiser cette tension qui la guettait. « Désires-tu que je te parle de l’homme qu’il est ou bien du rôle qu’il se plaît à montrer ? » Rien que par cette remarque, Marianne commençait ainsi à montrer à sa grande amie que Brynden était pragmatique tant il tenait à marquer une différence entre ce qu’il désirait montrer et qui il était en réalité. « Lors de notre rencontre, j’ai pu découvrir un homme galant, à la poigne ferme mais docile. Il m’a parût être une excellente écoute pour ce que j’avais à lui conter. Ses intentions ne sont pas mauvaises, bien au contraire, il est le premier homme à ne pas remettre ma condition de femme comme l’image d’une subalterne indigne d’un réel intérêt. Cela me laisse ainsi affirmer qu’il est le genre d’homme observateur, pesant les choses avant d’agir. Droit, juste, honorable, il reflète l’image parfaite d’un grand homme en devenir qui sait inspirer le respect du premier regard. » La jeune fille s’arrêta pour quelques instants et réfléchit davantage quant aux détails qu’elle pourrait apporter à son amie. « Il ne m’a pas parût belliqueux, mais là encore, peut être était-ce une réaction due à ma présence. » Sa réflexion la mena vers d’autres pensées, celles que celle qu’elle voyait comme une sœur devait probablement attendre avec impatience. « Cette union à venir reflète d’une grande sagesse. Je sais que vous trouverez ensemble la complicité qui vous unira, mais surtout, je sais qu’il traitera Hoster selon son rang et avec honneur. » Son sourire grandissait encore. « Tu seras une parfaite suzeraine. » La sincérité se traduisait dans le regard de la jeune fille alors qu’elle ramenait le gobelet en direction de ses lèvres pour ainsi boire une nouvelle gorgée d’eau.

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Dim 21 Fév - 13:43


Salvemer
Marianne Harlton & Eleanor Mallister


BESOIN DE CONSEILS


Année 299, 6e lune, 2e semaine

L'espace d'un instant, tous les problèmes d'Eleanor semblaient s'être envolés. Elle n'était plus que joie et sérénité. La présence de Marianne lui donnait l'impression que rien était impossible et qu'à elles deux, elles pourraient résister à tout. Elles se donnaient mutuellement tellement de confiance et de courage. Dès que l'une d'elle semblait perdue, l'autre était toujours là pour la remettre sur le droit chemin, lui rappeler la force intérieure qu'elle possédait, elle se rendaient meilleures, toujours. Eleanor était persuadée que même sa propre mère ne la connaissait pas aussi bien que Marianne, et cela s'était encore prouvé lors de ces derniers jours. La belle Mallister ne doutait pas de l'amour que sa mère lui portait, mais elle la savait incapable de le démontrer, là où la Harlton n'hésitait jamais. Elles s'étaient prouvées que se soutenir et s'entraider, sans jamais avoir honte de témoigner leur affection l'une envers l'autre, n'avait été que bénéfique pour elle. Et une fois de plus, c'était comme si elles ne s'étaient jamais quittées. Une des premières questions de Marianne concerna Hoster, ce qui ravit Eleanor, contrairement à l'idée de voir son fils courtisé par un grand nombre de lady dans quelques années, comme elle semblait le suggérer. La maman rit à la réflexion de son amie.

« Je peux t'assurer que ça sera à leur grand damne à elles ! Qu'elles essaient un peu de resserrer leurs griffes sur lui et je me ferais un grand plaisir à leur illustrer le sens du mot regret ! »

Eleanor rit une nouvelle fois de bon cœur. Elle était tout sauf une personne agressive et violente, mais cela ne tenait plus quand il s'agissait de son fils. L'idée que d'ici quelques années certaines femmes un peu trop malignes essayeraient de le manipuler pour obtenir tout de lui, surtout si leur position se confirmait, lui déplaisait grandement. Elle n'était certainement pas pressée que cela arrive.
Après quoi, en hôte respectable, elle voulut s'assurer que Marianne et ses hommes ne manquaient de rien et demanda à ce qu'on leur serve à boire, installées près du feu. C'est alors qu'elle apprit que la belle brune ne voulait pas s'attarder, elle était évidemment déçue, elle espérait avoir son amie à ses côtés pour plus de temps, mais elle comprenait parfaitement ses raisons. Elle lui proposa tout de même de passer la nuit à Salvemer, cela lui paraissait un bon compromis, cela leur permettrait de se reposer du voyage qu'ils venaient d'effectuer sans trop les retarder. Marianne la remercia chaleureusement, lui promettant de lui retourner la pareille. Eleanor secoua la tête et fit une geste de la main comme pour envoyer valser la promesse protocolaire.

« Je t'en prie, c'est la moindre des choses Marianne. Tu as fait ce chemin exprès pour moi. Et puis si ça me permet de te garder quelques heures de plus à mes côtés, c'est à moi de te remercier. »

Et lui fit un sourire des plus chaleureux. Qui malheureusement finit par s'évanouir quelques instants plus tard quand elles se mirent à évoquer l'actualité de leur belle Région. Eleanor ne s'en cachait pas vraiment, elle tentait de fermer les yeux sur ce qu'il se passait, sinon elle n'en dormirait plus la nuit, trop angoissée qu'il finisse par arriver quelque chose de tragique à Hoster. Mais elle avait vu la réalité de ses propres yeux en faisant la route de Willow Wood à Salvemer. Elle avait été escorter lourdement pour ne rien risquer. Elle avait vu certains villages abandonnés, d'autres pillés, elle avait vu les mendiants sur les routes. Tout ça lui nouait l'estomac et lui faisait mal au cœur. Cela semblait être la même chose du côté de Marianne, elle voyait bien son regard à mesure qu'elles parlaient. Leur espoir reposait à présent sur les Nerbosc, Eleanor voulait le croire et Marianne, tout comme Patrek en semblait persuadée. Elle l'écouta attentivement lui parler de sa rencontre avec la famille à Corneilla. Si Marianne avait eu un bon ressenti en leur présence, Eleanor savait qu'elle pouvait s'y fier. Bien qu'elle mettait toujours en doute le fait que le pouvoir pouvait changer un homme, ce qu'elle ne pouvait qu'approuver, hochant doucement la tête. Si Tytos avait tout d'un homme d'honneur et respectable, l'histoire en avait connu d'autres comme lui que le pouvoir avait fini par rendre fou, tout simplement. Mais il fallait croire qu'il était d'une autre trempe, plus fort et que la volonté de paix et de grandeur du Conflans serait ses principales motivation. Tout le monde savait que les Nerbosc et les Bracken étaient des ennemis de longue date et elle ne voulait pas que cela soit un prétexte pour eux pour se faire ouvertement la guerre, au détriment de la région. Mais les mots de Marianne se voulaient remplis d'espoir, même s'ils traversaient une période noire, il fallait que cela soit pour que le soleil revienne, plus brillant encore, après.

« Espérons que cela soit vrai. Mais j'espère vraiment que tout puisse être réglé au plus vite, avec le moins de conflits et de victimes collatérales. »

Comme elles parlaient des Nerbosc, Eleanor en profita pour aborder le sujet qui l'avait fait invité Marianne à savoir Brynden. Cette dernière lui saisit les mains doucement, elle lui confirma qu'il était un de ses amis. Un beau sourire s'afficha sur ses lèvres. Eleanor sentait qu'elle était sincère et qu'elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour la rassurer. Pas juste pour lui faire plaisir et qu'elle accepte ce mariage sans discussion, mais parce qu'elle était vraiment contente de cette union qui se dessinait. Eleanor sentit son cœur s'apaiser, elle soupira doucement, relâchant ses épaules pour la première fois depuis l'annonce de Patrek. Elle tiqua légèrement quand elle lui demanda si elle voulait qu'elle lui parle de qui il était ou du rôle qu'il jouait. Cela voulait-il dire qu'il n'était pas celui qu'il montrait ? Ou tout simplement qu'il accordait une importance aux apparences, à l'étiquette. Marianne ne semblait pas l'avoir dit de manière péjorative, donc elle opta pour la deuxième option.

« Les deux s'il te plait. » souffla-t-elle simplement.

La jolie brune ne se fit pas prier et ce qu'elle entendit lui réchauffa le cœur. Il semblait assez différent de Tristan mais d'une bonne façon. S'il la respectait déjà en tant que femme, c'était déjà beaucoup, elle n'en demandait pas franchement plus. Il semblait être un homme sage, a peser le pour et le contre avant chaque décision. Marianne finir de convaincre son ami en lui confiant qu'elle était persuadée qu'il traiterait Hoster avec beaucoup de respect, comme son rang l'y autorisait. Eleanor eut envie de pleurer soudainement, toutes les émotions qui l'avaient tourmentée ces derniers temps semblait vouloir s'évacuer à travers des larmes de soulagement. Elle baissa la tête un instant, se mordant la lèvre pour éviter de craquer lamentablement. Elle soupira une nouvelle fois puis inspira profondément pour retrouver son calme. Elle plongea finalement son regard dans celui de son amie, un sourire aux lèvres. Elle rit en l'entendant lui dire qu'elle ferait une parfaite suzeraine. Il était vrai que cela serait son rang après.

« Merci. Je ne sais pas si tu sais à quel point tes mots me touchent et me rendent heureuse. Tu fais une excellent amie. J'espère que quand je serais à Corneilla, tu nous rendras visite très souvent. »

Elle serra ses main dans les siennes.

« J'ai le droit d'en savoir un peu plus sur tes obligations à Castel-Bois, pour que tu sois obligée de rentrer aussi tôt ? »

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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Sam 5 Mar - 15:28


BESOIN DE CONSEILS
A croire que toutes les tensions et les divers tourments avaient trouvé un obstacle duquel ils ne parvenaient pas encore à franchir les immenses barrières, soulageant ainsi l’inquiétude et les tumultes qui accompagnaient le quotidien de la jeune lady. Un simple sourire, une voix attachante, un regard tout autant doucereux et rassurant, tout cela lui suffisait pour ainsi retrouver le bonheur d’être ainsi confrontée aux joies des retrouvailles d’une amie. Chère à son cœur, Eléanor se dévoilait d’autant plus aimante qu’une mère pouvait l’offrir à son enfant. Cela ravissait le cœur de Marianne, dont les présences masculines ôtaient doucement ce trait de caractère qu’elle adorait partager avec les êtres chers. Enfin pouvait-elle se reposer sur l’amitié incontestable et qui n’était plus à prouver de son amie, enfin pouvait-elle espérer ne plus avoir à porter le fardeau de ce masque sur son visage, enfin pouvait-elle se laisser aller à rire et à sourire aux moindres attentions qu’elles s’offraient l’une et l’autre. Son cœur n’en devenait que plus léger encore à mesure que ce regard bleuté lui témoignait d’une confiance mutuelle qu’elles savaient s’offrir. Ainsi peut être se trouvait-elle au sein d’un berceau dans lequel la menace n’oserait franchir les murailles. Certainement qu’elle s’y trouvait. La certitude quant à cette idée ne cessait d’augmenter un peu plus contre sa poitrine, à mesure que les battements de son cœur s’accommodaient de cette chaleur bienveillante. L’orage grondait dehors et pourtant il n’arriverait jamais à souiller les fondements de cette amitié si forte entre les deux jeunes filles. La force de l’une répondait à la sincérité de l’autre et à mesure que les secondes avançaient pour devenir des minutes, la jeune lady ne pouvait que se résoudre à l’évidence. Repartir serait une terrible erreur, aussi bien pour ses hommes que pour elle. Et la chaleur d’un nid douillet dans un espace amical et avec une âme protectrice n’en serait que plus encourageant pour le chemin du retour. Ce retour dont elle espérait les moindres attraits et qui saurait la rapprocher à nouveau de l’autre moitié de son cœur. Néanmoins, la bonne humeur ravivait son visage et veillait à lui souffler quelques belles bribes d’un passé commun. Les images défilaient devant ses iris émeraude, parmi lesquelles une petite tête blonde courait de-ci de-là devant elles, alors qu’elles se contaient des histoires dans la demeure passée de son amie. Hoster était un petit garçon adorable, dans les souvenirs de Marianne, robuste et fort d’un caractère bien trempé, mais avec quelques unes des bontés de sa mère. Un enfant digne héritier de la région du Conflans, dont les valeurs ne seraient certainement pas à contestées. Voilà pourquoi, son discours s’en porta naturellement vers ce petit garçon. Fierté de sa mère, Marianne appréciait découvrir le visage si aimant et maternel de son amie à mesure que les mots glissaient de son cœur pour venir trouver sa bouche. La joie se traduisait sur l’ensemble de son visage, joie que la jeune lady ne connaissait pas pour l’heure, mais dont elle espérait pouvoir également un jour prétendre en cette bonté. Le rire de la jeune fille accompagnait celui de la jeune mère à mesure que des images bien amusantes osaient s’immiscer dans son esprit. « Je ne doute pas de tes dires mon amie. Mais rien ne saura égaler l’amour de sa propre mère. » Un nouveau rire s’échappa d’entre ses lèvres. Timide mais qui témoignait de son soutien et d’autant plus de son réel plaisir de la retrouver ainsi. Le naturel n’en devenait que plus présent encore, à mesure que l’invitation trouvait une réelle place plaisante et rassurante dans l’âme tout entière de la jeune fille. Souriant de plus belle à chacune des bienveillances d’Eléanor, Marianne ne put que se résoudre à laisser sa raison prendre le dessus sur ses désirs enfouis. Acceptant ce geste d’une manière sincère et gracieuse, la jeune fille veilla à désirer lui rendre la pareille. Bien sûr, qu’elle veillerait à ce que tout ceci lui soit récompensé, mais bien plus encore, cette invitation la rassurait davantage sur l’amitié qui les unissait toutes les deux. Une amitié qui ne cesserait jamais de grandir avec le temps.

« Et je m’y engagerai encore si tu me le demandais à nouveau. » Les mains de la jeune fille se joignirent à celle de sa grande amie à mesure que la chaleur de son sourire se partager avec le sien. Nul ne pouvait prétendre à ressentir la même reconnaissance que celle de la jeune Harlton à l’encontre de son amie. Néanmoins, la réalité vint à assombrir doucement les clartés pourtant si belles de cette amitié, à mesure que le récit engagé témoignait de ces horreurs par delà les murailles du fort de Salvemer. Le Conflans était en péril ou du moins, tentait-il de s’extirper de cette tragédie dont il avait eu à affronter, il n’y avait de cela que quelques lunes à peine.  Le monde entier de Westeros était en phase au changement, à cette altercation qui ne saurait trouver de repos que lorsque les divers protagonistes s’uniraient enfin pour clamer haut et fort la paix. Ce jour arriverait-il ? Les espoirs de la jeune Harlton tendaient à douter quelque peu dès lors que ses oreilles entendaient des noms tels que Bracken ou autre usurpateurs… La guerre s’annonçait comme le mal nécessaire à un bien, tant est si bien que le dessein de cette dernière aille dans les ardeurs de ceux qu’elle défendait. Des pensées quant aux aspirations de feu son père ne cessaient de l’éveiller la nuit. Défendait-elle son image et son héritage en agissant comme elle le faisait ? Ou au contraire tendait-elle à entacher le nom des Harltons jusqu’à son extinction complète ? Le fardeau semblait franchir d’un pas décidé la muraille à extérieure et tendait à venir la surplomber. Du haut de ce colosse, la jeune fille sentait déjà ses épaules s’affaiblir à mesure que la menace s’accommodait de tout son poids de manière à l’enfoncer un peu plus dans ses tourments. Vers où ces chemins les mèneraient-ils ? Le temps leur manquerait peut être à tous. Mais l’idée même d’abandonner et de rester replier lui était impossible, tant elle n’espérait qu’une chose : donner à nouveau de l’espoir aux générations à venir. Brynden Nerbosc lui avait donné l’impression de comprendre ce récit lorsqu’elle lui avait avancé. Voilà pourquoi, elle osait prétendre à la défense d’une famille honorable et pour le moins axée sur des desseins dont ils aspiraient tous. Les mots qu’elle employait témoignaient d’une sincérité palpable, l’une de celle qui l’amenait à croire en chacun des termes avancé. La méfiance avait pourtant sa part d’existence dans tout cela, mais peut être qu’il valait mieux la taire pour ainsi n’en laisser ressortir que les bontés. Le pouvoir changeait un homme. L’histoire l’avait prouvé à maintes reprises, mais cette famille lui paraissait à même de garder la tête sur ses épaules. Martyrs, les Nerboscs savaient que cette rédemption s’avèrerait éphémère si jamais quelques trahisons venaient à se faire ressentir. Mais Tytos n’en donnaient aucunement l’impression. Le mince sourire se dessinait alors sur les lèvres de la jeune fille. Désireux avant tout de rassurer son amie sur sa position à venir, mais surtout lui prouvant avant toute chose qu’elle osait croire en quelque chose de bon. « Nous l’espérons toutes les deux. Tu connais ma position concernant les orphelins victimes de la guerre… » La voix chargée d’une empreinte chagrinée, le regard de Marianne se baissa quelques instants avant de retrouver le courage nécessaire pour affronter à nouveau les iris rassurants de son amie. L’amusement savait percer par delà cette peine, ravivant alors quelques unes des intentions bienséances de la jeune fille. Ayant connu le valeureux Brynden Nerbosc, Marianne ne doutait pas une seule seconde de plus de l’entente et probablement de l’amour qui saurait naître entre son amie de toujours et cet homme.

Vantant les mérites de celui qu’elle considère depuis peu comme son allié, Marianne ne laissa rien échapper à son amie. Après tout, il était normal que de lui conter les réalités auxquelles elle avait été confrontée pendant cette rencontre. Brynden ou plutôt Ser Nerbosc, lui avait donné l’impression d’être un homme intègre et valeureux. Digne héritier de son père, l’honneur courrait dans ses veines à mesure que le courage et parfois la vanité lui rendaient ces airs austères de chevalier. Mais il était un homme plaisant aussi bien à regarder qu’à s’entretenir avec. Marianne ne craignait pas de laisser son amie en sa compagnie, tant elle savait qu’elle serait bien traitée, mais surtout qu’Hoster le serait également. Observatrice, la jeune lady avait de suite remarqué que l’homme d’accoutumé n’était pas le même homme que l’intime et qu’il renfermait des bontés et des tendresses qu’il saurait offrir à son épouse ou plutôt à sa fiancée. Mais au fil de son rapport, la jeune fille se rendit compte de la gêne qui paraissait troubler son amie. Soucieuse quant au fait d’avoir peut être narré une mauvaise chose, Marianne déclina doucement sa tête sur le côté, à la manière d’un faon curieux d’un son. Mais bien vite, elle fut rassurée en se rendant compte, par le biais de la lumière des flammes, que son amie rougissait doucement de ses dires. Un sourire illumina alors le visage de la jeune lady, alors qu’elle se voyait honorée de pouvoir apporter cet apaisement dans le cœur de son amie. La suzeraine qui lui faisait face tendait à la rendre fière à mesure que le sourire s’installait à son tour sur ses lèvres. Marianne avait hâte de célébrer ce mariage, tant elle espérait que le bonheur qui en découlerait, car elle était certaine qu’il en soit ainsi, saurait trouver un réel refuge dans le cœur de son amie. Ainsi Eleanor s’en porterait que des plus épanouies, chose qu’elle méritait grandement. Touchée par cette gratitude sincère, Marianne se mit à rougir à son tour avant de rire d’une gêne certaine. « Je n’aurai pu laisser mon amie entre les mains d’un bougre. » Son sourire ne s’en fit que des plus beaux alors que son regard tendait à se vouloir plus amusé encore. « Quant à ma présence à Corneilla, il semblerait que tu m’y verras bien plus souvent qu’à l’accoutumé que nous connaissons. » Se redressant un peu, la jeune fille s’amusa à bomber son torse. « Lord Nerbosc m’a assigné d’une mission. Celle d’étendre ma voix dans les petites familles pour ainsi lui rapporter quelques alliances. » Elle avait baissé sa voix à mesure qu’elle parlait de manière à ce que cela ne soit entendu que par Eleanor. « Penses-tu que ton cousin y verrait là une erreur ? » Le doute quant à ce que cela impliquait s’immisçait doucement dans l’être de la jeune fille. Possèderait-elle la carrure d’un tel travail ? Seul le temps pourrait lui dire, mais en attendant, elle devrait retrouver chez elle pour annoncer ses nouvelles à son oncle et surtout à Torvald. Elle faillit se perdre dans ses pensées, jusqu’à ce que les mains de son amie ne la ramènent à Salvemer. Retrouvant à nouveau ce sourire, la jeune fille retrouva sa bonne humeur, alors que ses vêtements commençaient à laisser échapper des vapeurs d’humidité. « Tu n’es pas sans savoir l’impatience de mon cher oncle en ce qui concerne la politique. De même que je n’apprécie pas le laisser bien longtemps seul. La mélancolie le guette dès lors que mon absence se fait trop ressentir. » Le sourire de Marianne en devenait plus attristé alors que son regard se portait au niveau de leurs mains jointes. « Je suis en mal de mon chez moi… » Timidement, la jeune fille se mit à hausser ses épaules tant ces mots trouvaient une sincérité palpable dans le ton qu’elle employait. Tout lui manquait, mais c’était surtout la présence de Torvald qui manquait terriblement à son cœur. Pouvait-elle l’avouer ? Eleanor était son amie, mais probablement verrait-elle dans cette relation quelque chose de mal. « Dernièrement, mon oncle a fieffé un chevalier. Une rareté qui apporte un nouveau souffle d’espoir. Du moins l’espérai-je. » Relevant doucement son regard, Marianne retrouva le regard réconfortant de son amie, dans lequel elle espérait que ses révélations trouveraient un réel soutien.
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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Dim 13 Mar - 18:00


Salvemer
Marianne Harlton & Eleanor Mallister


BESOIN DE CONSEILS


Année 299, 6e lune, 2e semaine

L'arrivée de Marianne avait tout simplement requinquée Eleanor. Elle laissait ses angoisses, ses cauchemars et son deuil de côté. Seule celle qu'elle considérait comme sa petit sœur, importait. Elle avait retrouvé le sourire et son aisance naturelle. Pendant plus de treize ans elle avait été la maitresse de maison à Willow Wood et depuis son arrivée à Salvemer, elle avait eu un peu de mal à retrouver sa place, elle ne connaissait plus les gens et Patrek prenait son rôle très à cœur, elle avait peur qu'il prenne certain de ses comportements pour des abus si elle commençait à vouloir reprendre un des seuls rôles qu'elle avait connu et pour lequel elle s'estimait plutôt douée. En quelques minutes tout été revenu très naturellement, elle s'était assurée que son amie puisse se réchauffer près du feu et ses hommes également, que chacun puisse avoir une tenue sèche, non sans oublier de quoi boire et manger. Une fois ces formalités d'accueil gérées, il avait été temps pour elles de rattraper le temps perdu, d'essayer de faire le tour des nouvelles qu'elles auraient pu rater concernant l'autre. Marianne s'était évidemment empressé de prendre des nouvelles du jeune Hoster, plaisantant ensuite sur ses futures histoires de cœur, au plus grand désespoir, mais pourtant amusée, d'Eleanor. Mais la belle brune su trouver la conclusion parfaite pour calmer la mère redoutable, car selon elle, rien ne pourrait jamais égaler l'amour qu'elle lui portait. Et ça, elle n'en doutait pas. Elle se contenta alors de lui faire un sourire reconnaissant, inclinant légèrement la tête et fermant ses yeux l'espace d'un court instant.

Marianne se sentait redevable auprès d'Eleanor pour la recevoir de la sorte, remarque que cette dernière envoya valser d'un mouvement de main. Elle ne se cachait pas de ses intentions égoïstes, après tout, plus longtemps elle pouvait garder son amie à ses côtés, mieux elle se sentait, il n'y avait donc aucune raison pour la remercier. Mais Marianne ne cédait pas, elle en ferait autant pour elle si c'était nécessaire et elle recommencerait la même chevauchée si elle devait le lui redemander. Eleanor serra ses mains dans les siennes, émue par tant de générosité.

« Qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour mériter une amie comme toi ? J'espère que tu sais également que je suis là pour toi si tu en as besoin, n'hésite jamais à me tendre la main, d'accord ? Tu me le promets ? Quelle que soit la raison, demain ou dans dix ans, je veux que tu m'en fasses la promesse. »

Sa propre idée la pris au dépourvu. Où serait-elle dans dix ans ? Serait-elle seulement en vie ? A quoi ressemblerait le Conflans et Westeros ? Elle n'avait aucune réponses à ces questions, ils vivaient actuellement dans un monde trop peu sûr pour pouvoir se projeter facilement. Donc non elle ne savait pas si elle serait encore là et comment serait les choses si elle était toujours de ce monde, mais elle voulait que rien ne change entre elles. Même si elles devaient s'éloigner pour diverses raisons, bien qu'elle espérait profondément que ça ne serait pas le cas, même si leurs contacts devaient être moins nombreux et plus éloignés, elle voulait qu'elle puisse savoir qu'elle pourrait toujours compter sur elle, que ça n'était pas une promesse en l'air ou un quelconque acte de bienséance. Elles ne retrouvèrent d'ailleurs pas le sourire immédiatement après cette réflexion puisqu'elles abordèrent ouvertement la Guerre dans laquelle était plongée la Région qui leur était si chère. Marianne était bien plus impliquée qu'elle, parce qu'elle s'y intéressait d'un niveau politique, ses convictions la faisait participer activement, ce qui n'était pas son cas à elle. Elle souffrait de voir ses terres souffrir des conflits et des attaques des fer-nés, parce que personne ne méritait ça, mais ses inquiétudes portait surtout sur la sécurité de son fils, elle ne s'en cachait guère. Néanmoins l'espoir était là, après la sombre défaite des Desdaings, dans la continuité de celle des Tully, le nouveau statut des Nerbosc changeait la donne. Ca n'était cependant pas gagné non plus, puisque les Bracken s'opposait toujours violemment à eux, mais Marianne et Patrek semblaient croire que cela ne durerait pas. Quand la belle Harlton évoqua finalement le sujet des orphelins, faisant écho à sa propre histoire, Eleanor perçu son émotion immédiatement. Elle posa une main sur celle de son amie, celle qui ne tenait pas le verre. Elle ne savait guère que répondre à ça. Elle aurait aimé lui dire qu'après cette guerre, ça serait terminé, qu'il y en aurait plus d'autre. Elle aurait vraiment pouvoir lui promettre une telle chose, mais ça n'était pas en son pouvoir. Dans quelques années, il y aurait sûrement un autre fou pour se déclarer Roi et trouver des soutiens. Il y aurait toujours des maladies étranges qui briseraient des familles. Alors non, elle préféra ne rien dire, se contentant de réconforter son amie comme elle le pouvait.

Puis les rôles s'inversèrent, ce fut au tour de Marianne d'être rassurante pour Eleanor. Elle lui dit tout ce qu'elle savait de Brynden dans le but de rassurer la nouvelle fiancée. Pour elle s'était un homme bien, qu'il l'avait traité avec beaucoup de respect, alors qu'elle était une femme et que tout le monde n'en faisait pas autant, il était réfléchi et elle était persuadée qu'il traiterait Hoster avec beaucoup d'égard. Il n'en fallait guère plus pour convaincre Eleanor. C'était tout ce qu'elle demandait, être respectée et surtout qu'on ne l'éloigne pas de son fils. Elle ne put dissimuler l'émotion qui la troubla soudainement, tant le soulagement était grand. La réaction de la Mallister parut ravir son amie qui lui confia avec entrain qu'elle ne l'aurait jamais laissé épouser n'importe qui. Cela eut fini de la rassurer, elle savait qu'en cas de problème, elle pourrait toujours lui demander de l'aide. Puis elle lui répondit qu'elles seraient amenées à se voir plus souvent à Corneilla, comme elle le voulait, puisque Brynden lui avait confié une mission d'ambassadrice en quelques sortes. Cette nouvelle ravit Eleanor, aussi bien pour le fait de la voir souvent que pour les responsabilités qu'on lui avait confié, elle était fière d'elle en quelques sortes.

« Tu as amplement mérité cette mission. Brynden ne regrettera pas son choix, j'en suis certaine. »

Elle connaissait l'implication de Marianne et si Brynden connaissait aussi cet aspect de sa personnalité, il savait qu'il avait fait le bon choix. Marianne cependant semblait avoir quelques doutes quant à sa légitimité. Elle s'approcha et lui demanda à voix basse si Patrek y verrait là une erreur. Cette question la prit de court. Elle n'était pas si proche de Patrek que ça, du moins pour en connaitre toutes ses convictions... Il l'avait toujours traité avec respect et elle l'avait toujours vu bien se comporter avec les femmes qui les servaient à Salvemer. Mais accepter une femme comme son égal... ça n'était pas une habitude chez les Mallister, mais pourquoi pas. Elle ne doutait pas que si Marianne se montrait digne, il n'aurait d'autre choix que d'approuver ce choix.

« Quand il verra de quoi tu es capable, il regrettera sûrement de ne pas être celui à avoir souffler l'idée... » conclut-elle finalement avec un grand sourire.

Puis elle voulut en savoir plus sur ce qu'il se passait actuellement dans la vie de Marianne, pourquoi devait-elle retourner aussi rapidement chez elle, était-ce simplement cette mission confiée par les Nerbosc, ou y avait-il autre chose ? Sa jeune amie lui confia que son oncle était toujours aussi impatient et qu'elle n'aimait pas le laisser seul trop longtemps. Chose que pouvait totalement concevoir Eleanor, elle même peu enjouée à l'idée de s'éloigner de son fils. Mais il semblait y avoir quelque chose d'autre, Marianne avait baissé la tête, il y avait quelque chose d'assez mélancolique dans ses yeux. Son oncle était-il tombé malade ? Non cela semblait être autre chose. Il y avait quelque chose là-bas qu'elle aimait, du quel elle voulait être proche. Elle lui apprit que son oncle venait de fieffer un chevalier. Pendant un instant, Eleanor ne comprit pas vraiment l'importance de cette information... il gagnait en sagesse et c'était tant mieux, mais elle ne voyait pas le rapport, jusqu'à ce que son amie relève enfin le visage vers elle. Elle ouvrit la bouche et lâcha un long soupir de surprise. Il y avait cette lueur dans ses yeux qui la trahissait, ce sourire en coin qu'elle reconnaissait bien. Eleanor referma enfin la bouche pour illuminer son visage d'un grand sourire. Elle était ravie de voir son amie aussi heureuse et épanouie, mais elle avait aussi saisi la réserve avec laquelle elle en avait parlé. Alors elle préféra rester discrète également.

« A-t-il un nom ce jeune seigneur ? » demanda-t-elle d'un ton faussement détaché.

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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Jeu 17 Mar - 10:51


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Les vapeurs s’échappaient encore de ses effets, rappelant ainsi les heures passées sur les routes escarpées, froides et humides empruntées. Néanmoins, le froid s’apaisait. Doucement, il paraissait s’éloigner de la peau fragile de la jeune fille. Il cherchait à fuir pour retrouver ses droits en dehors de ces remparts. La bataille que se livraient la chaleur de ce feu si revigorant et cette fraîcheur saisissante toucherait bientôt à son terme. D’autant plus que la chaleur trouvait un nouvel allié. Celui d’un réconfort certain dans les comportements affectueux d’une amitié bien forte. Le sourire de Marianne retrouvait sa place habituelle, il chassait, par ce biais, les tourments pourtant bien présents dans son esprit. La guerre pouvait lui accorder une pause et cette dernière se tenait droit devant elle et prenait l’aspect de sa grande amie, Eleanor. Les tumultes de son cœur parvenaient à se calmer à mesure que les gestes attentionnés veillaient à lui prouver qu’elle avait réussi sa mission. Elle se tenait bel et bien devant cette charmante dame, dont les attentions lui permettaient de comprendre qu’elle n’était pas seule, dans ce monde si obscurci par les diverses épreuves connues. La politique restait derrière cette porte, qu’ils avaient franchis avec Roadney, à mesure que ce sourire s’agrandissait et lui laissait présager d’un temps plus clément. A croire que seul l’orage grondait dehors, car à l’intérieur, le soleil rayonnait de plus belle. La clémence s’accompagnait de la bonté et la bienveillance tenait toute sa bonne intention dans cette sincérité qui ne cessait de se traduire entre les deux jeunes femmes. La jeune Harlton ne pouvait que se sentir de plus en plus rassurée à mesure que les dires accompagnaient un sentiment de quiétude. Le temps ne leur faisait plus défaut, tant est si bien qu’il avait pu l’accomplir un jour ? Non, jamais, il n’aurait pu les séparer, tant leur amitié était profonde et révélait d’une franchise sans égale. A l’image d’une grande sœur, Eleanor ne cessait d’accompagner Marianne dans tous les instants. Qu’ils soient difficiles ou plutôt apaisants, cette jeune femme résidait à sa place, si chère au cœur de la jeune lady. Le moindre de ses sourires était pareil à un rayonnement chaleureux et laissait présager en une tendresse sans égale. Ce dernier ne pouvait que transporter Marianne vers un temps plus serein, là où la guerre n’était plus et là où elle ne serait jamais. Son amitié était si chère à son cœur qu’elle se promettait intérieurement de toujours veiller à la préserver et la protéger de tous les risques. Car rares étaient les personnes influentes qui disposaient de tant de qualités. Eleanor représentait un exemple à suivre, douce, elle renvoyait l’image d’une force sans précédent par ce trait de caractère. Aimante, le monde paraissait bien petit dès lors que cette jeune femme vous couvez de ce regard maternel et protecteur dont on ne pouvait que se sentir fier dès lors que la chance de le connaître nous touchait. Intelligente et très avant-gardiste, Eleanor savait très bien où se situait sa place et faisait preuve d’un réalisme sans précédent. Une image que Marianne aurait tant voulu renvoyer à son tour, mais dont son inexpérience et son statut ne lui en permettraient probablement jamais les prémices seulement. Mais ce qui rendait Eleanor si unique et d’autant plus respectable résidait dans cette élégance qu’elle dégageait et ce charisme qui ouvrait sur elle, tout une contrée exceptionnelle que l’on ne désirait pas perdre de vue. L’amitié qui les liait s’enrichissait au fil du temps, si bien que la jeune Harlton espérait un jour rendre comme il le fallait tout ce qu’elle lui offrait. Voilà pourquoi, elle n’avait pu baisser ses armes pour quelques instants, alors que son amie la sommait d’accepter son aide sans se sentir redevable de quoi que ce soit. L’honneur faisait parti intégrante des gênes des Harltons, aussi, Marianne ne put qu’agir comme elle le faisait d’ordinaire. Têtue, elle désirait simplement prouver à son amie qu’elle serait toujours là dès qu’elle le lui demanderait et si elle était en mesure de lui répondre. Il lui faudrait certainement être enfermée quelque part ou dans une position des plus handicapantes pour qu’elle ne refasse pas ce chemin si jamais Eleanor le lui demandait. Le bonheur s’avançait doucement. Timide, il veillait à recréer cette complicité d’un temps ancien, comme si jamais elles ne s’étaient quittées. Et il y parvenait. Il suffisait d’admirer le sourire de sa grande sœur pour ainsi se rendre compte de cette idée. Les mains de cette dernière se serrèrent davantage sur la sienne, chose à quoi Marianne répondit par ce même sourire rayonnant qu’elle lui offrait. La reconnaissance se lisait dans le fond de ses yeux, une gratitude qu’elle ne saurait jamais oublier et qu’elle garderait intacte pour le restant de son existence. « Tes mots percent mon cœur et ravivent cette chaleur qui me faisait défaut jusqu’alors. Je ne saurai t’être reconnaissante de ce sentiment qui m’envahit, néanmoins je puis t’assurer de la promesse que je te donne. Ma main cherchera toujours réconfort auprès de la tienne et ce qu’importe la situation. » Ce fut à son tour de dégager l’étreinte de sa main pour serrer un peu plus les doigts de son amie contre les siens. L’amitié était une chose importante pour les préceptes de la jeune fille. Il s’agissait là de la plus belle source de dévotion, mais aussi de soutien qu’un être pouvait trouver.

Mais son cœur se mit doucement à pleurer alors même que les aléas de la discussion les emportèrent vers une direction plus douloureuse. La guerre n’était plus aux portes de la région, mais elle avait franchi le seuil de ces dernières. Violente, brutale, rapide, elle avait commencé ses agissements contre l’humanité toute entière, entraînant avec elle ces sons lourds et chargés de plaintes et d’agonie. L’orage s’invitait dans cette pièce… Il commençait à peine à gronder à l’instar du soleil, qui tentait de reprendre sa place originelle. Le mal pour le bien. L’ombre contre la lumière. La nuit contre le jour. La dichotomie n’en paraissait que de plus en plus marquée à mesure que la peine s’instaurait dans els diverses familles du Conflans. Pourquoi ? Cette question subsisterait très certainement jusqu’à la fin des temps. L’histoire veillait à rappeler que les injustices forgeaient les bases d’un nouveau gouvernement. Que ce mal s’avérait peut être nécessaire pour un plus grand bien. Mais en attendant, l’histoire n’avait pas prévenu de la douleur qui ne s’apaisait jamais. Celle là même dont tout un chacun se devait de trouver assez de force nécessaire pour au moins essayer d’aller de l’avant. Oublier ne faisait plus parti du vocabulaire de la jeune fille et ce à cause des atrocités qu’elle avait pu voir dans le courant de sa vie. Atrocités qu’elle ne désirait plus reconnaître et qui tendaient à expliquer ce pourquoi elle voulait se battre. Sa génération était tâchée de sang, mais celle à venir ne devrait pas connaître autant d’horreur. Voilà pourquoi elle se battait et continuerait à agir ainsi pour le restant de son existence. Nombre seraient ceux qui la qualifieraient d’innocente ou de sotte, mais elle préférait agir selon ce que sa générosité et son espoir lui dictaient plutôt que répondre à des aberrations régies par des êtres trop ambitieux. Aucun autre enfant ne devrait connaître la douleur d’être orphelin, aucune autre âme ne devrait affronter tout ceci sans l’opportunité de serrer sa mère ou son père contre elle. Cette absence lui faisait défaut, un défaut qu’elle ne saurait jamais connaître à cause d’une politique passée. Peut être que celle-ci lui serait plus bénéfique ? Les nuages orageux s’échappaient doucement de l’enceinte de la pièce à mesure que ses yeux trouvaient une nouvelle fois du réconfort dans ceux de son amie. Son silence valait bien plus que des mots tant il lui laissait ainsi percevoir de ce soutien intarissable qu’elle chérissait plus que tout. Eleanor était surement la seule qui pouvait la comprendre parce qu’elle était une mère, mais surtout parce que sa justice répondait en échos à celle de Marianne. L’espoir se nourrissait de cette entrevue tout comme il avait pu puiser ses fondements dans celle qu’elle avait pu côtoyer juste avant son arrivée. Brynden s’avérait répondre aux mêmes aspirations que cette jeune femme. Tous deux seraient l’accalmie tant désirée sur le Conflans. L’espoir même d’une région qui retrouverait ses ressources d’antan et qui pourrait se reconstruire pour renforcer ses bases. La jeune Harlton voulait croire en ce dessein, elle ne l’aurait pu si le chevalier qu’elle avait rencontré ne lui avait pas témoigné de tant d’égard. Mais là, son caractère innocent s’exprimait un peu plus à mesure que les évènements s’étaient enchainés. La confidence l’amena à parle un peu plus, dévoilant ainsi les intentions du jeune lord à son égard et de la mission dont il l’avait assigné. Jamais un Harlton n’avait connu telle reconnaissance. Aussi la pression qui s’en dégageait n’en devenait que plus forte encore, même si le cœur de Marianne se plaisait à croire que feu son père veillerait sur elle de là où il se trouvait. Le sourire lui revenait à mesure que les dires de sa grande sœur lui insufflait le courage qu’elle nécessitait. Son soutien n’en devenait que plus grand et l’espoir de ne pas la décevoir grandissait davantage encore. « Merci. » Son souffle quittait ses lèvres avant de faire monter le rose à ses joues. Gênée par cette conviction qu’elle ne méritait pas d’après elle. « Je ne sais pas non plus ce que j’ai bien pu réaliser pour mériter une telle amitié. Merci du fond du cœur pour ce soutien que tu m’apportes et cette conviction sincère que tu m’offres. » Un nouveau sourire vint retrouver ses droits entiers alors que la main de la jeune fille resserrait à nouveau son étreinte dans celle de son amie.

Néanmoins, le doute résidait quant à l’acceptation de ce devoir dont on l’avait assigné. Elle n’était qu’une femme et cette situation tendait à être un motif sérieux de rébellion pour certaines familles. Aussi, et ce même si elle envisageait une meilleur monde grâce à son aide, la jeune fille ne désirait pas amener de nouvelles tensions, cette fois intérieures. Le genre masculin mais surtout les croyances de certaines familles allaient à l’encontre d’une égalité des sexes. Les Mallisters faisaient partis de ces anciennes familles, ferventes d’une voie ancestrale qui veillaient à garder chaque chose à sa place. Voilà pourquoi, Marianne laissa sa question percer le silence de la pièce à mesure que ses yeux exprimaient de la curiosité quant à la réponse de son amie. Patrek Mallister lui était pour l’heure inconnu et elle ne voulait pas entraîner quelques jalousies ou déceptions pour cette nouvelle famille suzeraine qu’elle se plairait à défendre. Mais là encore ses appréhensions furent apaisées derechef, dès que sa grande amie lui afficha ce sourire quelque peu amusé. Faire ses preuves serait une excellente manière de prouver à son cousin ce qu’elle était et surtout ce dont elle était capable. La jeune Harlton acquiesça d’un signe de tête, témoignage de son approbation quant au message qu’elle comprenait. Eleanor ne pouvait se permettre de parler au nom de son cousin et l’absence de ces dernières années devait avoir amené quelques doutes quant aux réactions de l’un comme de l’autre. « Il me faudra le remercier de l’hospitalité et la générosité de sa cousine si chère à mon cœur. » Scella-t-elle pour ce sujet tout en partageant ce même sourire qu’elle recevait.

Après quoi, la conversation s’emporta tout naturellement sur Castel-Bois et sur la vie quotidienne qui découlait de son domaine. L’émerveillement se traduisait dans un premier temps. En effet, l’évocation de son domaine amenait la jeune fille à revivre des souvenirs qui veillaient à la rassurer. Des souvenirs qu’elle ne saurait jamais laissé de côté et qui la poussaient toujours vers l’avant. Malheureusement, la fatigue, l’absence mais surtout le manque qui résultait de ces derniers veillèrent à immiscer une légèrement mélancolie dans son âme. Le mal de son chez elle, voici donc la maladie qui l’accablait à cet instant. Mais cette douleur s’accompagnait d’une plus lancinante encore, semblable à celle d’une plaie incapable d’être pansée. Le visage de Torvald se dessinait dans les flammes, les souvenirs qui l’accompagnaient veillaient à la faire pleurer de l’intérieur. L’amour n’en devenait que plus fort à mesure que l’absence justifiait cette passion qu’ils entretenaient ensemble.  Le chagrin veillait sur elle, comme le faucon qui planait au dessus de sa proie, prêt à l’attaquer dès ses premiers signes de faiblesses. Les mots s’enchaînaient, les confidences l’emportaient sur un chemin qui tenait d’une réelle confiance envers celle qu’elle considérait comme sa grande sœur. Elle comprendrait. La sureté quant à cette idée tendait à s’agrandir un peu plus encore dès que la stupeur dans les expressions faciales de son amie s’apaisa doucement et qu’elle entreprenait d’établir une indifférence semblable à de la curiosité. « Ser Torvald Smithwood. Tu le connais déjà. » La timidité transparaissait doucement sur le visage émacié de la jeune fille. Ses yeux cherchaient de l’assurance dans les flammes qui dansaient devant elles alors que maladroite, elle porta son verre d’eau jusqu’à ses lèvres. « Il s’agit de cet écuyer disparu trop tôt, dont je t’ai raconté les aventures il y a de cela une année. » Elle n’osait croiser le regard de cette chère sœur à son cœur, de peur d’y lire quelques recommandations ou jugements. Elle était une lady et parler ainsi ouvertement d’un chevalier n’était pas dans les aspirations de son statut. « Je me plais à croire que son ascension ramènera de l’espoir au sein de mon peuple et par extension qu’elle leur insufflera le courage nécessaire à affronter ce temps si difficile. » Cette fois, Marianne parvint à détourner son regard pour oser le partager avec celui d’Eleanor, mais bien vite, la petite fille en elle se déroba, comme si elle venait de faire une bêtise. « Raconte-moi ce qui est Eleanor Mallister de Salvemer. Te plais-tu ici ? » Changer de sujet serait probablement plus opportun et d’autant plus appréciable. D’autant plus qu’elle se souciait réellement de ce que la vie de son amie saurait lui apporter de gratifiant et d’enrichissant. Car elle le méritait. Eleanor était de celles dont le destin ne pouvait que se résoudre à se vouloir bon.

crackle bones



Hold me, breathe me
Don't leave me ☽ I've tried to leave it all behind me, but I woke up and there they were beside me. And I don't believe it but I guess it's true, some feelings, they can travel too. Oh there it is again, sitting on my chest, makes it hard to catch my breath I scramble for the light to change. You're always on my mind
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Sam 26 Mar - 23:06


Salvemer
Marianne Harlton & Eleanor Mallister


BESOIN DE CONSEILS


Année 299, 6e lune, 2e semaine

Eleanor ne savait pas vraiment ce qui lui avait prit de déclarer une telle chose à propos des promesses, puisque selon ses croyances, personne n'était en mesure de prévoir l'avenir et ce qu'il leur réservait. Et pourtant cette réflexion de la belle blonde n'aurait pas pu être plus spontané et plus honnête. C'était peut-être le climat incertain du Royaume qui lui avait fait dire ça. Il y a quelques lunes encore, elle n'avait aucun mal à se projeter dans sa vie, à s'imaginer dans un an ou dans dix ans. Elle se voyait aux côtés de Tristan, son fils et peut-être ses frères et sœurs autour d'eux, Hoster qui continuerait sa formation et ses entraînements pour devenir un noble chevalier, des visites régulières aux familles environnantes, surtout chez les Harlton pour voir Marianne, si possible la jeune sœur de Tristan, mariée, loin de Willow Wood. Mais tous ces plans avaient été déchirés et réduits en néant après la mort de son mari de la main des fer-nés, soutenus par Viserys. Le Royaume et leur Région était déchirée par cette guerre des deux ou trois rois... Eleanor avait l'impression que son monde n'était fait que d'incertitudes à présent, les évidences étaient bien moins nombreuses et elle avait besoin que son amitié avec Marianne en face partie, passe au dessus de tout ce qu'il se passait à présent et pourrait bien se dérouler encore. Depuis qu'elles s'étaient rencontrées, la jeune femme avait fait son petit bout de chemin dans sa vie, dans son cœur et elle ne pouvait imaginer un monde où elles ne seraient pas amies et fidèles. Heureusement pour elle, celle qu'elle considérait comme sa petit sœur n'eut aucun mal à lui promettre ce qu'elle attendait et même plus encore. Les doutes qu'avait eu Eleanor le temps de quelques instants, à se questionner quant à son avenir à elle et leur avenir à tous, incertains, s'étaient envolés, il n'y avait plus que la joie de savoir que Marianne serait là et qu'elle serait là pour Marianne. La maîtresse de maison aperçu alors la servante qui venait de revenir, elle lui fit signe d'approcher et lui demanda d'apporter une couverture pour Marianne, après quoi, elle pourrait s'activer à toute autre tâche qui requerrait son attention. Le feu faisait bien son effet, mais peut-être pas assez rapidement et elle n'avait pas envie que son amie prenne définitivement froid. Elle lui aurait bien proposé de lui prêter des vêtements le temps que ses affaires finissent de sécher, mais elle avait l'intuition qu'elle n'accepterait jamais, non sans se battre et Eleanor préférait profiter de sa présence plutôt que de devoir perdre leur temps à argumenter.

La jeune servante revint quelques instants plus tard déposer la couverture sur le dossier du fauteuil qu'occupait Marianne, lui laissant le loisir de l'utiliser si elle le désirait, puis reparti aussi discrètement et rapidement qu'elle était venu, sans faire aucun commentaire sur la discussion qu'elles avaient alors, sur l'ambiance très particulière qui habitait malheureusement le Conflans. Eleanor le voyait bien au visage de son amie que ces atrocités la touchait encore plus. Quelque part, elle se sentait plutôt à l'abri à Salvemer, Patrek s'en assurait constamment. Même les Fer-Nés qui auraient du être redoutés près de la côte, ne s'aventuraient plus par là, où alors pour leur dernier voyage. Mais Marianne était en plein cœur des terres, elle était régulièrement amenée à bouger et elle n'était pas une dame d'intérieur comme elle. Tout le monde avait au moins perdu un ami ou un membre de leur famille, sans compter les habitants qui n'avaient pas la chance de vivre dans des demeures fortifiées et qui étaient les premiers à périr dans ces conditions. Le sujet ne laissait guère de place à une quelconque réjouissance, même le fait d'être ensemble en cet instant ne pouvait dominer la pesanteur des abominations qui avaient lieux en même temps qu'elles discutaient. Pourtant, il y avait une lueur d'espoir, incarner par la famille Nerbosc et Brynden, l'héritier. Celui-là même à qui Patrek l'avait fiancé comme elle l'avait apprit quelques jours plus tôt. Le discours de Patrek et de Marianne était le même, ils étaient une famille valeureuse qui avait à cœur de voir leur Région prospérer et sortir de cette misère, alors il fallait y croire, il fallait les soutenir pour rendre les choses possible. Patrek le faisait en servant activement leur famille, Marianne elle-même avait l'air d'être responsable de missions pour eux... et elle venait scellé définitivement l'alliance entre leur deux familles en épousant Brynden, elle apportait le soutien sans faille de Salvemer et des Mallister. Et Marianne rendait cette union possible et durable grâce à ses mots et ses renseignements.

Quand ce fut au tour de Marianne de douter de ce que sa mission future lui réservait, Eleanor tenta de trouver les mots pour la convaincre du bien fondé de celle-ci. Elle ne doutait pas du courage, de la force de persuasion et de l'implication à toute épreuve de son amie. Si Brynden avait su voir en elle ce qu'elle voyait depuis des années et qu'il l'avait jugé apte à accomplir cette mission elle était certaine qu'il avait fait le bon choix et elle ne pouvait aller que dans ce sens. Et Marianne à son tour questionna son mérite face à une telle amitié, ce qui tira un éclat de rire à Eleanor. Elles étaient certainement faites pour se trouver.

« De rien Marianne, c'est avec plaisir. Je le fais pour toi et tu le fais pour moi, quoi de plus simple ? »

Il était clair qu'après tant d'années si loin du Conflans pour Patrek, Eleanor n'avait guère eu l'occasion de découvrir l'homme qu'il était. La récente mort de Jason Mallister et de Tristan Ryger avait fini par les rapprocher et l'homme qu'elle redécouvrait lui rappelait un peu plus, jour après jour, l'ancien maître des lieux. Tout ce qu'on avait dit sur son comportement de jeune homme ne semblait plus vraiment d'actualité. Elle se savait dans une famille où les valeurs traditionnelles étaient de mises, elle avait très tôt appris où était sa place et elle ne l'avait jamais questionner. Mais si Brynden avait décrété que la place de Marianne était à ce poste d'ambassadrice, alors il n'aurait d'autre choix que de l'accepter. Elle savait par contre qu'il appréciait les gens méritants et que donc il respecterait très vite la belle Harlton dans ce rôle. Eleanor était contente de voir que quelqu'un d'important plaçait autant de confiance en elle, Marianne pouvait faire les choses qui lui importaient et elle était heureuse pour elle.

« Il travaille dans son bureau actuellement, mais ça pourra être l'occasion de vous rencontrer officiellement si tu veux ! »

Elle fut d'autant plus heureuse pour sa jeune amie quand elle comprit que cette dernière avait son cœur qui battait pour un chevalier. Une fois passée la surprise, elle ne put que lui offrir un sourire resplendissant, la voir si joyeuse et épanouie lui mettait du baume au cœur. Elle respecta cependant sa discrétion et se contentant de sourire, sans en faire des folies et posant ses questions d'une voix calme et posée. Son sourire la quitta un instant quand Marianne lui confia qu'elle connaissait l'homme en question, elle se mit à réfléchir mais avant même d'avoir trouvé la solution d'elle-même, son amie précisa qu'il s'agissait du même homme dont elle lui avait parlé un an plus tôt. Eleanor remarqua alors que Marianne gardait la tête baissée et ne parlait guère avec enthousiasme. Elle reconnut ce comportement entre mille, le même qu'avait Hoster quand il lui avouait une bêtise qu'il avait faite et qu'il redoutait de voir la déception dans son regard. Cette réflexion adoucit instantanément la jeune mère qui reprit la main de son amie dans la sienne. Elle ne voyait rien de mal à cette relation, ce qu'elle voyait, c'était un homme doué qui se donnait du mal pour gagner en importance et sûrement se montrer digne de Marianne, cela en disait déjà long et elle voyait surtout son amie heureuse et amoureuse. Elle s'était toujours dit que ce genre d'histoires n'étaient pas pour elle, qu'elle ferait ce qu'on lui dirait de faire, mais ça n'était pas pour autant que les autres ne pouvaient pas laisser parler leur cœur s'ils en avaient la possibilité. Ça ne serait sûrement pas l'union la plus bénéfique aux Harlton, mais Eleanor estimait que Marianne donnait déjà énormément de sa personne a sa famille et à ses terres pour bien pouvoir épouser qui elle voulait, elle ne trahissait rien ni personne. Elle reprit d'une voix douce et posée.

« Je le pense aussi, notre région a besoin de tout l'espoir qu'il peut trouver... mais également de bonheur et de douceur en temps voulu. »

Eleanor n'insista pas, elle sentait bien que Marianne n'était pas prête à s'étendre de trop donc elle ne la forcerait pas. Elle détourna le sujet en l'interrogeant sur son adaptation, sur sa nouvelle vie ici à Salvemer. Elle lâcha une petite intonation d'étonnement, étonnée par ce changement soudain auquel elle ne s'attendait pas, mais elle finit par se ressaisir.

« Oh tu sais... c'est une forme de retour à la maison... Certaines choses n'ont malheureusement pas changées et d'autres oui, pour le mieux. »

Elle se retint d'évoquer sa mère qu'elle trouvait encore bien trop souvent sur son dos malgré son âge et son statut.

« Entre nous, le début n'était pas facile, entre l'assassinat de Jason et celui de Tristan, l'ambiance était plutôt sombre et pesante. Mais Patrek a pris les choses en main dans la baie. De mon côté je me suis concentrée sur Hoster, c'est mon soleil au quotidien...Cela fait déjà deux lunes et je reprends tout juste mes marques. A la fois je connais les lieux depuis des années, mais je ne suis pas sûre d'avoir trouvé ma nouvelle place. Mais il est encore tôt. Le plus important, c'est qu'Hoster et moi soyons en sécurité, le reste n'est qu'un plus en ce moment. D'ailleurs, il doit avoir fini ses leçons, tu veux qu'on monte le voir ? Je suis sûre qu'il adorerait te revoir ! »

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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Lun 11 Avr - 14:40


BESOIN DE CONSEILS
L’espoir renaissait de ses cendres, tel le phœnix en proie d’une soudaine vitalité, ce dernier retrouvait des bienséances particulièrement altruistes et d’autant plus renforcées par le biais de gestes et mots échangés. Un cœur savait répondre à un autre dès l’instant où ces derniers se connaissaient de longue date et trouvaient toujours réconforts l’un auprès de l’autre. Les amitiés se ravivaient dès lors que les regards se croisaient pour une énième rencontre et retrouvaient là des souvenirs d’antan emprunts de joie. Voici donc comment le cœur de la jeune Harlton, pourtant si attristé à la fois par son absence mais aussi par cette désolation qui lui avait sauté aux yeux, parvenait à trouver un repos certain et d’autant plus fort durant cet instant particulier en compagnie de son amie. Les sourires agrémentaient cette atmosphère, y apportaient quelques uns des bonheurs dont elle pensait en avoir oublié les prémices. Ils participaient à ce bien être qu’elle parvenait à retrouver à mesure que le temps de guerre restait au loin et grondait dans les nuages orageux, et qu’elle retrouvait le rayonnement et la chaleur d’un foyer confortable et protecteur. Les adages mettaient en avant certains vers décrivant ce psaume ô combien entendu : Loin des yeux loin du cœur. Mais en aucun cas l’un d’eux mettait en exergue le sentiment de plénitude et de bonheur quant à la joie ressentie dès lors que ces yeux et ce cœur se confondaient l’un l’autre aux retrouvailles d’un visage ami. L’apaisement veillait à puiser son sein dans le cœur de la jeune fille, alors que les diverses attentions de son amie tendait à lui prouver d’une vérité. Le contentement de l’une se traduisait volontiers dans les attentions de l’autre, comme si les temps aussi douloureux soient-ils n’étaient pas venus à bout de cette amitié là. Pure, sincère, cette dernière se renforçait à mesure que les instants les rapprochaient toutes deux et les amenait ainsi à raviver cette confiance mutuelle dont elles savaient s’offrir. La gêne disparaissait de la même manière que les vapeurs s’échappaient de ses mailles alourdies par l’humidité de la pluie, ravivant ainsi ce sentiment de bienséance et rappelant à Marianne la force dont elle pouvait relâcher les aspects en compagnie d’Eleanor. Ne plus être la lady, ou du moins soulager un peu ce rang, pour se concentrer uniquement sur son amie et sur cette amitié qu’elles entretenaient depuis des années  à présent. Le froid n’aurait pas raison de tout ceci, tout comme il ne parviendrait jamais à taire à jamais les espérances de la jeune fille. Ainsi donc, installées toutes deux devant ce foyer revigorant, les deux jeunes filles purent appréhender l’espace par le biais d’assurance aussi bien physiques que morales. Les sourires ne s’en partageaient que plus encore alors que la jeune Harlton pouvait entendre que celle qu’elle considérait comme une sœur se portait à merveille et plus encore que son cher enfant gardait santé et joie dans son âme. Des nouvelles qui vinrent apporter un peu plus de vigueur à la jeune fille dont les souvenirs flottaient encore entre des temps reculés et celui du présent. Son amie lui paraissait plus calme que lorsque les portes s’étaient ouvertes peu auparavant. La discussion semblait lui offrir ce même moment de quiétude qu’elle connaissait à son tour, chose qui eut le don d’apaiser à son tour les appréhensions quant à la situation actuelle du Conflans. Leur région pleurait cependant elle demeurait intacte et ce grâce à des comportements comme ceux qu’elles s’offraient en cet instant. Les barbares ne pourraient prétendre à nulle victoire tant que cette force perdurerait encore et encore. Voici donc, les volontés que la jeune Harlton osait instiguer à son esprit pour ainsi sentir l’espoir et le recueillir un peu plu encore. Le difficile serait vain face à cette bataille qui se profilait, tout cela grâce à la force qu’elles contribuaient à enrichir un peu plus l’une et l’autre. Et qu’elles se plairaient à partager chacune à sa manière. Les mestres mettaient en exergue que le nerf de la guerre se situait dans les combattants et les stratégies, Marianne trouvait à présent que ces nécessités n’étaient pas vraies mais qu’elles devaient s’accompagner de soutien et de force qu’ils puiseraient dans les comportements du peuple. Ce peuple uni, qui parviendrait à faire face à un grand nombre, juste pour préserver son intégrité et garder un peu plus encore des terres qu’il désirait partager avec ses héritiers. Des naïvetés et des innocences pour beaucoup, néanmoins ces dernières l’avaient conviée jusqu’ici aujourd’hui.

Accueillant délicatement la couverture offerte par l’une des servantes d’Eleanor, la jeune fille la remercia aussi bien oralement qu’avec un signe de tête avant de reporter son attention entière sur le visage de son amie. Malheureusement, les dires énoncés ne permirent pas de retrouver la joie d’antan alors que les diverses scènes s’instiguaient brutalement devant les regards assombris des jeunes femmes. Raccommodant doucement cette étoffe sur ses épaules, le regard de Marianne essaya tant bien que mal de trouver de quoi rassurer son amie. De la compassion, de la certitude quant à la vision d’un monde meilleur. Fallait-il y croire ? Ou au contraire laisser le malheur les envahir petit à petit ? Les pensées par rapport à ce qu’elle pouvait éprouver toute à l’heure lui revinrent en mémoire au point où non, elle ne laisserait jamais des barbares vaincre, non elle ne leur laisserait pas gagner ce bénéfice, toujours Marianne veillerait à se battre corps et âme pour ne pas laisser ces abominations prendre le dessus sur son esprit. Elle avait été témoin des atrocités, et le serait probablement à nouveau dans un autre temps, voilà pourquoi, pour les pertes et pour ces familles séparées, elle ne pouvait laisser le désespoir l’envahir. Leur mémoire comptait tout autant que leur sacrifice et les oublier serait une horreur de plus à marquer dans cette bataille. Voilà pourquoi, elle ne tarissait rien de ces détails auxquels elle avait pu assister dans la demeure de Corneilla. Les Nerboscs paraissaient être une famille respectable et ce malgré leur passé pour le moins douteux vis –à-vis de la royauté. Il n’en restait pas moins que leur honneur dépassait bien plus les aspirations d’un pouvoir en devenir, veillait à trouver une place certaine au sein de chacun des constituants de ce nom pour ainsi ramener un temps plus clément et plus axé sur la défense dans leur région. Y croire, les croire, devenait une évidence qu’il se fallait de renforcer au fil des années pour peut être un jour prendre une revanche et ainsi prospérer. Le regard de Marianne essayait de témoigner de cette idée, la partager avec son amie pour ainsi la rassurer quant à sa future vie au sein de cette famille. Une part d’elle espérait que ses dires constitueraient un véritable apaisement pour le cœur de sa grande sœur, tant la sincérité de ses agissements était palpable. Hoster et Eleanor allaient être tous deux accueillis de manière humble et digne et quelque part, Marianne savait que tous deux trouveraient rapidement leur place et seraient heureux. Son amie méritait tant le bonheur, elle qui avait tant souffert de la perte de son époux, elle qui aspirait à de grandes choses et qui détenait cette même flamme qui se trouvait dans tous les résidents de leur région. Le bonheur franchirait ses portes, elle en était certaine, et ce dernier veillait justement à pousser délicatement ces dernières en cet instant précis. Revigorant, il les réchauffait à sa manière, si bien que Marianne se surprit à son tour à accompagner le rire de son amie en faisant de même. L’amitié était probablement le plus beau des cadeaux et la plus grande des forces. « Une simplicité on ne peut plus partagée mon amie. » souffla t-elle timidement alors qu’elle portait une nouvelle gorgée d’eau afin de se désaltérer.

Néanmoins le doute persistait, et tentait de s’immiscer par delà cette bonne humeur pour ainsi rappeler à la jeune fille que quelque chose allait changer. Une femme, dans le Conflans, devait tenir son rang et sa posture, chose qu’elle s’apprêtait à entraver de part les nouvelles responsabilités qu’on lui affublait. Heureuse d’une telle démonstration de confiance, il n’en restait pas moins que la jeune Harlton savait que tout serait difficile. Les hommes ne tarderaient pas à la lyncher ne serait-ce que pour son aspect frêle et délicat, moqueurs probablement mais surtout accusateurs par rapport aux diverses obligations qu’elle manquait en tant que femme. Cependant, elle était prête à leur tenir tête juste pour leur prouver que tout un chacun avait droit à sa part dans ce monde et qu’il valait mieux profiter des intérêts de la plus infime part du monde plutôt que la laisser se terrer dans un coin et l’oublier. Les petits vassaux représentaient le Conflans et elle était l’image même de ce qu’un ralliement d’un tel ordre pouvait apporter au sein même de la région toute entière : une unité, une force supplémentaire, mais surtout une seule et même voix contre les usurpateurs. Mais là encore l’incertitude veillait à la rendre méfiante surtout devant les personnes influentes telles que le cousin de sa chère sœur. Ce dernier était connu pour son caractère présomptueux et surtout pour sa dévotion aux anciennes traditions. Riche héritier d’une dynastie noble et très respectueuse, la jeune fille savait au fond d’elle que cette place ne lui plairait pas ou du moins qu’elle devait faire ses preuves pour lui prouver qu’il pouvait avoir confiance en elle. Bien heureusement, les dires et les agissements de son amie tendirent à l’apaiser légèrement et déjà, Marianne se sentait impatiente quant à cette rencontre à venir. « Je me réjouis déjà de le rencontrer et espère que ma venue ne lui sera pas impromptue. » Ainsi la jeune Harlton alternait ses facéties à la fois politiques et personnelles. D’ailleurs cet aspect en vint à être abordé et dès lors que la Lady laissait tomber son masque solennel, la jeune fille se permettait de laisser parler ses sentiments et ses confidences. Après tout, son amie se tenait juste là devant elle et paraissait d’autant plus heureuse que ravie au fur et à mesure que son récit veillait à lui conter des nouvelles plus heureuses. Celles qui la transportaient tendrement vers son domaine et lui rappelaient la chaleur de ses bras. Le rouge persistait à résider là sur ses joues alors que son regard se dérobait à mesure qu’elle essayait de taire les mélodies enchanteresses de son cœur. Torvald. Prononcer son nom seul, le ramenait à sa mémoire et lui laissait entrevoir quelques uns des romantismes qu’ils avaient pu partager avant son départ. Il lui manquait, tout comme sa demeure et les siens lui manquaient aussi. Et alors que la tristesse commençait à se lire sur son visage, il n’en restait pas moins que l’espoir continuait à bercer son cœur et essayait de lui rappeler les desseins de tout ceci : la paix. Peut être l’avait-elle trouvé ? Peut être enfin le monde lui offrait une chance de se repentir et ainsi se poser ? Marianne crut voir une réponse positive aussi bien dans le regard de son amie que dans ses paroles. Surtout lorsqu’elle crut y déceler une sorte de bénédiction de sa part. N’osant dire mot de plus, la jeune lady se contenta de lui sourire et ce de manière sincère tout en serrant un peu plus sa main contre la sienne. Savoir qu’elle était soutenue, comprise mais surtout comprendre qu’elle ne faisait rien de mal, tout ceci veillait à l’apaiser davantage et à renforcer un peu plus l’amour qu’elle portait déjà à son chevalier. Cependant et ce pour préserver tout de même une certaine pudeur et protection à ce dernier, Marianne profita de cet intermède pour ainsi prendre des nouvelles de son amie. Pas à la manière d’une lady mais bien plus à celle d’une sœur dont les ressentis et son moral l’inquiétait énormément. Sentant tout de même de la surprise dans les comportements d’Eleanor, la jeune fille se doutait que sa démarche était quelque peu brutale sur l’instant, mais bien vite fut-elle rassurée en voyant sa sœur de cœur se détendre à son tour et s’en aller sur les routes des confidences.  Et même si les débuts furent délicats, Marianne attendit quelques instants pour qu’Eleanor puisse trouver la confiance nécessaire pour ainsi se confier de manière plus libérée. Plus elle avançait dans son discours, plus le visage de la jeune fille tentait de transmettre de la compassion. Les temps n’avaient pas épargné son ami également… La perte de son époux semblait lui avoir laissé un vide des plus compréhensibles. Mais heureusement la présence e son fils semblait lui être une source de réconfort bien certain. Ainsi se dévoilait-elle comme une mère aimante, une femme forte, un modèle à part entière. « La perte d’êtres chers sont des épreuves qui laissent des marques au fond de nous. Je pensais que ton retour parmi les tiens apaiserait légèrement les conséquences de tout ceci. Me vois-tu attristée d’apprendre que ce rang t’afflige plus qu’il ne te convient. » La jeune fille se décala pour reposer le gobelet de terre cuite sur le sol glacé des rocs lourds et en profita pour ramener les mains de son amie auprès des siennes afin de lui prouver de sa présence et de toute sa gratitude. « Je ne sais quelle aide te donner pour tenter d’apaiser cette situation, mais sache que j’essaierai de me montrer plus présente pour toi et pour Hoster à l’avenir. Que vous puissiez tous deux jouir d’une meilleure entente. » Un sourire commençait timidement à se dessiner sur ses lèvres alors qu’elle apprenait à connaître les bienfaits d’un fils sur une mère. Même si, elle ne pouvait comprendre véritablement ce que son amie ressentait, il n’en restait pas moins, qu’elle lui reflétait l’image d’une merveille qu’elle espérait connaître un jour. « Je ne sais ce qu’une mère ressent à l’égard de son enfant, et j’espère le connaître un jour. Tant ce que je vois dans ton regard apaise mes tourments te concernant et me révèle que le bonheur t’épanouis de la plus belle des façons. » Serrant un peu plus ses mains dans celles de celle qu’elle considérait comme une sœur, la jeune Harlton profita de cette invitation pour se relever et ainsi tirer Eleanor dans son mouvement tout en gardant ce même engouement. « Je me ferai une joie de revoir ce cher Hoster. Surtout que les lunes sont tellement passées qu’il doit probablement avoir gagné énormément. Je ne suis pas sûre de le reconnaître. » s’amusa Marianne avant de relâcher les mains de son amie et de resserrer un peu plus la couverture sur elle. Empruntant le chemin que son hôte lui indiquait, la jeune lady en profita pour laisser échapper de nouveaux questionnements au sujet de cette situation qu’ils s’apprêtaient tous à vivre. « N’est-ce point difficile de laisser son fils entre les mains d’un autre pour son éducation ? »


crackle bones



Hold me, breathe me
Don't leave me ☽ I've tried to leave it all behind me, but I woke up and there they were beside me. And I don't believe it but I guess it's true, some feelings, they can travel too. Oh there it is again, sitting on my chest, makes it hard to catch my breath I scramble for the light to change. You're always on my mind
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Dim 24 Avr - 12:52


Salvemer
Marianne Harlton & Eleanor Mallister


BESOIN DE CONSEILS


Année 299, 6e lune, 2e semaine

Les tourments qui habitaient Eleanor depuis plusieurs jours s'étaient à présent calmé, l'arrivée de Marianne y était pour beaucoup. Elle avait d'abord été ravie de la voir arriver aussi rapidement à Salvemer après qu'elle lui ait fait parvenir une invitation. Elle allait enfin pouvoir revoir son amie, celle qu'elle considérait comme une petite sœur, elles allaient pouvoir se serrer dans les bras et discuter comme au bon vieux temps. Et Eleanor ne doutait pas qu'elle saurait la rassurer sur le compte de Brynden Nerbosc, en trouvant les bons mots, parce qu'elle la connaissait parfaitement. Mais d'une certaine façon, une fois ses doutes dissipés, elle regretta presque leur disparition, parce qu'elle se rendit compte qu'ils faisaient office d'une belle distraction. Au lieu de penser sans arrêt à la guerre qui avait lieu sur leurs terres, au lieu de penser à la disparition de Jason et de Tristan, au lieu de se questionner sans cesse sur ce que l'avenir leur réservait, elle avait pu penser à Brynden. Essayant de se rappeler de l'homme qu'elle avait croisé quelques fois, ce qu'elle savait de lui, ce qu'elle avait entendu sur lui, ce que sa vie et celle d'Hoster pourrait être à l'avenir. Elle avait beaucoup repensé à Tristan également, se demandant ce qu'il en aurait dit et à sa jeune sœur, n'allait-elle pas lui tenir rigueur de se trouver fiancée seulement deux lunes après la disparition de celui qui avait partagé sa vie pendant sept ans ? Elle ne doutait pas une seule seconde de la rancœur qu'elle lui porterait une fois qu'elle aurait eu vent de la nouvelle. Mais ça n'était pas sa décision et ça n'était sa place de la remettre en question maintenant que Patrek et les Nerbosc s'étaient mis d'accord. Et à présent que Marianne l'avait rassurée et l'avait laissé entrevoir un avenir plutôt agréable aux côtés de son futur époux, le présent et les actualités la rattrapaient, nouant son estomac d'une toute autre manière que ses questionnements futiles d'adolescente. Elle ne voulait même pas imaginer ce que la Harlton pouvait ressentir, elle qui vivait au cœur des événements, qui était dehors quasiment tous les jours à se battre pour toutes les causes qui le méritaient. Elle s'estimait chanceuse, égoïstement, de pouvoir rester à sa place de femme, à pouvoir rester aux côtés de son fils et de s'assurer qu'il était en sécurité. C'était son combat quotidien à elle. Mais la Mallister savait pertinemment que son amie ne remettrait jamais en cause son comportement, elles connaissaient toutes deux leurs différences et les acceptaient. La beauté et la pureté de leur amitié résidait là également. Et elles se le prouvèrent une nouvelle fois, de par leur comportement et leurs promesses. Même si la distance les séparaient beaucoup ces dernières lunes, elle n'avait rien détruit pour autant entre elles et c'était même plutôt le contraire, si cela était possible. Leurs retrouvailles étaient d'autant plus fortes et leur volonté de prendre soin de l'autre n'étaient que plus présente.

Malgré le climat incertain qui les attristaient toutes les deux, Eleanor fut ravie d'apprendre la promotion de Marianne. Au fond d'elle même, elle n'était pas surprise que Brynden lui confie une telle mission, parce qu'elle savait qu'elle en était tout à fait capable et qu'elle s'en occuperait parfaitement. Mais elle était également agréablement surprise de voir que son promis était prêt à donner des responsabilités importantes aux femmes. Pas qu'elle voulait son rôle politique, loin de là, la jeune veuve reconnaissait parfaitement les limites de ses compétences, elle n'avait jamais été éduquée pour faire ça. Mais de savoir que l'homme avec qui elle allait partager le nouveau chapitre de sa vie respectait les femmes complètement avait de quoi la ravir. Finalement Patrek ne lui avait pas menti en tentant de vanter ses mérites l'autre fois. Malgré la confiance qu'on lui avait accordé, elle vit Marianne douter. Il était vrai que ça n'était pas parce que Brynden était ouvert d'esprit que tous les hommes du Conflans l'étaient. Elle serait sûrement amenés à rencontrer des personnes qui lui manquerait de respect. Mais elle espérait que son rôle d'émissaire et le fait qu'elle représente la famille suzeraine de la Région en retiendrait certains d'avoir un mauvais comportement vis à vis d'elle. Comme elle avait aussi quelques questionnements par rapport à la réaction de Patrek, elle lui proposa de le rencontrer. Elle ne pouvait pas lui promettre que tout irait bien et qu'il applaudirait directement le choix du Nerbosc, mais elle l'avait toujours vu très tolérant avec les femmes et appréciant un travail bien fait, alors elle ne doutait pas qu'il ne remettrait pas en cause le choix de son suzerain une fois qu'il aurait vu Marianne à l’œuvre ou tout simplement discuté un peu avec elle. Et une première rencontre réussie pourrait certainement la rassurer et lui redonner confiance pour les suivantes. Eleanor finit par rappeler la servante qui attendait de l'autre côté de la porte, elle lui demande de prévenir Patrek qu'elle avait reçu la visite d'une amie qui aimerait s'entretenir avec lui plus tard s'il en avait le temps, elle lui dit bien de préciser que cela avait un rapport avec les Nerbosc. Au moins, cela laissait un peu de temps devant le seigneur de Salvemer pour terminer ce qu'il avait à faire et il ne percevrait pas l'arrivée de Marianne impromptue comme elle le craignait. Elle aurait voulu promettre à son amie que tout se passerait bien et qu'elle se porterait garante pour elle si nécessaire, malheureusement, elle n'avait pas ce genre de rapports avec Patrek et n'en aurait peut-être jamais. Ils s'étaient perdus de vue beaucoup trop jeunes. Elle avait beaucoup de respect et d'affection pour lui mais avant tout parce que c'était un Mallister, c'était la famille et c'était certainement ce qu'il y avait de plus important à ses yeux, elle savait que Patrek y accordait beaucoup d'importance aussi. Mais il n'y avait pas ce petit lien particulier entre eux qui pouvait lui permettre de lui accorder des traitements particuliers ou des faveurs à tout va. Cependant, il lui semblait avoir fait les choses correctement à présent pour que la rencontre se passe dans les meilleures conditions.

« Ça devrait aller, ne t'en fais pas. » finit-elle par lui dire avec un sourire.

Après quoi, Eleanor fut ravie d'entrevoir une lueur de bonheur dans la vie de Marianne à travers son chevalier. Elle la jugea pas bien au contraire, une partie d'elle se disait que s'il y avait bien une personne qui méritait d'être heureuse en amour après autant  de dévotion pour ses terres, c'était bien Marianne. Elle comprit également sa volonté de ne pas s'étendre plus que de convenu sur le sujet, elle respectait sa décision, ne doutant pas qu'elle en saurait plus en temps voulu. Alors leur discussion dévia sur autre chose, assez abruptement d'ailleurs, laissant Eleanor perplexe quelques minutes par les nouveaux questionnements de son amie. Elle lui avait demandé comment elle se sentait ici à Salvemer. Elle aurait pu lui dire que tout allait bien, parce qu'elle savait que c'était ce qu'on attendait d'elle, mais elle parlait à une amie, à son amie la plus proche, s'il y avait bien une personne à qui elle pouvait se confier sans se soucier de ce qu'on attendait d'elle, c'était bien Marianne. Son retour à Salvemer n'avait pas été des plus évidents, la mort de Tristan et de Jason avait jeté un voile de tristesse aussi bien sur Salvemer que sur Willow Wood. Elle avait retrouvé un cousin qu'elle n'avait plus vu depuis des années et avec qui elle ne partageait pas de complicité particulière. Elle devait à nouveau vivre avec sa mère qui s'était mise en tête de lui dicter à nouveau tous ses comportements, comme si elle avait 13 ans à nouveau. Et il y avait aussi Roslin Frey que Patrek avait fraîchement épousé, qui était donc la maîtresse des lieux de par son statut, mais qui n'y connaissait pas grand chose de par son jeune âge. Alors pour Eleanor, du haut de ses 27 années, après avoir tenu Willow Wood pendant sept ans, cette forme de descente, de retour en arrière n'était pas des plus agréables. Est-ce que Patrek avait pensé que cela lui permettrait de se reposer ? De faire le deuil de feu son époux ? En tout cas Eleanor aurait préféré avoir de quoi se tenir occupée, résultat, elle était plus présente que jamais dans l'éducation de son fils.

« Non, affliger, c'est peut-être fort comme mot. Bien sûr je préfère être rentrée à Salvemer, dans mon ancienne maison maintenant que Tristan n'est plus là... je pense que sa sœur aurait fini par me faire empoisonner si j'étais restée à Willow Wood. Mais Patrek était comme un inconnu à mon retour, ma mère a oublié que sept ans s'étaient écoulé depuis mon départ et que je sais ce que je fais de ma vie à présent. Heureusement Hoster est là et on ne m'empêche pas de passer autant de temps que je veux avec lui. Et ta présence aujourd'hui me réchauffe le cœur. L'idée de savoir que cela pourrait être d'autant plus régulier à l'avenir me remplit de joie ! »

Finalement, l'idée de retrouver un endroit où elle pourrait à nouveau être la maîtresse des lieux lui plaisait. Surtout si cela lui permettait de voir Marianne fréquemment. Cette dernière lui fit d'ailleurs une réflexion sur son lien avec Hoster et ce qu'il lui apportait, ajoutant qu'elle espérait connaître ce sentiment un jour.

« Tu le connaîtras Marianne et tu feras une excellente mère, n'en doute pas. »

Eleanor se leva ensuite du fauteuil, pressée de retrouver son fils et de le voir partager un moment avec Marianne. Il était sa plus grande fierté et il fallait être aveugle pour ne pas le voir.

« Oui il a pas mal changé, tu sais, c'est l'âge où tout va très vite. Mais il a toujours cet air curieux et ce regard doux qui le caractérise. »

Alors qu'elles rejoignaient l'étage et la pièce où Hoster terminait ses leçons, Marianne lui demanda si elle ne trouvait pas ça trop dur de laisser son éducation à quelqu'un d'autre, et Eleanor ne put s'empêcher de lâcher un petit rire. Parce que si c'était l'impression qu'elle donnait, ça n'était pas le cas.

« Tellement difficile que je ne le fais pas ! » Elle rit à nouveau. « Je ne sais pas si tu te rappelles, mais l'année dernière je suis allée à Villevieille quelques temps, et bien c'était pour pouvoir  moi-même choisir le mestre qui enseignerait à Hoster. Je ne donne pas les leçons directement et j'interviens très rarement durant celles-ci, mais j'assiste à la plupart d'entre elles. Et le mestre sait exactement ce que j'attends de lui, ce qu'Hoster est sensé savoir pour la suite. Par contre pour les armes, là je n'ai pas vraiment le choix... et encore, j'observe également. »

Elle savait que cela pouvait sembler excessif pour beaucoup mais Hoster était son unique enfant et elle prenait très à cœur qu'il est tout les savoirs nécessaires pour survivre dans ce monde, qu'il ait de quoi se créer sa place et exister. Quelle mère ne voudrait pas cela pour ses enfants ? Elle voulait aussi qu'il sache qu'elle était là pour elle et qu'elle le soutenait quoi qu'il arrive, d'où sa présence à ses côtés, quoi que en retrait, si régulière. Comme elles étaient finalement arrivées, Eleanor ouvrit la porte, découvrant le mestre en train de ranger ses papiers, alors qu'Hoster s'agitait avec un bout de bois dans le fond de la pièce, poussant de petits cris. Il s'arrêta net en voyant sa mère et lâcha son bout de bois pour lui courir dans les bras. Elle profita de l'accolade pour interroger du regard le mestre sur ses avancées. Ce à quoi il répondit qu'ils étaient au point sur le programme qu'ils avaient élaborés ensemble, puis il s’éclipsa, laissant la pièce au petit groupe.

« Hoster, tu te rappelles de mon amie Marianne Harlton ? »

Il se recula de sa mère pour mieux observer la nouvelle arrivante. Il ne reconnaissait peut-être pas physiquement, mais il avait suffisamment entendu son prénom dans la bouche de la Mallister pour savoir qui elle était. Il fit une courbette polie et la salua.

« Bien sûr ! Bonjour Lady Marianne, vous avez fait bon voyage ? »

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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Ven 13 Mai - 14:40


BESOIN DE CONSEILS
A en croire par cet intermède, la paix résidait entre les murs épais de cette forteresse accueillante. Chassant ainsi les nuages orageux qui menaçaient sans arrêt les paysages verdoyant d’une contrée affaiblie par la guerre. Les cœurs s’allégeaient à mesure que les paroles s’échangeaient et veillaient à accorder une certitude pour le moins bien véritable quant à cette amitié de longue date. La jeune lady s’accommodait de son amie, profitant de son hospitalité, préservant de cette relation de confiance qu’elles avaient sue instauré au fil des années et qui leur donnait l’impression d’être infaillible. Nulle tierce personne, nulle politique, nulle vilénie ne saurait venir à bout de cette dernière, tant les épreuves aussi douloureuses soient-elles avaient pu les rapprocher. Le monde s’illuminait dans le sourire de son amie. Il prenait de teintes qu’elle appréciait reconnaître à mesure que la franchise et l’honnêteté habitait ses traits pour ainsi lui dévoiler la plus belle des attentions jamais connues : l’amitié. Calme, sincère, elle veillait également à rapporter une fore certaine et ainsi enrichir un courage qu’elle préférait taire pour ne pas en paraître mal avisée. Pour sûr que ces retrouvailles lui seraient bénéfiques pour l’avenir, afin de retrouver ce courage qui guidait ses pas par de là les chemins plus ou moins escarpés de cette région en mal de paix. Son sourire parvenait à s’en trouver ragaillardi à mesure que les paroles qui s’échangeaient la ramenaient dans des temps beaucoup plus cléments. A croire que la fabulation quant à ce passé glorieux était à portée de bras ou peut être même juste au bout de ses doigts, alors que des scénettes de discussions enrichissantes et joyeuses veillaient à s’immiscer dans son esprit. Le malheur les avait frappés, chacune à leur tour, changeant ainsi quelques uns des comportements qu’on pouvait leur connaître. Mais pourtant ce dernier n’était pas venu à bout de leur amitié. Bien au contraire, il semblait l’avoir enrichi un peu plus, l’y apportant quelques nouvelles sureté quant à l’avenir. Eleanor et Marianne seraient amenées à se fréquenter beaucoup plus fréquemment que pendant ce temps présent. Cette aubaine ne faisait qu’éveiller un peu plus le cœur de la jeune fille, qui savait qu’ainsi elle trouverait une allié et pas des moindre, celle dont les sentiments tranchaient en sa faveur pour lui donner le rang d’une sœur qu’elle n’avait jamais connu. Ainsi se soutiendraient-elles dans ce monde d’hommes. Parviendraient-elles à affronter les colères et les humeurs belliqueuses de ces êtres qui les menaient depuis leur naissance. Elles parviendraient sûrement à apaiser doucement leur hostilité, à bien pour la région, à bien pour l’avenir de ce royaume, mais surtout à bien pour les conditions qu’elles partageaient. Deviendraient-elles les mères, les amies, les sœurs de ceux qui sécurisaient les frontières de ce monde meurtri, et résulterait-il de cette nouvelle alliance, une force jalousée par les autres suprématies. La jeune Harlton laissait parler son innocence quant à cette idée, pourtant les attraits qu’elle y assemblait l’amenaient à croire en un monde meilleur. Fallait-il seulement qu’elles fussent écoutées. Les oreilles des hommes se bouchaient dès lors qu’une voix féminine tentait de se faire entendre. Cette coutume, vieille des temps les plus reculés, tenait ici d’un héritage prônant la place de tout un chacun mais également d’une hiérarchie dont beaucoup tenait à en garder les rangs précis. Néanmoins, la jeune fille osait croire que son temps viendrait, que malgré les difficultés qui en ressortiraient, elle ne faillirait pas. Les raisons quant à cette prise de décision en étaient d’autant plus renforcées à mesure qu’elle pouvait se rendre compte de l’expression sur le visage de son amie. Eleanor lui insufflait le courage nécessaire pour ce bien, lui apportait ce soutien dont elle aurait à s’appuyer afin d’assurer au mieux la mission qu’on lui avait accordé. Si Brynden Nerbosc avait su voir clair en elle, si il avait plaçait ses espérances entre ses mains, ce n’était pas pour rien. Petit à petit, les appréhensions de la jeune fille parvinrent à s’échapper de son esprit embrumé par les questionnements. Surtout lorsque les dires de son amie lui laissaient entrevoir de cette possible rédemption. L’espoir gagnait sur le fléau qu’ils avaient pu connaître, ainsi jouissaient-ils de cette victoire prévue à de grands desseins ? Le sourire de Marianne s’agrandissait à mesure que son cœur s’allégeait un peu plus. A croire que finalement, cet orage ne parviendrait plus à atteindre son cœur à présent. Seul le peuple était sa victoire, celui pour lequel elle se battrait jusqu’à la fin et dont tous ses espoirs se plaçaient pour en construire un avenir meilleur.

Semblable à ce qu’on pouvait reconnaître dans ses comportements, Marianne ne pu retenir plus longtemps encore ses appréhensions quant à sa présence sur les terres du Seigneur Mallister. Certes, cette dernière répondait uniquement aux appels de son amie, d’autant plus que le plaisir de pouvoir ainsi jouir d’une hospitalité bien sincère à son égard mais aussi pour ses hommes lui prouvait à quel point la chance était de son côté pour cette journée. Néanmoins, la jeune fille tenait à ce que les coutumes demeurent intactes et demanda ainsi audience avec le Lord de la maisonnée. Légèrement angoissée quant à l’idée de se retrouver face à un charisme pareil à celui de Patrek Mallister, la jeune fille ne pu taire ses appréhensions à son amie quand l’affaire de son nouveau rang fut évoqué. Le Lord Mallister était connu pour ses intentions traditionnalistes mais surtout pour son franc parlé et ses manières brutales de se faire entendre. Aussi l’appréhension quant aux mots qu’elle risquait d’entendre et aux comportements auxquels elle devrait assister tendaient à animer un peu plus ses méfiances mais éveiller également son caractère défensif quant à la protection de ses intérêts. Mais là encore, ses craintes furent apaisées à l’instant même où son amie la rassura une nouvelle fois sur ce qui allait advenir d’une potentielles conversation. Nulle d’entre elles n’étaient devins et ne pourraient prétendre l’être, cependant la discussion et la bonne écoute seraient certainement les clés de cette entrevue à venir. Peut être que Marianne s’en faisait trop à ce sujet. Surement d’ailleurs, mais son jeune âge et sa condition de femme étaient des tabous pour ne pas dire des freins à ses capacités que l’héritier des Nerbosc avait su lui reconnaître. Elle se contenta alors de hocher doucement la tête de haut en bas, alors que l’apaisement de son amie contribuait à rassurer un peu plus encore ses craintes. Bien sûr que cela irait, peut être pas dans le sens qu’elle l’entendait, mais Marianne tenait à laisser le bénéfice du doute à Patrek Mallister quant à ses intentions. Tous deux désiraient la même chose : une région réunifiée, glorieuse, mais surtout ravivée par l’espoir d’un avenir meilleur. Certes, des sujets seraient pourtant animés par la discorde et la divergence de leurs opinions, néanmoins si tous deux gardaient à l’esprit la finalité, peut-être alors seraient-ils plus enclin au compromis. Certainement d’ailleurs. Mieux valait changer de sujet ou du moins, ramener l’amitié en avant et laisser la politique là où elle devait se tenir lorsque deux amies se retrouvaient : derrière tout le reste. Ceci permit alors à Marianne de songer aux siens. Ceux dont elle ne pouvait laisser plus de quelques lunes et dont l’espoir de revoir leurs visages tendait à faire naître l’impatience au sein de son cœur. Son peuple, son oncle, mais surtout son chevalier lui manquait terriblement. La distance lui avait prouvé à quel point elle avait pu laisser son cœur derrière elle, comme si son âme venait à se séparer en deux dès l’instant où elle avait quitté les remparts de Leafcastle et qu’elle n’était plus à portée de ses yeux. Cependant, l’espoir perdurait, lui laissait croire en cette réunification de son âme dès l’instant où ses yeux retrouveraient son regard clair. En parler était un soulagement, dans le même temps qu’il lui paraissait impromptu tant le danger encouru par Torvald à ce sujet était trop grand. Avait-elle seulement le droit de l’aimer ? Une lady de son rang n’était autorisée à ce genre de sentiments, surtout à l’égard d’un homme qui n’était pas de sa condition. Mais là encore, sa force demeurait et lui dictait des batailles qu’elle rendrait encore et encore juste pour profiter de sa présence à ses côtés. Jamais, ils ne lui ôteraient son cœur, tout comme jamais ils ne parviendraient à la désespérer. Son chevalier était sa propre force, mais surtout la raison pour laquelle la jeune fille désirait plus que tout remplir au mieux de ses fonctions. Mais là encore, et ce malgré la relation qui existait entre les deux jeune femmes, Marianne préféra effleurer le sujet sans désir de rentrer dans les détails, avant de déporter la conversation sur les ressentis de sa sœur de cœur. En effet, nul besoin de s’attarder sur son sujet, tant celui-ci lui paraissait important à ses yeux.

Eleanor était une femme courageuse et bien plus forte que ce qu’elle voulait bien croire. D’une certaine manière, la jeune lady était émerveillée par ses capacités à se reprendre mais surtout à vivre comme elle le faisait pour son fils. Hoster était son unique priorité, ce qui lui renvoyait l’image d’une bienheureuse maternité mais surtout un désir de vivre ce sentiment à son tour. Voilà pourquoi, il fallait se battre. Pour cet espoir là, pour celui d’une mère aimante qui se plaît à survivre malgré les douleurs affligeantes d’une existence, pour son fils. Son amie, sa sœur était l’exemple même de ce pourquoi, le monde devait tout mettre en œuvre pour les protéger. L’amour qui émanait de son regard dès lors qu’on évoquait le prénom de son enfant, n’avait aucun égal. Tant est si bien qu’il impressionnait de part son rayonnement dans le même temps qu’il rendait n’importe qui curieux d’en connaître les attraits à son tour. Ainsi, la jeune lady essayait sans son expérience de comprendre les ressentis vécus par son amie. En effet, la perte de son époux était une terrible épreuve, surtout lorsqu’on avait pu se rendre compte de l’affection qu’ils savaient se donner l’un et l’autre. De plus, à peine son deuil entamait, elle n’avait eu d’autres choix que de rejoindre les siens depuis toutes les années de séparation. Un mal ou un bien ? La jeune lady pensait que ceci lui aurait été bénéfique et d’autant plus soutenant quant à l’épreuve qu’elle vivait, mais il lui semblait s’être complètement trompée à ce sujet au moment où le regard d’Eleanor n’en devint que plus attristé encore. La jeune lady perdit alors son sourire afin de partager cet instant de doute qui s’éveillait petit à petit dans les cœurs de chacune. La compréhension quant à la situation de sa sœur de cœur n’en devenait que plus évidente au fil de son récit, même si cette dernière éveilla un sentiment de rancune à l’égard de certaines personnes. La sœur de feu son époux par exemple devenait une ennemie pour le moins néfaste pour Marianne. Comment oser avoir de telles pensées à l’égard d’une si bonne personne telle qu’Eleanor ? Le pouvoir amenait à des influences complètement dépourvues de tout bon sens selon Marianne, et elle en avait encore la preuve aujourd’hui. Une colère certaine naissait abruptement alors que le visage de cette femme se dessinait devant elle. Pour sûr, elle n’emporterait pas ses mauvaises intentions dans son silence, bien au contraire. A présent que la jeune Harlton en était mise au courant,  les résidents de Willow Wood finiraient par regretter d’une façon ou d’une autre de telles pensées. Surtout lorsqu’on mettait en corrélation la gérance de ce domaine avec l’affiliation de Hoster. Serrant un peu plus ses mains dans celles de son amie, Marianne essaya de retrouver un sourire aussi timide soit-il afin de lui prouver de son soutien et de sa présence à ses côtés quant à ce qu’elle vivait au quotidien. Reprendre de vieilles habitudes ou plutôt réapprendre à vivre avec des personnes dont on ne songeait pas retrouver devait être une terrible épreuve pour bien des sujets. « Quelle vile femme que cette sœur jalouse. Je ne supporte pas que l’on puisse te traiter de la sorte, d’autant plus qu’un enfant a besoin de sa mère et non pas de sa tante. » Naturellement, les pensées de Marianne allèrent vers la famille déchue et plus particulièrement vers celle que tous surnommaient la vipère de Beaumarché. « Dussions-nous nous battre pour éradiquer toute forme de perfidie féminine engendrée par celle qui fut jadis notre souveraine. » Elle crachait ses mots dans un dégoût bien palpable, alors qu’elle ne pouvait concevoir de tels traitements envers sa sœur de cœur. Mais bien heureusement la suite du récit ne l’en porta que vers des apaisements, même si la délicatesse des évènements perdurait encore. « Me vois-tu rassurée d’entendre que la mère peut profiter de son fils et l’assister à sa guise. » Petit à petit son sourire perçait un peu plus ses lèvres, alors que la conversation se portait vers un sujet qui les amenait à découvrir un jeune garçon dont l’avenir était à portée de ses bras.

Surtout lorsqu’on admettait volontiers que toutes les deux seraient amenées à se fréquenter de façon plus régulière encore. Heureusement de pouvoir entendre le contentement de son amie, la jeune lady retrouva sa bonne humeur de toute à l’heure, préférant ainsi oublier les noirceurs qui venaient de les entourer. Laissant le rouge envahir doucement ses joues blanches, la jeune fille déroba son regard en direction du gobelet qu’elle tenait alors qu’Eleanor lui donnait de bons espoirs quant à une maternité qu’elle saurait endosser. Elle l’espérait de tout son cœur, mais uniquement que si cette dernière était le résultat de l’amour qu’elle partageait avec Torvald. Que répondre à cette bienséance, si ce n’était un simple. « Merci. » Après quoi, la jeune fille tenta de dissimuler sa timidité innocente à propos de ce sujet et se releva à la suite de son amie alors que la conversation se tournait de manière naturelle en direction du jeune lord Hoster Ryger. Heureuse quant à l’idée de croiser le regard de celui qui représentait la génération à venir de Westeros, Marianne n’avait pu retenir plus longtemps encore ses questionnements quant à l’éducation de ce jeune maître. L’enfant dont elles parlaient n’était probablement plus l’un des êtres innocents de cette région, du moins plus après ce dont il avait eu à faire face. Aussi l’adolescent que décrivait la mère aimante tendait à faire sourire la jeune fille. Au moins, l’innocence le préservait encore de certaines difficultés, ce qui était d’autant plus un bien qu’un mal à bien s’y intéresser d’ailleurs. Accompagnant les rires de son amie à ce sujet, la jeune Harlton posa l’une de ses mains de manière amicale sur son avant bras. « Prions pour qu’il préserve son innocence aussi longtemps qu’il le pourra. » La complicité de cet échange était nettement palpable au sein de la pièce qu’elles franchissaient toutes les deux. D’ailleurs, cela plu énormément à la jeune fille que d’entendre à quel point celle qu’elle considérait comme sa sœur de cœur avait la faculté de jouer un rôle au sein même de l’éducation de son fils unique et héritier d’un domaine. Elle partagea une nouvelle fois son rire alors qu’elle lui prouvait de sa détermination et de sa force pour garder son rôle de mère. Et plus elle allait en avant dans son récit, plus des souvenirs frappait Marianne et la ramenait ainsi vers ce voyage qu’elle lui contait. A présent elle se rappelait bien de son départ pour Villevieille, Marianne en avait été informé par courrier de sa propre main et n’avait pu que s’inquiéter que rien n’arrive à son amie pendant ce voyage. Bien heureusement, ce dernier ne fut pas semé d’embûche mais bien au contraire se déroula dans le calme. Et les informations qu’elle recevait concernant l’éducation du jeune garçon ne purent qu’accommoder un peu plus le cœur de la jeune fille dans cet apaisement renforcé par son amie. Hoster avait énormément de chance de connaître sa mère, mais surtout de pouvoir la connaître d’une manière aussi attentionnée et maternelle. « Dans ce cas, je ne doute pas que ce cher Hoster profite des meilleurs enseignements qu’ils soient donnés par un mestre que par sa chère mère. Je trouve cela agréable et très bienveillant que tu l’assistes de cette manière. Si seulement toutes les mères pouvaient réagir comme tu le fais, peut-être pourrions-nous connaître des hommes avec un plus grand cœur et donc avec de l’espoir à partager. » Accordant un nouveau sourire complice à son amie, Marianne marqua son ton de la plus grande des sincérités à l’égard d’Eleanor, alors qu’elle l’admirait un peu à la manière d’une mère qui couvait d’une protection les siens. « Je vous envie tous les deux. » Lui avoua t-elle timidement alors que ses joues prirent une teinte rosée, tant la vérité transparaissait dans ses dires. Un jour peut être elle aussi pourrait connaître cette merveille. Un jour peut être pourrait-elle apprendre de cette dévotion. En attendant, le spectacle auquel elle pouvait assister lui donnait l’impression d’être la plus belle chose qu’il lui ait été donné de voir, ou du moins l’une de celles. Et lorsqu’enfin la porte se déroba pour laisser entrevoir des silhouettes, la jeune fille laissa le sourire s’étirer de la plus jolie des façons sur ses lèvres alors qu’elle assistait aux retrouvailles entre une mère et son fils. Prenant alors quelques reculs pour ne pas entraver à cette scène, Marianne inclina docilement la tête à l’adresse du mestre en charge des enseignements du jeune maître avant de détourner son attention vers Eleanor qui la présentait à son petit garçon. Il n’avait pas changé, enfin si, il avait drôlement grandi même, néanmoins, la jeune lady reconnaissait les traits de feu son père dans les petites espiègleries de ses lèvres alors que ses yeux renvoyaient à la sagesse de sa mère. « Le temps joue en votre faveur cher petit Lord Ryger. » s’inclina t-elle à son tour devant ce petit garçon dont le rang était supérieur au sien malgré la complicité qu’entretenaient les deux amies. « Pour l’heure le voyage n’a été que fatiguant, ce qui est une bonne chose. » Marianne se mit à sourire à Hoster avant de laisser passer un léger coup d’œil à Eleanor. « J’ai entendu dire que vous appreniez à manier l’épée. J’ose espérer que vous n’inquiétez pas trop votre mère par quelques envies fugaces d’aventures. » Marianne se mit à sourire de plus belle alors que son regard revenait sur le petit garçonnet qui rougissait déjà et tentait de trouver quelques explications par rapport à sa fougue de jeunesse.
crackle bones



Hold me, breathe me
Don't leave me ☽ I've tried to leave it all behind me, but I woke up and there they were beside me. And I don't believe it but I guess it's true, some feelings, they can travel too. Oh there it is again, sitting on my chest, makes it hard to catch my breath I scramble for the light to change. You're always on my mind
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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   Dim 15 Mai - 14:39


Salvemer
Marianne Harlton & Eleanor Mallister


BESOIN DE CONSEILS


Année 299, 6e lune, 2e semaine

Après avoir abordé les sujets importants qui les concernaient, les deux jeunes femmes étaient revenus sur des thèmes plus terre à terre, Marianne s'enquit alors de savoir comment Eleanor se sentait depuis son retour dans sa maison natale. Et visiblement, la réponse que cette dernière donna, n'était pas du tout ce à quoi s'attendait la belle brune. La Mallister se sentit presque désolée de la peiner de la sorte par ses révélations. Mais elle n'avait pas eu envie de lui mentir, au contraire, c'était même pour elle l'occasion d'exprimer tout haut certaines pensées qui l'habitaient depuis deux lunes à présent. Elle n'était pas à plaindre non plus, elle le savait, il y avait pire qu'elle. Mais elle faisait tout de même face à la perte de son mari et de son oncle, avec en plus de ça, sa mère sur son dos dès qu'elle en avait l'occasion. Oui, il y avait plusieurs choses de son quotidien dont la Mallister se serait bien passé, alors à défaut que cela soit possible, elle pouvait au moins le dire à celle qu'elle considérait comme sa sœur. Elle n'avait d'ailleurs pu s'empêcher d'évoquer Lysa Ryger, la jeune sœur de Tristan, avec qui les choses n'avaient jamais été simples. Elle avait tout de suite vu l'amour que cette dernière portait à son frère, elle avait alors pensé qu'elles pourraient bien s'entendre, ayant le seigneur de Willow Wood en commun, mais cela n'avait jamais vraiment été le cas. Bien sûr, Lysa n'avait jamais rien fait ou rien dit contre elle, du moins ouvertement, mais il y avait des regards qui ne trompaient pas. Eleanor se savait naïve sur les choses de la politique notamment, mais elle n'était pas bête au point de ne pas comprendre les expressions qui habitaient les yeux de sa belle-sœur. La seule fois où elle s'était exprimée contre elle, c'était après avoir appris la mort de Tristan. D'après elle, s'il n'avait pas épousé Eleanor, il ne serait pas allée soutenir Jason Mallister et ne serait donc pas mort à ses côtés. Alors certes, elle avait peut-être parlé un peu vite en parlant  de poison, elle l'avait dit sur un ton plutôt léger, mais elle était certaine que l'ambiance à Willow Wood aurait été tout sauf chaleureuse et bienveillante et ça n'était clairement pas ce qu'elle voulait pour Hoster. Alors elle avait accepté l'invitation de Patrek à rentrer à Salvemer. Eleanor fut d'ailleurs touchée par la réaction de son amie à l'évocation de Lysa, ce qui lui tira un petit rire, elle fit un geste de la main, comme pour faire oublier le sujet.

« Ne t'en fais pas, il m'arrivera rien. Surtout pas par sa faute. »

Les mâchoires de la maman ourse se crispèrent à l'évocation de leur ancienne suzeraine. En voilà une autre qui avait provoqué son lot de dégâts. Eleanor était toujours attristée de voir que certaines femmes préféraient leurs ambitions personnelles au détriment d'autres femmes, c'était quelque chose qui la dépassait. Elle estimait qu'elles avaient suffisamment de difficulté dans la vie rien qu'en naissant femmes, alors se mettre des bâtons dans les roues entre femmes, non elle ne le cautionnait pas. Elle n'ajouta rien aux propos de Marianne, elle avait tout dit concernant la vipère de Beaumarché. D'autres pensées s'invitèrent dans son esprit lorsque la belle Harlton évoqua les Dieux pour qu'Hoster garde son innocence le plus longtemps possible. Un sourire triste s'afficha sur son visage.

« Je prie Les Sept tous les jours, tu peux me croire. Tes prières jointes aux miennes ne seront pas de trop, je te remercie. »

Patrek Mallister semblait penser le contraire. Cela faisait une semaine qu'il s'était mis en tête de faire d'Hoster un homme et elle n'avait d'autre choix que d'accepter. Elle avait bien vu comment il la regardait dès qu'elle parlait de son fils et de sa sécurité lorsqu'il lui avait dit qu'il l’amènerait pêcher dans la baie. Elle s'estimait déjà chanceuse qu'il n'ait pas décidé de reprendre en main toute l'éducation d'Hoster. L'aurait-elle simplement laissé faire d'ailleurs ? Elle en doutait. Alors oui, elle priait pour que tout ce passe bien, que son cousin ne le pousse pas trop loin, trop vite et trop tôt. Mais son triste sourire disparu rapidement pour laisser place à un autre, plus joyeux. Marianne elle ne semblait rien avoir à redire à sa façon d'éduquer son fils, persuadée même que cela ferait du bien à tout le monde, si plus de gens étaient éduqués avec la même attention et le même amour. Eleanor lui souffla alors mot de remerciement. C'était une tâche qu'elle prenait très à cœur et de voir que sa plus chère amie approuvait ses actions lui apportait une grande satisfaction. Quand cette dernière évoqua le désir d'envie face à ce lien qui les unissait, Eleanor s'arrêta dans sa marche pour prendre les mains de son amie, la regardant avec beaucoup d'affection.

« Je te promets que tu connaîtras ça un jour Marianne. Avec ce que je connais de toi, tu ne pourras qu'être une excellente mère, tes enfants seront très chanceux de t'avoir et c'est moi qui t'envierai quand je me retrouverais seule, avec Hoster parti on ne sait où ! »

Elle rit doucement. Bien entendu, elle n'était pas pressée que cela lui arrive, quoi que ce nouveau mariage en prévision changerait peut-être la donne. Mais elle balaya cette pensée de son esprit aussi vite qu'elle était arrivée. Elle en était encore loin, inutile de penser à ce genre de chose dès à présent, elle avait l'impression de tromper Tristan et même Hoster.

Quelques instants plus tard elles arrivaient dans la pièce réservée aux études du jeune seigneur de Willow Wood. Ce dernier semblait ravi de voir sa mère et son amie dont il entendait tant parler, à défaut de l'avoir vue très souvent ces derniers temps. A peine avait-elle questionné ses talents à l'épée qu'il était allé récupérer son bout de bois qu'il avait laissé tomber, au fond de la pièce pour faire la démonstration de l'étendue de ses connaissances en matière d'escrime. Il était persuadé de savoir déjà se défendre comme Arthur Dayne, l'Épée du Matin et que donc sa mère n'avait aucun soucis à se faire. Pendant qu'Hoster s'agitait devant Marianne, tout sourire, Eleanor s'installa dans un fauteuil dans le coin de la pièce, observant cette scène avec beaucoup d'attention. Elle voulait en graver chaque instant dans son esprit. Elle appréciait la sérénité et l'innocence qui se dégageait de l'échange. Le voir si ardent à présenter ses talents à Marianne l'amusait. Il savait à quelle point la belle brune comptait pour elle et voulait qu'elle l'apprécie tout autant. L'échange entre les deux jeunes gens dura un moment, pour le plus grand plaisir d'Eleanor mais elle fut obligée d'y couper court.

« Hoster, ça suffit à présent, Lady Marianne doit parler d'affaires avec Patrek au nom de Brynden Nerbosc. Nous la reverrons lors du dîner. D'ailleurs, file en cuisine pour vérifier que tout est en ordre. Après tu pourras jouer dans la cour. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, Hoster avait disparu dans les couloirs. De son côté, Eleanor enroula son bras autour de celui de son amie, lui soufflant des derniers mots rassurants avant son entrevue.

Et c'est le cœur noué qu'elle lui dit au revoir le lendemain matin. Sa visite bien que express, avait été une véritable bouffée d'air frais. A présent, l'air était à nouveau lourd. La Mallister fit de son mieux pour ne lien laisser paraître, mais cela n'était pas évident. Elle serra son amie une dernière fois dans ses bras avant de la laisser remonter sur son cheval.

« Merci pour tout Marianne. Faites bonne route, soyez prudents ! Normalement vous devriez avoir suffisamment de provisions jusqu'à votre prochain arrêt. Écris-moi dès que tu le pourras »

Hoster à côté d'elle agitait le bras vigoureusement pour saluer le petit convoi qui reprenait déjà la route.

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MessageSujet: Re: [salvemer] Besoin de conseils (Marianne & Eleanor)   

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