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 Vengeance is mine. [SOLO]

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Vengeance is mine. [SOLO]   Dim 3 Jan - 0:50

Le seigneur de Salvemer avait de l'ambition. Le Seigneur de Salvemer avait dans l'idée de défaire une bonne fois pour toute les raids des fer-nés. On ne riait pas avec le Lord Patrek Mallister et les fer-nés seraient les premiers à le comprendre. Oh, certains auraient préférés que la maison Mallister prête déjà son aide au Conflans avant de s'aventurer sur les mers pour défaire les tentatives des fer-nés. Il ne l'entendait pas de la même oreille. Les vaincre, les tuer dans l'oeuf, voilà ce qu'il voulait faire. Dusse-t-il perdre milliers d'hommes pour cela, il vengerait le Conflans, il vengerait le Nord s'il le fallait, il vengerait les siens qui depuis de trop nombreux siècles subissaient les raids des pillards, d'hommes sans valeur ni honneur. 

Pour cela, il lui fallait un bon mariage qui assurerait ses arrières. Après avoir donné la main de sa cousine à la maison suzeraine du Conflans, il fallait que lui-même prenne un riche parti du Conflans. Et le voilà devant la demeure des Frey. Les Jumeaux. Ils n'étaient pas les plus riches du Conflans mais leur place était stratégique et leur nombre surpassait nettement ceux des autres maisons du Conflans, même la sienne, même celle des Nerbosc, même celle des Bracken. Il aurait pu proposer à Brynden Nerbosc, comme bon conseillé, d'épouser une femme Frey. Mais il n'aurait pu s'assurer le soutien de la maison Nerbosc en agissant ainsi. Il ferait aujourd'hui affaire avec Walder Frey, seigneur des Jumeaux. L'ingrat, l'homme lent, l'homme sans véritable honneur qui à lui seul avait tant d'enfants qu'ils remplissaient les Jumeaux et le Conflans. Nul doute que Walder Frey serait ravi de se libérer d'un poids et qu'il aurait l'embarras du choix.

L'idée de Patrek était simple. En premier lieu, il proposerait une de ses cousine bien née, une jeune femme pure et chaste, si pure que la neige. Walder venait de se remarier disait-on, il savait au moins que cette cousine n'irait pas entre de mauvaises mains. Il la proposerait à un de ses fils encore à marier. Si cela ne fonctionnait pas, il proposerait alors un de ses cousin à une de ses fille, la maison Mallister était grande et honorable et pourrait aider le vieil homme à se refaire une réputation en les ayant de leur côté - partant du principe que Walder Frey avait quelque chose à faire de sa réputation, bien évidemment - et en dernier recours, il se proposerait, lui. Dernier recours, évidemment, car il ne voulait se lier à une femme Frey quand son coeur appelait celui d'une autre femme. Une autre femme qu'il ne pouvait épouser car les tensions actuelles ne lui permettait pas et ne lui permettrait sans doute jamais. S'il avait toujours su faire la différence entre le sexe et les sentiments, viendrait pour lui dans sa jeune vie de seigneur le temps d'apprendre à dissocier sentiments et affaires. Sentiments et mariage. En 28 ans, Patrek avait suffisamment profité de la vie, jouis de sa liberté, de la liberté d'être un héritier bien né avec les poches pleines. Ce temps était révolu. Derrière lui. A oublier, à chasser. 

Il se devait d'avoir la maison la plus puissante du Conflans de son côté pour prétendre pouvoir aider ceux à qui il en avait fait la promesse. S'il aiderait volontiers la maison Nerbosc à se défaire de leur poids de la maison Bracken, il n'était à l'heure actuelle bon que sur la mer et on ne pouvait le défaire sur la mer. Sur terre, il ferait en sorte qu'on ne puisse le défaire. Cette alliance serait profitable, sans nul doute. Oui, sans nul doute, Walder Frey avait peut-être une fille ou petite fille pas trop vilaine qu'il pourrait épouser et enfanter. Sa détermination semblait sans bornes. Il fallait laisser son esprit parler et non pas son cœur. Son père ne s'était pas marié par amour, son père avant lui non plus, ses cousines non plus. Ce n'était pas un monde parfait, il n'y avait à ses yeux que les roturiers et bourgeois pour prétendre à un mariage amoureux et heureux. Aux yeux de Patrek, il n'y avait désormais plus qu'une alliance politique qui comptait, parvenir à son but final. Écraser les ennemis et s'assurer de pouvoir le faire.

Il fût relativement bien accueilli en ces lieux et bien vite amené auprès du vieux Walder. Il lui semblait si vieux, des années qu'il ne l'avait pas vu et le voilà la peau tombante les cernes si grandes et tombantes que les seins d'une vieille femme ayant eu 5 enfants. Dans ses souvenirs, Hoster Tully n'appréciait que peu cet homme qu'il jugeait lâche, lent à la décision, sans honneur ni respect. Patrek voyait là un véritable défi que joindre le vieux Walder Frey à sa cause et il savait pertinemment que cela pourrait être à double tranchant.

« Lord Walder Frey, je me présente, je suis le seigneur Patrek Mallister de Salvemer. »
« Approche toi dont ! »

Il fit un pas en avant, bien que veillant à garder une distance raisonnable entre lui et le vieillard bien entouré de sa famille. Patrek était venu avec quelque uns de ses hommes, plus par confort pour le voyage qu'autre chose.

« Puis-je savoir ce que le lord Mallister de Salvemer désire, venant ainsi en ces lieux armés avec plusieurs hommes ? »
« Messire, vous n'êtes pas sans savoir quelle guerre nous affrontons là-dehors. Je suis même sûr que vous avez dû plus d'une fois affronter les guerriers du roi Rhaegar Targaryen comme du roi Viserys Targaryen. »
« Il est bien vrai, en effet. Et donc ? »
« Je vous parlerai sans détour, car je vous pense apte à entendre ce que j'ai à vous dire. La Maison Mallister n'a pas tenu tout ce temps, tous ces siècles pour crouler sous le poids de l'ennemi. Les fer-nés se mettent à envahir nos terres, violer nos femmes et nos enfants, tuer nos guerriers et prendre nos biens. Ils commencent à s'avancer dans le Conflans et envahir nos terres, allant jusqu'à anéantir la maison suzeraine, la maison Desdaings. Il est temps que cela cesse et qu'ils comprennent qu'ils ne sont point les bienvenues sur nos terres.  »
« N'est-ce pas votre père qui a péri au combat contre ces maudits fer-nés ? »
« C'est la vérité, messire. »
« Ainsi vous réclamez mon aide. Voyez-vous des fer-nés dans nos contrées, « lord Mallister » ? »
« Je n'en vois pas un. »
« Est-ce donc pour cela que vous réclamez mon aide ? »
« C'est en partie pour cela, en effet. »
« Et qu'aurais-je en retour ? »

Il retenait un sourire. La conversation allait plus vite qu'il ne l'avait prévu.

« Je vous propose un mariage. Ma jeune cousine, dernière fille du jeune frère de Denys Mallister à ce jour au Mur. Une jeune femme pure et chaste, si belle que la rosée du matin, âgée de treize ans. Unissons nos deux maisons ainsi, je suis persuadé qu'elle plairait à l'un de vos fils. »
« Un de mes fils, hm. Je ne vois pas ce que cela m'apporterait, j'ai déjà bon nombre de petits héritiers, bien qu'une petite jeunesse n'est jamais de trop ici. Hm. Non. Il va falloir mettre un peu plus du votre, « Lord Mallister ». Mes filles sont trop nombreuses, me délaisser d'une ne serait pas un luxe. »

Comme il se l'était imaginé. Laissons penser au Frey qu'il menait la danse.

« Si vos filles sont trop nombreuses dans votre maison, peut-être pourrais-je vous alléger d'un poids et marier une de vos fille à l'un de mes jeune cousin.  »
« Un cousin lointain ? Je ne vois toujours pas ce que cela pourrait m'apporter. »

Ses mots, il les détachait bien les uns des autres. Cherchait-il à provoquer le Mallister ? Il ne s'avouait pas vaincu.

« Êtes-vous encore à marier, « Lord Mallister » ? Avez vous déjà une épouse ? »
« Non, messire. Je n'ai ni fiancée ni femme à ce jour. »
« Remédions donc à cela. Allons, je vais tout de même vous être sympathique, j'aime votre franc parler bien que votre regard ne me plaît guère. Je vous laisserai choisir une de mes nombreuse fille, vous prendrez celle qui vous plaît le plus et nos affaires seront scellées une fois que vous serez mariés. Vous n'allez pas vous en aller la queue entre les jambes, le « Lord Mallister », n'est-ce pas ? »

Il ne passait pas par divers chemins, il allait droit au but. Ce serait toujours moins oppressant.

« Un marché est un marché, j'accepte votre proposition, lord Walder Frey. Si un mariage arrangera nos affaires et liera nos deux maisons, je m'y engage dès aujourd'hui.»

L'on faisait venir les filles à marier du lord Frey. Pauvres jeunes femmes vendues comme du bétail. Il les regardait une à une, fort peu vêtue, du moins, leur vêtements n'étaient pas riches. Il les regardait, l'une d'elle attirait son intention.

« Prenons donc la jeune, là, comment elle s'appelle déjà... Walda ! »

Il s'approchait des jeunes femmes et leur disait alors.

« Mesdemoiselles, vous êtes toute fort charmante mais je ne peux choisir qu'une seule d'entre vous. Cette demoiselle deviendra ma dame, la dame de Salvemer. »

Walder avait-il quelque chose à faire de ses filles ? Savait-il qui était le lord Mallister et connaissait-il la dangerosité de Salvemer de par ses attaques constantes des fer-nés ? La baie était néanmoins sublime en tout temps et le fort ancestrale était l'un des plus beau du Conflans, fort riche, fort beau, sa fille serait richement vêtue et serait une grande dame Mallister. De ces jeunes femmes il s'approchait vers celle qui avait retenue son attention.

« Quel est votre nom, jeune demoiselle? »

Elle regardait Walder, qui lui faisait un signe de parler, comme las de ces enfantillages qui commençaient à traîner en longueur. Avait-il déjà, lui aussi, prévu son coup de son côté ? Elle répondait alors, bafouillant quelque peu.

« Je... Je me nomme Roslin... Roslin Frey, messire...  »

Roslin Frey, ainsi soit-il. Le choix était fait.


Au final, les affaires avaient été plus rapide qu'il n'avait imaginé. Aussi, il n'avait pas imaginé qu'il se retrouverait fiancé si rapidement. En une soirée, on parlait déjà du mariage à venir. Le vieux Frey avait tenu à ce que celui-ci se passe dans leur enceinte. Patrek trouvait cela plus convenable à Salvemer mais le vieux avait déclaré qu'une part de la dote – sur laquelle Patrek espérait aussi beaucoup pour renflouer Salvemer – irait dans le mariage et que sans cela, le Frey ne pourrait participer à ce mariage. Il était prévu pour bientôt et il valait mieux que ni l'un ni l'autre ne déjoue ce plan. Patrek tiendrait sa parole. Patrek épouserait lady Roslin Frey à la lune prochaine et celle-ci sera non plus lady Roslin Frey mais lady Roslin Mallister. Ainsi soit-il. Il aurait aimé qu'une autre dame porte ce nom mais il n'était plus l'heure de rêver mais de reprendre ses responsabilités.

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Vengeance is mine. [SOLO]   Mar 8 Mar - 18:06

Westeros s'agitait, on parlait au Bief d'une probable guerre entre les Tyrell et les Hightower. Les corbeaux avaient volés, les connaissances du seigneur de Salvemer faisaient leur travail en l'informant de ce qu'il se passait. Peut-être était-ce le moment ou jamais pour lui de passer à l'acte. Certaines coutumes disaient qu'il fallait attendre une année entre les fiançailles et le mariage, et pour une fois lord Frey et lord Mallister étaient tombés d'accord sans même avoir à débattre : plus tôt le mariage serait fait, mieux ce serait. Pour des raisons différentes mais ils semblaient d'accord. Patrek voulait un héritier le plus tôt possible, le Frey se débarrasser d'une bouche à nourrir. Roslin était cependant jeune, très jeune et Patrek aurait un peu de mal à garder contenance. Elle était adulte, 17 années. Mais bien loin était le temps où il passait ses journées avec des demoiselles de 17 années.

Une crainte de Patrek : se ferait-elle à son nouvel habitat ? Salvemer était plus dangereux que les Jumeaux, plus rude, la vie différait alors que les lieux n'étaient pas si éloignés les uns des autres. Elle n'aurait plus son père, ses frères et ses soeurs pour l'accompagner dans la vie. Elle serait seule, incroyablement seule. Car Patrek avait aussi bien, bien mieux à faire que veiller au confort de sa future épouse, avait bien mieux à faire que la mettre à l'aise dans Salvemer autre qu'en lui présentant les lieux et lui déclarant que ce serait chez elle à présent.

Les événements se déroulaient par ailleurs à Salvemer. Les Jumeaux auraient été plus confortables, plus spacieux, mais Patrek avait tenu à faire cela chez lui et ainsi inviter l'immense maison Frey ainsi que leur familles et les maisons du Conflans qui souhaitaient s'y rendre. Peut-être avait-il vu les choses trop grandes et le mariage coûterait cher à Salvemer tant par les boissons, par la nourriture que par la capacité d'accueil. Mais Patrek s'était dit, après tout, on ne se marie qu'une seule fois et il ne sera pas dis que le mariage de Patrek Mallister a été désastreux. Les servants s'étaient activés des journées et soirées entières pour rendre Salvemer agréable à tous et, plus que jamais, la flotte de Salvemer avait été développée pour qu'aucun gêneur ne vienne interrompre les festivités, ils avaient pour ordre de couler par le fond quiconque tentait de s'approcher de la baie. Violent, mais efficace. Radicale. S'il voulait rester crédible cela passait aussi par cela. S'il voulait être pris au sérieux, autant que tout se passe le mieux possible.

Le jour de son mariage était frais, le ciel gris clair mais il ne menaçait pas de pleuvoir. Les servantes étaient fières du jeune homme qu'elles avaient vus grandir et ne cessaient de répéter : notre seigneur devient un honnête homme. Ah, si ces douces servantes savaient. Il n'avait aucune envie de se marier mais il avait assez profiter de la vie et devait être sérieux ne serait-ce qu'une fois. Il avait de toutes façons était trop loin dans ses démarches pour reculer maintenant, il aurait paru encore moins sérieux en annulant ce mariage ce qui était tout sauf son intention. C'est une autre dame qu'il aurait souhaité épouser, emmenant à l'autel mais de toute évidence, dans la vie, nous n'avions pas toujours ce que nous voulions. Même lui. S'il était suzerain ou roi il se serait permis cela, mais il n'était que Seigneur de Salvemer et devrait faire comme tout Seigneur doit faire et prendre une épouse convenable d'une maison convenable pour assurer ses arrières et ses avants. Rien ne l'obligeait à aimer cette femme pas plus que la côtoyer, il avait beau adorer les femmes en règle générale et aimer les voir sourire jusqu'aux oreilles, son épouse n'aurait pas ce luxe et elle aussi se devrait d'être irréprochable. Il ne lui pardonnerait aucun écart. Alors peut-être avait-il bien fais de prendre pour épouse Roslin Frey qui semblait être la fragilité incarnée, il n'aurait sans doute pas à surveiller ses arrières ou faire surveiller ses arrières pour qu'elle ne faute pas d'une manière ou d'une autre.

S'il y a cinq années de cela on lui avait dit qu'il épouserait une Frey, il vous aurait ris au nez et aurait mimé de se faire vomir par pur dégoût. Les Frey. Lents de corps et d'esprit. Si guerre il y avait, ils seraient forcés de participer en faveur de leur alliés comme les Mallister mais combien de temps cela prendrait pour que le vieux Walder réagisse, ça... Mais il devait s'assurer de les avoir de son côté, c'était hélas le seul moyen qu'il avait de s'en assurer. Et il lui fallait, de toutes façons, un héritier. Un homme qui reprendrait son flambeau, il avait déjà vingt huit années bien tassées et c'était une honte qu'il n'ait jamais été marié, il s'en rendait bien compte.

Roslin Frey... Il soupirait lourdement.

Rien ne l'obligeait à la côtoyer, il devait juste remplir son devoir conjugale et il verrait bien ce que cela donne... Il soupirait à nouveau. Il fallait se donner du courage. Heureusement que sa dote valait quelque chose, au moins, cela servirait à couvrir le mariage et les frais qu'avaient engagés Patrek pour sécuriser d'autant plus Salvemer. Ils garderaient au moins la tête hors de l'eau quelque temps, le temps que Patrek trouve un autre moyen d'être bien loti sans que ses habitants en paient aussi les frais.

Il devait s'approcher de l'autel. Il devait revêtir d'une cape son épouse et lui jurer sous le regard des Sept qu'ils ne feraient qu'un jusqu'à la fin de leur jours. Ah, si Jason était là, aucun doute qu'il serait fier de l'homme qu'était devenu son fils. Son fils qui était enfin revenu à la raison pour accomplir son devoir d'homme et seigneur.

Le voilà aux côtés de Roslin, dans un septuaire bondé de monde. Cela avait beau être l'après-midi, le ciel restait gris et semblait se foncer, on avait du allumer nombreuses bougies pour que tous puissent voir. Le Septon aussi, ayant connu Patrek, semblait heureux que celui-ci soit revenu à la raison. Le visage de Patrek n'aurait pu être plus fermé qu'à cet instant, ni sourire ni regard compatissant pour son épouse qui traversait la même épreuve. Un baiser chaste, sans doute était-ce le premier que son épouse recevait à en juger la timidité de celle-ci. Il déposait sur ses frêles épaules une cape bleu roi et argenté, brodée d'aigles. Elle ne serait plus Roslin Frey, mais Roslin Mallister, dame de ces lieux et malgré le manque d'affection qu'il éprouvait pour sa nouvelle épouse, tous lui devrait respect et allégeance. Froid aurait été le meilleur mot pour décrire Patrek, habituellement si chaleureux avec les femmes. Peut-être aurait-il du être plus sympathique avec elle, pour la mettre à l'aise pour la fin de journée et la nuit qui allait suivre... Mais il n'y parvenait aucunement, pas à un seul moment il ne parvenait à sourire. Plus sérieux qu'il ne l'avait jamais été.

Le banquet qui suivit fut en effet riche et garnis, les cuisinières avaient fait un incroyable travail et seraient récompensées à la mesure de leur efforts. Servants et servantes avaient veillés à ce que les nobles ne manquent de rien ce qui avait rassuré aussi Patrek qui souhaitait que tout soit parfait et irréprochable, paraissant sans doute plus enquiquinant que jamais auprès de ses serviteurs. Les Frey avaient-ils vraiment un grand appétit ou ne mangeaient-ils jamais à leur faim chez eux ? A en juger par la rapide disparition de tout ce qu'il y avait sur la table - des repas surtout composés de produits de la baie - ils ne semblaient avoir mangés depuis des lunes. Mais qu'importait, le vin coulait à flot et l'on mangeait plus qu'on ne le devrait, ce n'était pas un mariage riche ou royal, ce n'était pas un mariage d'un grand suzerain, d'un très grand homme, mais on ne manquait de rien et c'était ce qui importait le plus.

Les musiciens aussi aidaient à la grande ambiance, moins froide que l'aurait imaginé Patrek puisque les enfants présents avaient décidés, eux aussi, de participer à la joie du mariage. Si bien que lorsqu'il s'était imaginé un mariage peu digne de lui - silencieux, tous assis - cela avait été un mariage où tout le monde désirait danser, boire, jouer, manger. Patrek avait au moins eu la décence de partager quelque danses avec sa nouvelle épouse qui elle aussi semblait se rassurer à mesure qu'ils dansaient. Ce ne serait facile ni pour lui ni pour elle et Patrek commençait peu à peu, à mesure de la journée, comprendre qu'il devait y mettre du sien. Il finissait même pas la trouver plutôt agréable, s'il passait outre sa trop grande fragilité et sa difficulté à parler en le regardant.

Le soir était arrivé plus vite qu'il ne l'avait imaginé, ou peut-être était-ce l'hiver qui arrivait qui raccourcissait les jours, toujours était-il qu'il fût rapidement pris par les acclamations des habitants : l'heure de la cérémonie nuptiale avait sonnée. Si lui connaissait parfaitement le procédé, s'il savait comment agir avec des femmes - même vierges - son épouse semblait plus que jamais effrayée : chose qui lui fit lever les yeux au ciel. Pour une fois, il pourrait mettre en avant ses talents développées pendant ses années de débauche et s'il était peu à l'aise en public, dans une chambre il en serait tout autre. Leur nuit de noce se passait ainsi sans encombre, si l'on passait outre la timidité de sa femme. Il espérait néanmoins qu'à mesure où il viendrait partager sa couche, celle-ci deviendrait moins frigide et prendrait confiance en elle. Qu'elle finirait par comprendre qu'elle était la dame de ces lieux et s'affirmerait. Il avait toujours le droit d'espérer après tout, non ?


C'est après plusieurs semaines, après que l'on ait annoncé la victoire des Hightower par corbeau au lord de Salvemer, qu'une servante venait lui apprendre tout autre chose : sa dame n'avait pas saigné. Patrek conseillait alors d'attendre plusieurs jours avant d'affirmer cela mais cela ne venait jamais. S'il n'éprouvait aucune véritable affection pour son épouse, il pouvait au moins lui reconnaître qu'elle pouvait se montrer utile, plus utile qu'il ne l'avait songé au départ.
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