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 Event 2 ♦ Les flammes de la guerre

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Valar Dohaeris
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Valar Dohaeris
Valar Dohaeris

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MessageSujet: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Mar 8 Déc - 14:45


           
Event 2
War is coming



       
Les flammes de la guerre


299, Lune 6, 1ère semaine
Le temps était calme. Bien trop calme. Le calme avant la tempête. Le climat actuel des Sept Couronnes n’était qu’une vaste poudrière qui pouvait prendre feu et enflammé tout le royaume. Certains endroits de Westeros avaient déjà brûlé comme le Conflans. Mais d’autres se préparer doucement. Les flammes de la guerre se répandaient doucement. Et aujourd’hui le Val allait s’enflammer, cette région montagneuse et difficile d’accès allait replonger dans les batailles comme au temps de l’invasion Andals. Rebelles aux yeux du Roi Viserys III et ayant commis l’impardonnable, la fureur du Roi des Sept Couronnes étaient sans nom. Elbert Arryn était en partie responsable de la colère du Targaryen. Il lui avait ravi son épouse, sa sœur bien-aimée. Ce qui aux yeux du faucon était légitime car il avait été le premier époux de la princesse Daenerys Targaryen désormais en sécurité aux Eyries.

Viserys avait donc tenté de ravaler sa rancœur, sa colère mais pas sa vengeance. Cependant une rose était venue apaiser le Roi, lui avait permis de se montrer patient, l’avait aidé à se sortir de la torpeur dans lequel il s’était mis après la fuite de ses deux Reines. Et il décida face aux sages paroles de la Tyrell de renforcer son alliance avec la famille suzeraine du bief. Il épousa Margaery Tyrell et en fit sa Reine. Les Tyrell avaient envoyé une partie de leur armée à Port-Réal en soutien au Roi tandis que ce dernier préparer son attaque sur le Val. Il laissa la capitale aux bons soins de la rose afin de la régler les affaires de l'État et de supprimer toute forme de rébellion. Il prit la mer avec son armada en direction de Goëville.

Viserys bien conseillé, eut l’intelligence de naviguer loin des côtes afin que personne ne soupçonne une armée sur la mer. Chaque navire était équipé de corbeau afin de faciliter la communication. Ils arrivèrent en vue de la plus grande ville du Val en pleine nuit. Lumière éteinte, aucun feu ne brûlant. Ils attendaient cachés, dépêchant des espions dans la ville afin de lancer sa première attaque. Une journée entière s’écoula, la flotte du Roi était cachée, à l’abri des regards et tous ceux posant leurs yeux sur un navire aux couleurs du Roi Viserys III étaient abattus.

Ce fut lors de la deuxième nuit que l’ordre d’attaquer fut donné. Trois navires remplis de feu grégeois sous l’étendant d’un marchand de Myr firent voile vers le port. L’armée commença à se déplacer mais tout en restant assez loin des sentinelles. Les trois navires se glissèrent au milieu de la flotte de guerre du Val et des mercenaires engagés par Aegon Targaryen. Les espions envoyaient la veille attendait sur le port, arc et flèche enflammé. Quand les trois bâtiments furent à distance de tir les flèches volèrent et vinrent toucher les navires pleins d’explosif. L’explosion fut d’une violence inouïe, illuminant le ciel sombre de la ville. Elle avait pu se voir à des kilomètres à la ronde. C’était aussi le signal pour que le reste de l’armée attaque. La ville se réveillait brutalement sous les flammes, attaquée par une armée jusque-là invisible. Viserys III Targaryen se vengeait de l’affront commis par les Arryn.  
       

           
base cracles bones, modification lawina

           
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Jeu 10 Déc - 15:32

Le bâtard Stark et sa troupe Stark étaient arrivés il y a bien une lune de cela. Après un terrible retard à cause des événements passés au Nord, les Stark n'avaient pu se rendre à temps au dernier au revoir de Jon Arryn. Le Lord Eddard Stark avait décidé d'envoyer Jon Snow, son bâtard, pour représenter le Nord et la maison Stark puisque lui-même ne pouvait se déplacer et ne pouvait pas encore envoyer Robb Stark, son fils légitime, qui avait nombre de choses à apprendre au Nord. Alors Jon avait été envoyé.

Le tour avait été long mais ils étaient parvenus à destination. Hélas, à leur arrivée, la sienne, celle d'Eleyn Blanetree et sa troupe, le nouveau seigneur avait été aux abonnés absents, c'est donc sous le commandement d'Andar Royce qu'ils avaient été. Mais Jon désirait s'adresser au Suzerain de lui-même et non pas par des mots transmis d'une personne à une autre, pourquoi avoir fait pareil voyage sinon ? Autant envoyer un corbeau. Non, il avait fait le voyage et comptait rester jusqu'à le délivrer au suzerain, cela n'était guère négociable. Les alliances avaient bien joués puisqu'on leur avait autorisé cela, mais une lune, c'était long, très long. Surtout lorsqu'on ne connait pas les lieux. Les premiers jours avaient servis à faire le tour des Eyriés, puis pousser plus loin autour du Val et finalement rester aux Eyriés au retour du suzerain et lui transmettre les mots d'Eddard Stark. Mais ils étaient restés plus longtemps que prévus.

Le bâtard avait été étonné en voyant la dame du suzerain, il n'avait osé l'approcher pour bon nombre de raisons qui ne regardait que lui. Il lui avait souhaité un bon retour et qu'elle puisse être enfin en paix, mais il n'avait pas été plus loin. Il avait réfléchis au lien que tout deux avaient par le sang. Sa tante ? Sa cousine ? Sa... Il ne savait pas, tout ça lui échappait. Il avait aussi aperçu le prince Aegon Targaryen. Autant dire qu'il ne lui avait pas du tout parler et avait essayé de l'éviter, car il connaissait parfaitement son lien avec cet homme. Et il ne voulait pas avoir à l'affronter.

Il était presque temps de partir, enfin, après tant de jours passés leur montures étaient plus que reposées, les guerriers qui les avaient accompagnés de même. Même Ghost avait fini par se lasser et chasser plus loin, on ne l'avait pas vu pendant un long moment. Il restait dehors, il ne voulait imposer la présence de son loup géant dans ces lieux. Mais ce jour-ci, il était revenu, et si on ne pouvait l'entendre hurler, Jon savait qu'il était revenu. Il ne savait pas pour quelle raison particulière, sûrement montrer qu'il était encore bel et bien présent. Jon n'attendrait pas encore une semaine avant de déclarer son départ et celle de sa troupe, il réfléchissait au meilleur moyen de l'annoncer sans paraître trop cassant.
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Ven 11 Déc - 12:32

« Noires ailes, noires nouvelles » disait le vieux proverbe. Jamais il n'avait été aussi vrai. La nouvelle était tombée comme un couperet et bien que dramatique, elle ne surprit qu'à moitié le Suzerain du Val. La flotte du Val et les bateaux du prince Aegon avaient payé un lourd tribu suite à une explosion qui semblait avoir pour origine du feu grégeois à en juger par la couleur des flammes décrites dans la missive. Tout ceci sentait le Viserys a plein nez. Qui d'autre pouvait avoir envie de s'en prendre au Val si ce n'était lui, à qui il avait ravi Daenerys. Peu surprenant qu'il porte son attention sur les terres d'Elbert. L'usurpateur avait toujours manifesté une attirance malsaine pour sa jeune sœur. Tout ceci ne pouvait rester impunis. L'origine de l'explosion n'était pas décrite. Selon toute logique il pouvait s'agir de personne infiltrée dans le port qui avait mis le feu au autres bateau mais ceci semblait peu probable car il aurait fallu se balader avec tout ce grégeois et arriver à le balancer en une fois ce qui semblait difficile. La manœuvre avait dû être plus subtile mais Elbert ignorait comme son serpent de beau-frère avait procédé. Des corbeaux furent envoyés à tous les Seigneurs du Val pour qu'il lève leur troupe et en envoie une partie vers Goëville. Les seigneurs des côtes et des trois sœurs furent priés de garder une garnison suffisante pour assurer leur sécurité en cas d'attaque navale. Il n'était pas à l'abri d'une attaque similaire. Pour l'heure Elbert s'inquiétait pour ses sujets de Goëville mais aussi pour Alys Grafton, la promise de son cousin Andar.

Elbert avait ensuite fait convoqué Jon Snow, le bâtard de Ned Stark, Suzerain du Nord et Seigneur de Winterfell. Le Prince Aegon de la maison Targaryen avait aussi été prié de les rejoindre. C’était ses navires qui avaient subis les plus lourdes pertes. Il était donc naturel de le prévenir. Quant au bâtard sa présence pouvait être utile pour deux raisons. La plus évidente : raffermir encore plus les liens entre le Val et le Nord. La deuxième était plus évidente : le Snow possédait déjà des hommes sous ses ordres. Lever un ban total allait prendre du temps et ces hommes d'armes déjà prêt à se battre pourrait leur être utile le temps que l'armée valoise ne soit totalement formée. Elbert prit place dans sa salle d'audience, installé sur son trône de Barral. Il attendit calmement que la plupart des intéressés daigne se présenter à lui. D'autres seigneurs et chevaliers locaux, qui séjournaient dans la forteresses des Arryn, étaient également présent. Une fois tout ce beau monde calmement installé, le Lord protecteur du Val prit la parole d'un ton grave. Ce début de journée ne présageait rien de bon pour le royaume ni pour sa région.


«Lords, Chevaliers, Prince et invités, je vous ai convoqué en cette heure car je viens de recevoir une missive des plus inquiétantes. Dans la nuit, Goëville a subit une attaque. Des navires , appartenant à notre flotte et au Prince Aegon, ont été détruits par une explosion dont le feu grégeois semble être à l'origine. Ceci est sans conteste l’œuvre de l’usurpateur qui occupe le trône de fer. Des corbeaux ont été envoyés à tous mes vassaux pour qu'ils lèvent leurs armes contre l'offensive de Viserys de la maison Targaryen. Je compte me rendre à Goëville avec un maximum d'hommes pou régler ce problème au plus vite. Je ne puis tolérer plus longtemps qu'un pleutre amène la guerre sur nos terres !»
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Mer 16 Déc - 17:58

Il se souvenait comme si c'était hier du nombre d'hommes qu'on lui avait confié et pourquoi : une grande première pour lui et une grande marque de confiance de la part d'Eddard Stark, trouvait-il. Le Val était dangereux disait-on, le nouveau Lord aurait peut-être besoin de soutien et avec les temps qui couraient, si doué le bâtard soit avec une épée dans les mains, cela ne suffirait pas si un problème devait survenir. Les clans des montagnes ou les sbires de Viserys III Targaryen, le Nord s'étant proclamé en faveur de Rhaegar, tout pouvait surgir tôt ou tard. Pourtant, ils n'étaient pas fort nombreux non plus pour ne pas provoquer ou dépeupler le Nord de ses guerriers pour les même raisons : s'être proclamé en faveur de Rhaegar.

C'est alors qu'il essayait de trouver les mots pour annoncer son départ qu'on le fit appeler. Le Seigneur et Suzerain avait à lui dire, bien, au moins il y aura un semblant de conversation. Il envoyait à nouveau Ghost au loin mais celui-ci ne semblait pas vouloir obéir à son maître. Il n'insistait pas, ne voulant pas faire attendre le Lord Elbert Arryn plus longtemps il montait jusqu'à le rejoindre.

Il ne fût pas seul avec lui à son grand étonnement et certaines personnes présentes n'étaient pas pour lui plaire mais il devait s'y faire, il s'en mordait presque la langue pour ne rien dire et ne pas grimacer de dégoût. Alors son visage restait froid, impassible, sans émotion aucune. Il regardait les personnes présentes tour à tour et prit place comme il fut demandé. Il écoutait le Lord sans mot dire pendant un instant, réfléchissant à ce que tout cela voulait dire. Viserys était bel et bien passé à l'attaque comme le Nord avait pu le soupçonner et Jon fût soudain ravi - à juger qu'il puisse l'être un jour - d'avoir à ses côtés un petit nombre d'hommes en arme. Il n'y avait aucun doute pour le Snow quant à la façon dont il fallait réagir, n'avait-il pas été envoyé pour montrer le soutien du Nord auprès de la maison Arryn ? Ceci étant, cela voudrait aussi dire mêler le Nord a un conflit qui ne le concernait pas et s'ils s'avéraient échouer, si Viserys remportait le combat - car combat il y aurait à tous les coups - le Nord pourrait être mêlé à cela, sur la seule décision du bâtard Stark. Il restait droit, froid, réfléchissant aux possibilités qu'il avait. Jon ne reculerait pas devant l'ennemi lorsque celui-ci importunait ses amis : kidnapper la femme du Lord puis attaquer sa région. Il le regretterait sans doute un jour, mais il se levait pour prendre la parole.

" Lord Arryn, le seigneur Eddard Stark m'a envoyé ici-même avec une troupe d'homme armés pour montrer le soutien du Nord envers leur lointain alliés. Il est temps de montrer plus amplement le soutien du Nord envers le Val et montrer que les paroles de la Maison Stark ne sont pas vaines. Nous vous suivrons au combat, dussions-nous périr, nous serons honoré de combattre à vos côtés quoi qu'il advienne. L'hiver vient, le "roi" des 7 Couronnes n'y échappera pas. "

Quel honneur aurait-il retiré s'il était parti queue entre les jambes à l'instant même où le Nord avait la possibilité de prouver son soutien ? Ils auraient fais de mauvais alliés et Jon était persuadé que s'il avait fuit le combat, personne n'oublierait une telle honte et un tel manque de parole : cela ne ressemblait pas au Nord, cela ne ressemblait pas à la maison Stark. Voilà pourquoi il n'y avait qu'un choix possible à faire, prendre les armes et suivre la maison Arryn au combat contre Viserys III Targaryen, peu importe la fin que les anciens dieux leur réservaient à tous.
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Ven 18 Déc - 17:36

Le bâtard de Lord Stark semblait parler avec l’aplomb et la sincérité d'un héritier bien né. Des maigres souvenirs qu'il conservait de Lord Eddard, Elbert conservait dans son esprit une apparence assez austère. Jon Snow dégageait la même impression. Sans doute pas aussi expérimenté et capable que ne l'était son père, le bâtard bien que jeune semblait manifester une envie de faire ses preuves. Si Lord Stark l'avait envoyé dans le Val cela ne pouvait être que pour deux raisons : soit parce qu'il avait pleinement confiance en sa progéniture illégitime, soit parce qu'il voulait s'en débarrasser. Eddard Stark étant un homme d'honneur, Elbert trouvait la deuxième solution peu envisageable.  Le jeune Suzerain s'éclaircit la gorge avant de prendre la parole pour répondre au Snow.

«Votre père a vécu un bon moment entre ses murs, Jon Snow et je suis ravi d'apprendre qu'il n'a pas oublié l'enseignement de feu Jon Arryn. Nos deux régions ont parfois été opposées mais elles sont proches depuis des décennies. Je ne peux que vous offrir mon soutien indéfectible et et mes plus sincères remerciements au nom de la maison Arryn et du Val.»

Le jeune homme patienta quelques secondes, attendant de voir si quelqu'un souhaitait ajouter quelques choses à ses paroles ou à celle du Bâtard de Winterfell. Une fois ceci fait, le Suzerain quitta son trône de Barral pour se lever et faire quelques pas. Tout le monde savait ce qu'il avait à faire et certaines personne était déjà en train de vider les lieux. Il était inutile de tergiverser plus longtemps. Si Viserys souhaitait la guerre, il allait l'avoir mais cela ne se ferait pas au détriment des innocents et au prix d'un nombre incalculable de ville. La meilleure défense était toujours l'attaque mais avant de vouloir aller frapper sur le crâne du voisin, il valait mieux enlever cette épine enfoncée dans la pointe de votre pied qui vous gênait tant. Le jeune homme se dirigea vers l'homme du Nord, laissant soin au Prince Aegon de se joindre à eux s'il le désirait.

«Nous n'allons pas perdre de temps ... Snow ? Puis je vous appeler Jon ? Nous faisons actuellement descendre un maximum de vivre et d'équipement par les nacelles qui nous servent habituellement à acheminer nos denrées jusqu'aux Eyriés. Nous gagnerons ainsi un temps précieux pour faciliter notre descente. Vous avez parler avec honneur et sincérité comme seul un Stark l'aurait fait. Me feriez vous l'honneur de chevauchez à mes côtés jusqu'à Goëville ?»

Chevaucher à ses côtés pouvait certes être mal perçu par certains seigneurs ou chevaliers, même s'il leur laisserait également le loisir de faire de même. Il ignorait quel genre d'homme était ce Snow et peut-être que quelques discussions avant une éventuelle bataille pourrait lui permettre d'en apprendre plus sur cet enfant du Nord. Cela lui faisait mal de quitter à nouveau son fils, sa femme et sa mère mais le devoir l'emportait sur les sentiments. Quel genre de dirigeant serait-il s'il restait planqué aux Eyriés ? Elbert faisait ses premières armes en politique et à chaque action, il essayait de se mettre dans la peau de Jon Arryn pour savoir comment il aurait agit à sa place. Le regard déterminé et la voix toute aussi assurée, il parla à nouveau au bâtard de Winterfell.

«Ne perdons plus de temps et mettons nous en route pour Goëville !»
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Sam 19 Déc - 2:17

Les Sept enseignent que la vengeance est probablement la pire chose au monde parce qu'elle naît de la violence et n'engendre jamais rien d'autre que de la violence. Voilà une délicate perle de sagesse pour débuter ce long post. Les septons promettaient d'ailleurs que l'un des Sept Enfers était réservé aux hommes dont la vie n'avait été rien d'autre que revanche sanglante et qui jamais de leur existence n'avait été en mesure de pardonner. Un bien triste sort en vérité. Heureusement pour lui, Glarus Ptek, arbalétrier de la Compagnie du Sous n'était pas un adepte des Sept. il n'avait don que peu à craindre les sermons des Septons et moins encore à craindre cet enfer qui semblait promis à tout les mécréants ou du moins tout ceux dont la vie semblait avoir été intéressante.

Alors qu'il était de garde et observait la nuit noire autour du camp de l'armée, le mercenaire se souvenait des jours lointains où il luttait en Essos. La Compagnie du Sous, il y était rentré alors qu'il était tout gamin. Un mioche à peine déniaiser et qui voulait voir du pays. Il avait quitté la ferme familiale et avait prit son baluchon pour gagner Myr sous les malédictions que lui lançait son paternel. Peu importait. Ensuite, il y avait eu l'épreuve d'entrée dans la compagnie. Tirer un carreau d'arbalète dans un sous au dessus de la tête d'une esclave à vingt pas de distance. Oui, c'était difficile. Mais la Compagnie était assurée de ne recruter ainsi que la crème de la crème. Ou en tout cas, c'était se qu'elle prétendait. Bien sur, il avait réussi. En guise de première solde, on lui avait donné l'esclave. Il s'était un peu amusé avec elle et l'avait vendue pour s'acheter un belle cuirasse en écaille de bronze. Après, il y avait eu les contrats. Il s'étaient enchaînés à un rythme assez rapide, la Compagnie du Sous ne comptait guère plus de deux cents hommes et avait voyagé à travers tout Essos, écumant les Cités Libres.

Le hasard avait voulut qu'ils se retrouvent à Braavos quant on avait annoncé qu'un gamin richard aux cheveux délavés cherchaient des hommes et les voilà à présent sur Westeros. Glarus avait pensé qu'ils donneraient vite une branlée à ces fameux chevaliers, mais il fallait avouer que pour le moment c'était plutôt calme comme job. Enfin, quant aucun enfoiré ne viens tenter de vous voler, déclencher une bagarre et vous faire mettre de garde pour les sept prochaines nuits.

Heureusement, le commandant avait bien comprit que dans cette bagarre les deux partis étaient responsables et le camarade de Glarus était donc d'office de quart avec lui. Le bougre s'était endormis et, plutôt que de cafter à ses supérieurs, Glarus avait décidé de se venger de façon plus personnelle.

Glarus Ptek, arbalétrier de deuxième rang de la Compagnie du Sous était donc de quart, observant la nuit noire dans des envolées lyriques tout en prenant bien soin de pisser dans le casque de son compagnon qui aurait une fort odorante et désagréable surprise au réveil.

Observant la rade du port, arbalétrier mit un certain temps avant de distinguer se qui n'allait pas. Trois navires étaient en train de s'approcher. Étonnant, personne ne semblait s'en préoccuper et pourtant, on ne pouvait pas qualifier leur manœuvre de discrète, loin de là. Comment imaginer qu'un truc qui fait plusieurs dizaines d mètres de haut et une paire de mettre de large se baladant au milieu d'un grand rien du tout parfaitement uniforme puisse être furtif ?

Reposant le casque et refermant ses chausses, il fut au premières loges pour admirer l'explosion de feu vert qui se produisit. Et dans la nuit, cette incandescente lumière illumina la mer et les navires plus lointains qui se rapprochait. Avant que la panique ne le fasse complètement chavirer, Glarus avait saisit sa trompette et s'était mis à claironner à travers tout le camp.

*   *   *

Ptek observa au dehors de la ville la campagne ravagée de Goëville. Des flammes, il y en avait eu en tout sens cette nuit là. Aux flammes vertes du port avaient répondu les flammes d'or des champs de blé qui partaient en fumée.

Les mercenaires du prince avaient tôt fait d'avoir rassemblé leurs affaires et d'avoir levé le camp. C'était ça de connaître son mériter. Son habilité deviens réflexe et même face à l'inconcevable d'un incendie de navire, la discipline reprenais le dessus sur la peur et la panique. Les officiers s'étaient débrouillés d'une belle manière il fallait l'avouer. Passé le premier émois, quatre colonnes de soldats s'étaient organisés. Les deux plus importantes avaient prit au pas de charge la direction des portes de la ville pour se replier vers Roche-aux-runes, emportant autant de civils que possible. La troisième colonne, aux effectifs plus réduit s'était mis en position de combat sur leur arrière pour couvrir leur retraite à grand coup d'arbalète myrienne et couvrir une part du littoral. Pendant de longues minutes, ils avaient copieusement arrosé l'ennemi de traits d'arbalètes, le dissuadant un temps de s'approcher. Et causant un joli nombre de mort dans les rangs ennemis. Pas assez malheureusement. Face à l'avancée des troupes du dragon rouge dans leurs barges, ces mercenaires avaient eux aussi fini par se replier couvert par leurs camarades. Des morts, il y en avait eu. Mais les troupes de l'Usurpateur devaient certainement encaisser plus de pertes avant d'avoir poser le pied sur le sol Valois qu'ils ne l'avaient imaginé.

La quatrième et dernière colonne, la plus petite, était peut-être celle qui avait causé le plus de dégâts. Scindé en de multiples petits groupes qui s'étaient dispercés à travers toute la région, ses hommes n'en avaient pas moins prit la peine de mettre le feu à tout grenier ou champs non défendables dans les environs. Ils n'empêcheraient pas le débarquement d'une armée, mais à moins qu'elle puisse se nourrir de cendre, elle ne trouverait rien dans les environs immédiats pour se ravitailler. Leur besogne accomplie, ils étaient restés en petits groupes pour ne pas attirer l'attention, se préparant à mener des attaques de guérilla partout où Viserys tenterait d'envoyer des éclaireurs ou de chercher du ravitaillement.

*   *   *

Revêtu de leurs armures noires et de leurs tabards écarlate à la mode d'Essos, Aegon et ses hommes tranchaient complètement dans la salle du trône des Eyriés. La peau sombre de certains des membres de ce petit groupe avait de quoi rajouter à ce côté exotique et d'étrange dans ce grand décors très Andal. Il n'y avait que peu de personnes présentes ici même pour assister à cette réunion. Et c'était tant mieux. Il serait d'autant plus facile de pouvoir s'y faire entendre. L'immense majorité des seigneurs présents aux Eyriés il y a peu devaient déjà avoir regagner leur demeure où ils armaient leurs domestiques et leurs gens pour répondre à l'appel de leur suzerain.

D'une certaine façon, Viserys avait été quelque peu idiot de s'en prendre à Goëville.

Avant cette attaque, Aegon l'avait bien vu dans le regard de nombreux nobles du Val. S'ils étaient prêt à partir chercher Daenerys (et encore, nombre devaient se dire que débarassé de cette encombrante alliance, leur seigneur serait plus libre de prendre une nouvelle épouse valoise), il n'en était pas de même quant à partir en guerre et à soutenir les prétentions de Rhaegar et de son fils. De plus, quant bien même le roi déchu et sa dornienne semblait convaincu du contraire, leur intervention aux funérailles de Jon Arryn n'avait guèe aidé à leur faire ici des amis.

Mais avec cette attaque, la situation avait changé de façon radicale. Il ne s'agissait plus de faire de la demi mesure ou alors de mettre en place une paix fragile mais qui assurerait le retour de la dame et le calme du Val. Tout cela venait d'être balayé d'un revers de main par Viserys. Il aurait put négocier, mais à présent, on en était plus à ce point là. Le Val venait d'être attaqué, le Val allait riposter avec toute la force que les Sept lui avait conféré.

Et c'était un petit peu l'inquiétude que pouvait formuler Aegon quant à une pareille manœuvre. Tout le monde ici semblait à présent prêt à partir en guerre et à agiter des armes en tout sens en hurlant des discours belliqueux, mais personne ne semblait prendre la peine de réfléchir à la situation. Hors, en y réfléchissant, l'ost de Viserys risquait de s'effondrer sur lui même.

Le premier à prendre la parolle fut un jeune homme qu'Aegon évalua à peu prêt de son âge, voir un peu plus jeune. Il portait des cheveux noirs mi long et un visage qui devait se faire pâmer bon nombre de demoiselles et d'avaleurs de sabre. Il se présenta comme le fils bâtard d'Eddard Stark. À cette mention, Aegon ne put s'empêcher de grincer légèrement des dents. Il ne savait pas qui était la mère de ce Snow. Mais il espérait qu'il lui ressemblait plus qu'il ne ressemblait à son père. Tout valait mieux que ce vieux con aigris qui s'enterrait dans la neige et la morosité de sa bicoque perdue. Oh, bien sur, Winterfell était un endroit célèbre dans le royaume et Aegon reconnaissait cela à Eddard Stark. Quitte à occuper un des multiples trou du cul de ce royaume (qui en comptait un grand nombre), autant occuper le plus illustre.

Quoi qu'il en soit, qu'Eddard ait envoyé son Lord Snow et non Robb était un message assez parlant vis à vis du nouveau seigneur du Val et sans doute pas un message très encourageant. Enfin, on pouvait peut-être laissé le bénéfice du doute à ce Snow qui au moins semblait avoir hérité du balais dans le fondement qui caractérisait si bien son paternel. Peut-être était-il plus doué que lui quant aux choses de la guerre. Les bâtards après tout compensaient souvent par la compétence et la force de caractère se que la nature de leur naissance leur refusait par le nom.

Assez rapidement, Elbert se dressa sur ses pieds et alla commencer à avancer en déclarant qu'il allait marcher immédiatement sur Goëville une fois leur ravitaillement achevé. Aegon fut un moment surprit par une réaction aussi brusque et impulsive si bien qu'il laissa son oncle se rapprocher de Jon Snow sans bouger. Au fond, il comprenait son oncle. Il avait besoin de montrer ce qu'il vallait en tant que seigneur du Val. À peine avait-il posé ses fesses sur le trône de barral que déjà Viserys venait lui souffler dans les bronches. Il ne pouvait pas laisser faire cela et devait réagir vite et fort. Mais il ne fallait guère confondre vitesse et précipitation.

S'approchant finalement de son oncle, Aegon s'éclaircit bruyament la gorge pour attirer son attention à lui et à Snow qui semblaient soudain les meilleurs amis du monde.

« Si vous me permettez mon oncle, je pense qu'il est essentiel au contraire de perdre du temps, dit-il. »

Elbert avait besoin de faire ses preuves à la tête du Val, Aegon avait déjà son armée engagée dans cette confrontation. Mais lui avait, avec la perte de tout se qui lui appartenait, déjà apprit à prendre pas mal de recul par rapport aux évènements pour analyser une situation dans son enssemble.

« Mon oncle, je comprend votre hâte de partir au combat, mais je pense qu'une attaque pourrait être prématurée. D'autant qu'il y a bien plus à faire et à gagner, fit calmement Aegon. »

Le jeune homme avait adopté une attitude sérieuse et déterminée. Il avait un peu réfléchis à la situation et était convaincu qu'un assaut frontal n'était absolument pas la bonne solution, loin de là. Avec une telle stratégie, les pertes seraient trop importantes. Maintenant, restait à faire entendre ses idées et dans tout les cas, Elbert aurait le dernier mot.

« Je ne suis pas certain que mon oncle soit aussi puissant qu'il se plait à nous le faire croire, poursuivit Aegon. Si vous le permettez mon oncle, j'aimerais vous exposer se que je sais et se que je pense devant des cartes pour vous conseiller. Nul ne pourra de toute façon partir en guerre tant que les provisions et les armes n'auront pas été acheminés à la Porte de la Lune. Et j'aurais besoin de bien moins de temps pour vous exposer un plan qui pourrait épargner bien des vies. »

Elbert avait le sang qui bouillonnait à l'approche d'une bataille. Aegon en était conscient et le sien faisait d'ailleurs de même. Mais l'objectif final restait la victoire sur les forces de Viserys. Et pour cela, il était essentiel de conserver la tête froide. C'était comme au cyvosse. Il était parfaitement futile de triompher d'une bataille pour finalement échouer à perdre la guerre à cause de pertes trop lourdes. À l'heure actuelle, ils n'avaient guère plus à perdre qu'un peu de temps qui ne ferait pas de grande différence. Goëville ne tomberait pas parce qu'Elbert avait accordé une heure à Aegon pour exposer ses idées et en débattre avec ses chevaliers et conseillers.
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Sam 19 Déc - 15:24

Ils avaient quitté Winterfell plusieurs lunes auparavant et le moins qu'on pouvait dire, c'était que ce long périple à travers Westeros avait apporté son lot de péripéties. Eleyn n'avait pas beaucoup réfléchi avant de se lancer dans l'aventure. Jon lui avait demandé de se joindre à lui et elle l'avait fait, la discussion n'avait pas été de circonstances, pas davantage que les tergiversations. Affirmer qu'elle n'avait pas maudit son impétuosité quelques fois, lorsque la fatigue et les éléments jouaient contre eux, aurait été un pieux mensonge. Cependant, même alors qu'ils s'empâtaient dans le Val, tournant en rond dans l'attente des ordres du Lord Arryn - ou ne serait-ce que de pouvoir le rencontrer - et pestant contre cette inaction forcée, la garde ne regrettait toujours pas d'avoir suivi cette nouvelle voie.

Seul le comportement de son compagnon l'avait perturbé durant cette dernière lune. Si elle-même avait été ébranlée par les révélations de son grand-père durant leur courte visite à Vieilles-Pierres, elle avait rapidement mis son dilemme de côté afin de se concentrer sur leur but final. Mais plus ils s'étaient approchés des terres du Val, plus Jon semblait nerveux. Torturé aurait été le mot juste. Quelque chose qui le taraudait depuis un moment déjà et qui semblait s'exacerber à l'approche de leur destination. Leurs liens s'étaient resserrés, des barrières étaient tombées et une bonne partie de la distance entre eux, comblée, seulement cela paraissait encore insuffisant pour qu'il se confie à elle sur ce sujet, malgré ses tentatives. Et puisqu'elle ne pouvait rien y faire de plus, elle avait ajouté cette attente à d'autres, prenant son mal en patience.

Laquelle patience s'érodait à mesure que les jours passaient, bien que, pour le coup, le fils Stark n'y fut pour rien. Il s'agissait de leur stagnation qui semblait s'étirer à l'infini. Eddard Stark avait dépêché une armée en souvenir de son vieil ami, répondu à l'appel de leur allié et ... Ladite armée n'était qu'une troupe dormante, s'interrogeant sur la pertinence de sa présence. Arrivaient-ils trop tard ? Trop tôt ? La stratégie avait-elle changé ? Les hommes commençaient à s'interroger. Les enfants du Nord n'étaient pas habitués à ce fonctionnement, ils étaient faits de la rudesse de leur climat natal et des moeurs guerrières de leurs ancêtres. Eleyn ne pouvait que les comprendre et surtout, les rejoindre. Jon lui-même s'agaçait, ce qui n'était jamais bon signe. Ils avaient discuté d'un départ prochain et pour conclusion à leur échange, le jeune homme s'était dit prêt à l'annoncer au Seigneur. La convocation de ce dernier tomba donc à point nommé.

Selon toute logique, la garde n'était pas supposée se rendre dans cette salle. Lors des mandats officiels, les femmes n'étaient généralement pas vues d'un bon oeil par leurs pairs masculins, a fortiori quand elles délaissaient les robes communément admises au confort d'un pourpoint. Néanmoins, le pli avait été pris à force de la voir dans le sillage du fils Stark. Son nom lui-même n'était pas totalement inconnu pour qui aurait été au fait des événements qui avaient agité le Nord. Elle avait participé au secours de la belle-fille du Lord Stark, Dacey et plus tard, de celui de Sansa - qui avait largement contribué à la capture de Ramsay Bolton. A défaut d'être reconnue, au moins limitait-on les regards étonnés ou soupçonneux.

Elle se mêla à l'assemblée tout en restant en retrait, à quelques pas derrière Jon, considérant que sa place n'était pas au premier rang. Déjà discrète de nature, elle n'éprouvait pas le besoin de se faire remarquer plus que nécessaire, surtout qu'elle n'avait pas imaginé une telle réunion. Jon n'avait donc pas été convoqué seul et une surprise appréciant d'en ramener d'autres, ses mâchoires se crispèrent à l'annonce du nouveau Lord Arryn. Une attaque. Ainsi le "roi" avait-il décidé de passer à l'offensive ... Elle entendit à peine l'échange entre le seigneur et son compagnon, s'interrogeant sur l'ampleur de la menace qui pesait sur eux tous - car oui, à présent, ils étaient dans la même galère. Une catastrophe, conclue-t-elle, si rien n'était fait rapidement. L'usurpateur ne se contenterait pas de Goëville, il n'était pas réputé pour en rester aux avertissements. Bientôt, ses troupes marcheraient sur les terres, bannières au vent, soucieuses d'étouffer la rébellion. Elle fut gré à Elbert Arryn de se montrer aussi réactif et brave, là où d'autres, plus expérimentés, auraient peut-être cédé à la panique. Il s'était déjà organisé pour l'acheminement, il ne restait plus qu'à prendre les armes et l'ennemi de front. En somme, une stratégie bien pensée et efficace, si les Sept étaient de leur côté.

En revanche, l'intervention du Prince Aegon la sortit immédiatement de ses réflexions. Elle tourna la tête vers le garçon, les paupières plissées. Bon de perdre du temps ? Tout plan était bon à écouter, mais ceci pourrait bien se faire en chemin, non ? Pourquoi repousser l'inévitable ? Si les pertes n'avaient pas lieu là-bas, elles auraient lieu ici et nombre d'habitants aurait le temps de périr sous les lames entre-temps, à l'instar des terres qui seraient prises et seraient difficiles à récupérer pour peu qu'ils attendent trop. Car si le Prince affirmait qu'il lui suffirait d'exposer sa stratégie et qu'ils pourraient entamer leur départ, c'était à croire qu'il ignorait le temps qu'une approbation unanime pouvait prendre, comme un débat guerrier était houleux. Parfois, mieux valait partir du plus simple et procéder aux rectifications en cours de route et aux yeux d'Eleyn, les circonstances semblaient exiger cette méthode.

" Mon Prince, loin de moi l'idée de vous offenser, mais si vous craignez que Lord Arryn n'accorde trop de crédit aux forces de votre oncle, ne craignez-vous pas de vous-même les sous-estimer ? " intervint-elle soudain, ses pas la ramenant finalement au premier rang. " A l'heure qu'il est, les hommes de Viserys Targaryen marchent peut-être vers les Eyriés, sans qu'aucune puissance ne s'oppose à eux. Il a eu pour lui l'effet de surprise et compte peut-être sur les débats dont vous parlez afin de gagner le plus de terrain possible et nous pousser à le retraite. Ces pertes nombreuses qui vous inquiètent pourraient s'avérer encore plus terribles si nous réagissons trop tard. " Aussitôt, elle se tourna vers Elbert. " De plus, je présume que le Lord Arryn connaît un endroit où nous pourrons nous rendre facilement et les y prendre à revers. Notre avantage est ce territoire que l'ennemi s'est mis en tête d'attaquer mais dont il ignore très certainement les subtilités. " conclua-t-elle, un signe de tête déférent adressé au seigneur et au Prince à l'appui.
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Sam 19 Déc - 19:08


         
Event 2



   
Les flammes de la guerre


Le sommeil avait mis du temps à la gagner. Son esprit était encore trop préoccupé par tout ce qui se déroulait autour d'elle. Le mariage arrangé dont elle ne pouvait se dérober, la dispute qu'elle avait eu avec sa belle sœur qui la contrariait un peu, la mort de Jon Arryn... Alys avait beau ne pas s'intéresser à la politique, elle ne pouvait pas nier que le royaume allait mal. Rongé par des querelles internes et finalement tellement puériles. Chacun voulait jouer à la loi du plus fort, c'était celui qui avait la plus grosse qui gagnait. La jeune femme ne comprenait pas cette tendance à la mégalomanie. Elle n'avait jamais été intéressée par le pouvoir, sans doute parce que le fait d'être noble, lui en octroyait déjà un peu. Son confort lui suffisait amplement. Mais voilà que ce mariage arrangé avec Andar Royce allait tout changer dans ses habitudes. Alys quitterait bientôt les terres familiales pour aller s'installer ailleurs, dans un endroit où elle ne serait qu'une étrangère. Jamais elle ne se sentirait chez elle dans chez les Royce, la jeune femme le sentait. Mais elle n'avait pas le choix.

Alys n'avait plus l'âge de pleurer non. Elle n'était pas du genre à pleurnicher, mais plutôt à se mettre en colère. Mais pour la première fois ses cris de rage n'avaient en rien changé sa situation. Son père n'avait pas cédé aux caprices de sa fille adorée. Pour cause, il avait lui aussi envie de voir la jeune femme poursuivre sa vie comme toute fille noble le devait. Et la marier signifiait lui accorder une situation plutôt bonne et stable. La voir terminer seule et sans enfant, aurait été une honte et un crève cœur pour lui. De plus il en avait marre de voir ses enfants se déchirer. Alys et son frère s'exécraient l'un et l'autre depuis l'enfance. Cela ne changerait jamais.

C'était donc l'esprit troublé par tous ces tourments que la jeune femme s'était endormie, bien tard, après avoir contemplé par la fenêtre la beauté de la nuit, pour apaiser ses maux. La silence du crépuscule l'avait aidée à trouver le sommeil.

Mais cette quiétude ne dura que quelques heures. Un bruit effroyable réveilla Alys en sursaut. Elle se redressa brusquement, le visage éclairé par une vive lumière. Elle se dégagea des couvertures pour se précipiter pieds nus, vers la fenêtre. Il y avait le feu, brûlant, se propageant, détruisant tout ce qu'il pouvait, chaque chose qu'il absorbait rendait l'incendie beaucoup plus grand. Il y 'avait des cris de douleurs et de guerre. Elle pouvait les entendre à travers les carreaux. Ses poils, sur ses bras, se hérissèrent, un frisson de peur lui parcouru l'échine, c'était un carnage qu'elle avait devant ses yeux. Une véritable scène chaotique et sanglante. La panique la paralysait, seul son regard bougeait, essayait de comprendre qui se battait contre qui et ce qu'il se passait, pourquoi le port était dévoré par les flammes ?

La porte de la chambre s'ouvrit, faisant sursauter la jeune femme qui s'apprêtait à se cacher pour échapper à d'éventuels barbares. Elle savait très bien quel sort pouvait l'attendre si elle croisait un ennemi... mais quel ennemi ? Finalement elle ne le savait pas.

C'était Lasha, la servante qui venait la prévenir. Elle avait le visage transpirant et le regard rempli de frayeur.

« Que se passe t-il ? » Demanda Alys.

« Le port est attaqué, la ville aussi. Nous devons nous mettre en sécurité. Ce sont les ordres de votre père. Il ne faut pas perdre de temps, venez ! »

Et sans se soucier de l'étiquette, la jeune servante prit Alys par la main pour la conduire hors de la chambre. La jeune femme se laissa faire sans broncher. Le choc était difficile à encaisser. Et une question lui vint à l'esprit : Pourquoi ?

C'était la panique. Tous ceux qu'elles croisaient : domestiques, soldats, couraient dans tous les sens. Pris de court par cette attaque surprise. Alys réussit à entendre le nom de l'usurpateur parmi les ordres aboyés par les soldats de son père. Ainsi donc, ils étaient attaqués par le roi lui même. Le Val allait être le théâtre d'un bain de feu et de sang. La jeune femme ne pouvait pas y croire, il y avait de cela quelques heures, ses soucis se résumaient à un mariage arrangé, mais à présent, elle ne savait même pas si elle et ses proches allaient pouvoir sortir de cet enfer, vivants.

 
     

         
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Dim 20 Déc - 17:41

Le Lord Arryn lui fit honneur à chaque fois qu'il prenait la parole, cela lui fit peu à peu prendre conscience de l'image qu'il pouvait dégager auprès des autres. Au Nord, tous le connaissait, faire ses preuves était compliqué quand tous vous avez connu petit et vous avez dès la naissance jugé comme un vulgaire bâtard. Au Conflans comme au Val, on ne le connaissait que sous le nom de Jon Snow, bâtard d'Eddard Stark, émissaire de la maison Stark : et rien de plus. Comme neuf, il avait de quoi faire ses preuves, de quoi montrer de quoi il était capable, prouver sa valeur si bien au combat qu'en stratégie. Il regorgeait d'idées. Il n'était pas un intellectuel, il ne connaissait pas toutes les maisons et habitudes de ces maisons, ne connaissait pas toutes les devises ni les emblèmes - ne lui parlez pas même de Dorne car il ne saurait rien vous en dire - mais au combat : il s'y connaissait pour y avoir été plus qu'entraîné, avoir eu des enseignements rigoureux avec des maîtres d'armes réputés et avoir connu nombreux guerriers qui avaient plus d'une fois fait leur preuve. Il avait brillé lorsqu'il avait fallu récupérer Dacey Stark, bien que sa stratégie soit des plus risquées il avait réussi à parvenir à son but sans tracas. Et il voulait prouver que ça n'était que le début.

Le Lord Arryn parlait bien et ses mots étaient bons, il ferait sans doute un bon suzerain s'il s'adressait à tous avec la même courtoisie, sans doute. Jon était un soldat, pas un seigneur. Mais il se doutait que cela irait avec tous les autres seigneurs. Ceci étant, lorsque le prince Aegon parlait, le visage de Jon se durcissait. Un regard de glace lui fût adressé : pas noir, pas méchant. De glace. S'il était du genre à rire, il aurait ris aux éclats. Mais en plein conseil, il ne le prit absolument pas au sérieux bien au contraire. Il était pourtant un prince et devait connaître les histoires de guerre, il devait être préparer à ce genre de rencontre, cela devait faire parti de son éducation : non ? Pourtant ce que disait Aegon lui fit perdre de la crédibilité aux yeux du loup blanc. Prendre des cartes ? Attendre ? Jugeait-il que le Suzerain du Val qui avait passé sa vie en ces lieux ne connaissait pas la région qu'il gouvernait ? Attendre ? Attendre quoi, que Viserys vienne de lui-même jusqu'aux Eyriés pour prendre le thé ?

Jon se demandait alors si le prince n'était tout simplement pas du côté de Viserys et si sa venue était réellement dans le but d'aider le suzerain ou au contraire lui tendre un piège. Il se le demandait, oui. Mais le Snow ne parlait pas, exaspéré, ça n'était pas à lui de répondre à cela et qu'aurait-il eu à répondre qui n'aurait déclenché un conflit ? Il n'était pas non plus le protecteur verbale du Lord Arryn. Etait-ce donc à cela que les princes étaient préparés ? Jon se demandait par la même occasion si le prince avait déjà assisté à un combat et s'il avait eu un jour à tuer un homme avec sa lame ou si celle-ci n'était là que pour la décoration. Connaissait-il les rudiments du combat ? Etait-ce comme cela qu'il aurait été éduqué, lui-même, s'il était resté auprès de son véritable père ? Par tous les dieux, les anciens comme les nouveaux, il fût rassuré l'espace de quelque secondes d'avoir été éduquer par la Maison Stark qui l'avait préparé dès l'enfance au froid et au combat à la fabulation. Il fût rassuré l'espace de quelque secondes que Rhaegar ne connaisse son existence et ne lui ait pas donné une éducation comme celle des princes. Sa rancoeur grandissait chaque jour envers les Targaryen, sans doute qu'en rencontrer n'arrangeait rien à cela. Peut-être à tort, peut-être à raison. Le bâtard ignorait sans doute les talents au combat de son véritable père et qu'il tenait ça de lui plus que de sa véritable mère, il ne l'avait jamais vu combattre et il ne se fiait alors qu'à ce qu'il voyait de ses propres yeux et entendaient de ses propres oreilles sans ragots ni rumeurs.

Contre toute attente, ce fût Eleyn Blanetree, sa compagne, qui prit la parole. Il la regardait curieusement, parlait-elle en publique ? S'adressait-elle au prince Aegon ? Il s'imaginait le pire quant à la façon dont aurait pu répliquer le prince et nul doute que Jon Snow n'aurait pas continué son mutisme bien longtemps si le prince et sa compagne en venaient aux joutes verbales.

" Lord Arryn, je serais honoré de chevaucher à vos côtés. Je sais d'expérience que l'attente n'apporte jamais rien de bon, mais après tout, peut-être que j'ignore tous des méthodes de guerre de la Couronne. Je sais d'expérience que si lors du siège de Fort-Terreur, j'avais attendu, mes amis seraient morts torturés, l'épouse de mon frère de même, mon amie Eleyn Blanetree de même. "

Il aurait pu continuer sur : je sais d'expérience que si les Stark avaient attendus avant de lever la rébellion, Aerys Targaryen serait encore sur le trône et des centaines d'innocents seraient encore entrain de mourir brûlés vifs. Mais il pesait ses mots. Ils ne connaissaient ici, sans doute, les méfaits de Viserys et de ses sbires et il n'était point venu pour s'étendre là-dessus non plus.

" L'attente permettra à Viserys de gagner en terrain et en vie volées. Plus nous attendrons, plus il mettra Goëville à feu et à sang, Goëville puis ses alentours. Il mettra le Val d'Arryn à feu et à sang. "

Il regardait une dernière fois le Lord Arryn.

" Mon épée est vôtre, je respecterai votre choix et votre avis, nous sommes sur vos terres. Je regrouperai mes hommes et nous partirons dès votre premier ordre. "

Ainsi, l'hiver s'abattra sur le "roi" des sept couronnes, ainsi, la glace et le feu s'affronteraient, ainsi, le Val ferait connaître sa justice. Jon ne rejeta pas une seule fois la faute sur le Val ni sur les Arryn pour avoir épousé une Targaryen. Quand bien même celle-ci était la base du conflit même, il n'y songeait pas une fois. Daenerys Targaryen, sa tante, était ici à sa place désormais et était la femme du lord Arryn, elle appartenait au Val désormais, elle était la dame du Val et devait y rester. Un nouveau roi fou n'y changerait rien. Il ne resterait pas à débattre de technique de combat avec le prince Aegon, Jon était bien meilleur sur le terrain face à l'ennemi qu'en discussion vaine. A la place du suzerain du Val, si l'on avait tenté de voler son épouse, nul doute qu'il aurait réagit immédiatement, qu'il aurait pris ses armes et ses hommes et aurait affronté celui qui avait osé le défier et commettre tel acte. Comment pouvait-on attendre lorsque l'auteur du crime menaçait de commettre la même erreur une seconde fois ? Quand Ramsay Bolton avait kidnappé Dacey Stark, le Nord n'avait pas attendu pour aller la récupérer. Quand Ramsay Bolton avait kidnappé Dacey Stark, Jon avait brandit son arme et avec ses compagnons, ils avaient abattus l'ennemi avant que le pire n'arrive. Pour lui, il n'y avait qu'ainsi que les choses pouvaient fonctionner.
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Event 2 ♦ Les flammes de la guerre   Jeu 24 Déc - 12:34





EVENT II
« Les flammes de la guerre»

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