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 [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]

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Valar Dohaeris

MessageSujet: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Mar 3 Nov - 19:31

Vieux Wyk, un peu après l'event du Conflans ( je mettrais plus quand j'aurai plus d'info).


Un homme venait de crier « terres ». Cela ne pouvait signifier qu'une seule choses : Vieux Wyk était en vue à l'horizon. Son île, ses terres, le fief des Timbal, sa famille, sa maison. Il était toujours bon pour un homme de revenir à ses origines, pour un Fer-Né de retourner à sa source. Savoir qu'ils allaient bientôt mettre pieds à terre allait donner de la fouge et de l'envie aux rameurs et à tout l'équipage. Il n'était cependant pas trop tard pour continuer ce qu'il était en train de faire. Il serait bon d'arrêter lorsque le Snekkar serait arrivé  à destination. Que faisait-il de si intéressant ? Il apprenait à sa captive à se servir d'une hache. C'était la plus petite qu'ils avaient trouvés à bord. Bien plus courte et plus légère que celle que Denys utilisait. La Desdaings n'avaient pas la musculature d'un Timbal ni l'habitude de porter de lourdes charges. Depuis qu'il la tenait à bord de son bateau, il avait pût juger de son caractère pour le moins combatif. Un trait de caractère qu'il appréciait chez les personnes du sexe opposé alors autant lui montrer comment se battre et se défendre. C'était pas le genre de femme qu'il comptait garder au fief des Timbal. La laisser là bien sagement en attendant qu'il rentre pour la fourrer et lui faire des gosses. A la limite, peut-être qu'il l'y laisserait aux premiers signes de la fécondation ou du moins quand la grossesses l'empêcherait de pouvoir vivre comme un véritable Fer-Né.

«Lèves plus ton bouclier et garde le bras ferme. A quoi ça sert d'en avoir un si c'est pour s'en servir comme un manchot. Applique toi Alyssa, sinon tu vas goûter au plat de ma lame.»

Une sanction qui planait sur son crâne et qui pourrait s'avérer cuisante. Elle devait sa voir qu'il ne fallait pas l'énerver ou prendre ses menaces à la légère. Le Timbal était un homme d'honneur, un véritable leader et un Capitaine bon envers ceux qui appliquaient ses ordres avec respect et application. Cependant si on lui désobéissait, il pouvait devenir un homme violent, dur et sévère. Quand en plus on savait qu'il possédait un corps d'armoire à glace et un air des plus intimidants. De son bouclier, il tapa légèrement sur celui de la Desdaings. Enfin, une frappe légère : façon de parler. Pour la dame du Conflans, il y avait de quoi vaciller un peu sous l'impact du coup. Fallait dire qu'il n'avait pas l'habitude d'apprendre à manier la hache à une jeune dame d'une lignée noble des contrées vertes.

«Aller attaque moi avec fougue et force. Montre moi ce que t'as dans le ventre ? Y a certains de mes gars qui disent que t'as rien dans le ventre et que la seule chose que t'y aies quelque chose c'est que je t'y colle un marmot. Ils me disent de te vendre en Essos. Dans une maison des plaisirs de Lys, ça tenterait ? Moi je crois pas. T'as la rage dans le regard alors confère là à ton bras et à ta hache !»
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Mar 3 Nov - 23:48


 


 
Bienvenue aux îles !
«Il n'y a qu'une chose de plus violente que la mort : la survie.»

 

 
Ne pas réfléchir. Ne surtout pas penser à la moindre chose. La nuit lui offrait suffisamment de cauchemars pour qu'elle refuse de se torturer la journée. Alyssa n'était plus grand chose de la jeune fille qu'elle avait été. Si peu de temps mais sa peau avait déjà brunie, ses tâches de rousseurs s'étaient fait plus marquées sous la caresse du soleil avant de disparaitre derrière ce teint qui remplaçait l'albate de la noblesse. Ses boucles brunes autrefois si bien entretenues n'étaient déjà plus qu'un amas de cheveux se transformant lentement en dreads. Mais pourtant, jamais ses prunelles n'avaient brillées avec tant d'éclat. C'était un mélange entre le bonheur et la haine la plus pure. Alyssa n'arrivait à gérer ses sentiments. parce qu'elle n'arrivait à se comprendre elle-même.

Aujourd'hui, elle tenait devant elle un bouclier. Elle qui se croyait forte, elle qui se croyait dangereuse quand elle était encore dans le Conflans et qu'elle croulait sous les "compliments" de ceux qui lui en offraient. Elle était une femme guerrière. Mais ses muscles n'étaient que poudres aux yeux. Ils étaient puissants face à ceux des idiotes de Beaumarché. En vérité, il n'en était rien. Elle était plus que faible. Mais la rage du combat bruissait depuis le premier jour dans le coeur d'Alyssa, comme elle l'avait fait de son père. Alors chaque soir, alors que Denys disparaissait, elle s'entrainait dans l'ombre. Ses entrainements portaient déjà leur fruit. Mais il n'en était rien quand c'était lui qui combattait. Il était trop fort pour elle. pourtant, comme toujours, la brune ne perdait pas espoir. Ce n'était pour briller à ses yeux. Elle aimait le combat. Elle aimait cette furie qu'elle devenait Sans pour autant oublier son nom. Elle était Alyssa Desdaings. Et elle vengerait sa famille. Qu'importe ce qu'il devait lui en couter.

J'les emmerde. grogna la demoiselle en réponse aux paroles du Fer Né, heureuse de pouvoir jurer. Elle n'avait jamais eu l'occasion d'offrir tous ses mots que lui avait apprit les marins autrefois. Maintenant, elle était comme libre. Si elle oubliait le mouvement de la mer qui lui rappelait à chaque seconde qu'elle n'était que captive.

poussant un cri rageur, elle bondit sur le blond, son arme en main. Sa poigne avait toujours été parfaite, mais parfaite pour un chevalier, comme son frère lui avait apprit. Les coutumes des pieds verts étaient si différentes de ce qu'elle vivait en permanence sur ce navire. plutôt crever que de porter un gosse. T'me foutra pas dans une maison de plaisir. Je suis une Desdaings, pas une vulgaire putain. La fierté. Toujours cette fierté du cygne, conscient de sa beauté et de sa puissance. Les rois du fleuve. Malgré ses paroles qui n'avaient rien de celles d'une Lady, Alyssa restait la fille de cette famille à la puissance réelle. personne n'avait le droit de les faire chuter. Elle les tuerait tous. Qu'ils n'en attendent pas moins de sa vengeance.

Son arme rencontra celle du fer né mais elle ne perdit pas une seconde. Retenant le hurlement de ses os qui glapissaient sous le choc, elle se retourna et frappa une seconde fois, avec plus de violence que jamais. Ses lippes, malgré la concentration, s'étirèrent sur un véritable sourire. La jeune cygne aimait ça. Adorait ce combat qui lui rappelait à chaque fois son but. Tous. Elle les tuerait tous. Une flopée de noms qu'elle répétait inlassablement. Étrangement, le nom du Fer né n'en faisait pas partie.

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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Mer 4 Nov - 18:42

Elle avait du répondant mais c'était au poing qu'il en voulait. Elle se démenait comme elle pouvait mais elle encore trop tendre et trop peu habituée pour pouvoir ne serait-ce que l'inquiéter un tout petit peu. Il allait falloir la faire travailler avec les hommes pour qu'elle s'endurcisse physiquement. Après peut-être qu'elle pourrait participer à un pillage ou à un abordage et montrer si elle avait vraiment plus que de la gueule. Elle frappait et frappait sans faiblir mais ses bottes étaient aussi prévisibles que les cris d'un bambin qui avait faim. D'un geste du bouclier, il repoussa sa frappe, passa dans son dos et en passa son bras tenant sa hache autour de son cour. Il ne la serrait pas pour l'étrangler mais juste pour la maintenir en position quelques instants.

«Et voilà, là je t'égorge. Encore bien trop tendre mais ça viendra. Peut-être que j'irai pas courir jusqu'en Essos pour te vendre. Le nouveau roi des contrées vertes devrait aimer d'avoir une Desdaings à disposition non ? Vous êtes ses opposants ? Quoi que je suis pas sûr qu'il te garde pour sa couche. Il paraît qu'il ne va même pas au combat avec ces hommes. Doit avoir une virilité aussi courte que son règne actuel ha ha ha. Sûrement le genre d'homme qui préfère qu'on lui passe par derrière ha ha ha.»

Même quand il rigolait, il avait l'air austère. Leur périple touchait bientôt à sa fin. Ils avaient longés les côtes de l'Ouest en quittant le Conflans. Il était plus logique qu'ils remontent le Nord et si les gens du Conflans décidait de les poursuivre, ils auraient emprunter cette voie. Ensuite, ils s'étaient ensuite diriger vers les îles de Fer pour revenir à bon port. Après un arrêt à Pyke, ils avaient prit la direction de Grand Wyk ce qui expliquait qu'ils rentraient sans doute plus tard que d'autres. Relâchant son étreinte, il la poussa un peu pour qu'elle se remette en piste.

«Tu finiras par avoir un marmot. T'en as peut-être déjà hein qui grandit dans ton bide alors que tu n'en sais encore rien. T'es pas encore une guerrière, peut-être qu'un jour tu le seras. T'en as l'esprit. Tu donneras de bons enfants avec un tempérament pareil.»

Un homme cria qu'ils arrivaient à terre et Denys se retourna pour contempler son île. Une fois à terre, ils prendraient des chevaux. Il n'aimait pas ce mode de déplacement mais c'était le plus simple et le plus rapide pour se retrouver au château avant la tombée de la nuit. Il intima les ordres en demandant à ce qu'on dise à Longmât d'aller lui faire quérir quatre ou cinq chevaux une fois qu'ils auraient accostés. Un pour lui, un pour Longmât, un pour la Desdaings et deux pour transporter certaines prises qu'il ramenait chez lui et offrirait sans aucun doute à sa mère. Il espérait que son père et son frère serait eux aussi rentré au bercail.

«Aller range ton arme et ton bouclier. On aura tout le temps de t'entraîner quand on sera rentré. On te trouvera peut-être quelque chose de plus adapté une fois à terre. T'es encore trop verte pour gagner ton équipement par le Fer-Prix.»

Il tendit à un homme son bouclier pour qu'il l'accroche à un cheval une fois qu'ils seraient à terre et accrocha sa hache à sa ceinture. Du plat de sa main, il donna une petite tape sur les fesses d'Alyssa pour la presser et la mettre en marche. Ses fesses étaient une partie de son anatomie qu'il appréciait. Rares étaient les femmes qui possédait de telles merveilles. Ils pouvaient les compter sur les doigts d'une main. Les deux qui lui revenaient en tête étaient une sauvage du Val et une Fer-née élevée dans les contrées vertes.

«On va rejoindre le fief à cheval. Tu sais monter non ? Tout le monde sait le faire dans les contrées vertes ! Presse toi ! Plus vite t’iras, plus vite tu pourras te réchauffer au coin d'un bon feu.»
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Mer 11 Nov - 10:28


 


 
Bienvenue aux îles !
«Il n'y a qu'une chose de plus violente que la mort : la survie.»

 

 
Malgré sa lutte, Alyssa n'avait aucune chance face à cet homme qui se battait depuis qu'il était né mais elle ne perdait rien à essayer. Mais son orgueil en ressortie blessé. Quelqu'un de sensé aurait sut qu'elle ne pouvait pas gagner mais pour la brune, c'était impensable. Les enseignements d'Isendre ne servaient à rien. Durant une seconde, elle eut envie de pleurer en pensant à son frère mais elle s'en empêcher. Si Denys la voyait pleurer comme une enfant, elle pouvait être certaine qu'elle perdrait le peu de respect qu'il avait à son égard. Elle était une guerrière et les guerrières ne pleurent pas. Elles luttent autant qu'elles peuvent contre ses hommes idiots qui refusent de leur offrir ce qu'elles méritent. Et pourtant, Alyssa sentait dans le moindre de ses muscles qui la faisaient atrocement souffrir qu'elle était loin de celle qu'elle rêvait de devenir. Très loin.

Le contact du bois dure de la hanche du Fer-Né la fit frémir et elle ne répondit rien à ses paroles. Qu'il insulte le roi autant qu'il voulait, elle se fichait de toutes les intrigues de la cour. Le peu de temps qu'elle y avait passé avait achevé de la dégouter de port-Real et elle s'était jurée ne plus jamais y remettre les pieds. Ce qui ne risquait certainement pas d'arriver vu sa situation actuelle. Aujourd'hui, le seul endroit où elle se rendait était celui qu'avait choisi le Fer Né.

Alors qu'il la renvoyait sur la piste pour une nouvelle danse de fer, Alyssa ne perdit pas l’équilibre. Les premières fois où il avait fait ça, le jeune cygne s'était étalé de tout son long sur le bois aux odeurs marines du bateau. Mais depuis, son pied s'était fait beaucoup plus assuré. Elle ne trébuchait plus lorsqu'une vague un peu trop violente venait lécher la coque du navire et elle ne tombait plus alors que les Fer Nés la poussaient comme une vulgaire catin. La fierté de la brune n'avait jamais été aussi puissante et elle pointait fièrement le menton dès qu'elle croisait le moindre regard. Contrairement à tout ses hommes sans nom, elle était un Desdaings. Et par son sang, elle valait bien plus qu'eux tous réuni. Ils riraient moins que Isendre et l'armée des cygnes viendraient les chercher, faisant bruler les bateaux et les égorgeant comme ils l'avaient fait de son père et d'Alessander. Jamais elle ne pourrait leur pardonner. Elle les tuerait tous. Sans autre exception que Denys. Malgré le fait qu'elle soit sa captive, il se montrait étonnamment bon avec elle.

Aucune réaction ne vient décorer le visage d'Alyssa aux paroles du Fer né sur un possible enfant qui grandirait dans son ventre. Elle le refusait tout net. plutôt crever, comme elle l'avait si bien dit. Et s'il y avait le moindre bébé en elle, elle ne pouvait savoir de quelle folie elle serait capable. Mais pourtant, les compliments de Denys lui mirent du baume au coeur. Sans qu'elle en comprenne vraiment, obtenir les éloges de la part du Fer Né lui faisait du bien. Contrairement à tous les nobles que lui avaient présenté sa mère, ils n'étaient pas fourbe et mesquin. Ils ne mentaient pas. Ce qu'ils disaient était empli de vérité et par instant, il lui semblait voir l'ombre de son père derrière les yeux de glace du blond.

A l'instant exacte où un homme annonça la terre, Alyssa tourna son visage jusqu'au paysage qui lui avait semblé si monotone. Un immense sourire étira ses lippes. Bien que la peur s'impose en maitre dans son coeur à l'idée de quitter le bateau, elle ne pouvait s'empêcher d'être heureuse. La terre ne lui avait que trop manquée. Obéissant au Fer Né sans vraiment avoir le choix de ne pas le faire, elle offrit son arme à un homme qui passait par là et qui la regarda avec des grands yeux étonnés alors qu'elle lui donnait comme à un vulgaire serviteur. Trop interloqué, il se retrouva avec l'épée en main et une Alyssa trop loin pour qu'il puisse lui enfoncer dans le ventre. Le spectacle était plus que comique et la brune ne put retenir un petit rire alors qu'elle se rapprochait de la proue et posait ses mains sur le bois qui grinçait.

C'est avec l'envie féroce de le gifler pour le geste qu'il avait fait qu'Alyssa se tourna vers lui, ses prunelles d'azures lançant des éclairs. C'était bien la seule chose qu'elle haïssait dans le fait d'être sa captive. Elle n'était que son objet. Rien d'autre et il ne se privait pas pour lui prouver.

Bien sur que je sais monter. Je ne suis pas une vulgaire paysanne.

Sa voix claqua alors qu'elle lui jetait un nouveau regard noir et suivait le reste des hommes qui commençaient déjà à débarquer. Avisant les quatre montures qu'on leur amenait, elle ne put empêcher un rire méprisant. Et bien mon cher, je vois que même les plus puissants des fer nés se font avoir avec merveille. Ses chevaux ne tiendront pas cent mètres. Si vous êtes experts en bâteau, je le suis en monture et je peux vous assurer qu'on vous roule dans la farine si on espère vous vendre ça.

Le ton de la brune était plus que sarcastique alors qu'elle imitait sa mère dans sa manière de parler. Si durant tout le trajet, elle s'était comportée comme la sauvageonne qu'elle était en vérité, à l'instant même où ses pieds avaient touché le sol, elle retrouvait ce ton condescendant propre à la noblesse. Mais elle devait avouer être particulièrement fière d'elle. Elle avait réussit à trouver quelque chose pour se rendre non pas indispensable mais utile au Fer Né. Sa connaissance équine était digne de celle de son père qui lui avait tout apprit et l'amour de Criston Desdaings pour les montures n'avait de limite. Il lui avait transmit ça, faisant d'elle une cavalière émérite. Fait d'arme très peu utile chez les hommes de fer.

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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Mer 11 Nov - 20:25

Denys éclata de rire. La Desdaings connaissait sans doute son affaire en matière de chevaux mais si elle pensait que la maison Timbal déversait la moindre piécette pour s'assurer les services de ces carnes, elle se trompait fièrement. C'était par respect et servitude qu'on les leur présentait et non pas pour les tromper. Le jeune homme continua de rire avant de lui coller une vigoureuse tape sur l'épaule.

«Je peux te le confirmer que tu sais monter de là à dire que tu montes avec aisance et grâce c'est une autre histoire ha ha ha ! Sache petite qu'on a pas acheté ses chevaux, nous sont remis simplement pour nous rendre jusque chez nous. S'avère que si t'as raison on continuera à pied, mais on reviendra demain pour trancher les mains de celui qui nous les a refilé. Peut-être bien que je te laisserai appliquer toi même la sentence si tu te tiens sage jusque là.»

Le Timbal regarda les hommes s'affairer à installer les dernières affaires sur les chevaux avant de lui même grimper sur sa vieille carne. Il n'avait jamais trop apprécier ce moyen de transport. Faire confiance à une bête qui avait sa propre volonté et façon de pensée n'était déjà pas quelque chose de très intelligent et logique en soit. Sans compter que ce n'était pas très confortable pour voyager. Une fois tous bien campé sur leur monture et les paquets chargés, Longmât ouvrit la marche, Denys avec les montures portes bagages. Il la ferma lui même en compagnie de sa prise de guerre. Il espérait arriver rapidement au fief familial, histoire de pouvoir se poser, embrasser sa cher mère, lui offrir quelques beaux présents puis prendre un bon bain bien mérité. Retrouver ensuite son paternel et son frère et échanger des histoires et des anecdotes croustillantes. Quoi qu'ils aient accomplis, il savait qu'il ferait des envieux en ramenant Alyssa avec lui. Jeune, belle et fraîche comme la rosée du matin.

«Cela fait des lunes qu'on a plus mit les pieds chez toi Capitaine. Il me tarde de retrouver Wylla la jeune boulangère. Sa mère est plus dure que la croûte de son pain rassi mais Wylla elle est douce et accueillante comme la mie d'un pain qui sort du four..»

Denys émit un nouveau rire amusé par la situation. L'attitude de son presque frère lui faisait chaud au cœur. Parfois il en arrivait à oublier le fait qu'il n'était pas le seul à avoir grandit là bas. Le château était beaucoup moins tape à l’œil et confortable que celui des Desdaings. Une bonne occasion pour habituer Alyssa à son nouveau mode de vie.

«Ça va te changer de chez toi petite ici mais tu t'y feras. Je sais que t'es une coriace. Je le lis dans tes yeux chaque jour. Quoi que tu penses, tu seras sans doute plus ici chez toi que nulle part ailleurs. Heureuse de retrouver un cheval entre tes jambes ? Dis toi que ça t’arriveras pas tous les jours alors profite. Si on de la chance, on arrivera avant que la pluie nous tombe sur le coin de la figure. »

Il posa sur un elle un regard légèrement complice mais aussi dur et emplit de désir. Elle ne le laissait pas encore. Puisse t-elle prier ses dieux que cela arrivent le plus tard possible car dés le moment où il n'aurait plus pour elle la moindre once d'intérêt, sa vie risquait de changer du tout au tout. Une transition qui pouvait se faire du jour au lendemain de la manière la plus brutale qui soit.
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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Dim 22 Nov - 12:07


 


 
Bienvenue aux îles !
«Il n'y a qu'une chose de plus violente que la mort : la survie.»

 

 
Alyssa se retient de lever les yeux au ciel comme elle le faisait à chaque fois. Contre toute attente, la petite brune devait apprendre à calmer l'insolence du cygne. Elle ne voulait pas que s'acharnent sur elle le moindre poings. Les coups tachaient sa peau de marques loin d'etre plaisant. La Desdaings avait beau n'avait aucune envie d'être la plus belle à chaque instant, elle ne pouvait s'empêcher de trouver horrible les quelques marques qui se détachaient de l'ivoire de sa peau. Inspirant légèrement, elle détourna le regard du Fer né, ne prenant pas la peine de lui répondre. Elle n'avait rien à lui dire. Rien d'autre que des insultes pour ce lieu où il l'a menait. Beaumarché lui manquait déjà. Isendre lui manquait et même Cerenna. Elle se souvenait des jeux, de la douceur de son père alors qu'il caressait sa joue. Alyssa mordit violemment dans sa lèvre inférieure pour empêcher les larmes de venir se glisser dans ses prunelles. Mais pourtant, malgré tout, elle ne baissa pas la tête et ses yeux se tournèrent vers le paysage si particulier des îles de fer.

Le château de son ravisseur lui paru bien fade mais campé avec fureur pour la guerre et la résistance. Une boule se forma dans l'estomac de la petite brune alors que les sabots de sa monture la menaient jusqu'à ce lieu qu'elle ne pourrait quitter avant une éternité. C'était donc là. Là que sa vie allait prendre une tournure décisive, là qu'elle devrait offrir au Fer né cette progéniture qu'il attendait comme un aveugle attend de revoir les brulures du soleil. Bien droite sur sa monture, rien ne montrait l'horreur qu'elle imaginait déjà. Ses prunelles gardaient cette teinte emplie de la fierté de sa famille. Elle était l'héritière du Conflans maintenant qu'Alessander était mort. par elle s'ouvrait tant de merveille. par elle vivait la force des terres sacrés. Les rois viendraient la sauver. Elle n'était pas une vulgaire paysanne et durant quelques minutes, Alyssa se rendit compte de la valeur qu'elle représentait. La noblesse bruissait sur sa peau et dans sa chevelure de jais. Ils viendraient la chercher. Ou elle trouverait le moyen de se libérer seule. Elle n'attendrait jamais auprès de sauveurs imaginés. Les princesses apprenaient à tuer seule le dragon dans les contes qu'elle imaginait.

La brune n'eut aucune réaction aux paroles d'un des Fers nés et son visage se tourna jusqu'à celui de Denys, une flamme rebelle brillant dans ses prunelles d'un bleu si foncé. Sa main se posa sur la robe de sa monture alors que les mots glissaient sur elle. Alyssa ne serait jamais chez elle ici et elle le savait à merveille. Il ne parviendrait à lui ravir cet amour sans faille qu'elle éprouvait pour Beaumarché. Qu'importe l'étiquette et le nombre de fois où son coeur s'était serré sur la ville de sa famille. Aujourd'hui, le pont et les hauts murs de Beaumarché lui semblaient les plus bels endroits du monde. L'inquiétude s'imprima quelques secondes dans son regard alors qu'elle pensait aux amis qu'elle avait laissé là bas. Camelya... Qu'était devenue la petite couturière ? Qu'étaient-ils tous devenus ? Mais rapidement, ce sentiment étrange disparu de son regard et ce dernier était emplie de sureté alors qu'elle répondait au Fer Né.

J'ai monté de bien meilleures montures au pied beaucoup plus sur. Quand à ce château, je n'y serais jamais chez moi. Je suis Alyssa Desdaings de Beaumarché et de nul autre part.

Elle soutient le regard du Fer Né sans détourner les yeux, sans laisser voir la moindre trace de peur. Le menton pointé, Alyssa n'avait jamais autant ressemblé à sa mère. Cette fierté n'était pas que celle des Desdaings. Elle lui venait de son serpent de génitrice, de cette femme qui n'avait jamais détourné les yeux devant personne. pour une fois, l'espace d'un instant, la brune fut fière d'être sa fille. Fière du sang que ses parents lui avait offert. Fière de ce caractère ombrageux que détestait les septas et que détesterait le Fer Né.

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Dim 22 Nov - 19:30

Il était normal qu'elle ait monté de meilleures montures. Les îles de fer n'étaient pas connues pour la qualité de leur chevaux mais bien pour celle de ses Snekkars. Elle lui plantait un regard de glace et il soutint son regard. Ce n'était pas un bout de femme qui allait lui faire baisser les yeux. Sans compter qu'il appréciait ce genre de petit jeu de dominance. Si elle cherchait réellement à le séduire, elle ne pouvait pas mieux choisir ses actes. Elle se montrait farouche, courageuse et fière de ses origines. Le Timbal se mit à rire avec Longmât en écoutant ces propos.

«Pense ce que tu veux, tant qu'on mettra le pied à terre, tu seras ici chez toi. Libre à toi de te faire appeler comme tu l'entends, mais t'étonne pas de te prendre une trempe sur coin de ton visage ou que les gens t'appelles Alyssa des ruines fumantes. Les gens d'ici sont pas des tendres comme dans tes Contrées Vertes.»

Le groupe arriva finalement devant les portes de la forteresses qui s'ouvrirent. Les chevaux pénétrèrent à l'intérieur d'une cours austère. Bien vite, des gardes vinrent saluer le fils héritier des lieux et s'occuper de leurs bagages. Certains d'entre eux sifflèrent à la vue de la nouvelle prise du Timbal. L'intendant arriva et s'occupa de gérer le transport des prises. Le Timbal lui s'empressa de ramasser un paquet sur le cheval porteur puis il laissa son ami à la peau d'ébène ouvrir la marche à l'intérieur du bâtiment principal pendant qu'il marchait au même niveau qu'Alyssa dans le silence le plus total. Leur pas se répercutèrent dans le hall et ils marchèrent, marchèrent dans le calme le plus complet. D'après ce qu'il avait apprit de par un garde, son père et son frère étaient en visite dans l'île et seule sa mère était présente aux château. C'était vers les appartement de dame sa mère que Denys se dirigeait à présent. La température de la pièce dans laquelle ils pénétrèrent était sèche. Pauvrement décorée si ce n'était pas un beau nombre d'étagères remplies d'ouvrages aussi divers que varié. Une femme était assise sur une chaise au coin du feu brûlant dans l'âtre. Lorsqu'elle entendit les bruits de pas, elle se leva et reconnu immédiatement son premier né que la Lady vint prendre dans ses bras sans également. Cette scène devait paraître incongrue pour Alyssa mais même les Fer-nés possédaient des mères aimantes.

«Mon petit Denys, mon doux Denys. Toujours fourré avec ce fripon de Dalton ? Tu es enfin rentré à la maison. Tu devrais rentrer plus souvent. Et toi aussi Dalton ! Tu devrais tenir mon fils éloigné de la mer et le ramener plus souvent à bon port, auprès de sa famille.»

Denys embrassa la joue de sa mère et lui glissa un paquet dans les bras. Comme souvent, il lui ramenait un cadeau de ses pillages. Un livre, une robe, des bijoux. De quoi faire plaisir à une dame. De tous les cadeaux c'était les livres que sa mère préférait le plus. Elle avait toujours adoré lire. Elle avait d'ailleurs transmit son goût pour l'histoire à son premier né.

«Tenez mère, un cadeau pour vous. J'espère qu'elle vous plaira. Nous avons fait un long voyage et nous n'allons pas vous déranger d'avantage jusqu' à l'heure du repas. Je tenais simplement à vous présenter Lady Alyssa de la maison Desdaings, prise sur le champ de bataille. »

La mère de Denys avait un physique de quarantenaire et était d'une beauté plutôt banale. Elle toisa quelques instants la jeune dame avant de prendre Alyssa dans ses bras et de lui murmurer quelques mots à l'oreille.

«Soyez bonnes avec mon fils et il vous le rendra. C'est un bon garçon avec qui vous serez en sécurité et qui vous donnera des enfants vigoureux.»

Denys regarda la scène sans grand intérêt, n'entendant pas les paroles prononcées par sa génitrice mais se demandant comme la Desdaings allait réagir face à pareil étreinte maternelle.
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Dim 13 Déc - 12:26


 


 
Bienvenue aux îles !
«Il n'y a qu'une chose de plus violente que la mort : la survie.»

 

 
Le coeur serré, Alyssa écouta les dures paroles du Fer Né. Il n'avait pas tord. Ici, elle n'était rien. Dans ses îles de fer où le nom n'offrait aucun prestige et où on devenait quelqu'un par soit même et non en étant le fils d'un roi ou d'un pleutre. Ses doigts si fortement serrés sur ses reines que ses jointures blanchissait à vue d'oeil, la brune sentait sa monture trépigner de la peur de sa cavalière. Malgré tout ce qu'elle pouvait dire et la fureur qui grondait toujours en elle, elle n'était qu'une enfant. Elle n'était qu'une petite fille qui voulait imiter les chevaliers. Elle voulait voir Isendre, se blottir dans ses bras. Elle voulait voir sa mère et son père, leur dire qu'elle les aimait. Elle voulait effacer de ses pensées la mort de son père. Criston qui tombait, au ralentit, encore et encore en lui offrant un dernier regard. Malgré sa fureur, dès que personne ne la voyait, elle s'abandonnait aux larmes. Elle voulait retrouver la protection et le confort de sa famille. Ils lui manquaient tous tellement. C'était trop tard. Malgré cette semie liberté qu'elle avait, elle était bel et bien prisonnière de cet homme qui se montrait bien moins cruel que ce qu'elle aurait pu. Quelque part, elle pouvait s’estimer heureuse. En tant que fille des Desdaings, elle aurait pu tomber entre des mains bien plus violentes. Inspirant, Alyssa ne baissa pas les yeux malgré les mots de Denys, gardant le menton bien haut. Comme la noblesse l'obligeait, comme elle n'avait jamais voulu le faire. prisonnière si noble et si fière de ce qu'elle était. Même dans les vêtements qu'elle portait et qui n'avait rien des souvenirs, elle restait aussi gracieuse que le cygne qu'elle était devenue dans cette capture. Le vilain petit canard s'était mué en autre chose. Un cygne aux yeux de sang et aux plumes qui petit à petit prenait la teinte de celles de son frère ainé.

Sans plus un mot, Alyssa suivit Denys dans ce château où la richesse digne de ceux du Conflans était absente. Elle avait toujours vécu chez les Desdaings, seigneurs tenant à impressionner. Seigneurs qui l'étaient devenu sans raison valable et qui aujourd'hui n'était plus que cendre dans la bouche. La brune gardait le port altier dû à des années de maitrise en compagnie de sa mère et elle était aujourd'hui si semblable à Cerenna. Si leur ressemblance était impossible à ignorer, elle l'était encore plus dans la démarche de la plus jeune des Desdaings. La fierté, voilà sa seule arme. Voilà la seule chose qu'ils ne pourraient jamais lui enlever. Elle ne s'inclinerait devant personne sur ses îles. Jamais. C'était une promesse qu'elle avait juré devant les sept sur le navire qui l'avait mené jusqu'ici.

Ils se dirigèrent vers des appartements qui semblaient appartenir à une dame et les pensées d'Alyssa se révélèrent juste lorsqu'elle vit ce petit bout de femme perdu dans des milliers d'ouvrages qui firent plisser le nez de la jeune femme. par les sept qu'elle pouvait haïr tous ses caractères couchés sur du papier, alliant sagesse et langueur. pour rien au monde on le l'obligerait à suivre à nouveau les cours des septas. L'étreinte entre la vieille femme et le fer né la fit froncer les sourcils mais elle ne dit rien, se contentant de se tenir là, avec toute sa fierté mal avisée.

Devant les présents pourtant, Alyssa ne pu retenir un léger grognement. Elle reconnaissait cette robe pour avoir vu sa mère la porter une unique fois. Les robes du Conflans n'avaient rien à faire ici et le climat ne permettrait jamais de laisser cette douce étoffe glisser sur la peau. Un présent trop riche, obtenu de pillage. Ils n'avaient aucun honneur. Ce n'était pas leurs biens, c'était les biens de ceux qu'ils avaient tué sans le moindre respect et à qui ils n'avaient prit la peine d'offrir une sépulture digne de ce nom. Jamais son père ne serait enterré avec les rites qui convenaient, jamais il ne s'envolerait une pierre sur chaque oeil. Alyssa frémissait de rage, ses poings serrés à s'en faire mal. Sur sa peau blanche glissait déjà quelques perles de sang dues aux ongles qui s'enfonçaient dans sa chair. Elle vengerait les siens. Lorsque tous s'y attendront le moins, elle serait derrière cette arme qui se planterait en eux sans la moindre pitié.

La Desdaings n'eut la moindre réaction lorsque la mère de Denys la prit dans ses bras. Elle ne la repoussa pas et ne lui rendit son étreinte, restant de glace face à cette femme qui aurait pu la toucher dans d'autre condition. Mais aujourd'hui, elle refusait d'être touchée. Elle voulait simplement voir le mal en eux. Être aveuglée par la haine sans la moindre pitié. Elle voulait sentir la force de son père lui donner les moyens de partir d'ici. Elle voulait s'enfuir. Courir sur des milles mais elle savait que son plan était voué à l'échec. Qui voudrait prendre sur son navire une enfant à peine adulte ? Elle aurait tôt fait d'être vendue comme esclave si elle ne savait se défendre. Elle allait devoir trouver dans le venin de sa mère cette manipulation qui faisait Cerenna.

peut être. glissa Alyssa à l'oreille de cette femme comme seule réponse. Elle voulait partir de cette pièce qui lui offrait une autre idée des Fer Nés. Elle voulait partir pour retrouver la haine. Ne pas, jamais, s'attacher à l'image qu'ils lui offraient. Et toujours s'attacher aux mythes.

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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Dim 13 Déc - 16:47

Denys ne comptait pas importuner sa mère plus longtemps. Ils se verraient sans doute à l'heure du repas, en compagnie d'autres membres de sa famille. Il était temps pour lui de reprendre possession de sa chambrée qui ne l'avait plus vu revenir depuis quelques lunes déjà. Ces murs l'avaient vu grandir et un jour ils lui reviendraient tous mais en attendant, il préférait dédier toute sa vie à la mer, à son équipage et aux pillages qui vous formaient un homme bien plus rapidement que n'importe quelle leçon.

«Mère nous allons vous laisser à vos ouvrages. Je vais regagner ma chambrée et vous reverrai sans doute à l'heure du repas. A toute à l'heure.»

La matriarche Timbal embrassa son fils sur la joue et ce dernier saisit Alyssa par le poignet pour l'entraîner vers la sortie. Il donna le droit à Longmât de partir vaquer à ses propres occupations. En compagnie de la Desdaings, il prit la direction de sa chambre. Après quelques minutes de marches et avoir monté un escaliers, la jeune mousse et le Capitaine de la Phalange arrivèrent à destination . Une jeune femme à l'air simplette et une vieille, dont la peau donnait l'impression d'être aussi sèche que du cuir tanné, étaient en train de s'affairer à changer les draps. Sa chambre lui donnait l'impression de ne pas avoir changé. Un grand lit, un bureau, une étagère avec quelques ouvrages historiques, des armes accrochées au mur en guise de décoration ainsi que l'armure du premier homme qu'il avait tué de ses mains. Une armure simple, sans décoration. Sa voix monocorde se fit entendre.

«Quand vous aurez terminé, vous amènerez une bassine d'eau chaude. Nous devons nous décrasser pour le repas de ce soir.»

Pendant que les femmes terminaient puis s'en allaient, Denys ramassa un paquet déposé par les hommes dans sa chambre. Il le prit sur son bureau. C'était un plusieurs vêtements féminin qu'il avait dérobé au cours de ses derniers pillages. Si Alyssa en trouvait un à son goût elle pourrait le porter le temps de la journée. Si elle préférait s'habiller plus à la garçon, il n'y verrait pas d'inconvénient. Mieux valait une femme habillé comme cela et en pleine possession de ses esprits qu'une gourde bien habillée. Sans sourciller, il le balança dans la direction d'Alyssa sans même regarder si elle l'attrapait.

«Peut-être que tu trouveras ton bonheur dans ce paquetage. De quoi te changer et  te rappeler le temps où tu portais des robes ornées de dentelles de Myr et où ta vie était insipide et insignifiante.»

Il terminait à peine sa phrase que l'on vint déposer la bassine et annoncer que l'eau chaude n'allait pas tarder à arriver. Denys hocha la tête et jeta ensuite un coup d’œil par la seule fenêtre de la pièce. D'ici il apercevait la mer. Cette vision l'avait toujours apaisé. La femme des contrées vertes ne pourrait sans doute jamais comprendre l'amour qu'éprouve un Fer-Né pour cette grande étendue d'eau. En effet, quelques minutes plus tard,  plusieurs hommes et femmes arrivèrent avec deux gros pots remplis d'eau. Ils les versèrent dans la bassine puis repartirent comme ils étaient venus. Le Timbal reprit la parole, le regard autoritaire et le ton toujours aussi neutre.

«Tu as passé plusieurs jours en mer. Déshabille toi et prend un bon bain. Tu as besoin de te décrasser ! J'aimerai que tu sois présentable ce soir.»
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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Mer 23 Déc - 20:30


 


 
Bienvenue aux îles !
«Il n'y a qu'une chose de plus violente que la mort : la survie.»

 

 
Alyssa le suivit sans mot dire, essayant de garder son éternelle fierté alors qu'intérieurement, elle tremblait de tout ses membres. C'était certainement la chambre du Fer Né. Toutes les histoires qu'elle avait entendu sur les hommes de îles lui revenaient à l'esprit et elle essaya de ne pas craquer. Elle refusait qu'il la voit faible et pourtant, petit à petit, la rage était remplacée par la plus profonde des peur. Qu'est ce qu'il pouvait bien lui faire de pire que ce qu'il s'était déjà passé ? Elle n'en avait aucune idée, mais il n'empêchait qu'elle tremblait déjà. On lui avait raconté tant d'horreur. Il avait été étonnement doux face à ce qu'elle pensait, face à sa rage de dragonne. La brune frémit, durant un instant, avant de reprendre convenance. Elle était la fille de Criston Desdaings. pas une vulgaire putain. Qu'il la couche là si cela lui plaisait. Mais elle ne se coucherait jamais sans mot dire.

Éloignant son regard de l'homme qui obnubilait ses pensées, elle s'attarda sur la décoration de la chambre, mais pas assez longtemps pour un intérêt feint. C'était la mer qui venait lécher l'horizon qui obnubilait ses pensées. Cette même mer qu'elle espérait un jour porteuse de bonne nouvelle, porteuse d'une liberté qu'elle attendait avec un mot qu'elle n'aurait jamais pu connaitre auparavant. La patience. Cette mer qui lui offrirait de retrouver les bras de son frère pour se blottir contre lui et enfin laisser les larmes qui s’agglutinaient aux bords de ses prunelles rouler sur ses joues. Elle inspira pour les faire disparaitre alors que le fer né lui parlait et qu'elle tournait les yeux jusqu'à lui. Se changer. Se laver. Elle n'avait pensé à la crasse qui s'était accumulée sur son corps depuis qu'elle avait quitté Beaumarché. Il avait raison, elle était bien obligée de l'admettre.

Alyssa expira doucement avant de se déshabiller, ne cachant rien de son corps. Contrairement aux gentilles demoiselles de la noblesse, Denys n'était pas le premier à la voir nue. Isendre, dans un premier lieu, alors qu'elle l'obligeait à venir se baigner avec elle dans la rivière. puis son ami d'enfance qui cédait aux moindres de ses caprices quand le bâtard des Desdaings était occupé. Se glissant dans l'eau, sa peau frémi légèrement à la chaleur du bain et elle se décarcassa très vite, ressortant presque aussi vite. Elle refusait qu'il la rejoigne, comme elle avait déjà vu certain homme le faire en compagnie de femme. Jamais ses parents, mais voilà bien longtemps qu'elle savait que ses deux là ne s'étaient jamais vraiment aimé. Ils étaient loin des contes et lui avaient offert la plus belle des leçons. L'Amour, celui qui rend stupide et celui décrit dans les contes n'existait pas. Il n'était qu'une mignoneté offerte pour faire rêver les idiotes.

A peine sortie de l'eau, elle se dirigea vers la pile de vêtement et choisi un pantalon beige ainsi qu'une chemise qui cachait tant bien que mal ses formes de jeune femme. Les vêtements étaient trop grands, mais c'était toujours mieux que les guenilles qu'elle avait porté durant tout le voyage. Tout en essorant ses cheveux, la brune tourna son visage mangé par les tâches de son jusqu'au Fer Né et elle lui demanda, ne laissant transparaitre aucune émotion dans sa voix.  

Je n'ai rien à faire à votre table ce soir. Et je n'ai nul envie de connaitre les milles et une facéties des Fer Nés.

Ses prunelles glaciales se figèrent dans celles de son vis à vis, sans la moindre émotions. pierre de cristal, aussi glaciale que le diamant. Il ne lui arracherait pas un sourire si c'était ce qu'il désirait. Enfin... Elle n'en avait aucune idée. Les Fer Nés étaient un peuple étrange qu'elle ne comprenait pas le moins du monde et pour lequel elle ne ferrait aucun effort.

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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Jeu 24 Déc - 18:37

Il la regarda quelques instants lorsqu'elle fut nue puis s'en détourna pour contempler la mer par la fenêtre. Le Capitaine pouvait la voir dans le plus simple appareil quand il le désirait, ce n'était pas ce genre de spectacle qui allait réellement lui rincer l’œil. En attendant qu'elle finisse de se décrasser, il se plongea dans l'observation d'une vieille carte qui se trouvait sur son bureau. Il jeta un simple regard à la Desdaing quand il vit la tenue qu'elle avait choisit. Loin d'être celle d'une dame des contrées vertes, elle le portait assez bien. Une tenue plus pratique et plus à la garçonne. Le choix du confort pour celui du luxe. Peut-être était-ce un signe de plus du délaissement de son ancienne vie pour l'approbation de la nouvelle. Lorsqu'elle lui parla, il se leva et lui jeta un regard glacial.

«Tu préfères qu'on te fasse manger avec les gens du fief  ou qu'on jette ta nourriture par terre et que tu te nourrisses comme un chien ? Libre à toi mais ta place est à mes côtés !»

Il s'esclaffa seul pendant que les servantes venaient vider la bassine et en remplir une nouvelle pour sa propre personne. La jeune brune qui avait son âge lui demanda si elle voulait qu'elle reste pour son bain. Denys accepta calmement. S'il avait été seul, il l'aurait laisser le laver et lui apporter le réconfort qu'elle espérait amener à un homme qui revoyait d'un long voyage en mer. Lui même se dévêtit et s'immergea dans l'eau chaude. Il laissa la servante le laver. Le capitaine se souvenait de l'un de ses derniers retours aux îles. Cette femme lui avait servit de chaufferette et elle souhaitait sûrement remettre ça au vu de l'insistance qu'elle mettait en s'attardant sur certaine partie de son corps. Il n'était nullement gêné par la situation. La Desdaings pouvait ainsi voir que ce n'était pas de femme qu'il manquait, ni de fourreau pour glisser son épée. Lorsqu'il trouva la femme trop insistante il lui intima d'un regard froid d'arrêter et elle comprit tout de suite. L'air un peu déçue, elle termina de le laver et une fois l'héritier des lieux séchés, elle alla chercher ses collègues pour vider et reprendre la bassine. Les vêtements que portaient Denys étaient sobre et élégant, aux couleurs de la maison Timbal mais sans fioritures ou signe de richesse. Il était comme ses îles, durs et modestes. Au final sa tenue ne faisait pas tâche avec celles d'Alyssa. L'homme la regarda de sa façon austère et bien à lui avant de prendre la parole.

«Tu seras à table à mes côtés. Je ne te demanderai pas de faire des ronds de jambes, des courbettes ou te te montrer sous un faux jour. Sois toi même ha ha ha ! Tant que tu n'offenses pas ma famille ou le Dieu Noyé, je n'aurai aucune raison de te corriger. N'oublie pas que je vais peut-être bientôt te prendre comme femme-sel ou comme femme-roc que tu le veuilles ou non ha ha ha.»

L'heure du repas approchait. Il n'y avait aucune raison d'attendre plus en ce lieux. Le Capitaine ouvrit la porte et fit signe à Alyssa d'avancer. Il était temps de gagner la salle à manger de la maison Timbal.

«Allons y dès maintenant avant que le gros du monde arrive sauf si tu préfères attirer tous les regards d'une salle pleine d'hommes en rut ha ha ha !»
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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Sam 16 Jan - 13:59


 


 
Bienvenue aux îles !
«Il n'y a qu'une chose de plus violente que la mort : la survie.»

 

 
Les rires du fer né lui étaient une mélodie plus que désagréable. Alyssa ronchonnait dans son coin, ne lui offrant qu'un bref regard. Qu'est ce que voulait cette idiote ? La rendre jalouse. pauvre folle, la jalousie n'avait pas sa place. La jalousie naissait de l'amour et jamais Alyssa ne pourrait tomber amoureuse d'un tel homme. Il l'avait enlevé. A chaque seconde, la brune se rappelait un peu plus tout ce qu'elle haïssait des îles de fers. Elle se rappelait un peu plus les yeux bleus d'un homme qui ne la quittaient pas, d'un homme dont les compliments n'étaient pas mensonger. D'un homme qui aimait son frère, qui avait fait partie de la vie du cygne noir. Elle retient le soupire et les larmes qui manquaient emplir ses prunelles alors qu'elle se souvenait du guerrier qui tombait au sol en protégeant leur mère et elle fixa son regard sur l'horizon en mordant violemment sa joue. Elle ne pleurerait jamais devant Denys. Elle l'avait fait pendant le voyage. Les larmes avaient à tant de reprise coulées sur ses joues. Mais jamais devant le fer né. Elle devait paraitre forte. La faiblesse était pour les faibles. Elle était une Desdaings. Toujours forte. Toujours.

Elle ne parla pas, ne lui offrant même pas un regard alors qu'elle rassemblait sa tignasse de boucles brunes sur son épaule. Ses cheveux en bataille pourtant bien souvent coiffés n'avaient plus rien de ce qu'il avait été. Sa peau de lait mangée par les tâches de rousseur, tout avait disparu. Elle n'était plus la digne seconde héritière du Conflans. Alyssa Desdaings et sa beauté si connue. Non, elle n'était plus qu'une femme-sel, prise dans un rail comme une vulgaire roturière. La vengeance luisait déjà dans ses prunelles mais elle n'en montrait rien. Le cygne n'aurait jamais cru qu'un jour elle prendrait modèle sur sa froide mère pour survivre. Qu'un jour elle imiterait la vipère. Elle si innocente. Elle a des kilomètres de celle que les jours faisaient d'elle. Elle inspira avant de finalement suivre le fer né. Avait-elle le choix ?

La table bruissait déjà des hommes présents. Ils étaient nombreux. Si différemment des coutumes du Conflans. Si différemment des repas avec sa famille alors qu'Alessander n'était pas encore là et qu'elle se retrouvait coincée entre son père et sa mère, coincée entre les regards noirs et leurs envies de meurtres mutuelles. Inconsciemment, elle se rapprocha un peu plus de Denys, cherchant à trouver sa protection mais lorsqu'elle se rendit compte de son geste, elle retrouva immédiatement sa place. plutôt se faire violer par des dizaines d'hommes que de lui montrer qu'elle avait besoin de lui. Dans sa fierté mal avisée, Alyssa se faisait plus d'ennemi que d'ami. Et c'était exactement ce qu'elle voulait. Jamais elle en pourrait arrêter de dédaigner les fers nés. Ils avaient tués sa famille comme des lâches.

Durant tout le repas elle garda le silence, touchant à peine à son assiette. Elle n'avait pas faim. Elle regardait les plats, sentant les douces odeurs qui s'en échappaient mais son ventre était serré par la rage et sous la table, ses petits poings se serraient. pire tout ce dont elle se persuadait, elle avait peur. Quand le repas serrait terminé. Quand le repas prendrait faim... Elle devrait partager sa couche. Une fois de plus. Elle allait refuser. Une fois de plus, elle n'aurait le choix. Il était un fer né. Il prenait avec ou sans l'accord de la demoiselle. Elle aurait voulu mourir par instant. Seule la haine et le désir de fuite la maintenait en vie, l'animait comme un pantin désarticulé. Oui. Il payerait tout ou tard. Avec les intérêts.

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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Dim 17 Jan - 19:22

La Desdaings pouvait parler autant qu'elle le voulait ou se montrer arrogante, Denys l'a vit comme elle était réellement au cours du repas. Elle ne parla pas, recluse à ses côtés. Si elle se réfugiait très certainement derrière son orgueil et sa fierté pour ne pas s'adresser au Fer-Né, il savait qu'au fond d'elle elle tremblait de peur comme un enfant face à sa première nuit d'orage. Il était partait s'installé à proximité de son père,sa captive à ses côtés. Son père éructa en le voyant arriver et on l'entendit crier à travers le brouhaha qui régnait dans la salle à manger.

«Alors on m'avait pas menti ! T'avais bien attrapé un de ces foutus cygnes après leur avoir fait goûter de ta hache. Je te reconnais bien là mon fils !»

Le bruit s'apaisa quelque peu lors pendant que tout le monde semblaient dévisager et détaillé la prise du Timbal. Certains poussèrent des cris de joies, d'autres grognèrent simplement et un autre suggéra  même qu'il faudrait retourner dans le Conflans pour vérifier si elle avait pas des sœurs ce qui eut le don de faire rire l'assemblée. Denys alla saluer son père et son petit frère. Ce dernier lui mit une grosse tape sur l’épaule pour le féliciter d'être revenu avec un aussi beau lot du Conflans. Quand il fut assit en compagnie d'Alyssa, on le servit sur son tranchoir et il demanda à ce qu'on lui serve une grande coupe d'eau. La voix de son père résonna alors à ses oreilles. Il ne parlait pas trop fort. On ne pouvait entendre sa voix qu'à leur table.

«Il cause pas beaucoup ton cygne ? Qu'est ce qu'elle a ? Ma table n'est pas assez bien pour elle ? Qu'est ce que tu vas en faire Denys ? La vendre ? Tu en tirerais un très bon prix à Westeros. En Essos aussi d'ailleurs. Elle est plutôt appétissante ha ha. Vas tu l'épouser ? Il y a longtemps que tu aurais déjà du perpétuer notre lignée. Prend la comme femme sel, qu'elle te donne des bâtards avant que tu épouses une femmes de nos îles. La graine qui germera dans son ventre sera l'assurance d'un avenir. »

Denys haussa les épaules. Il ignorait toujours ce qu'il comptait en faire. Par moment, il voyait en elle une femme qu'il serait prêt à épouser. Fier, résistante, courageuse, arrogante et forte. A d'autres moments, il ressentait une faiblesse qui lui faisait honte et à laquelle il avait envie de mettre un terme en lui serrant le cou pour le briser.

«Je n'ai pas encore décidé de son avenir. On pourrait en tirer bien plus que de l'or mais l'or ça ne réchauffe pas une couche, père ha ha ha. Ne vous en faites pas pour l'avenir. La graine a été plantée et prendra bientôt racine ha ha ha.»

Le Capitaine de la Phalange termina sa phrase en posant sa main sur l'une des jambes de sa captive. Un geste simple emplit d'un profond sentiment de domination. La soirée se poursuivit sans événements majeur. Denys passa du temps à rire et à parler du pillage du Conflans avec son frère. Quand il jugea le temps passé à table assez long, il se leva et tira Alyssa par le bras pour qu'elle en fasse de même. Il l'entraîna jusqu'à sa chambre et referma la porte derrière lui. Il ne prononça pas un mot tout en marchant vers son bureau pour verser un peu d'eau dans une coupe et la boire. Le silence s'était installé dans la pièce où seule le bruit de la mer se faisait entendre. Le Capitaine retira son haut et le déposa sur sa chaise tout en contemplant la mer par la fenêtre. Ce fut une fois torse nu qu'il manifesta de l'attention à Alyssa. Il l'attrapa par le coup et commença à lui parler de sa voix naturellement neutre et austère.

«Tu ne m'aimes pas. Je le vois dans tes yeux. J'y ai bien réfléchi pendant le repas. Je ne te vendrais pas en Essos. Je tirerai un excellent prix de toi dans une maison de plaisir de Lys mais ce serait du gâchis. Tu n'as pas la force d'un guerrier mais tu en  la hargne. Non si je dois te vendre, ce sera à tes ennemis ou à ta propre maison. Combien crois tu qu'il serait capable de m'offrir pour toi ? Quelque chose de supérieur à ce que tu m'offres tous les jours ha ha ha ?»

Sans crier gare ou donner le moindre signe préalable, le Timbal embrassa fougueusement la jeune Desdaings.
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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Ven 18 Mar - 23:04




Bienvenue aux îles !
«Il n'y a qu'une chose de plus violente que la mort : la survie.»


La jeune demoiselle baissait la tête, gardant toute la grâce dûe à son rang. Assise, droite, fière, elle gardait le menton relevé, mimant à la perfection sa mère, essayant de se souvenir des actions de la vipère, essayant de la revoir. De revoir celle qui avait surement survécu, quand bien même les autres avaient dut mourir devant elle. Cerenna en aurait été capable. Cerenna les aurait tous trahit. Du moins, c'était ainsi que le petit cygne la voyait. Cerenna. Rien que le nom de sa mère la faisait penser à un passé qu'elle voulait présent. pourquoi ? pourquoi les dieux avaient-ils été si cruels avec sa famille ? pourquoi n'était-elle maintenant que la dernière des Desdaings. Alessander était mort, devant ses yeux qui hurlaient sa terreur alors que ses lèvres essayaient de faire fuir ses adversaires. Son père avait suivit, dans un dernier élan. Elle n'avait vu le visage de ce guerrier qui avait ocit le plus grand chevalier de ce monde. Mais elle se vengerait, elle le jurait sur ses sept dieux qu'elle avait tant prié.

Dans sa haine, Alyssa n'entendait pas vraiment les paroles qui lui étaient adressées. Elle se contentait de serrer un peu plus fort ses doigts autour de sa fourchette. Elle se contentait de garder la tête haute, se contentait de voir blanchir les jointures de ses doigts autour de ce qui pouvait devenir une arme si elle ne réfléchissait pas plus. Mais des mots la firent frémir. La graine... Non. Elle ne pouvait être enceinte. Elle préférait se donner la mort plutôt que de mettre au monde le fils d'un monstre, le fils d'un homme qu'elle haïssait plus qu'elle n'avait jamais haït personne. Elle ne pouvait être enceinte. Elle devait rester pure. Et si son corps ne l'était plus, elle pouvait peut-être rêver de le faire croire. Si elle avait un enfant.... C'était fini.

Elle suivit le fer né alors qu'il quittait la table, sans mots dire, se contentant d'un regard noir. Sa main sur son cou lui fut un brulure et elle se contenta de le regarder droit dans les yeux, sans même baiser les siens. Elle n'attendait qu'une seconde pour frapper. elle voulait le voir souffrir, qu'importe sa faible puissance. Oui, elle n'était pas une grande guerrière. Mais ses mains n'étaient pas celles d'une jeune femme, de même que les fins muscles qui roulaient sous sa chair.

Le contact des lèvres de Denys la fit frémir et elle mordit de toutes ses forces dans la chair tendre avant de bondir en arrière, se plaçant immédiatement en position de combat. Il aurait le dessus, c'était certain. Mais il était hors de question qu'elle se rende sans même se battre.

Oui je te hais ! je te hais plus que je n'ai jamais haïs quelqu'un ! Et je te jure que tu vas regretter de ne pas me vendre parmi les putains d'Essos le jour où je te tuerait dans ton sommeil !

La rage qui brillait dans les yeux du cygne n'était pas un mythe. Elle était prête à lui arracher la gorge avec les dents s'il baissait sa garde d'un centimètre. Il n'avait pas le droit à l'erreur. Oui, elle 'nétait pas aussi forte que lui. Mais la rage voila sa vision d'un voile rouge qui ne prévoyait rien de bon.

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MessageSujet: Re: [-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]   Sam 19 Mar - 16:01

Elle le mordit à la lèvre. Ce fut la première erreur de la Desdaings car ce geste eut à la fois le don d'énerver et d'exciter le Timbal. Se défendre par la violence était une arme à double tranchant pour elle. Ses paroles par contre lui firent autant d'effet qu'une piqûre de puce, les démangeaison en moins. Il ne pût que rire face à ses propos infantiles. Qu'est ce qu'elle connaissait vraiment à la haine et à la colère cette petite ? Toute sa vie, elle avait eut une fourchette en or dans sa bouche. Nourrie et gâtée comme une petite Princesse. Pour ressentir une réelle colère, une réelle haine, il fallait toucher le fond et en remonter. Elle ne semblait pas encore avoir effleurer la surface de son propre malheur. Il était peut-être temps de brusquer un peu la dinde pour voir ce qui en sortait de bon. D'un geste de sa grande paluche, Denys colla une gifle à la Desdaings. Pas suffisante pour l'amocher un bon moment ou lui faire sauter quelques dents mais tout de même assez forte pour faire trembler sa petite tête sur ses frêles épaules.

«Si tu mords la main qui te nourris et qui t'offre la liberté c'est que je me suis montré trop tendre et gentil avec toi. Le temps est venu que je te montre où se trouve ta véritable place.»

Le Timbal détacha sa ceinture, non pas pour pouvoir retirer ses chausses mais pour la garder en main. Il comptait s'en servir telle une arme, comme un objet de dissuasion. Il allait la briser aussi bien par la force de ses paroles que par la force de ses coups. C'était une petite idiote qui ne se rendait pas compte de la chance qu'il lui avait offert. Une vie faite de liberté, de pillage et proche d'un des plus grands guerrier vivant à l'heure actuelle sur les îles de fer. Au lieu de cela, elle était pleine de rancœur et souhaitait retourner vivre sur le tas de cendre qu'était devenu sa demeure. Marchant jusqu'à elle, il enroula le bout de sa ceinture autour de ses mains et tira d'un coup sec pour passer la sangle de l'objet autour du coup de la Desdaings. Sans ménagement, il la priva d'air en l'étranglant. Il l'avait protéger de ses hommes jusqu'ici et n'avait jamais manifesté une réelle violence dévastatrice à son encontre mais elle avait réveillé en lui sa puissance et son désir de domination.

«Quand on te balancera dans la mer, c'est ce que tu ressentiras. Tes poumons se videront peu à peu et tu chercheras l'air par tous les moyens mais tu ne le trouveras pas. La main d'os se referme de plus en plus sur ton cou. Si je force encore un peu, c'est ton cou que je briserais. Je tiens ta vie entre mes mains alors ne t'avise plus de me menacer. Tu n'aurais jamais le cran de me tuer. Tu n'as pas encore ce qu'il faut pour cela mais je t'apprendrais si tu sais te monter patiente. Tu dis me haïr, tu me prends pour un monstre. Que crois tu que d'autres Fer-nés t'auraient fait s'ils t'étaient tomber dessus ha ha ha ? Tu crois qu'ils t'auraient laisse passer en jetant des roses sur tes traces de pas ha ha ha ?»

Denys mit fin à l'étranglement et laissa quelques instants aux poumons de la Desdaings pour se remplir d'air. Il l'attrapa par le collet et la souleva comme un vulgaire fétu de paille, déchirant par la même occasion le haut de la jeune fille. Sans ménagement il la balança sur le lit, le haut de son corps à moitié dénudé.

«Je te garderai au moins jusqu'à ce que tu me donnes un enfant. Si cela se passe sans accroc, je ferai en sorte que le reste de ta vie se passe bien. Viens à t'enfuir ou à perdre cet enfant et je viendrais récupérer mon dût en fauchant la vie de tous les Desdaings encore vivant. Comme cela tu auras au moins une véritable raison de me haïr. Tu veux te montrer forte c'est ça ha ha ha ? Tu n'as encore rien vu ! Je vais devoir me montrer dur envers toi.»

Le Timbal joignit l'acte à la parole. Sa main droite entra en action et un bruit de claquement se fit entendre. La ceinture qu'il tenait dans sa main droite venait de venir fouetter les côtes de la Desdaings. Avait-elle encore envie de jouer avec lui ? Pour le Capitaine de la Phalange cette bagarre devenait clairement un divertissement.
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[-18] Bienvenue aux îles ! [Pv Denys Timbal-Alyssa Desdaings]
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