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Nous avons besoin de monde dans le Bief, le Conflans et Dorne ! Points à la clé !
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soient plus lentes. Merci de votre compréhension.
La MAJ aura lieu le week end du 23 et 24 novembre Nid de vipères (Nymeria Sand) 3725701551

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 Nid de vipères (Nymeria Sand)

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Valar Dohaeris

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MessageSujet: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyMer 2 Sep - 19:23

An 298, seconde lune, 23h

Arron Qorgyle ronflait. Il était le second fils de Quentyn Qorgyle le sire du Grès et ami personnel d’Oberyn Martell. La Vipère Rouge avait vécu dans les oasis du désert quand il était tout jeune. C’est avec ces seigneurs là qu’il entretenait les meilleures relations. Guilan Qorgyle était le fils aîné et l’héritier. Arron n’était que le second. Son père l’avait envoyé à Oberyn pour qu’il en fasse quelque chose, qu’il puisse lui trouver une place valable à Lancehélion la capitale. Oberyn l’observait en train de dormir. Ce garçon était en couple avec une femme ravissante de la vieille ville, et inexplicablement il préférait dormir au palais des Martell. Oberyn savait pourquoi. Arron avait secrètement envie de Nymeria Sand sa bâtarde, comme beaucoup. Les ronflements traversaient les locaux de la salle de garde. A part ça le calme régnait dans le palais. Pas de courtisans en train de bavarder ou de serviteurs en train de s’affairer à cette heure-ci. Deux gardes d’Areo Hotah le capitaine de Doran Martell, venaient de partir pour la ville basse, le quartier pauvre. Un type avait poignardé un autre type pour une femme dans une taverne. Oberyn avait décliné la corvée.

« Allez-y les enfants. La Vipère Rouge vous accompagnera par la pensée dans un esprit de justice impartiale. »

Arron Qorgyle ronflait. Oberyn jouait avec un de ses serpents à côté. Tout en écrivant une lettre de l’autre main. Le bruit des ronflements se répercutait. Manfrey Martell était planté près des serpents d’Oberyn. Le cousin de Doran avait un faible inconvenant pour les animaux dangereux. Mais il était agréablement efficace quand il fallait faire un saut à la « pagode Yi Ti » de Sichuan, pour organiser le banquer familial du dernier jour du mois pour Oberyn et toutes ses filles. Oberyn était en train d’écrire une lettre à sa 4ème fille Sarella Sand :

« Consacre-toi plus rigoureusement à tes études auprès du mestre de Spectremont ma grande. Amène ton fiancé aveugle Timoth avec toi quand tu viendras bientôt. Je veux te regarder lui décrire un combat de chevalier avec ce talent magnifique que tu possèdes. »

Arron Qorgyle continuait à ronfler. Ce pauvre gars croyait vraiment qu’un jour il arrivera à séduire Nymeria Sand. Oberyn prit un autre parchemin. Une lettre fatiguée. Il avait lu cette missive de Dava la mère de Sarella au moins 1 milliards de fois. Dava commandait son propre navire. Le commandant de la flotte dornienne la trouvait trop froide. Elle refusait ses avances. Le commandant lui avait dit :

« Prince Oberyn, pourquoi vous êtes le seul avec qui elle ait couché ? »

« Toutes les femmes qui ont du caractères le font. »

Le commandant avait éclaté de rire. Le commandant gérait la flotte de Dorne d’une main de fer. Il avait un fils nommé Phersin qui commettait des vols en plus de servir d’indicateur à Oberyn. Un grand psychopathe qui rêvait de coucher avec une des filles d’Oberyn, mais sans succès. Aero Hotah entra dans la salle :

« J’ai besoin d’Arron Qorgyle mon prince. C’est pour une tâche subalterne, mais c’est le seul officier de la garde que j’ai sous la main. »

« Très bien je le réveille. Il s’agit de quoi ? »

« On me signale un tapage nocturne sur l’avenue boisée de la hauteville. La caserne de milice du quartier est débordée. La moitié des hommes travaille sur ce navire échoué dans le port. »

Oberyn jeta un de ses serpents sur Qorgyle.

« Debout là-dedans. On sort cette nuit. »

Arron se frotta les yeux et bailla à s’en décrocher la mâchoire. Oberyn le fixa en songeant à ce mécontent chronique qu’il était. Il avait remporté un tournoi l’an dernier. Il s’était mordu de Nymeria Sand à ce moment là. Il n’avait plus couché avec sa fiancée depuis. Oberyn saisit sa lance et entraina Qorgyle avec lui à travers les couloirs. Il le vit se remettre les idées en place. Ils se rendirent dans la cour. Ils enfourchèrent leurs chevaux. Ils s’engagèrent dans les rues.

« La hauteville ? Nymeria la fréquente toutes les nuits. »

« Oui petit, je sais. »

« Elle doit être de toutes les fêtes. Vous croyez que quand on aura réglé ça cette nuit je pourrais… »

« Non petit, il faudrait mieux que tu poursuives les femmes qui veulent de toi. »

Ils traversèrent la hauteville à cheval. Des couches-tard jouaient aux dès devant des tavernes. Ils longèrent les maisons en bois avec vue sur les espaces vert qui bordaient l’avenue. Un refuge de nantis. Alors ce tapage nocturne ? Un peu plus loin sur la droite. Et devinez ce qu’aperçurent les deux hommes ? Une maison éclairée à flot pas très loin. Musique tonitruante à cause d’une troupe de troubadours. Des matelots et des femmes qui faisaient connaissance sur la terrasse. Et là Nymeria Sand entourée par 5 soupirants bavant après ses miches. Un quartier-maître servait à la louche l’alcool exotique que contenait une soupière. Les femmes dansaient avec les matelots. Oberyn et Arron descendirent de cheval. Ils s’approchèrent de la terrasse. Un marin aperçut Oberyn et lui dit :

« Je vous ais vu affronter cet homme à la lance en duel lors d’un banquet. »

Oberyn se retourna, Qorgyle avait décampé évidemment. Il avait foncé droit sur Nymeria. Il attrapa un verre d’alcool et le vida d’un trait devant elle pour lui prouver qu’il était un homme, un vrai de vrai. Oberyn quitta la terrasse. Il lui semblait avoir entendu un bruit. C’était un son aigu et plutôt faible. Ce n’était pas un bruit de la rue. Oberyn repéra la direction : la maison voisine sur la droite. Une construction en bois, bien entretenue. Sur deux niveaux avec une terrasse couverte. Oberyn observa : des silhouettes traversaient la terrasse. Des chiens errants, des bêtes aux cris aigus. Qorgyle vint rejoindre Oberyn.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Les chiens léchaient le seuil au ras de la porte. Ils se dispersèrent lorsqu’Oberyn et son acolyte approchèrent. Ils avaient le museau rouge vif. Oberyn monta sur la terrasse, il toucha la porte de sa lance. Sur le sol du sang qui suintait de la porte. Du sang qui coagule. Oberyn enfonça la porte en s’aidant de sa lance. Il fit sauter la serrure avec sa pointe. La porte s’ouvrit en grand de l’intérieur. Une puanteur se répandit au dehors. Un mélange de sang et de chair en décomposition.

« Entre et allume moi toutes les torches et braseros que tu peux trouver à l’intérieur. Ne touche à rien d’autres. »

Qorgyle se boucha le nez et entra dans la maison. Il ne tarda pas à éclairer l’endroit. Au milieu de la grande pièce il y avait un tapis de Tyrosh, trempé de sang, saturé de sang. Le sang de 4 personnes mortes. Une famille : le père, la mère, la fille, le fils. Ils étaient étendus sur le dos et éviscérés. Totalement étripés. Leurs intestins sortaient de leur ventre et se répandaient sur le sol. Ils étaient l’un à côté de l’autre, tous les 4. On aurait dit qu’on les avait disposés avec soin. Près de chacun d’eux, une dague couverte de sang. De longues lames courbes aux poignets garnis de cuir épais. Qorgyle ressortit en titubant. Oberyn l’entendit vomir. Il fit le tour de la pièce et examina les corps. Le père, la cinquantaine, mince, les mains calleuses, un cultivateur typique. La mère, même âge que le mari, dodue. Le garçon, dans les 20 ans, musclé, visage insolent. La fille, svelte, 16 ans environ. Qorgyle revint en tremblant. Oberyn lui dit :

« Attrape un des matelots d’à côté. Donne lui mon cheval, dis lui d’accourir au palais de ma part, qu’il amène Areo Hotah, des gardes et surtout le mestre Myles. »

« Et si je faisais du porte à porte chez les voisins ? Pour les interroger s’ils ont vu un individu suspect. »

« Inutile, à mon avis nous sommes en présence d’un suicide collectif. J’ai vu la même chose il y a des années. C’était à Essos. A Tyrosh. Cette famille doit venir de là-bas. Une tradition quand une famille complète est atteinte par le déshonneur. Regarde leur tapis, ils doivent être natifs de là-bas. Des cités libres, c’est celle qui est la plus proche de Dorne. »

Qorgyle décampa. Oberyn observa le tapis. Il avait absorbé presque tout le sang répandu. Les 4 morts avaient la bouche grande ouverte, leurs mâchoires étaient restées bloquées dans cette position. Ils s’étaient étendu côte à côte juste avant de mourir. Oberyn monta à l’étage et resta un moment sur le palier. Il entra dans la chambre de la fille. Elle avait un lit de bambou et une plante à côté. La porte de communication avec la chambre de son frère était fermée par un cadenas. Oberyn ressentit des picotements. Il entra dans celle du fils. Hypothèse : sa sœur avait peut-être condamné la porte de communication pour qu’il la laisse tranquille. Les portes donnant sur le couloir étaient munis de serrure. Cela voulait dire que la fille pouvait s’enfermer à clé. Oberyn entra dans la chambre des parents. Il remarqua un parchemin sur le lit. Le mot d’adieu des suicidés. Oberyn le lut. Qorgyle rejoignit Oberyn dans la chambre. Il avait marché sur le tapis. Ses chaussures étaient constellées de caillots de sang. Il s’était prit un nouveau verre d’alcool à côté.

« J’ai questionné un voisin, il m’a dit que le père possède des cultures maraîchères à l’entrée de la ville. La famille est bien de Tyrosh. Un matelot est en route, il amène Hotah, le mestre et d’autres. »

Oberyn confisqua le verre de Qorgyle.

« Va me chercher Nymeria à côté, immédiatement. »

Il déguerpit. Oberyn resta assit sur le lit, il déposa sa lance, il attendit sa fille. Lorsqu’elle entra dans la chambre, Oberyn ne lui parla même pas des 4 cadavres en bas. Il avait l’air angoissé. Il lui tendit le mot d’adieu des suicidés.

« Lit. »

Il était marqué : « Le déshonneur est sur nous. Nous ne pouvions plus rester à vivre dans cette ville. Nous assumons notre faute. »

« Tu reconnais l’écriture ? Moi oui et je ne me trompe absolument pas, c’est celle d’Ellaria, il n’y a que mon amante de cœur qui écrit avec ce caractère de lettre. C’est son écriture, il est impossible de le nier. Je ne comprends rien. »
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyJeu 3 Sep - 20:51

« Tied up smiling, I thought you were happy, never opened your eyes...I thought you were napping...»
Nid de vipère
La fête improvisée était agréable. Nymeria Sand avait vu mieux, mais cela restait agréable. Elle détestait s'ennuyer, rester dans une salle et attendre que ça passe. Il n'y avait pas une seule nuit depuis des années qu'elle avait passé à ne rien faire, c'était ça sa routine, sortir chaque soir là où il semblait y avoir un peu d'ambiance et s'il n'y en avait pas, c'était elle qui amenait les airs festifs. Ce soir-ci, elle avait décidé de partir seule. Sans ses sœurs, sans Nakhti, l'idéal pour faire de nouvelles rencontres. Sa robe en ce jour était rouge, presque si transparente que l'eau d'une rivière, laissant peu place à l'imagination. Et elle ne portait que deux lames sur elle.  

Le vent chaud était fort agréable en cette nuit mais les rencontres étaient forts banales. Elle adorait rencontrer de nouvelles personnes, voir de nouveaux visages, faire de nouvelles connaissances mais pour le coup, elle fût assez déçue. L'arrivée de son père égayait quelque peu sa soirée bien qu'elle se doutait qu'elle n'était pas anodine, elle l'avait vu au loin.

Lady, elle souriait sans discontinuer. Les hommes restaient toujours autour d'elle, comme attirés, comme bien souvent... Elle aimait leur faire croire que cela pouvait mener à quelque chose mais cela ne durait qu'une soirée, lorsqu'elle voulait rentrer chez elle et si aucun d'eux ne lui plaisait elle se contentait de rentrer se coucher. Ce soir-là, elle n'avait pas envie d'un homme, mais d'une femme. Cette idée lui avait trotté dans la tête toute la journée et elle n'en démordait pas, hélas pour elle, aucune femme n'attirait son attention. À s'en souvenir une seule femme avait refusé les faveurs de l'aspic, Valena Allyrion. Du regard elle se cherchait une femme avec qui passer la soirée, si de nouvelles arrivantes étaient venues mais pas une.

L'un des fidèle de son père venait cependant l'interrompre pour boire un verre complet d'alcool, elle haussait un de ses fin sourcils devant le spectacle : n'allait-il jamais arrêté ses âneries ? La pensait-il si facile à conquérir que cela ? Elle se contentait de lever les yeux au ciel et de servir ses plus beaux sourires comme réponse. Mais il fût rappeler. Pourquoi son père était-il là, au juste ?

C'est lorsqu'elle se faisait servir un nouveau verre que celui qu'elle aimait appeler, le boulet, venait la rechercher. Au moins, il avait les mots : « votre père vous demande ». Il n'y avait pas plus efficace pour la faire venir. Une guerre ? Bien. Son père y était ? Meilleur moyen de sortir les armes. Mais pour le coup, elle ignorait pourquoi il pouvait avoir besoin d'elle. Elle abandonnait ici ses compagnons de soirée pour suivre le jeune homme jusqu'à une maison.

L'odeur était horrible et prenait au nez. Des corps morts et la chaleur, mauvais mélange, très mauvais mélange. Elle en avait presque la nausée, elle mettrait ça sur le compte de l'alcool. Elle suivait Arron en évitant de marcher dans le sang et sur les corps. Elle se demandait bien qui avait pu faire quelque chose d'aussi dégoûtant.

Elle voyait son père, s'approchait de lui, cachant son nez avec un voile rouge de sa robe qui elle sentait bon les épices.

« Père ? Que se passe-t-il ? »

Elle regardait son visage et fronçait ses sourcils en le voyant si... inquiet. Chose rare chez lui qui était si désinvolte. Elle prenait cette lettre et la lisait, retirant le voile de son nez, l'odeur était déjà moins nauséabonde ici. Ses sourcils restaient froncés en lisant cela, elle ne comprenait pas. Ellaria, disait-il ? Qu'est-ce qu'Ellaria pouvait bien avoir à faire dans ce... massacre ? Si Nymeria avait déjà tué, vu des corps sans vies, c'était rare que pareil chose arrive au sein même de Lancehélion, cela remettait drôlement les idées en place même sous l'influence de l'alcool – qu'elle supportait bien jusqu'ici, pourtant.

«  Je ne comprends pas non plus... »

Elle lui redonnait la lettre, redescendait pour voir les visages mais... Rien. Alors, elle remontait.

« Ellaria serait-elle en danger ? Où est-elle ? »

Nymeria ne l'avait pas vu depuis un petit moment. Lady Nym avait toujours été libre comme le vent ici-même et il pouvait se passer plusieurs jours voir semaines sans qu'elle ne voit son père ou Ellaria. Chose qui était arrivée à ce moment même, cela faisait quelque jours qu'elle ne les avait pas vu. Elle se mordillait la lèvre, soucieuse : elle espérait fortement que rien ne lui était arrivé, Ellaria était comme une mère pour elle.
Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptySam 5 Sep - 17:13

« Je suis sûr et certains que c’est son écriture. Mais pourquoi serait-elle venue ici ? Ellaria ne connait pas ces gens et ne serait pas du genre à venir assister à un suicide pour ensuite écrire leur dernier mot. Et je la vois encore moins venir assassiner cette famille. Pas un mot à quiconque sur tout ceci pour le moment. »

Les personnes demandées par Oberyn débarquèrent peu après. Ils examinèrent la scène et aussi le mot. Oberyn commenta :

« C’est surement une lettre justifiant le suicide. »

« Oui c’est très probable. »

Répondit le mestre Myles. Il était l’homme le plus érudit de Lancehélion, il était arrivé dans la maison, encadré par les gardes et Areo Hotah.

« Ce mot justifie plutôt qu’il n’avoue le déshonneur et la honte. Le mot qu’ils ont laissé est ambigu. En général quand des Tyroshi se suicident en groupe, ils laissent plutôt un mot sur l’honneur retrouvé. Je suis moi-même natif de là-bas. »

Le mestre Myles identifia la pestilence : un mélange d’humeurs viscérales et d’air vicié. Dans le salon les gardes se tenaient à l’écart du tapis. Le mestre étudia les corps. Arron Qorgyle déclara :

« Elle me plait la petite, si elle était encore en vie j’aimerais bien la trousser. »

« Cette histoire risque de nous prendre un temps fou, prince Oberyn, vous croyez que Sichuan pourrait nous faire livrer de quoi manger un morceau ? »

« Les petits criminels originaires de Yi Ti comme lui sont de nouveaux à couteaux tirés avec leurs concurrent. Sichuan a autre chose à faire. »

« Sichuan vous aime bien prince Oberyn, il nous fera bien apporter quelque chose à nous mettre sous la dent ? »

Le sang était presque coagulé à présent, presque sec, il se détachait aisément du tapis. Le mestre s’approcha des corps et ramassa les dagues, il les posa sur le tapis. Aero Hotah demanda à Oberyn :

« Vous êtes sûr que c’est un suicide ? Votre frère sera intrigué par ceci et voudra en savoir plus. »

Le mestre dirigea les gardes pendant qu’ils soulevaient les 4 corps et les enveloppaient dans des sacs de toile. Quelqu’un sortit une flasque de vin. Oberyn s’en empara, bu une lampée et la passa à Nymeria. Le mestre expliqua :

« Il existe une tradition à Tyrosh nommée suicide par complice. Des patriarches déshonorés font appel à des proches ou à des prêtres rouges, pour qu’ils les aident à se tuer et à tuer leur famille. C’étaient donc ces personnes là qui manipulaient les dagues. »

Oberyn trembla. Une 5ème personne dans la maison pendant la mort de la famille. Ellaria ? Non pas possible.

« Il y a eut ou pas une 5ème personne avec cette famille ce soir. Soit elle les a aidés à mourir à leur demande, soit elle les a assassinés pour ensuite faire croire à un suicide. »

…………………………

De retour au palais.

Oberyn s’était assis dans le patio à côté de ses serpents. Il était trop nerveux pour rejoindre Ellaria et dormir. Il ruminait ses pensées sur la terrasse avec ses reptiles. Il ferma les yeux, il entendit des bruits de pas sur les dalles de marbre. Un raclement de gorge, il connait ce bruit. Oberyn rouvrit les yeux. Harmen Uller se dirigeait vers lui. Les pans de sa veste s’écartant largement. Le seigneur de l’oasis de Denfert continuait de porter son fouet à sa ceinture, même ici.

« Ne me dis rien, tes serpents t’aides à réfléchir ? »

Uller s’appuya contre le mur. Il se faisait vieux, il résidait à Lancehélion depuis quelques années. De tous les grands seigneurs de Dorne il était le plus proche allié des Martell. Il préférait vivre à leurs côtés que dans son propre fief.

« Les insomniaques ont tendance à se trouver. Le monde rétrécit à cette heure de la nuit. »

« Tu as l’air soucieux. »

« Une famille entière s’est suicidée cette nuit. »

Oberyn observa Harmen Uller. Il avait combattu avec les dorniens au Trident. Il parlait couramment les langues des cités libres d’Essos. Il avait négocié la dernière trêve entre les belliqueux seigneurs des marches de Dorne et ceux de l’Orage. Il avait chassé pas mal de criminels de Lancehélion. Il avait engendré Ellaria Sand. Il avait traité Oberyn comme son fils. Il était le grand père de 4 des aspics des sables. Il avait apprit à Nymeria à manier le fouet quand elle était môme.

« Et il semble que la femme que nous aimons tous deux le plus au monde ait un lien avec ça. »

…………………………

L’atelier du mestre. 4 cadavres sur des tables. Une puanteur atroce de mort dans la salle. Oberyn était aux côtés de Nymeria. La Vipère Rouge était fatigué. Il était debout depuis la nuit dernière. Il avait évité de croiser son amante de cœur de peur de lui parler de ça. Pour tuer le temps, il avait écrit à Sarella Sand. La lettre d’un père à son aspic. Arron Qorgyle, toujours au basque des Martell, dit au cadavre de la jeune fille :

« Hé mignonne, prête moi ta chatte. »

« Vous êtes franchement perturbé »

Répliqua le mestre.

« Vous avez examiné les cadavres ? »

« Oui, les lambeaux de peau entourant les plaies ne sont pas déchiquetés. Le mouvement des lames qui les ont transpercés n’étaient pas saccadés. Ils n’ont eut aucune hésitation. Soit ils la voulaient à fond tous les 4 leur mort au moment de leur sortie, soit celui qui les as tué la voulait vraiment lui aussi leur mort. »

Des mouches fondirent en piquée sur les macchabés. Arron Qorgyle lâcha un rot.

…………………………

Oberyn et sa fille se rendirent dans la propriété maraichère à la sortie de Lancehélion qui appartenait au père de la famille morte. Voilà leur ferme, voilà le panneau en caractère Tyroshi. Oberyn traduisit : la porte du désert. Des gardes étaient déjà là pour inspecter les lieux à la recherche d’indice. Ils fouinaient près de la clôture, ils longeaient les allées de citronniers et d’orangers. Oberyn et sa fille observaient tout ce beau monde depuis un monticule. Oberyn perçut quelque chose de bizarre aux pieds de Nymeria. Il baissa la tête. Il surprit une débandade d’insectes rampants aux pieds de son aspic de fille. Les insectes fouillaient la terre mise à nue. Ils cherchaient de la mousse comestible, de QUELQUE CHOSE qui se trouvait en dessous. Oberyn cria à l’intention des gardes :

« Ramenez des pelles et venez creuser ici ! »

Les insectes prirent la fuite. Les dorniens plantèrent leurs pelles dans la fourmilière et trucidèrent ces saloperies en masse. Ils les hachèrent menus et atteignirent la terre meuble. Ils projetèrent des pelletés au loin. Dans le trou qu’ils creusèrent, les asticots gigotaient. Oberyn observait, il reconnut l’odeur de la chair en décomposition. De la terre, une pelletée, de la terre. Oui, un relent de chair pourrie. Oui, une peau jaune, oui, de la terre brune dans des cheveux noirs. Les dorniens creusèrent la terre autour de cette forme humaine La puanteur du cadavre devint abominable. La peau du cadavre adhérait encore à ses os. Il suffisait de l’empoigner et de le hisser. Les gardes empoignèrent et hissèrent. La tête et le torse sortirent du trou. Les jambes et les entrailles avaient disparu. Il ne restait que la moitié supérieure. Ses globes oculaires étaient tombés de ses orbites, il y avait des asticots sur les têtes de fémurs. Le cadavre avait un tatouage de soleil sur son bras. Il avait 7 ou 8 entailles de fouet sur son abdomen. Aero Hotah expliqua :

« Je reconnais le tatouage, celui des bandes de petits criminels tyroshi de la ville. Une famille tyroshi se suicide et on retrouve comme par hasard le cadavre d’un de leur compatriote dans leur plantation. »

« On ne l’ébruite pas. S’ils savent qu’on a trouvé ça, ils parleront tous moins facilement. »

Oberyn repoussa le cadavre à coup de pied dans le trou. Le bras gauche se détacha pendant la manœuvre. Ils rebouchèrent le trou et aplanirent la terre. Les insectes rampant revinrent à la charge. Oberyn se tourna vers Nymeria avec son sourire malicieux :

« T’es libre cette nuit ? Tu peux délaisser l’homme que tu as prévu de mettre dans tes draps ? »

…………………………

La taverne repaire était illuminée de partout. Oberyn et ses acolytes se tenaient prêt : Obara et Nymeria Sand, Harmen Uller en personne. La répartition des armes était équilibrée. Des lances pour Oberyn et Obara. Des fouets pour Nymeria et Harmen. Du plus pure style Martell. De quoi obtenir encore plus d’effet que d’envoyer simplement la garde de Lancehélion pour les investigations.

« On entre et on se déploie. Pas un seul ne doit fuir. »

Oberyn fonça vers la porte et la fit sauter de ses gonds d’un seul coup de pied. 5 criminels originaires de Tyrosh étaient assis. Obara en renversa un d’un coup de pied. Harmen Uller visa l’un d’eux qui décampait et l’attrapa par le fouet. Oberyn en fit tomber un autre de sa chaise. Ils les mirent tous à plat-ventre. Oberyn jeta sa lance en plein dans le buste de l’archonte de Tyrosh. Obara passa de l’un à l’autre en les insultant et en leur flanquant un coup de pied dans les couilles. Harmen Uller s’esclaffa :

« C’est moi et ma chérie qui fouillons les lieux ! »

Oberyn répondit hilare :

« Ta chérie ? Je croyais que Nymeria était ma petite chérie rien qu’à moi ? »

« Tu n’es pas le seul homme dans sa vie prince, et c’est la seule femme de Dorne qui sait manier le fouet ! »

« La faute à qui… »

Les lieux subirent la fouille façon Martell. Des bibelots Tyroshiens furent frappés par des coups de fouet. Des pointes de fouets brisèrent vitres et choses fragiles. 5 tâches de pisses traversèrent les vêtements des 5 criminels.

« Vous savez tous très bien qu’une famille originaire de Tyrosh est morte au complet cette nuit. Vous connaissez ceux qui ont fait ça, ou bien vous connaissez d’autres soudards, assassins et criminels dans cette ville qui connaissent ceux qui ont fait ça. »

Harmen Uller continua l’interrogatoire en faisant claquer son fouet. Oberyn se tourna vers ses deux filles pendant qu’ils étaient occupés.

« Vous allez traquer tous les maquereaux, mercenaires et gibier de potence tyroshi qu’on peut trouver dans Lancehélion. Vous allez les faire parler par la force s’il faut. L’un d’eux finira bien par nous dire lequel d’entre eux à foutus le corps d’un des leurs dans ce trou à la plantation, et pourquoi il a tué cette famille s’ils ne se sont pas suicidé. Et surtout, si Doran vous demande des rapports sur tout ça. Pas un mot sur le message de suicide qu’on a trouvé. Il voudra le lire et il saura. »

Un garde de la maison Martell arriva vers eux depuis la rue.

« Un message du mestre. »

« J’écoute. »

« La fille morte avec le reste de sa famille, elle était enceinte. »
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyMar 8 Sep - 20:29

« Tied up smiling, I thought you were happy, never opened your eyes...I thought you were napping...»
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Il y avait peu de chose sûre avec la seconde fille d'Oberyn Martell, mais il y en avait une que tous connaissaient : l'aspic était impatiente. Il lui fallait tout à l'instant où elle le demandait. Par conséquent si elle désirait une information, elle ne voulait pas attendre trois heures pour l'avoir, elle la voulait sur le champ. Mais Oberyn Martell ne lui répondait pas, il ne répondait pas à ses questions, chose qui l'irritait "il a de la chance d'être mon père, je l'aurais déjà mordu." se disait-elle.




De retour dans ses appartements, elle ne fût plus vraiment perturbée par ce qu'elle avait vu cette nuit. Elle avait juste envie de trouver Ellaria et lui réclamer des explications quant à cette lettre et les événements passés mais quelque chose en elle l'en empêchait. Le fait que son père le ferait de lui-même, sûrement. Que ça n'était pas ses affaires, aussi. Qu'elle était une combattante et diplomate et non pas une enquêtrice. Et le pire dans tout ça c'était qu'elle n'avait même pas trouvé de demoiselle avec qui finir la nuit.


Mais à nouveau, son père l'appelait. Et en gentille petite fille, elle allait le voir. À nouveau, elle se voyait confronter à l'infâme odeur de la putréfaction. Heureusement, cette fois-ci elle s'y était préparé mentalement. En revanche les remarques immondes d'Arron... Elle le fusillait du regard et celui-ci comprenait bien vite sa faute. Écœurant, aucune classe. Sans parler du rot. Nul doute que s'il avait une femme c'était grâce à son nom plutôt que pour lui.
Elle examinait tout de même les corps, regardant les coups qu'ils auraient pu recevoir, les traces des lames, tout ce qui aurait pu servir à deviner qui avait fait ça. Mais elle ne découvrait rien de plus que la veille.

Et encore, la voilà à suivre son père à travers la ville une fois encore, fouet autour d'elle, quelque lames cachées sous ses vêtements plus sombre que la veille. Il lui avait demandé de quitter les draps d'un de ses possible amant, elle avait levé les yeux au ciel. Cela faisait deux nuits, et elle n'avait toujours pas trouvé une compagne d'un soir. Elle était avec sa grande sœur et toutes deux avaient déjà des projets si la soirée se terminait plus tôt que prévu. Des projets et du vin, surtout. Ça n'était pas que la libido de la dornienne était accrue mais qu'elle n'aimait pas passer ses soirées seule.
Elle vit son vieil ami Harmen et l'enlaçait avant de se rendre plus en avant. Elle avait toujours adoré cet homme, une autre figure paternel qu'elle avait eu dans sa jeune vie.

Son fouet avait claqué, elle avait mis à terre quelqu'un faisant deux fois sa taille – et elle avait adoré cela. Mais elle n'avait pas suffisamment pu savoir sa victoire qu'on l'envoyait encore en mission.

« Je m'occupe des maq...  »
« Comme si on ne s'y était pas attendu Lady Nym. »

Elle embrassait la joue de son père, celle d'Harmen lorsqu'il n'était pas occupé, puis elle entraînait sa sœur avec elle.

« On ne dira rien. »

Elle entraînait donc sa sœur avec elle. Elles connaissaient toute deux très bien Lancehélion et savaient où chercher ce qu'elles avaient à chercher.

« Tu crois qu'Ellaria y est vraiment pour quelque chose ?  »
« On parle d'Ellaria, pourquoi tu  veux qu'elle tue quelqu'un  »
« Oui mais reconnaît que c'est étrange. »
« Mais non Obara. À la limite elle aurait pu écrire pour eux, et alors ? Entre écrire une lettre et tuer une famille il y a de la marge. Et puis tu vois Ellaria réussir à tuer tout ce petit monde seule ? »
« Qui te dis qu'elle était seule ? Je sais que tu l'aimes beaucoup Nymeria mais réfléchis...  »

Elle levait les yeux au ciel pour toute réponse.

Après avoir passer des heures à fouiller les moindres recoins, les sœurs devaient se rendre à l'évidence, même le fouet et la lance ne servaient à rien, aucun ne leur confier des mots, rien sur cette famille. Lady Nym avait beau user de ses pires mensonges et stratagèmes, aucun d'eux n'avait parlé. Le fouet avait claqué qu'ils ne disaient rien. Nymeria se retrouvait face à un mur et elle détestait cela. Alors, sûrement à tort, elle avait fouetté à sang un de ces homme jusqu'à ce qu'il la supplie d'arrêter, effrayant ses amis au passage. Elle avait essayé la méthode douce, elle n'était parvenu à rien... Et la méthode dur n'apportait rien non plus, alors elles devaient toute deux retourner voir Oberyn, comme la queue entre les jambes pour lui dire qu'elles n'avaient rien trouvés, qu'elles n'avaient eu aucune information, même pas une bribe, aucune parole qui en cachait une autre. Rien. Obara ne put s'empêcher d'avouer à son père les méthodes de Nymeria, la Lady lui avait mis une tape derrière la tête pour cela.

« C'était des mercenaires, pas des nobles ou que sais-je encore ! On ne peut pas m'en vouloir pour ça. De toute façon, ils ont dit qu'ils ne savaient rien, qu'ils ne voyaient pas de quoi on parlait et que de toute façon, ils s'en moquaient, que ça n'était pas leurs affaires. Et vous, des nouvelles ? »

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyJeu 10 Sep - 17:09

Le prince Oberyn avait une tête de déterré, 3 heures de sommeil la nuit dernière ne lui avait pas suffit. Il avait envoyé ses filles d’aspics remuer les bas fonds de Lancehélion et foutre des dérouillés à coup de lance et de fouet aux petites terreurs de la ville. Il espérait qu’il en ressortirait quelque chose à propos du meurtre de la famille. Lui-même se réservait un interrogatoire particulier puisqu’il s’agissait d’une maison noble : les Dalt de Boycitre. Cette maison de chevaliers fieffés situés à côté de Lancehélion, avait plusieurs plantations et vergers de citrons et d’oranges, comme la propriété agricole de cette famille assassinée. Les citrons étaient d’ailleurs sur leur blason. Oberyn se demandait si les 4 Tyroshi morts ne travaillaient pas pour eux en cultivant les fruits. Oberyn se rendit donc dans le pied à terre que le chevalier Deziel Dalt possédait à Boycitre. En arrivant devant la propriété privée, plein de marmots des rues se mirent à courir autour d’Oberyn en jacassant : c’est la Vipère Rouge ! C’est la Vipère Rouge ! A peine Oberyn était-il entré dans la demeure, que Deziel Dat arriva sur lui tout sourire, ce n’était pas tous les jours qu’il avait la visite d’un Martell.

« Je suis venu te voir pour parler de la famille de tyroshi suicidée, tu dois déjà être au courant ? Tu me connais ser chevalier citron, ton frère et moi on est ami. Ce qui ne m’empêchera pas de laisser mes aspics te castrer si tu me racontes des salades. »

« Je… »

« Commence par les tyroshis qui possédaient une plantation près de tes propres domaines, je ne suis pas d’humeur à faire des amabilités aujourd’hui. »

« Ce n’est pas moi qui les ais tué ! »

« Je te crois, mais mon frère Doran sera peut-être d’un autre avis. »

« C’est un tyroshi de Lancehélion qui a fait le coup ! Les tyroshis règlent leurs affaires entre eux. Tout comme les lysiens. Ça ne devrait pas donner de boulot aux protecteurs de la ville. »

« Ton analyse est convaincante, mais hors sujet. »

« Je connaissais le père de la famille morte. Il faisait des potions comme un vrai mestre. Il en connait une qui fait cesser les crampes des femmes enceintes. J’y ai gouté et j’ai apprécié. Je voulais lui en acheter plein pour moi, mais il m’a dit : non non non ser, vous n’allez plus pouvoir vous en passer. »

« A propos de femme enceinte, tu savais que la fille assassinée de ce brave père attendait un enfant ? »

« Oui, mais ce n’est pas moi qui l’ai mise en cloque mon prince. Vous savez comment je suis. Je broute des chattes comme un chien qui se rue sur un os, mais je reste toujours à la porte. Ce n’est pas moi qui me retrouverais un jour accusé d’avoir engendré un bâtard. Dîtes, l’autre jour j’avais proposé à votre fille Obara, 20 dragons d’or pour qu’elle me laisse la brouter. Elle m’a giflé, je crois que les Sand n’aiment pas les gâteries à la dornienne. »

Oberyn s’esclaffa.

« Et la fille tyroshi ? La petite dernière ? Tu lui avais proposé ça aussi ? »

« Non, pas fou pour la toucher. Son père la réservait à un homme prestigieux de la ville. A ce qui parait, c’était même un noble. »

« Intéressant. »

« Dîtes mon prince, si je propose 20 dragons d’or à votre fille Nymeria pour qu’elle me laisse la brouter, vous pensez qu’elle acceptera ? »

Oberyn allait lui sortir une réplique cinglante, mais il se retint en songeant à la raclée que ne manquerait pas d’infliger sa fille à ce pervers finis, lorsqu’il lui poserait la question. Dans un grand sourire narquois, Oberyn répondit :

«Chevalier, je me suis laissé dire qu’elle adorait ça, et je me souviens même qu’elle vous trouvait mignon en plus… »

…………………………

Une fois de retour devant ses filles, Oberyn les informa de ce qu’il avait apprit et annonça :

« Pour ma part, je pense que ce crime reflète la haine d’un seul individu. J’ai trouvé deux mobiles. L’un est sexuel et l’autre est financier. Le mobile sexuel il concerne la fille et son état. Son père voulait la donner à un homme important de la ville, mais qui ? Le mobile financier est très obscur et provient sans doutes d’une lutte intestine entre des hommes importants de cette ville qui voulaient le terrain agricole ou la maison de cette famille.»

La salle du palais vieux où ils se trouvaient était en ébullition. Arron Qorgyle ne cessait de bâfrer de la gnôle et du maïs. Il avait essayé de se foutre à côté de Nymeria pour lui faire les yeux doux. Oberyn buvait un alcool d’Essos allongé d’eau. Harmen Uller croquait un gâteau au citron. Le mestre de la famille Martell expliqua :

« Je pense que si on trouve l’identité du père de l’enfant que la fille assassiné attendait, on pourrait résoudre l’affaire. »

Manfrey Martell leva la main pour parler. Oberyn leva les yeux au ciel, Obara leva les yeux au ciel, Harmen Uller leva les yeux au ciel, c’est Aero Hotah qui le remit à sa place :

« Vous êtes le seul ici qui ne sait manier aucune arme et qui n’a aucun talent pour lutter contre le crime dans Lancehélion. Vous êtes dans les bonnes grâces de votre cousin, le prince Oberyn, mais vous êtes prié de ne pas vous mêler de cette enquête. »

Manfrey Martell ravala sa salive.

« Vous devriez m’écouter, j’ai interrogé des marins qui étaient à cette soirée à côté de la maison de la famille, la nuit du meurtre. Un marin m’a dit que dans la soirée, bien avant que le prince Oberyn ne découvre les 4 morts, il a vu quelqu’un entrer et sortir de la maison. Un homme vêtu d’un riche pourpoint rouge écarlate. »

Tout le monde se crispa, sauf Oberyn qui se détendit. Ils avaient enfin un signalement du meurtrier et il ne pouvait pas s’agir d’Ellaria. Manfrey tout content d’avoir fait de l’effet, conclu :

« Je n’ai pas pu obtenir de signalement plus précis. Ce marin a prit la mer aujourd’hui. »

« Très bien, on va tous se déployer dans Lancehélion. On va passer en revue tous les tyroshis criminels et tous les bordels, on recherche un homme en tenue écarlate. »

Arron Qorgyle se goinfra de tranches d’ananas. Un garde entra dans la pièce essoufflé et leur dit :

« Il y a du vilain en ville, il s’est passé quelque chose. »

…………………………

La basse ville, la foule s’amassait sur les lieux. Des gamins tyroshis rodaient autours du bâtiment, des soldats de la maison Martell encadraient l’entrée. Ils ne laissaient ni entrer, ni sortir personne. Oberyn s’approcha avec ses filles. On lui désigna le couloir du premier étage. Il monta les marches rapidement. Voilà Harmen Uller, il est arrivé le premier, voilà Ellaria Sand, elle pleure dans les bras de son père, elle se réconforte dans le giron d’Uller. Harmen informa Oberyn :

« Ses proches ont retrouvé la dame de compagnie de ma fille morte il y a quelques heures. »

Oberyn entra et observa le cadavre de la confidente et servante d’Ellaria. Elle est étendue sur le lit, nue à plat ventre. Une trainée de sang courait de sa taille à sa nuque. Oberyn prit à son tour Ellaria dans ses bras.

« Je la vengerais ma douce, je serai implacable. »

Il se retourna vers les autres tout en continuant de tenir blottit contre lui son amante de cœur :

« Nous allons lancer un coup de filet contre tous les criminels connus de cette ville. Tous les mercenaires, voleurs, soudards et autres. Obara, va me prendre 10 gardes au palais, Nymeria, prends en 10 de plus à la caserne, et amène le bourreau de Doran avec toi pour les terroriser. Harmen, rassemble tous les gardes qui sont en bas. Je veux une démonstration de force. Vous allez me ramasser toutes les petites terreurs et vous les amenez à la prison. Interrogatoire général. On va faire comprendre à tous ces fous que c’est nous les Martell qui contrôlons cette ville. J’en ai assez de cette vague de crime. D’abord une famille entière, maintenant ça. »

Ellaria s’agenouilla près du lit, elle toucha les cheveux de la morte. Elle caressa son collier de perles colorées. Oberyn rectifia une mèche de cheveux de Nymeria avec tendresse.

« On va prouver à Doran que les meurtriers ne peuvent pas tenir une journée ici. »

Manfrey Martell s’approcha de sa démarche de canard.

« Je peux me rendre utile ? Je peux venir avec toi Oberyn ? »

Oberyn se détourna en faisant semblant de ne pas avoir entendu. Il se pencha vers la morte. Sur les draps son sang avait viré au brun. Pas de marques sur son cou. Elle n’a pas été étranglée.

« Obara ? Je peux venir avec toi ? »

Les draps sont lisses et bien tendus, elle n’a pas été violée. Oberyn l’examina : des artères sectionnées, elle avait été tué à l’arme blanche. Impossible de dire quand.

« Nymeria ? Je peux venir avec toi ? »

…………………………

20 soldats remontèrent l’avenue au pas de charge. Ils étaient équipés de lance. Ils raflèrent, ils poursuivirent des fuyards. Ils extirpèrent des tavernes des voyous et les assommèrent. Voilà Aero Hotah à la tête de ses troupes. Il trouvait le moyen de diriger ses soldats, tout en tenant par le cou deux petits salopards. Sur les toits de Lancehélion, il y avait des amateurs de spectacle qui se régalaient. Oberyn cessa de regarder le spectacle depuis le toit de la prison et redescendit. Il aperçu Manfrey Martell en train de gémir. Il avait reçu plein de sang sur sa belle tenue. L’abruti avait quand même tenté de suivre les aspics des sables malgré tout. Oberyn passa devant des cellules en entendant des cris étouffés. Les cris empirèrent. La prison était pleine à ras bord. Oberyn entra dans la première cellule du couloir. 6 criminels dedans tous au tapis ou en train de chialer, Obara était au milieu de la pièce avec un gourdin dont le bout pissait le sang. Oberyn referma la porte et entra dans la cellule n°2. 8 criminels au tapis ou en train de chialer. Harmen Uller au milieu de la pièce, il avait amené des serpents pour leur foutre les jetons. Oberyn referma la porte et entra dans la cellule n°3. 12 criminels au tapis ou en train d’essayer de s’enfuir de la pièce. Nakthi au milieu de la cellule, il n’était armé que de ses poings. Oberyn referma la porte et entra dans la cellule n°4. 16 criminels au tapis ou en train d’appeler au secours. Nymeria avec son fouet au milieu de la pièce. Oberyn s’esclaffa.
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyVen 25 Sep - 21:00

L'aspic n'avait pas suffisamment dormi cette nuit là. D'une part elle repensait à ce meurtre, suicide, peu importe ce que c'était elle avait l'impression de porter l'odeur sur elle, l'odeur de putréfaction. Elle songeait à toutes les raisons qui aurait pu pousser un ou des homme(s) à faire cela. Elle n'avait pas eu son compte non plus car revenue trop tard elle n'avait pas pu trouver une femme avec qui fricoter, elle avait rejoint le lit de Nakhti à la place et s'était tout de même bien amusée avant de s'endormir. Jusqu'à ce qu'Obara vienne la réveiller pour qu'elles retournent chercher des pistes avant que Doran ne se mette à soupçonner quelque chose, la tirant des bras de Morphée et de Nakhti. Elle ronchonnait : "Pourquoi se réunir si tôt ? J'ai passé la nuit à m'amuser." et Obara avait levé les yeux au ciel "on croirait entendre notre père". Et elle l'avait contrainte à se lever. Alors l'aspic avait déposé un dernier baiser contre les lèvres de son amant encore assoupi et s'était levée. Et c'était une heure après qu'elle avait rejoint sa soeur en ville.

A nouveau, elles avaient arpentées les rues, filles du peuple on les saluait, leur demandait de leur nouvelles, les complimentait sur leur tenues ou sur leur armes rutilantes, certainement pour être bien vu plus qu'autre chose. Nymeria avait une robe orange plutôt foncé, le résultat était que les gens n'osaient pas s'approcher de trop près et pesaient leur mots lorsqu'ils la saluaient de peur qu'elle soit dans un de ses mauvais jours : "nous ne sommes jamais sûr avec les impétueuses aspics". Ils restaient rare ceux qui craignaient vraiment pour leur vie, Nymeria considérait plus leur crainte comme un certain signe de respect envers elle. Elles étaient toute deux retournée dans cette maison qui puaient toujours la putréfaction et les vers qui grouillaient finissaient par être de moins en moins nombreux, il devait sans doute rester quelque morceaux de chairs ça et là, qui sait. Ca allait attirer des animaux sauvages cette histoire, Nymeria s'imaginait déjà quelque uns de ses animaux fétiches rampants cherchant de la chair à se mettre sous les crocs. Mais il n'y avait rien de plus à retrouver que la veille.

"A quoi bon faire du zèle Obara, on a déjà cherché hier les preuves ne vont pas apparaître par enchantement."

Obara avait levé les yeux au ciel : ça ne coûte rien de vérifier. Et Nymeria aurait bien répondu que si, ça lui avait coûter quelque heures de sommeil.




Nymeria allait pour repartir, ignorant royalement l'homme qui lui faisait les yeux doux et mangeait de façon langoureuse son fruit. A vomir. Elle n'écoutait pourtant que son père et tentait de se concentrer mais, diable, comment se concentrer quand un homme tente presque de se mettre devant nous en roulant un patin à son ananas. Avant de partir pour la ville, Nymeria s'amusait à attraper son menton entre deux doigts, tout sourire, un sourire charmeur et les yeux doux, son ton était lui tout aussi doux, calme, une pointe séductrice :

" Je vois bien les efforts que tu fais mon adorable Arron. Tu devrais passer un soir dans mes appartements, Nakhti t'apprendra comment agit un vrai homme pour s'attirer les bonnes grâces d'une dame et il te montrera aussi comment on comble une femme, ta mère n'a pas du t'apprendre ces choses là, pas plus que ton père... Et si tu continues à me regarder avec ces yeux là je lui demanderai de s'occuper de toi, je suis persuadée que tu n'attends que cela..."

Elle tapotait sa joue puis elle le repoussait, levant les yeux au ciel. Ignoble, l'idée néanmoins que Nakhti se charge - sexuellement, s'entend - d'Arron l'amusait assez, la comparaison à la sodomie pour calmer ses ardeurs.. Oui, ça l'amusait. C'est donc souriante et légère qu'elle retournait en ville pour voir d'où pouvait venir ce raffut.

En soit la situation n'était pas amusante, encore un meurtre inexpliqué à Dorne et il était fort proche d'Ellaria. Etait-ce un message que quelqu'un voulait faire passer ? Et pourtant si la situation n'était pas amusante du tout, l'idée de bouger dans Dorne et qui plus est, avec des gardes, égayait l'aspic : enfin on avait de quoi faire à Dorne pour combler les journées.

" Compte sur moi père. "

Elle déposait un tendre baiser contre la joue de son père, se permettait de déposer un tendre baiser sur le front d'Ellaria à défaut de la serrer dans ses bras pour la rassurer - son père s'en chargerait bien, puis elle partait chercher quelque gardes. Ignorant aussi totalement Manfrey Martell, se demandant bien à quoi il pourrait lui être utile sinon la retarder... Donc non, autant qu'il reste dans son coin.


On avait eu du mal à retenir Nymeria. Non pas qu'elle souhaitait faire du zèle et montrer à son père qu'elle travaillait bien et exécutait bien ses ordres mais... C'était le fait que quelque chose se passait enfin à Dorne et qu'elle puisse montrer à certain que du haut de ses 23 ans l'aspic ne rouillait pas même si son fouet n'avait pas claqué depuis longtemps, et que cela faisait presque aussi longtemps que l'on avait pas vu briller ses nombreuses lames. Son débordement de joie, Aero avait tenté de le calmer : calme toi donc Nymeria. Soit sérieuse. Grandis un peu. Tant de violence. Nymeria cesse donc d'effrayer les gens avec tes couteaux. Oui on sait tous ici que tu as de beaux couteaux cesse donc de les montrer à chaque passant. Cesse de sourire ainsi on dirait que l'on t'a cousu la bouche. On sait que tu as de belles dents Nymeria mais un peu de sérieux. Mais l'aspic n'en faisait qu'à sa tête, écoutant d'une oreille distraite les remarques du bras droit de Doran. Au moins elle faisait son travail, elle pouvait tout de même sourire, non ? Ca n'allait tuer personne, un sourire. Quoi que.

Quand Oberyn revenait, Nymeria retournait vers la porte de la cellule.

" On a fait le tour je pense ! Si tu as quelque chose à leur dire c'est le moment. "

Le moment n'était pas à la plaisanterie, certes, pourtant elle préférait prendre cela d'un certain oeil plutôt que voir le mal constamment. Ils étaient arrêtés, amochés, cuisinés : prêts à parler.

" Je les ai menacé d'enduire mes lames de poison et de caresser leur peau avec mais ils n'ont pas l'air très partant. Je crois qu'ils n'aiment pas les caresses des aspics, c'est triste... "

Elle offrait un clin d'oeil à son maître d'arme plus loin puis se concentrait sur son père à nouveau.

" Tu te rends compte, père, ils n'aiment pas le bruit de mon fouet qui claque ! Ils ne savent pas vivre ces gens là."

Elle riait un peu et le faisait claquer lorsque l'un d'eux tentait de se lever, il se baissait aussitôt. Une fois devant son père, on aurait pu dire que Nymeria retombait... Presque en enfance. Incapable de lui parler comme elle aurait parler à n'importe quel autre adulte : ce ton mielleux, ces faux airs, cet air de lady supérieur au reste, ce ton sarcastique ou ces yeux papillonnants pour obtenir ce qu'elle désirait. Elle était presque cmme une enfant excitée de montrer à son père les exploit qu'elle avait fait en espérant qu'il soit fier... Même si dans son cas il s'agissait d'attraper des crapules et leur régler leur compte.
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptySam 26 Sep - 11:39

Oberyn s'esclaffa encore en écoutant sa fille lui commenter sa séance d'interrogatoire. Des ses 3 aînées, il devait bien avouer que c'était en elle qu'il fondait les plus grands espoirs. Obara n'était que la fille d'une putain de Villevieille, Tyerne n'était qu'une fausse septa. En revanche Nymeria était issue du noble sang de Volantis en plus de celui des Martell. De toutes les aspics des sables, c'était-elle qui avait le plus de chance d'épouser un rejeton noble de Dorne en vue ou de devenir l'amante de cœur d'un important seigneur du désert, à l'image d'Ellaria.
Un des petits criminels traumatisé par la séance de fouet rampa vers Oberyn en glapissant :

« Grâce ! Je vais avouer ! »

Et il avoua son forfait, n'ayant pas compris que c'était à cause des meurtres qu'on leur avait imposé cette séance d'interrogatoire musclée et non pour autre chose.

« C'est moi et mes compagnons qui avons fait chanter Manfrey Martell ! »

« Quoi ? Dis nous tout. »

Demanda Oberyn amusé, et le soudard expliqua tout à la Vipère Rouge et sa fille. Lui et ses hommes avaient suivis Manfrey Martell alors qu'il se rendait à la « Rose en fleur », le plus riche bordel de Lancehélion. La maquerelle les avait prévenu que le choix favoris du Martell était : « le bain de boue » c'est à dire 3 filles noires d'Essos en même temps. Un de ses compagnons avait fait : beurk ! Un de ses compagnons avait fait : Oh là là ! Ils suivirent discrètement  Manfrey qui entrait dans le bordel en se pomponnant. Les hommes foncèrent après quelques minutes. La maquerelle les attendait sur le pallier. Elle leur indiqua la chambre. Ils donnèrent un coup de pied dans la porte, elle se fendit en deux et s'arracha de ses gonds. Ce polisson de Manfrey était en train de besogner une fille à la peau foncée. Deux métisses cuivrées étaient debout près du lit. Elles tenaient des cravaches et portaient des fausses robes de prêtresses rouges. Le maître chanteur hurla : « Manfrey, arrête de limer ! Le bain de boue est terminé ! Posez ces cravaches les filles. » Le cavalier et sa monture se figèrent. Ils désarçonnèrent Manfrey et le jetèrent sur le plancher. Les filles poussèrent des cris perçants et s'enfuirent dans le couloir. Manfrey Martell sanglota. Le maître chanteur le domina de toute sa hauteur. « Tu nous versera une coquette somme chaque mois, sinon tout Lancehélion apprendra ton vice ! »

Oberyn s'esclaffa encore plus fort en se tournant vers Nymeria :

« Oui finalement nous n'avons pas perdus notre soirée. Retournons au palais, on en a assez fait pour cette nuit. »

Et ils quittèrent la prison. En parcourant les rues à cheval. Oberyn pour tuer le temps expliqua à sa fille :

« Je m'inquiète pour Ellaria avec tout ce qui se passe. Elle est lié au meurtre de cette famille et maintenant sa servante et confidente a été assassinée. Au fait je ne t'ai jamais raconté comment j'ai rencontré Ellaria, écoute attentivement, tu va rire. »

Et il raconta tout le long du trajet.

…………………………

L'arène d'exhibition des chevaux de Denfert était déserte à cette heure-ci. Le tout jeune Oberyn y pénétra malgré tout. Il l'avait observé en secret toute une semaine, il savait que la bâtarde d'Harmen Uller s'y rendait furtivement mais il ignorait pourquoi. Il s'approcha de la porte-enclot. Une poussé énergique suffit pour l'ouvrir. Au milieu de l'arène vide, des éclats de rires qui se chevauchaient. Des voix de gamins. Une femme riait avec eux. Les gamins poussaient des cris. Oberyn se redressa de toute sa hauteur et avança. La jeune Ellaria était à genoux. Elle portait une robe bleue pâle. Elle jouait aux dès avec 3 petits mômes. Ils étaient éblouis par elle, ils virevoltaient sous son charme. Tout le monde riait sans cesser de jouer. L'ombre d'Oberyn arriva jusqu'à eux. Les gamins levèrent la tête. C'étaient des enfants de pauvres qui connaissaient déjà la vie. Au premier coup d’œil ils virent en Oberyn une menace. Ellaria sentit que les regards la quittaient. Elle vit Oberyn et comprit aussitôt de qui il s'agissait : le jeune Martell voyageur qui s'était invité chez les Uller. Elle l'avait déjà aperçu de loin. Oberyn songea : soutien mon regard une fraction de seconde je t'en supplie. Ce qu'elle fit. Il commença par sourire et détourna les yeux. Puis il s'agenouilla près d'elle et laissa tomber une pièce sur le sol. Les gamins regardèrent Oberyn puis Ellaria. Ils les regardèrent tous les deux. Elle désigna celui qui tenait les dès. Il les lui donna. Elle les secoua et les fit rouler. Les yeux de serpent. C'est ainsi qu'on nomme un « 2 », un point noir sur chaque dès blanc. C'est une paire d'yeux de serpent, le plus petit score possible. Le gamin s'écria : « C'est pour moi ! » Le gosse ramassa la pièce, ses copains exultèrent. Ellaria regarda Oberyn, les gamins ouvrirent des yeux ronds. Tout le monde rit, Oberyn pensa : c'est le moment de lui dire ton nom. Elle sait que tu connais le sien. Il se présenta :

« Oberyn Nymerios Martell. »

Il lui tendit sa flasque d'alcool d'Essos. Elle avala une gorgée et la tendit à un gosse. Il en bu une gorgée et la donna à son compagnon. Qui bu une gorgée aussi et la passa au dernier. Il en bu un coup et s'exclama : Oh la vache ! Et la rendit à Oberyn. Ellaria envoya un baiser aux gamins. Ils firent semblant de s'évanouir en tombant amoureux. Ellaria commenta :

« Il faut bien qu'ils commencent un jour. »

« Je suis ravit d'avoir partagé avec vous leur initiation. »

« La mienne fut plutôt moins raffinée. »

« Où était-ce, si je ne suis pas indiscret ? »

« Dans un bouge à Lancehélion, je n'en dirait pas plus. »

Oberyn ria, un gosse lui rafla sa flasque. Ses amis gloussèrent. Ils donnèrent la flasque à Ellaria en même temps que les dès. Elle but une gorgée et lança les dès. La chance lui offrit un « 7 ». Les gamins discutèrent entre eux. Ils parièrent chacun une pièce contre Ellaria qui devait maintenant confirmer. « Joue Ellaria ! Joue Ellaria ! Joue Ellaria ! » Oberyn mit carrément un dragon d'or sur le tas de pièce. Ellaria lança les dès et perdit. Les mômes hurlèrent de joie et ramassèrent la mise. Les gamins regardèrent Ellaria, les gamins regardèrent Oberyn. Ils étaient fascinés par sa lance qu'il portait attachée en biais dans son dos. Une petite pique dornienne. Oberyn la dégrafa et la donna aux gosses. Des rires circulèrent. La lance circula, elle parvint entre les mains d'Ellaria. Elle regarda Oberyn dans les yeux.

« Je peux ? »

« Je serais très déçu que vous n'osiez pas. »

Ellaria se leva et pointa la lance, prête à voler. Elle se débarrassa de ses chaussures pour affermir sa position. Les gamins sifflèrent et l'acclamèrent. Elle projeta la lance. Elle se décoiffa en le faisant. Oberyn lui passa sa main dans les cheveux pour remettre en place une de ses ravissantes mèches. Le sourire d'Ellaria rendit hommage à son tact. Les mômes applaudirent. Ellaria prit le bras d'Oberyn et se pencha pour faire une révérence. Elle lui dit :

« Ser Oberyn. »

« Lady Elaria. »

Ils se serrèrent la main, faussement solennels. Les mômes firent : Oh là là ! Ils reprirent la partie de dés. Oberyn vida sa bourse, Ellaria fit de même. Oberyn manigança leurs pertes.  Les gains allèrent aux 3 gamins, l'un après l'autre. Ils s'enrichirent effrontément, tout joyeux. La flasque d'Oberyn circula. Ellaria posa sa main sur Oberyn. Les mômes commencèrent à bailler. Ils étaient un peu gris et n'en revenaient pas de leur chance. Oberyn annonça la fin. Ils râlèrent. Ellaria s'employa longuement, en douceur et avec gentillesse, à les convaincre de partir. Oberyn leur distribua des serpents en fer miniatures pour jouer avec. Les gamins serrèrent lady Ellaria dans leurs bras. Elle les serra contre elle à son tour. Elle laissa sur leurs joues les traces de ses baisers. Elle prit le bras d'Oberyn pour l'emmener dehors. Ils restèrent l'un près de l'autre à observer le fleuve du Souffre. Oberyn sentit quelque chose s'estomper quelque part en lui. Bon et maintenant ? Chacun passa sa main dans les cheveux de l'autre. Ils se rapprochèrent pour s'embrasser.

…………………………

« Toi seul le sait maintenant, même tes sœurs l'ignorent, ça sera notre petit secret, ne raconte rien à Doran, tu le connais il aime les enfants et sera choqué d'apprendre que moi et Ellaria on leur a donné de l'alcool. Et en contrepartie, il faudra que tu me racontes comment tu as rencontré Nakthi, ça sera notre petit secret aussi. »
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptySam 26 Sep - 14:36

« Tied up smiling, I thought you were happy, never opened your eyes...I thought you were napping...»
Nid de vipère
Montée sur son étalon noir, lui-même préparé par son amant, Nymeria repensait à l'interrogatoire. Ses doigts jouaient avec le crin de son étalon, plus noir que la nuit même. Un animal qui aurait pu sembler indomptable mais qu'elle avait réussi à dompter, qui lui servait grandement lors de ses grandes routes dans le désert. Il fallait le sortir un peu, qu'il prenne l'air.

Elle tournait la tête vers son père manquant de sursauter sous la surprise lorsqu'il lui parlait. Lui parler de sa rencontre avec Ellaria ? Voilà qui était curieux. Ellaria lui avait raconté, encore et encore. Nymeria était curieuse, surtout lorsqu'il s'agissait de son père et il ne fallait pas croire qu'elle allait laisser une étrangère fricoter si longtemps avec son père sans fourrer son petit nez dans ces affaires. Ce qui était amusant pour Nymeria c'était que la rencontre entre Ellaria et Oberyn coïncidait avec sa rencontre avec Nakhti. Il y a douze ans, déjà, c'était à peu près à la même année.

Alors elle écoutait à nouveau cette histoire en souriant, elle adorait cette femme à présent, elle était presque comme la mère que Nymeria n'avait pas eu. Elle l'avait conseillée, épaulée, réconfortée dans ses périodes de doute - probablement dans le dos de son père - elle avait été une véritable confidente lorsque Nymeria était trop fière pour parler de ça à son père ou trop fière de ça pour parler à ses soeurs. Alors qu'il lui arrive du mal était inconcevable.

« Oui Doran aurait son mot à dire s'il apprenait que tu as donné alcool et arme à des enfants. Mais Doran a toujours son mot à dire. »

Amusée elle se figeait sur son cheval, imitant Doran.

« Il n'est point avisé d'agir sans réfléchir Oberyn Martell »

Elle riait et elle voyait non loin sa soeur lever les yeux au ciel.

« J'aime beaucoup cette histoire. Tu as eu beaucoup de chance de trouver une femme comme Ellaria. »

Elle lui souriait, sincère. Mais son sourire se transformait à nouveau en rire lorsqu'il lui demandait de lui raconter pour Nakhti. Dix ans bientôt qu'elle couchait avec son maître d'arme. Qu'elle l'aimait à sa façon, dix ans que le pauvre lui courait après mais avait toujours gain de cause. Qu'ils partageaient leur lit avec d'autres, et onze ans qu'elle menait la danse avec son maître d'arme.

« Mon histoire avec Nakhti n'est pas aussi belle et je pense que tu fronceras les sourcils en l'apprenant entièrement. C'est vers mes dix ans, quatre ans après que tu sois venue me chercher, que certains ont pensés que j'étais en âge d'apprendre à combattre. Ils ont voulus me coller un maître d'arme alors que moi, je ne voulais apprendre qu'avec toi. Mais soit je me suis dis que ce serait bon au moins je n'aurais pas peur de blesser mon adversaire. Alors on m'a mise face à Nakhti. C'était encore un apprenti à cette époque mais... Tu l'aurais vu avec des glaives. Tu l'aurais vu avec la lance et le fouet. J'étais jeune c'est vrai, dix ans. Qu'est-ce qu'on sait à dix ans ? Quand on vit à Volantis à six ans on sait déjà bien plus qu'on ne le devrait. Mais dix ans donc. Il en avait seize si mes souvenirs sont bon. C'était un bon entraîneur, finalement je me retrouvais avec deux maîtres d'armes mais au bout d'un an le vieillard qui accompagnait Nakhti a fini par nous abandonner à nos séances en pensant que Nakhti était déjà prêt pour son rôle. A cette époque il enchaînait avec son travail à l'écurie avec ses parents. En fait c'est bien plus tard que j'ai appris que Nakhti était un bâtard d'Essos lui aussi, un bâtard de Dothraki. Ca expliquait nombre de choses... »

Elle riait, sachant à quoi elle faisait référence. Elle n'avait jamais eu de pudeur sur le sujet, et elle pensait - peut-être à tort- qu'elle pouvait aussi parler de ça devant son père. Pas devant Doran, mais devant son père, oui.

« Il était avec une rouquine à cette époque. J'ai cru que c'était une de ses folle d'Essos, une de ses sorcière rouge. Je la haïssais, ou alors c'était une catin du Bief. Elle était rousse et avait un accent.. J'avais envie de lui arracher les cordes vocales ! Alors quand elle venait nous rendre visite je mimais de ne pas savoir manier le fouet et je lui fouettais les pieds. Elle reculait. Elle n'est plus venue au bout d'un certain temps. J'ai adoré Nakhti la première fois que je l'ai vu combattre et en grandissant j'ai compris certaines choses. Nakhti était bon entraîneur mais il n'avait de cesse de vouloir me faire tomber pour que je retienne ma leçon, que j'arrête de me pavaner. Alors il me poussait, menaçait du fouet, mais je me relevais constamment. Et ça l'énervait, un jour il m'a fort énervée parce qu'il était constamment là à me pousser pour que je tombe et je me souviens l'avoir mordue quand il a essayé de me tenir au sol. Je ne me laissais pas coucher je ne me laissais pas tomber au sol même quand il m'emmenait dans le désert me montrer ce qu'était le combat dans les dunes. On est resté pendant des heures pour épingler un ridicule petit serpent des sables, la chaleur, le soleil. On est pas rentré avant que je l'ai fais. Il ne me le disait pas à cette époque là mais il admirait ma détermination. Il mettait le fait que je me pavane sur le compte du "En même temps, c'est la fille d'Oberyn Martell". Et donc vers mes treize ans, le désire montant ... »

Elle fit une légère pause.

« Bon je sais que certains ici trouvent cela jeune mais étant bâtarde, seconde fille, sans héritage, sans devoir de me marier, sans responsabilité, je me suis dis : qu'est-ce qui m'en empêcherait ? Alors à treize ans quand mon maître d'armes se montrait trop rigide, j'ai entrepris de lui faire les yeux doux. Il avait beau être solide et fier l'étalon qu'il n'a pas mis longtemps à rougir. A la fin de nos exercices je finissais par aller le voir. J'avais vu Obara faire alors je me suis dis... Et pourquoi pas ? Alors j'ai glissé le bout de mes doigts le long de son bras. J'étais admirative, sa peau était chaude, ferme, musclé, satinée. J'étais encore petite en taille alors pour moi cet homme devait faire plus de deux mètres cinquante, j'en étais persuadée. Je ne donnais aucune chance à ses assaillants. Je l'avais déjà vu combattre contre d'autres hommes, c'était un vrai carnage. J'avais des étoiles plein les yeux à chaque fois. Alors oui j'ai entrepris de le charmer jusqu'à ce qu'il résiste. Ca n'a pas mis bien longtemps. Et l'étalon fougueux du combat s'est révélé être un homme doux, tendre, romantique, très attentionné, ce qui m'a grandement surprise puisque j'étais loin d'imaginer qu'il pouvait être comme ça sous ses airs de grosse brute. Il a été mon premier. Il m'avait fais préparer un lit avec des pétales de fleurs. Il avait pensé à tout, quand j'y repense. Et pour continuer ma petite histoire, après quelque mois Nakhti voulait que je sois sa dame. J'ai refusé. Il me l'a demandé inlassablement j'ai refusé inlassablement. Je lui ai dis que je refusais catégoriquement d'être la seconde de qui que ce soit. Que j'étais une dornienne, une aspic, une fille d'Oberyn Martell et que j'étais déjà sa seconde fille mais que je refusais d'être la seconde femme de qui que ce soit. Je serais la première et la seule compagne qu'un homme aurait, que je me moquais bien des amants et amantes que l'on se partageait mais que je serais la seule et unique femme de vie. Il n'y avait aucune condition, pas de "sinon" c'était ça ou rien. Oh il aura mis du temps mais il l'a mise à la porte cette rouquine, elle s'entreprenait farouchement à le faire chanter jusqu'à ce qu'il la menace de m'envoyer pour lui tomber dessus. Et finalement j'ai découvert que la liberté avait un goût délicieux alors j'ai refusé d'être la dame de qui que ce soit. Et voilà l'histoire, le reste tu le connais. »

Elle aurait bien besoin d'un grand verre d'eau pour se rafraîchir après si longue histoire. C'était étrange qu'elle n'ait jamais raconté cette histoire à son père après un certain recule. Bon il fallait dire qu'ils ne parlaient pas beaucoup sur l'amour et les conquêtes, il restait son père, il n'avait pas à savoir qui passait sous sa fille l'important restait qu'elle s'amuse mais les noms, les visages... Il n'avait pas besoin de savoir.

« Je ne me souviens pas avoir raconté cette histoire à qui que ce soit avant, c'est curieux. »

Peut-être était-ce le fait qu'elle était si indépendante qu'elle ne se considérait pas appartenir à Nakhti et donc ne ressentait pas le besoin de s'afficher à ses côtés et de rappeler "eh, mon lit est pris par un colosse !" pourtant elle l'aimait beaucoup cet homme. Allez savoir, elle parlait souvent de ses partenaires, de ses voyages mais voilà qu'elle se rendait compte ne jamais mentionner son histoire avec Nakhti.


Ils revenaient finalement chez eux, Nymeria sautait de son cheval et on s'occupait déjà de lui. Elle aimait cette efficacité.

« Tu as encore besoin de moi père ? »

Qu'il fasse jour, nuit, qu'avait-elle de mieux à faire que suivre son père dans ses aventures et enquêtes tirées par les cheveux ? Obara venait les rejoindre, glissant son bras autour des épaules de sa petite soeur.

« On devrait aller voir Ellaria elle a peut-être des choses à nous dire ou elle a peut-être vu quelque chose. Tu ne l'as pas questionnée cette nuit ? »

Obara entraînait déjà Nymeria dans sa marche. La Lady Aspic remettait bien les plis de sa tenue pour qu'elle paraisse impeccable malgré le sable et la poussière.

« C'est tout de même curieux, je suis sûre qu'elle sait ce qu'il se passe. »
« A ne pas en douter oui. »
« Mais un meurtre ? »
« Non on parle d'Ellaria quand même. On a déjà eu cette conversation Obara Sand. »
« On peut pas exclure cette possibilité. »
« Et tu ne peux pas exclure la possibilité de te taire, un peu ? »

Nymeria était vexée. Surtout quand on parlait en mal de sa mère de coeur. Obara n'avait peut-être pas la même relation avec Ellaria, mais Nymeria ne voulait pas qu'on y touche. Nymeria aimait peu de personne dans ce monde mais il n'y avait rien qu'elle n'aurait fait pour les personnes qu'elle aimait. Obara n'appréciait pas qu'on lui demande de se taire alors les deux aspics se chamaillaient comme deux enfants.


Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyDim 27 Sep - 14:58

Oberyn était partagé en écoutant le récit des premiers ébats de Nymeria. Une part de lui était admiratif devant la sauvagerie et la fougue de l'aspic, Oberyn étant un adepte du mythe de la reine guerrière Nymeria (raison pour laquelle il avait voulut donner ce nom aussi à sa fille). Mais en même temps le père en lui ne put qu'éprouver un sentiment inconscient mélangeant méfiance, jalousie et angoisse paternelle à l'idée que sa petite chérie court les hommes de cette façon. Mais la sachant très bien épanouie, il ne se formalisa pas et s'esclaffa en connivence avec elle. Lorsqu'elle lui demanda si elle avait encore besoin de lui, il descendit de son cheval et lui dit :

« Je vais enfin avoir un moment de repos au milieu de cette vague de violence qui secoue la ville. Sarella ta sœur vient demain afin que je lui fasse visiter Lancehélion pour la première fois de sa vie. Elle sera accompagné de son amour Timoth, ce garçon aveugle dont elle s'est entiché à Spectremont. Et aussi de sa mère Jhala... »

Que j'ai a nouveau envie de culbuter ! Manqua-t-il de dire, mais il préféra s'abstenir. Oberyn était un insatiable amateur de femme (tout comme Ellaria) et ne pouvait s'empêcher de s'éparpiller. Jhala, capitaine de bateau de son état, était une dornienne indépendante comme beaucoup de femme de la contrée, et elle s'était enrichie, devenant la femme non noble la plus riche de tout Spectremont. Sa relation quelques années plus tôt avec la Vipère Rouge avait fait fureur, mais depuis qu'il l'avait engrossé, elle l'avait lâché sans autre forme de procès, exactement comme la mère de Nymeria. En dehors d'Ellaria, il semblait que toutes les femmes de ce côté-ci du monde voulaient avoir une fille d'Oberyn, mais pas vivre avec lui…

« Je me suis laissé dire que tu aurais plaisir à venir avec nous pour faire visiter à ta sœur notre cité... »

… et la chaperonner pendant que je m'occupe de faire du charme à sa mère pour la mettre dans mon lit avec Ellaria. Chose qu'Oberyn fit exprès de ne pas mentionner aussi.

…………………………

Le bateau était à quai après son long voyage depuis Spectremont. Oberyn attendait avec anxiété. Il n'avait pas vu sa 4ème fille depuis des années mais échangeait souvent des corbeaux avec elle. Il reconnut sa silhouette, il fonça en courant vers sa 4ème bâtarde. Il rectifia le col de sa tenue ocre par anxiété. Sarella Sand la ravissante posa le pied sur le quai. Elle avait 18 ans à présent. Elle avait encore grandi. Ses cheveux avaient fini par prendre la couleur de ceux de son père. Sarella dit :

« Bonjour père Vipère. »

« Ma belle aspic. »

Ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre. L'aveugle à coté tendit sa main pour essayer de toucher Oberyn, mais toucha à la place le visage de Nymeria.

« C'est la Vipère Rouge ? »

Oberyn et Sarella se marrèrent. Elle se dressa sur la pointe des pieds pour embrasser le nez de son père. Timoth était un jeune homme rondelet. Il travaillait chez un tanneur à Spectremont, à confectionner pour un tisserand au toucher. Il s'était manqué certaines parties du visage en se rasant. Sarella avait fignolé son aspect physique pour que ça ne se voit pas, mais Oberyn en devinait les traces quand même.

« Je ne vous vois pas prince Oberyn, mais je vous entends. Vous ne pourrez pas me berner. Si vous essayer de me présenter une fausse aspic des sables, Sarella le verra et moi je l'entendrais. »

Sarella et Oberyn s'esclaffèrent encore alors qu'il retentait de toucher Nymeria. Sarella aperçu les tours de la lance et du soleil du palais vieux et commenta : c'est un rêve. Elle commenta à Timoth : il y a des grands murs sous le palais et des palmiers à leurs pieds. Sarella serra la main de son père et se blottit contre lui. Oberyn sentit les larmes lui monter aux yeux. Voilà Jhala, la mère de Sarella qui débarque du bateau à son tour. Leurs retrouvailles furent plus convenables. C'était plus façon Doran que façon Oberyn. Sarella Sand et Timoth entremêlèrent leurs doigt. Oberyn sentit sa gorge se serrer. Sarella commenta :

« Père est beaucoup plus émotif qu'il ne le laisse paraître. »

Jhala secoua le poignet d'Oberyn.

« Oui et je peux le confirmer d'une façon beaucoup plus intime. Ne nous attardons pas. Allons voir les duels à l'épée sur l'esplanade de la basse-ville. Timoth veut que ma fille les lui décrive avec ses talents narratifs. »

Oberyn lui fit un clin d’œil. Elle lui dit :

« Combien de cœurs as-tu brisé avec cette simple œillade ? »

Ils marchèrent dans les rues. Sarella Sand décrivait l'environnement à son chéri. Jhala débita des banalités, Oberyn la matait sans l'écouter. Il souffla à Nymeria :

« Elle essaye de faire croire aux hommes qu'elle est brusque, mais elle succombe dès qu'on la touche là où il faut... »

Ils arrivèrent à l'esplanade et eurent droit à des places de choix (famille Martell oblige) pour assister aux combats. Timoth affichait un visage de marbre, un visage d'aveugle. Oberyn s'assit et se serra contre Jhala, elle s'écarta de lui. Sarella se pencha vers Timoth et lui murmura les détails du combat à l'oreille. Oberyn fit remonter sa main sur la jambe de Jhala. Elle vira sa main. Oberyn s'impatientait, les combats n'en finissaient plus. Obara et Nymeria auraient déjà expédié tout ça si elle avaient combattus à la place des minables. Il chuchota une obscénité excitante à Jhala, elle lui lança un regard glacial. Jhala proposa un dîner dans la taverne la plus en vue de Lancehélion. Ils y allèrent à pied.  Oberyn tendit son bras à Jhala, elle y passa le sien. Il trouva son geste machinal et dépourvu de chaleur. Elle le priva de son regard.

Ils arrivèrent à la taverne. Le tenancier sodomite (il rêvait de coucher avec Aero Hotah le garde du corps de Doran, ainsi qu'avec Nakhti) lécha les bottes d'Oberyn et fusilla Nymeria du regard par jalousie. Il leur dégota une table parmi les nantis. Le sodomite s’éclipsa en glissant à Nymeria une lettre énamouré de sa part pour Nakthi. Oberyn se glissa près de Jhala, il posa sa main sur son genou. Elle se déroba. Oberyn demanda à Timoth : comment peut-on assembler des vêtements quand on est aveugle ? Timoth lui donna des explications. Oberyn observa Sarella et Nymeria. Sarella se coiffait comme Jhala sa mère. Nymeria se coiffait comme Ellaria sa mère de substitution. Le tavernier apporta le vin. Oberyn toucha le dos de Jhala, elle lui donna une tape sur la main. Il lança une blague qui ne fit pas rire Jhala, il vida son verre et en remplit un autre. Ses nerfs se calmèrent. Mais il en avait marre. Timoth et Sarella se levèrent pour aller voir un montreur de serpent. Oberyn lâcha à Jhala :

« En souvenir du bon vieux temps, ça ne te dirait pas une partie de jambes en l'air avec moi ? Mais grande nouveauté, aussi avec Ellaria… c'est d'une portée perverse qui feras honte à toutes tes autres coucheries. Ne fais pas comme si tu n'aimais pas l'obscène parce que c'est pour ça que tu m'as choisis il y a des années pour t'engrosser. Ne fais pas comme si je ne comprenais pas cet aspect de ta personnalité, ne fais pas comme si tu n'avais pas envie que je te saute ce soir avec Ellaria. »

Jhala offusqué l'observa lui et Nymeria.

« Comment oses-tu me dire ça à un moment pareil ? Comment oses-tu m'attribuer tes pulsions les plus basses ? Comment oses-tu me faire cette proposition sordide alors que l'une de tes bâtardes est juste à côté de toi ? Tu sais pourquoi je t'ai quitté ? Parce que tu as préféré Ellaria ! Pourquoi ce n'est pas moi que tu as choisis pour amante de cœur ? »

Elle se leva et quitta la taverne en fureur sous le regard incompréhensif de Sarella qui revenait du numéro de serpent.
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyMar 13 Oct - 20:06

Nymeria aurait bien voulu bondir sur sa soeur mais Oberyn l'avait prise de cours en le faisant bien avant. Cependant elle ne s'était pas attendu à ce que la main de la moitié de sa soeur vienne tripoter son visage, ce qui la fit presque rire pendant un instant. Et voilà qu'il demandait si c'était Oberyn. Si on lui disait très souvent qu'elle était comme son père mais au féminin, qu'un aveugle le dise était d'autant plus perturbant, si ce n'est flagrant. Et il retentait, s'il n'avait pas été la moitié de Sarella, sans doute aurait-elle guider sa main sur ses formes pour lui indiquer que non, il ne s'agissait pas d'un homme mais bien d'une femme.

" Je suis Lady Nym, mon ami. Si le coeur t'en dit tu peux descendre ta main pour vérifier... "

Elle lâchait un léger rire et offrait un clin d'oeil à sa soeur qui avait levé les yeux au ciel. Elle posait ensuite sa main sur le dos de son père qu'elle sentait se crisper.

" Allons père, Sarella a trouvé chaussure à son pied mais il te reste tes 7 autres filles rien que pour toi ! Tu n'y peux rien si Sarella a le coeur plus tendre que tes autres filles pour accepter quelqu'un d'autres que toi dans sa vie ! "

Elle riait à nouveau et embrassait sa joue, elle se reculait ensuite, prête à reprendre sa route. Surtout que la mère de Sarella venait de débarquer, elle ne se souvenait pas l'avoir vu un jour d'ailleurs. Peut-être une fois... Ils se rendaient finalement tous vers l'esplanade et elle riait à la réflexion d'Oberyn.

" Je suis sûre que je peux trouver ces endroits... "


Les combats, voilà de quoi égayer ses journées. L'explosion de testostérone, les hurlements virils, la sueur, le sang, elle adorait ça. Mais il fallait dire que pour le coup, elle s'ennuyait devant ce spectacle. Cela manquait de cri, de dents qui volaient, de coups. Elle se faisait donc un certain plaisir à s'imaginer si Nakhti avait été dans l'arène, là ça aurait été du spectacle. Elle rêvassait, oubliant presque déjà ces derniers jours à courir dans Lancehélion pour démasquer un probable tueur. C'était loin dans son esprit à cet instant. Il lui arrivait cependant de jeter un regard à son père et Jhala, il tentait désespérément de faire des pas vers elle mais elle le repoussait, une idée naissant dans son esprit, elle en souriait grandement.

Et les voilà dans une taverne. Nombreux étaient ceux qui saluaient Nymeria de près comme de loin, elle était loin d'être inconnue dans ces lieux. Elle ne pouvait s'empêcher de tendre l'oreille pour savoir ce qu'il se disait dans la taverne comme à sa table. Que son père ait eu mille et une amante ne la surprenait pas, ne la dégoûtait pas. Elle avait grandie dans l'idée que son père profitait de la vie à sa façon et cette façon lui avait apporté 7 soeurs qu'elle adorait. Elle était amusée par le non-tact de son père et la façon dont il s'y prenait pour essayer de mettre une femme dans son lit. A croire que Nymeria allait devoir lui donner des leçons. Sans surprise, la dame se levait pour exprimer son mécontentement, Nymeria lui offrait un sourire. Quand elle s'éloignait, elle tapotait le bras de son père et se levait à son tour pour aller la rejoindre, mais avant, elle murmura à l'oreille de son père "ne t'en fais pas, n'importe qui d'un temps soit peu sensé aurait choisi Ellaria Sand... " Elle déposait un baiser sur sa tempe et rejoignait Jhala à l'extérieur. Elle l'attrapait en premier lieu, par le bras avant de lui prendre la main.

" Attendez ma dame. Veuillez excuser mon père, je crains qu'avec l'âge il perde son talent pour parler aux femmes comme il a pu le faire autrefois. Je connais bien mon père et je reste persuadée que vous l'avez tellement impressionnée en venant qu'il en a perdu ses mots. "

Sa soeur pourrait lui en vouloir de ce qui allait suivre mais elle n'était pas là. Nymeria attrapait la main de Jhala, lui offrait un petit sourire en coin.

" Revenez, votre présence nous manquerait grandement. Vous êtes venue de loin et cela fait longtemps que mon père ne vous a pas vu, je suis persuadée qu'il avait oublié que vous étiez si belle et impressionnante à la fois. Il est rare qu'il ait autant de mal avec une femme, cela ne peut être que cela... Ne lui en voulez pas non plus pour Ellaria, mon père est le genre d'homme qui pense avec ce qu'il a entre les jambes lorsqu'il s'agit des femmes, qu'avec son esprit, quoi que de vous à moi, il n'est au final qu'un homme. Aussi je n'ai pas encore eu le plaisir de connaître la mère d'une de mes soeur, il est rare que je les rencontre. Vous voyagez beaucoup, je n'ai même pas eu le loisir d'entendre vos histoires, nul doute que vous en avez beaucoup à raconter. "

Ainsi, les deux femmes passèrent un long moment à discuter en traînant dans les rues de Lancehélion. Nymeria lui tenait le bras et finalement Jhala se calmait à mesure qu'elle racontait ses aventures à Nymeria, Nymeria écoutait chacun de ses mots, un sourire aux lèvres, rêveuse quant à ce que Jhala avait pu voir et affronter. Mais Jhala ne dit pas un mot sur Oberyn, sur sa fille et son compagnon oui, mais pas un mot sur Oberyn. Pourtant, Nymeria glissait de temps à autre quelque mots sur Oberyn. Ca n'était pas tant pour aider Oberyn a arrangé son coup d'un soir (ou de deux soirs) mais ça l'amusait quand même. Finalement les deux femmes rejoignaient Oberyn et Jhala semblait bien détendue, Nymeria offrait un clin d'oeil discret à son père, embrassait la joue de Jhala, peut-être un peu trop près de ses lèvres, baisé que la dame lui rendait.

"Une bonne soirée à vous, quant à moi je vais aller voir si Nakhti est disponible. "

Elle attrapait le bras de sa soeur qui elle, tenait toujours son compagnon.

" Je vais vous guider à vos appartements vous deux, cela fait un moment que Sarella n'est pas venu, tu as peut-être oublié où c'était. "

Et donc, Nymeria laissait les deux adultes entre eux tandis qu'elle tirait avec elle Sarella et son amant qu'elle ne semblait jamais quitter, à croire qu'ils étaient collés, chose qu'elle ne comprenait pas : pourquoi rester avec le même homme si longtemps quand le monde offrait tant de possibilités, d'opportunités ? Voilà une question à laquelle elle ne trouvait aucune réponse.
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyMar 13 Oct - 22:11

Oberyn épluchait des oranges comme le faisait Doran. Il avait tenté de coucher avec Jhala, sans succès. Elle le hait à présent, ce n'est pas elle mais Ellaria qu'il avait choisis comme amante de cœur. Oberyn se frotta les yeux, il manquait de sommeil depuis le début de cette foutus traque au tueur. Il repassa tous les éléments dans sa tête. Au fond il se foutait de savoir qui avait fait ça, ce qu'il voulait c'était savoir pourquoi la lettre des suicidés avait l'écriture exacte de celle d'Ellaria. Oberyn eut soudain une pensée qui le troubla à propos de cette écriture. Ce que sous-entendait cette pensée était accablant. Aucun autre élément concret ne permettait de confirmer le nouveau suspect auquel il pensait tout à coup. Mais son raisonnement, fondé sur des faits avérés, semblait logique. Oberyn bâfra une orange. Il enragea et bouscula la table. Une pile de parchemin de correspondance avec divers seigneurs de Dorne tomba sur le plancher. Il la ramassa. Il avait entre les mains une lettre familière. Il s'adossa contre le mur. Un seul coup d’œil à la lettre suffit à l'éclairer : C'EST LUI.

…………………………

Il faisait nuit noire. Il avait exigé de Nymeria qu'elle l'accompagne quelque part, sans lui dire où et pourquoi. Il avait une mine sombre qu'on lui voyait rarement. Il prit sa lance, il indiqua à Nym de prendre ses armes, toutes ses armes, y comprit le fouet. Oberyn pensa : c'est un noctambule comme moi, il ne sera sûrement pas couché. L'insomnie provoqué par tous ses meurtres vire à l'épidémie. Une fois qu'ils eurent traversé tout Lancehélion, Oberyn descendit de cheval. Il longea la chaussée sans la quitter des yeux, signe chez lui qu'il angoissait. Il se posta devant la demeure juste à la sortie de la ville ombreuse. Celui qui résidait ici ne lésinait pas pour la tranquillité de sa propriété. Pas de murs, mais des assemblages de fils barbelés partout autour de ses jardins. Oberyn s'approcha de l'entrée. A la lumière de la torche, le garde en faction les reconnut, lui et sa fille aussitôt. Il lui confirma : oui, le maître est là. Le maître de la propriété occupait son propre abri aux mures de chaumes. Oberyn passa sous les étendards d'une maison qu'il ne connaissait que trop bien. Il s'approcha en tenant sa lance en tremblant, comme s'il voulait fuir et que son arme fétiche le faisait avancer. La porte était ouverte. Harmen Uller affalé dans son fauteuil à lui qui avait tout du trône. Sa pièce était tapissée d'armes en guise de trophées et de vieux étendards d'époques passées. Harmen portait son fouet et se curait les dents avec une lame de chasse. Il y avait bien une bannière des Martell sur un des murs, le soleil était maculé de sang. Harmen l'avait brandit dans les rangs loyalistes lors de la bataille finale contre la révolte de Robert Baratheon. La propre bannière des Uller, brandit elle aussi lors de cette même bataille, conservait plein d'impacts de flèches. Harmen demanda aux deux visiteurs :

« Les traces de fouet sur le cadavre que vous aviez retrouvé enterré dans la ferme ? »

Oberyn hocha la tête. Harmen expliqua :

« Il n'y a que 2 personnes à manier le fouet comme arme de guerre dans cette ville, moi et Nymeria. Je pensais qu'Areo Hotah arriverait ici avant vous. Pour me livrer à Doran. Mais cet indice lui a échappé. »

Oberyn referma la porte. D'un coup de pied, Harmen envoya une chaise dans sa direction, puis une autre vers Nymeria d'un autre coup de pied. La chaise heurta les genoux d'Oberyn. Il s'assit et brandit sa lance. Harmen brandit son fouet. Oberyn balança sa lance négligemment dans un coin de la pièce. Harmen déposa son fouet par terre et l'expédia dans ce même coin de la pièce d'un  nouveau coup de pied. Accord tacite : on discute, aucun de nous ne va tenter de tuer l'autre ce soir. Virons nos armes pour ne pas nous entre-tuer.

« La solution figurait dès le début quand j'ai découvert la lettre laissé par la famille morte, mais je n'y ai pas fait attention. C'était l'écriture d'Ellaria, donc j'ai pensé que c'était de sa main. Mais tu es son père, c'est ta bâtarde, c'est toi qui lui a apprit à écrire, à elle et à son frère. Vous n'aviez pas de mestre quand ils étaient enfants. Ellaria a exactement la même écriture que toi, c'est toi qui a laissé la lettre dans la maison des morts. On a retrouvé des traces de fouet sur le cadavre déterré dans la ferme. Comme tu l'as dit, il n'y a que toi et Nymeria dans cette ville qui tuez avec un fouet., c'est toi qui a apprit à Nymeria sur toutes les façons de s'en servir au combat. Le suspect qu'un témoin a vu sortir de la maison de la famille morte, portait un pourpoing pourpre. Tu as emmené mes filles avec toi chasser à d'innombrables reprises dans le désert depuis qu'elles sont en âge. Que ce soit avec Obara, Nymeria ou une autre, tu portais toujours des pourpoings pourpres à la couleur rouge prononcé. »

« Je t'aime plus que mon propre fils Vipère Rouge, tu mérites de savoir pourquoi. »

…………………………

Vous me connaissez bien tous les deux. J'adore Tyrosh, sa culture et ses femmes. Mais j'ai cédé à la pression de mon rang et j'ai épousé une noble dornienne. C'est dans un bordel de Tyrosh que j'ai apprit à parler leur langue. Je me suis toujours passionné pour les séduisante Tyroshi. Quand ma femme est morte, je me suis cherché une Tyroshi pour amante de coeur. Mais toutes celles de Lancehélion étaient des putains illettrés et sans raffinement. Il y avait cette famille de cultivateurs aisés et dignes. Je me suis prit de sympathie pour eux et pour leur fille, une beauté ravissante. J'ai voulut en faire mon amante de coeur. J'ai passé un contrat avec son père. Je la lui achetais dès qu'elle serait nubile. Il ne voulait pas je le voyais, mais il n'osait pas dire non à un puissant de Dorne comme moi. Sa fille dissimulait mieux. Elle ne voulait pas de moi mais ne laissait rien transparaître. Elle couchait avec un autre Tyroshi. Elle n'a pas gardé sa virginité pour moi. Ça m'a mit en fureur. Elle était enceinte comme vous l'a apprit le mestre en examinant les cadavres. J'ai retrouvé celui qui l'avait engrossé et je l'ai torturé à coup de fouet jusqu'à ce qu'il crève, ce qui explique l'état affreux dans lequel vous l'avez découvert en le déterrant dans la ferme. C'est moi qui aurait du être le père de l'enfant. Pour lui apprendre à manier le fouet comme à Nymeria. Je n'ai pas supporté cette trahison après toutes les faveurs et la fortune que je leur avait donné. J'ai décidé que toute la famille devait disparaître. J'ai préparé ce thé empoisonné pour leur faire perdre la tête avant que je ne joue du couteau sur eux. J'ai acheté des sabres Tyroshi pour simuler le suicide traditionnel de leur culture, un truc qui me botte bien depuis toujours à Tyrosh. J'ai amené mon fils avec moi sans lui dire ce que j'allais faire. Parce que vous me connaissez bien, je n'ai aucun secret pour mon fils Ulwick et il a un lien plus que fusionnel avec moi. C'est l'un de tes meilleurs ami Oberyn, il est ravit que sa sœur soit ton amante de coeur. Mais ce soir là, Ulwick a amené la servante et confidente d'Ellaria. Cétait sa maîtresse, et il n'a jamais aucun secret pour elle aussi, c'est limite s'ils ne faisaient pas tout ensemble. J'étais agacé mais j'acceptais. Nous avons débarqé chez la famille de Tyroshi. Ils étaient intimidés de nous voir. Ce n'est pas tous les soirs que le seigneur de Denfert et son fils l'héritier de la maison Uller s'invitent chez de simples roturiers. Le thé que je leur ai apporté provoqua la nausée chez eux. Ils devinrent vite tous vaseux. Ils ont vomit sur leurs vêtements. Ils étaient euphoriques. Ils étaient tous tellement dans les vapes qu'ils remarquèrent à peine mon fils et la servante d'Ellaria. J'ai déposé les sabres par terre après les avoir développé de leur couverture. J'ai fait s'allonger la famille sur le tapis. J'ai prit les sabres et je les ais éventrés, jusqu'au sternum. Ils se convulsèrent et moururent en laissant tout ce sang. La confidente d'Ellaria était totalement terrifiée par ce que je faisais et se blottissait contre mon fils. Ulwyck lui, il me regardait juste faire, sans rien dire et complètement surprit. Il m'avait déjà vu massacrer énormément de pillard ou d'hommes au combat par le passé, mais jamais une famille comme ça. Il me questionna sur mon état de santé mental. Lui et son amante ont été plus intelligent que moi. Ils ont déguerpit par la porte de derrière. Moi je suis sortit par devant et on m'a vu. Je sais très bien que mon fils ne me trahira jamais, ne dira jamais rien sur tout ça, il m'aime trop. En revanche la fille… c'est la confidente d'Ellaria, sa servante favorite, je savais qu'elle finirait par lui cracher le morceaux, par tout lui avouer. Ellaria n'est pas comme son frère, elle ne comprend pas que des femmes et des enfants puissent mourir. Elle m'en aurait voulut à mort toute ma vie si elle avait apprit. Elle m'aurait privé à jamais de mes 4 petites filles. Elle m'aurait même dénoncé à Doran. Je n'aurai pas supporter de perdre Ellaria et mes petites aspics pour une chose pareille. Alors j'ai tué sa servante. C'est pour ça que vous l'avez retrouvé dans ce bâtiment morte, sans avoir été violé, simplement assassiné. Je ne lui voulais pas de mal, je voulais juste l'empêcher de parler.
…………………………

Harmen cessa de parler. Il était pâle, tirant sur le vert. On entendait une mouche voler. Il dit :

« Allons Vipère Rouge, tu ne va pas me tuer ? Tu va briser le coeur de ta femme, de toutes tes filles. Tu ne va pas me livrer à Doran, je suis ton plus précieux allié avec les Qorgyle, beaucoup de maisons te détestent parce que tu as baisé leurs filles. J'ai souvent été un de tes protecteurs. Tu ne va pas tout gâcher à cause de ça ? Pense à Ellaria, pense à tes aspics. »

« Tu es lucide Harmen ? Tu vois des choses qui n'existent pas ? Tu parles à des gens qui ne sont pas dans la pièce avec toi ? »

« N'oublie pas ce que tu va causer à Ellaria et tes filles si tu me fais tomber. »

Oberyn déguerpit en oubliant sa lance. Il tressaillit en quittant a pièce et en laissant Nymeria derrière lui.
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyJeu 15 Oct - 21:48

Il n'y avait vraiment qu'Oberyn Martell pour obtenir de Nymeria qu'elle sorte dans la nuit sans poser de questions, armée jusqu'aux dents. Il n'y avait vraiment qu'Oberyn Martell pour la faire sortir d'une soirée où elle comptait s'amuser, il n'y avait qu'Oberyn Martell à qui elle n'aurait pas tordu le cou pour la priver depuis plusieurs nuits de s'amuser. Il n'y avait qu'Oberyn Martell qu'elle aurait suivi dans la nuit noir sans savoir où elle allait et sans remettre son jugement en doute. Elle baillait discrètement, les yeux quelque peu cernés. Fatiguée.

Jusqu'à ce qu'il l'emmène dans un endroit qu'elle connaissait bien pour y avoir passer des jours et des nuits, à courir, à rire, à s'entraîner, à se disputer... Puis les éléments revenaient peu à peu dans l'esprit de l'aspic. Et elle lâchait un long soupir avant d'entrer dans cette maison qu'elle ne connaissait que trop bien. Elle se frottait les yeux avant d'entrer. L'image qu'elle voyait par la suite la fit soupirer de nouveau. La façon dont tout se passait... Elle se mordait discrètement la langue pour voir si c'était bien vrai ou si elle ne dormait pas. Et, non, elle ne dormait pas.

Il lui lançait la chaise mais elle restait debout, rejetant la chaise plus loin, elle croisait les bras, se plaçant à côté de son père. Elle toisait l'homme qui se considérait comme son grand père et elle écoutait les deux hommes discuter tout du long, elle les écoutait discuter, s'expliquer mais tout ce qu'il disait ne semblait pas avoir de sens pour Lady Nym. Elle pensait l'homme plus habile que ça, plus agile, plus intelligent. Elle ne le voyait pas se rabaisser à ça. Mais lorsqu'il parlait de Nymeria pour elle, comme s'il connaissait tout de ses sentiments et sa façon de penser, elle en restait outrée. Elle ne pouvait pas être blessée de la disparition d'un homme qui avait tué une famille et des enfants, d'un homme qui s'était rabaissée à s'acheter une épouse pour la tuer parce que cette femme avait choisi d'écouter son coeur. Nymeria le prenait très personnellement, pour le coup, elle-même n'écoutant que son coeur, qui était - dans un certain sens - comme cette demoiselle qu'il avait tué sans pitié. Et il parlait encore de ce que Nymeria et ses soeurs pourraient ressentir si son père venait à faire sa propre justice, elle pensait pourtant qu'il avait compris avec les années que les aspics n'avaient de réelle loyauté qu'envers leur père. Elle pensait que c'était une chose acquise pour tous les dorniens qui les fréquentaient depuis si longtemps. Elle pensait que c'était acquis, qu'il n'y avait pour elle que son père à qui elle devait être loyale et honnête et que les autres n'étaient finalement que ... Non pas des pions sur un échiquier géant mais qu'ils n'en étaient pas si loin. Elle pensait que tout le monde le savait, même Doran, qu'il n'y avait pour elle que les Martell à qui elle ne pourrait jamais tourné le dos mais que les autres n'étaient pas important : qu'il n'y avait rien qu'elle ne ferait au nom de la famille Martell. Qu'elle pouvait se détacher des gens si vite qu'elle s'y était attachée - à juger qu'elle puisse s'attacher aux gens. Mais elle ne dit pas un mot et gardait sur son visage ce même sourire angélique, comme si rien ne la perturbait, comme si rien ne l'énervait.

Quand Oberyn se levait en oubliant sa lance - alors que Nymeria ne s'était pas défait d'une seule de ses armes - elle comprenait que c'était à elle d'agir. Elle le regardait, souriant toujours, et il y croyait à ce sourire. Sa petite fille, comment pouvait-il la nommer ainsi.

" Excuse moi Harmen, il ne me semble pas avoir du sang Uller pour que tu me nommes ta petite fille. Je ne suis point Elia, Obella, Dorea ou Loreza. Tu n'es point de mon sang. Et je t'interdis de dire ce que mon père pourrait me causer comme tort. Je t'interdis de parler en mon nom ainsi qu'au nom de mes soeurs. Si mon père a, comme tu dis, "baisé" nombreuses épouses, nombreuses femmes, il ne me semble pas qu'il ait tué des familles et des enfants, auquel cas je douterai dire aussi fièrement de qui je suis la fille, la tête haute et le sourire aux lèvres. "

Elle prenait la chaise et s'asseyait dessus, face à lui, elle avait pris la lance de son père et la pointait vers Harmen, un sourire aux lèvres.

" Tu as pointé une arme vers mon père. Devant moi. Sais-tu au Nord ce que l'on fait aux hommes qui pointent une arme ou menace une famille suzeraine ? On leur coupe la tête. C'est une chose qui me fascine, vois-tu. Alors oui, tu connais mon père et vous êtes amis de longue date. Mais pointe à nouveau une arme sur lui sous mes yeux et je te l'arrache des mains pour te la planter dans le coeur. Oui, tu as été comme un ami, un grand père. Mais tes actes sont intolérable surtout pour quelqu'un comme toi. Les Martell t'ont accueillis en amis, en frère, en second père. Ils t'ont ouvert les bras et voilà comment tu les remercies, en tuant des familles pour de faux outrages, des familles sous leur protection, sous ta protection puisque tu te prétendais être au service de la famille Martell. Tu as beau être considéré par certaines de mes soeurs comme leur grand père, un homme qui pointe une arme sur mon père n'est pour moi qu'un ennemi. Là a été ta faute et je me moque bien que mon père t'ait menacé le premier ou le second. Tu n'as toujours rien retenu de ces dernières années, n'est-ce pas ? Tu n'as toujours pas compris ce que je faisais aux personnes s'en prenant si ouvertement à mon sang ? C'est pourtant toi qui m'a appris à me battre, c'est pour toi qui m'a guidée nombreuses fois. L'aurais-tu oublié, donc ? Ce n'est pas toi qui un jour m'a dit que j'étais bien la digne fille d'Oberyn Martell ? Qu'il n'y avait rien de plus important que la famille ? "

Elle se levait et se permettait de faire le tour, autour d'Harmen Uller. Partagée avec ses émotions. Elle posait la lance de son père et posait sa main sur l'épaule d'Harmen une fois dans son dos. Sa voix restait toujours si douce, elle ressentait les quelque frissons d'Harmen sous sa main.

" Parle en mon nom une fois de plus. Menace mon père sous mes yeux une fois de plus. Fais encore parler de toi une fois de plus, et je ne serais point aussi clémente qu'en cette nuit. L'homme que j'ai connu autrefois n'aurait jamais anéanti toute une famille, n'aurait jamais tué une enfant et son propre enfant, par orgueil. Quelle honte ressentira ta propre chair et ton propre sang en apprenant cela... Je ne dirai rien à Doran Martell. Mais toi, tu iras le lui dire. Car il n'y a que ça à faire. Il te jugera. Tu ne mérites pas que je le fasse. Tu ne mérites pas que mon père le fasse. Mais au moins pour ta propre fille, tu iras te dénoncer au Prince Doran Martell. "

Elle relâchait son épaule, revenait face à lui pour le regarder dans les yeux, lui montrant qu'elle ne plaisantait pas à un seul instant. Son discours finit, elle sortait de cette maison pour rejoindre son père. Une fois qu'elle l'eût trouvé, elle posait sa main sur son bras.

" Papa ... ? "

Elle resserrait doucement sa prise.
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyJeu 15 Oct - 22:48

Oberyn partit sans rien dire. Il fuyait sa fille parce qu'il n'osait pas lui dire qu'il n'avait pas la force de faire tomber Uller qui était le père de son amante de cœur et un de ses plus précieux amis depuis le début. Il disparut dans la nuit sans donner d'explications à Nymeria. Affaire non résolue et classé expliqua t'il à Doran le lendemain. Il passa le reste de la semaine à se réfugier à la pagode de Sichuan le riche commerçant de Yi Ti, et le seul natif de la mer de Jade à résider à Dorne. La pagode était un des établissement de Lancehélion où l'on mangeait le mieux. Oberyn aimait à y emmener ses aspics. Ce jour là,  exactement une semaine après la nuit avec Harmen Uller, il avait prévu des agapes avec ses aspics, toutes ses aspics, les 8 filles. Lui même avait passé le plus clair de son temps à la pagode pendant toute la semaine, à essayer les herbes de Ma Huang de Sichuan, pour oublier toute cette triste affaire. Oberyn ami du maître des lieux, disposait de sa propre chambre. Ellaria devait venir en palanquin avec ses 4 filles pour le repas. Les 4 autres par leurs propres moyens. C'était l'une des rares occasion où les 8 aspics seraient là en même temps. Sarella Sand n'était pas encore repartit pour Spectremont avec Timoth son fiancé aveugle. Jhala sa mère, s'attardait à Lancehélion on ne savait pourquoi. Elle continuait à bouder Oberyn et à lui en vouloir. Oberyn était sur sa couchette à fumer l'herbe de Ma Huang. Il souriait en pensant au repas qui l'attendait avec son amante de coeur et ses filles. Obara allait encore se vanter de ses sauts du haut des falaises pour plonger dans la mer face au palais de Doran. Mettant Nymeria au défi de faire pareil qu'elle. Elia allait encore réclamer de manger les mêmes plats que Nymeria, qu'elle voulait imiter en toute choses. Obella irait encore minauder dans ses robes offertes par Doran.

Oberyn inhala encore et partit à la dérive. Il entendit quelque chose. Cela provenait de quelqu'un qui venait d'entrer. Des bruits de pas. Des lattes du plancher qui grincent. La chose frôla sa couchette. Il ouvrit les yeux. Voilà Jhala, elle tient un couteau.

« Pourquoi tu ne m'as pas choisis comme amante de coeur ? Pourquoi tu as choisis Ellaria ? Pourquoi tu m'as fait ça ? »

Oberyn n'avait plus de voix pour lui expliquer. Elle abattit son couteau, elle le poignarda, elle lui laboura les bras et le cou. Il cacha son visage par réflexe. Elle continua à le poignarder, il n'avait plus de voix. Elle continua à le lacérer. Elle partit, Oberyn entendit des voix d'autres personnes qui accourraient. Sa seule pensée dans l'abîme : mon sang est glacé sur mes lèvres.

…………………………

Agitation dans toute la pagode. On avait repoussé des tables, on avait dégagé un espace au sol. Oberyn était étendue sur un tapis tâché de sang, comme pour cette famille de Tyroshi. Un mestre s'occupait de lui, Sichuan hurlait des ordres. Ellaria tentait d'éloigner ses filles. Tous les regards étaient braqués sur Oberyn. On lui avait retiré son haut. On l'avait tailladé et lacéré. Les 4 petites dernières ne comprenaient pas et pleuraient. On confectionna des garrots avec des lambeaux de nappes. Le mestre nettoya le cou d'Oberyn avec de l'alcool. Obara s'approcha et lui prit la main pour lui transmettre un peu de vie. Oberyn était exsangue, son teint était passé de pâle à blanc cadavérique. Ellaria se tint tout près de lui et ignora la sang qui s'infiltrait sur le bas de sa robe. Les aides serveurs parlèrent dans leurs langues d'Essos. Sichuan traduisit : c'est Jhala qu'on a vu s'enfuir de la pièce d'Oberyn. Le mestre s'occupa de ses bras. Les aspics firent rouler leur père sur le ventre pour soigner ses blessures de la face dorsale. Le mestre parla de la plaie au cou et de celle au dos. On s'occupa de ses blessures, Sarella les compta. Quelqu'un accourut avec le lait de pavot réclamé par le mestre. Ellaria nettoya le dos d'Oberyn avec une décoction qu'on venait d'apporter. Le mestre commenta : jusqu'ici tout va bien, la lame a manqué les artères . Les garrots étanchèrent le sang. Bientôt on amena de quoi lui suturer ses plaies : fil et aiguilles. Loreza hurla en pleurs, Dorea aussi. Les deux se blottirent contre Ellaria. Obara souleva les bras d'Oberyn. On le hissa pour le suspendre et s'occuper de ses plaies. Sichuan circula : mais pourquoi cette Jhala a fait ça ? Oberyn s'ebroua et toussa. Il leva les mains et serra les poings. Tous les occupants de la salle l'acclamèrent. Elia adressa un clin d'oeil à Nymeria en essayant d'imiter son père. Ellaria sortit, ses jambes la trahirent, elle s'assit sur les marches et sanglota. Des hourras retentirent dans la salle. Sichuan annonça qu'il allait faire servir à tout le monde, gratuitement, des assiettes de viande ou de fruits de mer. Ellaria avait sa robe couverte de sang, comme ses joues, celui d'Oberyn. Elle chercha de ses mains Nymeria et la trouva, pour se raccrocher à quelque chose. Elle s'essuya les joues et se laissa enfin aller.

…………………………

Oberyn leva les yeux au ciel. Trop de monde autour de son lit, marre de la convalescence. Voilà Manfrey Martell qui n'arrête pas de parler, comme toujours. Voilà Aron Qorgyle qui n'arrête pas de baratiner Nymeria, comme toujours. Il songea en se marrant au lit dans lequel il se trouvait. Il avait déjà fait l'amour à Ellaria dessus au cours d'une nuit furtive. Il avait survécu à Jhala.Le mestre en attribua le mérite à l'herbe de Ma Huang, qui lui avait épargné le choc de l'agression, en lui procurant une anesthésie. Ça avait surtout ralenti l'hémorragie. Ellaria restait près de lui. Elle s'était agenouillée dans son sang, ça il s'en souvenait.

Loyale amante de coeur, qui es-tu ? Est-ce moi qui t'ai fait apparaître ? Ou toi qui m'a inventé ?

« Félicitations prince », lâcha Qorgyle.

« Tu es plus veinard que d'autres dorniens », ajouta Manfrey.

Ellaria tapota son oreiller. Elle fit un clin d'oeil à Nymeria, Oberyn balança :

« Vous allez arrêter de m'imiter tout le temps bande de garces ? »

La Vipère Rouge prit la main de Nymeria et l'embrassa.
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MessageSujet: Re: Nid de vipères (Nymeria Sand)   Nid de vipères (Nymeria Sand) EmptyVen 16 Oct - 2:54

Ah, les femmes. Son père avait le don pour les trouver. Qu'elles soient belles ou laides, blanches ou noires, grandes ou petites, d'Essos ou de Westeros... Son goût prononcé pour le danger l'aurait un jour, comme il aurait chacun de ses enfants qui avaient toute hériter de ce même amour pour le danger. Toute.

Alors lorsque Jhala avait débarqué de nul pour pour assaillir son père, elle ne fût qu'à moitié surprise. Mais même à moitié surprise, ça ne l'empêchait pas de s'énerver et retenir un cri d'effroi et de colère. A faire le choix entre la vie de son père et la vie d'une mère d'une de ses soeur, le choix était très vite fais. Il ne se faisait même pas. Elle n'aurait aucune honte à éviscérer la mère de sa soeur Sarella pour avoir oser faire ça même s'il fallait se mettre Sarella à dos. Obara la rejoindrait fort probablement là dedans. Autant dire que la seconde fille d'Oberyn n'avait pas du tout envie de rire lorsque Elia imitait son père, ni quand son autre petite soeur Dorea imitait son père et celle-ci se prit une légère tape derrière la tête. Pas méchante, juste pour qu'elle comprenne que ça n'était absolument pas le moment de faire une chose pareille. Elle se contentait alors de lui tirer la langue et venir lui mordre le bras, celui qu'elle avait attrapé quand la main avait percuté sa tête.

"DOREA SAND !"

La petite soeur s'arrêtait derechef en voyant plus nettement la colère dans les yeux de son aîné et dans sa voix. Les colères de Nymeria pouvaient être parfois si redoutable que même la plus espiègle de ses toutes petites soeurs, Dorea Sand, ne bronchait plus et se faisait toute discrète lorsque ça arrivait.

Que faire ? Empoisonner Jhala ? Se battre avec elle au corps à corps et lui montrer de quoi la fille d'Oberyn Martell était capable lorsqu'on s'en prenait à son père ? Lui montrer de plus près le nombre considérable d'arme qu'elle possédait sous les voiles de ses robes ? Oui elle pouvait aussi opter pour la version Nymeria Sand tout simplement, charmer et empoisonner au moment fatidique. Elle songeait aux nombreuses façons de tuer Jhala alors qu'on s'occupait de son père. Elle devait néanmoins s'occuper aussi d'Ellaria avant qu'elle ne défaille. Elle dut la calmer, lui dire que ça n'était pas sa faute. Qu'on s'occuperait de Jhala mais que ça ne se passerait pas ainsi, qu'on ne s'en prenait pas impunément à la Vipère Rouge.

Quand on lui annonçait que son père était sauf, elle se levait et levait avec elle Ellaria. Elles se dirigeaient jusqu'à Oberyn, quelle drôle d'impression que de le voir là, si pâle, étendu alors qu'il était plein de vie quelque heures auparavant. Son sang n'avait fait qu'un tour et Nymeria n'avait même pas pensé à : comment sauver mon père ? Mais : comment venger mon père ? Elle s'en rendait compte maintenant qu'elle posait une fesse sur un siège.

Elle souriait néanmoins lorsque son père rouvrait les yeux et la bouche. Lorsqu'il prenait sa main pour l'embrasser. Elle serrait doucement sa main, non décidée à la relâcher de si tôt. Elle se penchait pour déposer un baiser sur le front de son père, même Dorea n'osait pas s'approcher de trop près de peur de lui faire mal. Elle tirait sur la robe de Nymeria, réclamant à être portée pour faire un baiser à son père elle aussi, c'est Obara qui la soulevait et la jeune demoiselle de 6 ans et demi déposait un baiser encore un peu baveux sur le front de son père.

Obara et Nymeria échangèrent un regard complice. Un regard qui ne plairait pas à Sarella. Les deux aînées n'avaient pas besoin de parler pour se comprendre, à leur façon elles vengeraient leur père, sans toute fois lui en toucher un mot. S'il était leur père et leur confident, elles garderaient ça pour elles. Elles étaient redoutablement vindicative et Jhala ne pourrait s'en sortir, si ça se trouvait, Doran même ne laisserait pas passer ça. On ne pouvait pas blesser impunément le prince de Dorne de toute façon, peu importe ce qu'il avait fait il y avait des années de ça. Mais le regard des deux aspics étaient significatifs à qui les connaissaient et leur sourire de même. Nymeria passait doucement ces doigts sur le front de son père pour retirer le peu de bave qu'avait laissé Dorea en l'embrassant, l'aspic déposait à son tour un baiser sur la main de son père.

" Cesse de faire le pitre, père. Repose toi un peu. Je vais te laisser avec Ellaria et les petites sangsues. Si j'apprends que tu as essayé de te lever je te fais attacher à un lit !"

Obara aussi déposait un baiser sur le front de son père et les deux, après un dernier regard vers leur père et Ellaria, s'en allaient bras dessus bras dessous....
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